Voyage en Tasmanie : le centre et la côte ouest

Dans notre précédent article sur la Tasmanie, nous vous avions parlé de la capitale, Hobart, et de la côte est. La côte ouest est plus sauvage, avec des paysages à couper le souffle entre montagnes et forêts. Elle est aussi moins touristique : beaucoup de voyageurs se concentrent sur la côte est et ses magnifiques plages et vont jusqu’à Cradle Mountain dans le centre de l’île, mais peu s’aventurent jusque dans le nord-ouest. Et pourtant, il y a beaucoup de choses à voir ! On vous en parle dans cet article.

Mt Field National Park

Le Mount Field National Park est le premier parc national à avoir été créé en Tasmanie. C’est aussi l’un des plus visités, car il est très accessible (à seulement 1 heure de route de Hobart). Plusieurs courtes marches partent du Visitor Center, comme celle qui mène aux Russell Falls (20 minutes), ou la Tall Trees Walk, qui nous fait découvrir le plus grand Eucalyptus regnans (Swamp gum) du monde, haut de 30 mètres.

Mount Field National Park Tasmanie
Mount Field National Park – Photo : Claire Feuardant
Russell Falls Mount Field National Park Tasmanie
Russell Falls, Mount Field National Park – Photo : Claire Feuardant

L’ouest de la Tasmanie

La partie ouest de la Tasmanie est beaucoup plus sauvage que la partie est, et donc plus préservée. On y trouve de nombreux parcs nationaux, comme le Franklin-Gordon National Park et le Cradle Mountain-Lake St Clair National Park, mais aussi de petites villes pittoresques, comme l’ancienne ville minière de Queenstown ou le port de Strahan.

Franklin-Gordon National Park

Le long de la Lyell Highway, qui relie Hobart à Queenstown, on trouve de nombreux points d’entrée dans le parc. Si vous n’avez pas le temps d’explorer le parc, vous pouvez toujours opter pour de courtes marches au départ de l’autoroute, qui vous donnent un aperçu des alentours de la Gordon River.

Entre Derwent Bridge et  Queenstown, nous avons suivi une petite marche (1,4 km soit 20 minutes aller-retour) jusqu’aux Nelson Falls. Le sentier serpente entre les fougères dans la forêt tropicale jusqu’à la cascade, magnifique surtout après quelques jours de pluie. Cette marche fait partie des Tasmania’s 60 Great Short Walks.

Queenstown

L’ancienne ville minière de Queenstown est la plus grande ville de l’ouest de la Tasmanie. Au début des années 1900, à l’âge d’or des mines de cuivre en Tasmanie, Queenstown était considérée comme la ville minière la plus riche du monde ! Le paysage autour de la ville détonne avec le reste de la Tasmanie, avec un côté un peu lunaire.

Queenstown Tasmanie
Queenstown – Photo : Claire Feuardant

Depuis la route, on peut accéder à de nombreux points de vue, notamment l’Iron Blow Lookout près de la ville fantôme de Gormanston. L’Iron Blow est le premier site minier établi dans le Mount Lyell en 1883 : alors que les premiers mineurs y avaient découvert de l’or, ce fut finalement le cuivre qui fit le succès de ce site minier d’envergure.

Iron Blow Lookout Queenstown Tasmanie
Iron Blow Lookout, Queenstown – Photo : Claire Feuardant

En face de l’Iron Blow Lookout, on peut également emprunter un escalier en fer sur le flanc de la montagne pour observer les Horsetail Falls.

Queenstown-Horseshoe-Falls-Tasmanie©Claire-Feuardant
Le chemin jusqu’au point de vue sur les Horsetail Falls, à flanc de montagne ! – Photo : Claire Feuardant

A Queenstown, Il est possible de visiter une ancienne mine ou de monter à bord du West Coast Wilderness Railway, un train à vapeur sorti tout droit du début du 20ème siècle reliant Queenstown au port de Strahan sur 35 km. Cette expérience touristique consiste en un voyage à travers des paysages auxquels on ne peut pas accéder en voiture, ponctué de récits sur le passé minier de la région et de nombreuses expériences (dégustation de miel, randonnées dans la forêt tropicale, démonstrations de recherche d’or…).

Strahan

Strahan est la ville la plus proche de Queenstown sur la côte ouest de la Tasmanie. Ce petit village est complètement isolé, mais il offre quand même un intérêt touristique puisque c’est le point de départ de la croisière sur la Gordon River (Gordon River Cruises). Cette croisière part à la découverte du passé de colonie pénitentiaire de l’île, en passant par les Hells Gates (Portes de l’Enfer). Hells Gates le nom que l’on donne à l’embouchure de Macquarie Harbour réputée pour sa dangerosité, et aussi le point d’entrée des bagnards condamnés à séjourner sur Sarah Island (base de la Macquarie Harbour Penal Station) au début du 20ème siècle.

Strahan Tasmanie
Strahan – Photo : Claire Feuardant

Sarah Island était réservée aux criminels les plus dangereux, à ceux qui avaient déjà été emprisonnés dans la terre de Van Diemen, ou encore à ceux qui s’étaient échappés et avaient été rattrapés. Sarah Island est entrée dans la légende pour les conditions atroces dans lesquelles vivaient les prisonniers : en 6 ans de colonie pénitentiaire,  156 tentatives d’évasion avaient déjà eu lieu, dont la moitié échoua avec la mort des fugitifs. On raconte également que parmi les groupes fugitifs, certains finirent par recourir au cannibalisme pour survivre à l’environnement hostile de Macquarie Harbour… Toutefois, certains fugitifs réussirent à s’échapper pour de bon, dont le célèbre Matthew Brady (« gentleman Brady »), mis à l’honneur plusieurs fois au Penny Royal Launceston.

Cradle Mountain

Le parc national de Cradle Mountain-Lake St. Clair possède deux entrées : l’une au sud du parc, près de la ville de Derwent Bridge, pour voir le Lac St. Clair, et l’autre au nord du parc, le point de départ de la plupart des randonnées.

Le Lac St. Clair

Au départ de l’entrée sud du parc, on peut emprunter le Platypus Bay Trail, une randonnée de 5 km sur les rives du lac St. Clair (le plus profond de Tasmanie). Il est préférable de faire cette randonnée à la tombée de la nuit ou au lever du jour pour avoir plus de chances de voir des ornithorynques (platypus) ! Malheureusement, nous avons suivi la randonné aux alentours de 8-9h et nous n’avons vu aucun ornithorynque…

Lac St Clair Tasmanie
Le Lac St Clair – Photo : Claire Feuardant
Platypus Bay Tasmanie
La randonnée de Platypus Bay – Photo : Claire Feuardant

L’entrée nord du Cradle Mountain National Park

Au départ de l’entrée nord du Cradle Mountain National Park, il y a beaucoup plus de choix de randonnées. On vous conseille d’y consacrer une journée entière ! Nous avons opté pour le circuit Dove Lake (un circuit de 6 km, soit 2-3 heures, autour du lac Dove) et la Enchanted Walk (1,1 km soit 20 minutes) à travers la forêt tropicale. Vous pouvez également grimper jusqu’au Marions Lookout, qui offre une vue à couper le souffle sur le Dove Lake, ou même enchaîner le circuit du Dove Lake et le lookout (10 km, soit 3-4 heures). Avec un peu de chance, vous pourrez croiser au cours de vos randonnées des ornithorynques, des échidnés ou des wombats (fréquents dans le parc en début de matinée ou en fin d’après-midi).

Dove Lake Cradle Mountain Tasmanie
Vue sur le Dove Lake – Photo : Claire Feuardant
Dove Lake Cradle Mountain Tasmanie
La randonnée Dove Lake Circuit – Photo : Claire Feuardant

Pour accéder au parc, vous devez acheter un pass. Depuis le 1er mai 2020, le pass est à 25 AUS$ (14,31 €). Vous pouvez vous garer au parking principal et prendre la navette (inclue dans le pass) pour rejoindre le point de départ des randonnées, ou y aller en voiture (attention à laisser le pass en vue sur votre tableau de bord).

L’Overland Track pour les plus sportifs

L’Overland Track est l’une des randonnées les plus connues d’Australie. Cette randonnée de 65 km (soit environ 6 jours) relie la vallée de Cradle Mountain au Lac St. Clair, une véritable immersion dans la « western wilderness » (partie de la Tasmanie classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO). Chaque année, près de 8 000 marcheurs viennent des 4 coins du monde pour explorer le Cradle Mountain-Lake St. Clair à pieds.

Le chemin permet de découvrir les rives des lacs de montagne mais aussi les sommets de la Cradle Mountain et du Mount Ossa (1 617 m de haut), avec des points de vue à couper le souffle sur tout le parc national, qui font oublier la montée. Les marcheurs les plus curieux pourront suivre des petits détours tout au long du chemin et pourront croiser des wombats, des possums, des pademelons, des échidnés, des ornithorynques et même, avec un peu de chance, des diables de Tasmanie…

Le gouvernement a mis en place un système très ingénieux pour éviter la foule sur l’Overland Track, surtout en été : un maximum de 60 randonneurs par jour est autorisé. En haute saison (1er octobre au 31 mai), vous devrez vous acquitter de 200 AUS$ par personne (environ 115 €), et vous devrez suivre le chemin du nord au sud. Pensez à réserver votre place en avance (les inscriptions commencent en juillet pour la saison octobre à mai) ! Vous pouvez aussi choisir de suivre la randonnée en hiver (1er juin au 30 septembre), mais les conditions seront beaucoup plus difficiles (froid, pluie, neige…).

Quelle que soit la saison, préparez-vous bien à cette longue randonnée et apportez tout le nécessaire (matériel de camping, provisions, couvertures, vêtements imperméables, crème solaire…). Des huttes sont disponibles tout au long du chemin pour se réfugier en cas de pluie ou de neige, avec des réservoirs d’eau de pluie (potable) pour vous réapprovisionner en eau.

Voir des diables de Tasmanie dans une réserve

Si vous voulez voir des diables de Tasmanie, on vous conseille la réserve Devils@Cradle, située juste à côté de l’entrée nord du parc national. Nous y sommes allées à l’ouverture, le matin, et nous avons pu observer les animaux en toute tranquillité.

Diable de Tasmanie - Photo : Claire Feuardant
Le Diable de Tasmanie – Photo : Claire Feuardant
Diable de Tasmanie
Le Diable de Tasmanie – Photo : Claire Feuardant

Le diable de Tasmanie est endémique à l’île, mais malheureusement, il est classé « En danger » par l’UICN. En effet, depuis 1996, cette espèce est touchée par la tumeur faciale transmissible du Diable de Tasmanie (DFTD), un cancer de la face qui aurait déjà tué la moitié de la population depuis son identification. A cela, il faut ajouter les morts sur la route, qui touche environ 1 à 2 % de la population des diables de Tasmanie.

Diable de Tasmanie
Le Diable de Tasmanie crie pour intimider ses rivaux. C’est d’ailleurs pour son cri strident et un peu effrayant qu’il a été surnommé ainsi par les premiers colons européens ! – Photo : Claire Feuardant

Observer les aurores australes sur le Dove Lake

Pour finir, Cradle Mountain est l’un des meilleurs endroits où observer des aurores australes en Tasmanie. On peut en voir toute l’année, et plus particulièrement en hiver (mai à août) et en septembre, lors de l’équinoxe du printemps. Si vous avez le temps, passez quelques nuits dans le parc. Attention de bien vous équiper pour camper : les nuits peuvent être froides en Tasmanie en hiver, surtout dans la montagne.

Cape Grim

A la pointe nord-ouest de la Tasmanie, le Cape Grim est réputé pour être l’endroit où l’on respire l’air le plus propre du monde. En effet, à l’ouest, l’océan s’étend sur 20 000 km sans rencontrer aucune terre, jusqu’aux côtes de l’Amérique du Sud ; et au sud, la terre la plus proche est l’Antarctique…

Logiquement, c’est à Cape Grim que s’est installée, en 1976, une station de mesure de pollution de l’air. Malheureusement, ce petit bout de terre n’échappe pas à l’augmentation de la pollution, venue de Melbourne, de Sydney, ou même de Chine. Le niveau de CO2 aujourd’hui relevé par les scientifiques à Cape Grim est équivalent à celui des grandes villes au début de la révolution industrielle…

Le nord-ouest de la Tasmanie

Au nord de la Tasmanie, la Bass Highway relie les villes de Stanley et Devonport, en passant par les principales villes de la côte nord (Wynyard, Burnie, Penguin). La côte nord est aussi appelée « Cradle coast » du fait de sa proximité avec Cradle Mountain.

Stanley

Stanley est l’un de nos coups de cœur de ce voyage en Tasmanie. Cet ancien village de pêcheurs a joué un rôle important dans l’histoire de la Tasmanie : c’est la première ville à avoir été reliée à l’Australie par un câble téléphonique sous-marin (entre Stanley et Apollo Bay) en 1936, établissant ainsi la première connexion téléphonique entre l’Australie et son Etat insulaire.

La principale curiosité de la ville est « The Nut ». Cette formation géologique est en fait formée par la lave solidifiée d’un ancien volcan (éteint depuis longtemps puisque The Nut avait déjà été observé en 1789 par les explorateurs Bass et Flinders !). On peut accéder au sommet de The Nut en grimpant la colline à pieds, ou en prenant le téléphérique. Un chemin fait ensuite le tour du volcan éteint, avec de magnifiques vues panoramiques sur la ville et sur la mer !

The Nut Stanley Tasmanie
La montée à pieds pour accéder au sommet de The Nut – Photo : Claire Feuardant
The Nut Stanley Tasmanie
Au sommet de The Nut – Photo : Claire Feuardant
The Nut Stanley Tasmanie
La vue sur le port depuis The Nut – Photo : Claire Feuardant
The Nut Stanley Tasmanie
La vue sur Stanley et Highfield depuis The Nut – Photo : Claire Feuardant

Les meilleurs points de vue sur The Nut sont la plage juste en-dessous (Godfreys Beach) et le Highfield Lookout. On vous conseille d’ailleurs de prendre la Green Hills Road qui passe à travers de magnifiques paysages.

The Nut Stanley Highfield Lookout Tasmanie
Vue sur The Nut depuis le Highfield Lookout – Photo : Claire Feuardant
Green Hills Road Stanley Tasmanie
Les paysages de la Green Hills Road – Photo : Claire Feuardant
Green Hills Road Stanley Tasmanie
Les paysages de la Green Hills Road – Photo : Claire Feuardant
Green Hills Road Stanley Tasmanie
La Green Hills Road et la vue sur la mer – Photo : Claire Feuardant

Prenez aussi le temps de vous promener dans le centre-ville de Stanley, et de goûter la spécialité de la ville, la Scallop Pie.

Stanley Tasmanie
Stanley – Photo : Claire Feuardant

Après Stanley, n’hésitez pas à aller faire un tour aux Dip Falls, la plus belle cascade de Tasmanie selon nous ! Deux points de vue sur la cascade permettent de bien observer ses roches particulières. Depuis le parking, on peut également aller observer Big Tree, un arbre impressionnant de 17 m de circonférence à la base du tronc.

Dip Falls Tasmanie
Dip Falls – Photo : Claire Feuardant
Dip Falls Tasmanie © Claire Feuardant
Les formations rocheuses des Dip Falls – Claire Feuardant

Table Cape

En continuant sur la Bass Highway vers l’est, on arrive à Wynyard. Si la ville n’a que peu d’intérêt en elle-même, nous vous conseillons de faire un détour à Table Cape.

Table Cape est un plateau de 180m d’altitude. Au printemps (septembre-octobre), on peut y observer de magnifiques tulipes de toutes les couleurs. Si vous n’êtes, comme nous, pas dans la bonne saison, vous pouvez toujours  vous rendre au lookout pour admirer la vue sur la côte. Vous pouvez aussi marcher jusqu’au Table Cape Lighthouse (30 minutes environ). C’est le seul phare que l’on peut encore visiter en Tasmanie. Renseignez-vous avant de planifier une visite car il n’est pas ouvert toute l’année !

Tasmanie Table Cape Lighthouse
Vue sur Table Cape Lighthouse – Photo : Claire Feuardant

Burnie

75 ans plus tôt, Burnie se lançait dans la production de papier, qui fit la richesse de cette petite ville de bord de mer : aujourd’hui, il s’agit de la 4ème ville de Tasmanie.

Si l’usine de papier a depuis été fermée, le Makers’ Workshop installé dans le Visitor Center propose des visites d’une demi-heure (15 $ par personne) pour apprendre comment est fabriqué le papier à partir de coton coloré, de denim, de pulpe de pomme, de lavande, de chanvre, et même de crottes de kangourou, de wombat ou de taureau ! A l’issue du tour, chacun peut fabriquer et remporter chez soi sa feuille de papier recyclé. Vous pouvez aussi acheter un pack de feuilles ou de chutes pour le scrapbooking dans l’Office de Tourisme.

Si vous vous logez à Burnie, vous pouvez en profiter pour aller observer les pingouins le soir ! Le Burnie Penguin Observation Centre propose des sorties gratuites avec un volontaire pour observer la colonie de pingouins de Burnie. Les sorties ont lieu au crépuscule tous les soirs entre le 1er octobre et le 31 mars.

Penguin

Comme son nom l’indique, la ville de Penguin est entièrement dédiée aux pingouins : statues, poubelles, poteaux, boutiques… Tout est à l’effigie des pingouins ! La statue de pingouin de 3 mètres de haut (The Big Penguin) a été érigée en 1975 pour le centenaire de la proclamation de la ville, le 25 octobre 1875.

The Big Penguin Tasmanie
The Big Penguin – Photo : Claire Feuardant

Si vous voyez une petite cabine téléphonique bleue sur la route le long de la plage, arrêtez-vous : c’est une librairie où vous pouvez échanger des livres ou en prendre un (très courant en Australie).

Leven Canyon

Depuis Penguin, vous pouvez rejoindre le Leven Canyon (45 minutes de route). Depuis le parking, des randonnées donnent accès à deux magnifiques points de vue sur le canyon, Cruickshanks Lookout et Edge Lookout, reliés par 697 marches (les Forest Stairs). Le Cruickshanks Lookout est une plateforme avec une vue impressionnante sur la Leven River en contrebas (275 mètres de haut) ; et Edge Lookout est situé plus bas.

Cruickshanks Lookout Tasmanie
Cruickshanks Lookout – Photo : Claire Feuardant
Leven Canyon Forest Stairs Tasmanie
Forest Stairs – Photo : Claire Feuardant

On vous conseille de commencer par le Cruickshanks Lookout (10 minutes de marche depuis le parking), puis de descendre les marches jusqu’à Edge Lookout avant de suivre la Fern Walk jusqu’au parking (15 minutes).

Devonport

Nous avons passé un peu de temps à Devonport en attendant le ferry. Si la ville en elle-même n’a pas beaucoup d’intérêt, la région regorge de choses à faire.

A Devonport, vous pouvez aller marcher sur Coles Beach et monter jusqu’au phare (Mersey Bluff Lighthouse), reconnaissable par ses rayures rouges verticales, pour admirer la vue sur la mer. Le soir de notre départ, nous avons pique-niqué ici en attendant le ferry et nous avons pu le voir arriver depuis le phare !

Phare de Devonport Tasmanie
Le phare de Devonport – Photo : Claire Feuardant

A Latrobe, les nostalgiques de l’Europe pourront faire un tour à la House of Anvers, une usine de chocolat belge où l’on peut acheter du chocolat, déguster de délicieuses gaufres accompagnées d’un chocolat chaud, observer la fabrication des spécialités à base de chocolat de la boutique, et visiter un mini-musée sur l’histoire du chocolat.

House of Anvers Latrobe Tasmanie
Breakfast à la House of Anvers à Latrobe – Photo : Claire Feuardant

A Sheffield, vous pourrez vous arrêter pour admirer les nombreuses fresques peintes sur tous les murs de la ville, notamment celles du Mural Park où l’on trouve les fresques qui se sont affrontées lors du concours annuel Mural Fest Painting.

Street art Sheffield Tasmanie
Street art à Sheffield – Photo : Alice Feuardant
Street art Sheffield Tasmanie
Street art à Sheffield – Photo : Alice Feuardant
Street art Sheffield Tasmanie
Peinture murale représentant un Diable de Tasmanie et un Thylacine (tigre de Tasmanie), disparu depuis 1936 – Photo : Claire Feuardant

A Elizabeth Town, vous pourrez goûter des produits locaux, comme les framboises de Christmas Hills Raspberry Farm, les fromages d’Ashgrove Cheese, ou les glaces de Van Diemens Land Creamery Cafe.

Enfin, à 1h de route de Devonport, les Liffey Falls valent le détour. Pour accéder aux cascades, vous avez le choix entre 2 randonnées : une de 45 minutes aller-retour depuis le « top car park », et une de 2 heures aller-retour depuis le « lower car park ». Nous avons opté pour la première.

Liffey Falls Tasmanie
Liffey Falls – Photo : Claire Feuardant
Liffey Falls Tasmanie © Claire Feuardant
Liffey Falls – Photo : Claire Feuardant

On vous donne bientôt tous nos conseils de visites en Australie. En attendant, restez connectés et allez faire un tour sur notre page Instagram !

PVT Australie : Quelles démarches à l’arrivée ?

Ça y est, vous avez votre visa et votre billet d’avion ! Tout est prêt pour votre départ en Australie et il ne vous reste plus qu’à décoller. Mais ne vous réjouissez pas trop vite : d’autres démarches administratives vous attendent à votre arrivée. On vous explique tout ce qu’il faut faire pour ne pas être perdu une fois sur le sol australien.

Obtenir un numéro de téléphone australien

La toute première chose à faire est d’obtenir un numéro de téléphone australien. Il vous sera demandé partout et pour n’importe quelle autre formalité administrative (par exemple, pour ouvrir un compte en banque). Si vous avez l’intention de chercher du travail, le numéro de téléphone australien est indispensable, d’abord parce que vous devez être capable de passer des appels, mais aussi parce que beaucoup d’employeurs ne veulent pas rappeler de numéro français pour ne pas payer plus cher.

De plus, vous aurez sans doute vite besoin d’utiliser Internet sur place, et faute de trouver une connexion Wi-Fi partout, il vaut mieux vous assurer de pouvoir avoir accès aux données mobiles sans vous surfacturer sur votre téléphone français.

Deux solutions s’offrent à vous : acheter une carte prépayée ou un forfait. Une carte prépayée peut être rechargée lorsque vous n’avez plus de données, tandis qu’avec un forfait vous paierez un certain montant pour un certain nombre de données chaque mois. Ne comptez pas trop sur un forfait à l’année : avec un visa WHV et sans contrat de travail de longue durée, vous avez peu de chance qu’on vous l’accorde.

Vous aurez le choix entre différents opérateurs, dont Optus, Vodafone ou encore Telstra. Ce dernier est réputé pour sa couverture réseau plus étendue que celle des autres opérateurs. C’est ce qui nous a décidées à nous tourner vers Telstra, et nous ne l’avons pas regretté. A part si vous comptez rester en ville durant toute la durée de votre séjour, vous verrez qu’il y a beaucoup d’endroits qui ne captent que Telstra, notamment dans l’Outback ou, de manière générale, en plein bush. Si vous vous servez de votre téléphone comme GPS, vous serez vite perdu s’il ne capte pas.

Nous avons donc choisi de prendre un forfait chez Telstra, que nous payons 40$ par mois. Nous avons pris quelque chose d’assez basique car nous avons également notre téléphone français, qui nous permet d’aller sur Internet et d’appeler la France.

Demander son TFN (Tax File Number)

Si vous avez l’intention de travailler en Australie, obtenir votre TFN est indispensable. Ce numéro est unique et il doit être communiqué à chacun de vos employeurs. Il permet de vous identifier auprès de l’ATO (Australian Taxation Office). En Australie, les impôts sont prélevés à la source et selon le travail que vous ferez et le salaire que vous recevrez, votre taux d’imposition sera différent. Mais si vous n’avez pas de TFN, vous serez imposé au taux maximal, à savoir 45%. Aussi, certains employeurs refuseront de vous embaucher si vous n’avez pas votre TFN !

Même si vous avez l’intention de voyager avant de commencer à travailler, nous vous conseillons quand même de faire votre demande de TFN dès votre arrivée. D’abord, parce que le délai d’obtention peut aller jusqu’à 28 jours et ensuite, parce que plus tôt les démarches administratives seront bouclés et mieux vous pourrez profiter de votre voyage.

PVT Australie Tax File Number
Pour travailler dans les fermes, vous aurez besoin du Tax File Number – Photo : Claire Feuardant

Pour demander votre TFN, il suffit de faire une demande en ligne sur le site de l’ATO. C’est rapide, gratuit et très facile. Ensuite, vous devriez recevoir votre TFN par la poste, mais si vous n’avez pas d’adresse postale (comme c’est souvent le cas quand on est backpacker !), vous pouvez toujours appeler le gouvernement australien au 13 28 61 afin de leur poser la question. Un conseil : pour ne pas perdre de temps au téléphone, gardez votre numéro de passeport et votre numéro de visa à portée de main.

Ouvrir un compte en banque australien

Disposer d’un compte bancaire australien vous sera indispensable si vous comptez travailler en Australie, notamment pour recevoir votre salaire par virement. Il existe trois principales compagnies de banque en Australie : Westpac, Commonwealth et Anz. Si vous en avez le temps et l’envie, vous pouvez aller demander des informations dans les trois banques et ensuite comparer les offres et prix. Mais pour ouvrir un compte courant basique, les services des trois banques restent assez similaires. Pour notre part, nous avons choisi de nous tourner vers Westpac.

Pour ouvrir un compte bancaire en Australie, c’est assez simple. Vous devez vous rendre à la banque et solliciter un rendez-vous avec un conseiller. Vous expliquerez que vous souhaitez ouvrir un compte dans le but de travailler en Australie. Il existe deux types de compte : le « Choice » correspond au compte courant tandis que le « E saver » correspond à un livret d’épargne. Pour rester un an seulement, seul le « Choice » est vraiment important selon nous.

Au moment de l’ouverture de votre compte, on vous demandera de fournir votre passeport, votre numéro de téléphone australien ainsi qu’une adresse postale où vous pourrez recevoir votre carte de débit. Si vous n’avez pas la possibilité de donner une adresse postale, on vous proposera d’attendre un certain délai (environ une semaine) avant de venir chercher votre carte directement à la banque.

Ensuite, il vous faudra également ouvrir un fonds de superannuation. La superannuation est une cotisation payée par l’employeur (à hauteur de 9,5% de votre salaire). Elle est payée en plus de votre salaire et elle est versée directement sur votre fonds de superannuation. Cette somme est donc mise de côté pour la retraite, mais rassurez-vous, elle n’est pas perdue si vous quittez l’Australie avant d’être retraité(e) ! En effet, il existe un moyen de récupérer l’argent de votre fonds de superannuation lorsque vous quittez le pays, en faisant votre demande auprès de l’ATO.

Avant de partir, nous avions souscrit en France à une option de banque internationale afin de pouvoir continuer à utiliser notre carte française en Australie sans frais. Cela nous a évité d’être obligées de transférer de l’argent sur notre compte bancaire australien d’ici notre premier salaire. Si vous en avez la possibilité, c’est selon nous la meilleure chose à faire. Mais si votre banque ne propose pas d’option internationale et que vous ne voulez pas en changer avant votre départ, alors vous devrez effectuer un transfert d’argent de votre compte français à votre compte australien afin de pouvoir disposer d’un moyen de paiement sur place. Cette opération peut se faire via des organismes comme Transferwise ou Transfermate, moyennant un délai et des frais. Comparez les taux de change, commissions et délais afin de choisir la meilleure option pour vous.

Trouver une adresse postale

Le principal souci que nous avons rencontré lors de nos démarches à l’arrivée en Australie est la difficulté à obtenir une adresse postale. En effet, il vous sera souvent demandé de fournir une adresse, que ce soit pour recevoir votre TFN et votre carte bancaire ou encore dans le cadre des démarches liées à l’achat de votre voiture. Mais la plupart des backpackers vivent provisoirement dans un hôtel ou une auberge de jeunesse avant de s’installer dans un van ou une voiture aménagée. Cela pose un problème pour l’adresse : si on bouge tout le temps, on ne peut pas recevoir de courrier.

Avant de partir, nous avions entendu parler d’un système de poste restante. Cela consiste à payer une somme mensuelle en échange d’une boîte postale dans un bureau de poste, où l’on peut aller récupérer son courrier dès que besoin. Cependant, nous sommes allées poser la question dans tous les bureaux de poste d’Adelaide et personne ne semblait au courant de cette pratique. Ce système existe sans doute dans d’autres villes mais il n’a jamais été mis en place à Adelaide. Pour toutes nos démarches administratives, nous avons finalement choisi de donner l’adresse de l’hostel que nous avions loué la première semaine, tout en sachant que nous n’allions pas y rester longtemps et que ce n’est pas forcément la manière la plus sécurisée de recevoir du courrier.

Acheter une voiture

Une fois que vous avez effectué toutes ces démarches, vous pourrez vous consacrer à l’achat de votre voiture. Il est assez facile de trouver des offres, quel que soit le type de véhicule que vous recherchez (van, voiture déjà aménagée avec un lit, voiture avec une tente de toit, voiture classique à aménager vous-même). Dans toutes les villes d’Australie, des centaines de backpackers rentrent en Europe chaque mois, vous n’aurez donc aucun souci à trouver des vendeurs. Si vous recherchez une voiture déjà aménagée ou un van, Facebook et Gumtree (l’équivalent australien de notre Leboncoin) sont de véritables mines d’or, mais vous pouvez aussi trouver des offres intéressantes dans l’hostel où vous logez ou bien en discutant avec d’autres backpackers. Si vous souhaitez acheter une voiture et l’aménager vous-même, vous pouvez également vous rendre chez des concessionnaires de véhicules neufs ou d’occasion (généralement rassemblés en périphérie des villes).

PVT Australie rego
Photo : Claire Feuardant

La Registration (ou « rego »)

Acheter une voiture est une procédure assez simple en Australie. La seule démarche un peu compliquée est la « registration » ou « rego ». Ce document obligatoire est un équivalent australien de notre carte grise : il sert à identifier votre véhicule et il est rattaché à votre nom ainsi qu’à l’un des Etats ou Territoires de l’Australie.

Si vous achetez un véhicule neuf et que vous devez l’immatriculer, vous devrez faire une première demande de rego(« new rego »). Si vous achetez un véhicule d’occasion qui est déjà immatriculé et donc possède déjà une rego, vous devrez faire un transfert de rego afin de la rattacher à votre nom.  Dans ce cas, vous avez 14 jours pour le faire, à compter de la date d’achat du véhicule. Il existe deux cas de figure : soit vous achetez un véhicule immatriculé dans l’Etat ou Territoire où vous vous trouvez, soit vous achetez un véhicule immatriculé dans un autre Etat ou Territoire.

Le premier cas de figure est le plus simple. Vous êtes déjà sur place, ce sera donc plus facile de faire votre transfert de rego. En effet, tandis que certains Etats autorisent le transfert de rego par correspondance ou par téléphone, d’autres vous obligeront à vous rendre dans l’un des bureaux du motor registry de l’Etat. Ainsi, si vous avez acheté un véhicule immatriculé dans le Western Australia ou le Victoria, vous pourrez effectuer le transfert par correspondance depuis n’importe où en Australie, c’est donc beaucoup plus avantageux pour vous. En revanche, si votre véhicule est immatriculé dans le South Australia, le New South Wales, le Queensland, la Tasmanie, le Nothern Territory ou l’Australian Capital Territory, vous serez obligé d’être sur place dans les 14 jours suivant l’achat afin d’effectuer le transfert de rego.

Si vous n’avez pas acheté un véhicule immatriculé dans l’Etat ou le Territoire où vous vous trouvez au moment de l’achat et que vous ne pouvez pas faire le transfert de rego en ligne, la solution la plus simple reste d’annuler la rego en cours et de refaire une nouvelle demande (« new rego ») avec une nouvelle immatriculation dans l’Etat ou le Territoire où s’est fait l’achat.

Chaque Etat ou Territoire impose ses propres conditions, notamment concernant l’assurance au tiers ou le contrôle technique. Pour en savoir plus, faites un tour sur cet article très détaillé du site PVTistes.net.

Au moment de faire les papiers pour la rego, vous pourrez choisir si vous voulez la faire durer trois mois, six mois ou un an. Lorsqu’elle arrivera à expiration, il vous suffira de faire une demande de renouvellement de rego. Celle-ci se fait par correspondance dans la plupart des Etats et Territoires.

L’assurance

L’assurance au tiers (« Compulsory Third Party Insurance ») est, comme son nom l’indique, obligatoire quand vous achetez un véhicule. Elle est de manière générale comprise dans la rego, mais en cas d’accident, elle ne couvrira pas tous les frais (par exemple, elle prend en charge les dommages corporels mais pas les dommages matériels). Il est donc recommandé de souscrire à une assurance complémentaire. Les plus connues sont AAMI et Allianz. Nous avions choisi AAMI, mais libre à vous de comparer les différentes offres pour vous faire votre propre opinion.

La Road Assistance

Vous pouvez également choisir de souscrire à un service de « road assistance » qui vous viendra en aide si vous tombez en panne, où que vous soyez en Australie. Par sécurité, nous avons choisi de souscrire à ce service parce que nous avons une voiture assez ancienne et donc plus sujette aux problèmes techniques, et surtout parce qu’en Australie, on peut parfois être obligé de rouler plusieurs centaines de kilomètres avant de trouver le premier garage !

Attentions aux arnaques !

Comme dans n’importe quel pays, acheter un véhicule à un particulier comporte plus de risques d’arnaques. Soyez vigilant lors de l’achat ! Le vendeur doit absolument avoir toutes les factures et reçus des précédentes révisions et réparations effectuées sur le véhicule, ainsi que le papier de la rego à son nom. Si vous n’êtes pas sûr de sa bonne foi, demandez à faire un « check » dans un garage agréé afin de vous assurer que le véhicule n’ait pas de défauts cachés.

Comme vous l’auriez fait pour n’importe quel achat de voiture d’occasion en France, demandez à conduire la voiture et écoutez attentivement si vous entendez des bruits suspects. Regardez bien partout afin de vous assurer que tout fonctionne correctement : feux, voyants, pneus, ceintures de sécurité, climatisation, pédales etc. Vérifiez aussi que le véhicule comporte bien une roue de secours et un cric.

Enfin, il faut savoir que vous trouverez couramment des voitures qui ont plus de 250 000 kilomètres au compteur. Cela peut paraître énorme en France, mais ne vous braquez pas tout de suite sur le nombre de kilomètres si la voiture est, par ailleurs, en bon état. Les distances en Australie n’ont rien à voir avec celles que l’on peut parcourir en France et les voitures qui sont vendues là-bas sont adaptées.

Maintenant que vous avez effectué toutes les démarches nécessaires et acheté votre voiture, l’aventure peut commencer ! Il est temps de partir enfin sur la route… que diriez-vous de la Tasmanie ? Lisez nos conseils pour ne rien rater sur la Côte Est de la Tasmanie et sa capitale, Hobart.

Voyage en Tasmanie : Hobart et la côte Est

Depuis que nous sommes arrivées en Australie, tout le monde nous disait qu’on ne pouvait pas y passer un an sans aller en Tasmanie, « Tassie » comme le disent les locaux. Beaucoup de backpackers en fin de visa nous ont dit qu’ils regrettaient de ne pas y être allés. En janvier dernier, entre deux saisons de picking, nous avons donc décidé de partir pour la Tasmanie ! Comme nous avons notre voiture, nous avons pris le ferry au départ de Melbourne et en direction de Devonport.

Il y a tellement de choses à faire et à voir en Tasmanie que nous avons décidé de faire cet article en 2 parties. On vous parle d’abord des incontournables dans l’est de la Tasmanie et autour de Hobart, la capitale.

Launceston

Launceston est la 2nde plus grande ville de Tasmanie. Le centre-ville de Launceston n’a pas beaucoup d’intérêt, mis à part la Queen Victoria Art Gallery, où vous pourrez en apprendre plus sur l’histoire de la Tasmanie.

La Cataract Gorge Reserve

Pour les amateurs de nature, la Cataract Gorge Reserve, à quelques minutes de la ville, est l’occasion de faire de belles balades et randonnées au cœur d’une réserve naturelle. Nous vous conseillons d’y aller tôt, en début de journée, afin de profiter du calme et apercevoir des pademelons (qui ressemblent à des petits kangourous, à ne pas confondre avec les wallabies !).

Cataract Gorge Launceston Tasmanie
Cataract Gorge, Launceston – Photo : Claire Feuardant

Au départ du parking, vous avez le choix entre plusieurs randonnées : le Zig Zag track ou la Cataract Walk pour longer la rivière ; la First Basin Loop, qui fait le tour du premier bassin sur 900 mètres ; ou des randonnées plus longues pour en découvrir plus.

Le Penny Royal Launceston

Juste à côté de la Cataract Gorge Reserve se trouve le Penny Royal Launceston, un parc à thème qui retrace la Tasmanie des années 1820, à l’époque où l’île était une terre de bagnards appelée « Van Diemen’s Land ».

Des attractions sont proposées pour les plus petits comme pour les plus grands. Le train fantôme (« Dark Ride ») nous fait découvrir l’histoire de Mathew Brady, le « gentleman bushranger » (1825), et un bateau nous emmène sur la réplique de Sarah Island, une île située au large de la côte Ouest de la Tasmanie qui accueillit des prisonniers entre 1822 et 1833 et fut réputée comme l’une des colonies pénitentiaires les plus sévères. On peut également faire de l’escalade, apprendre à chercher de l’or, ou encore sauter à l’élastique !

The Penny Royal Launceston Tasmanie
The Penny Royal Launceston – Photo : Alice Feuardant

L’entrée dans le parc est gratuite, et pour faire des attractions, on a le choix entre payer à l’unité ou prendre un pass (le Park Pass pour les activités les plus populaires, ou le Cliff Pass consacré aux attractions sur la falaise). Le pass coûte 59 $ pour un adulte et 39 $ pour un enfant.

Bay of Fires

Le deuxième jour, nous avons rejoint Bay Of Fires en passant par le Little Blue Lake (South Mount Cameron). En traversant cette partie de la Tasmanie, avons d’ailleurs rapidement vu que dès que l’on s’éloigne des autoroutes et routes nationales, il n’est pas rare de croiser des « gravel roads » plus ou moins bien entretenues !

Bay Of Fires est la partie de la Tasmanie que nous avions le plus hâte de découvrir ! Malheureusement, le jour où nous y sommes allées, il y avait de la fumée des bushfires australiens sur toute la côte. On avait l’impression d’être en plein brouillard ! Nous avons quand même pu voir les fameux rochers de granit colorés de lichen orange qui ont fait la renommée de la baie, et faire quelques photos.

Bay Of Fires Tasmanie
Bay Of Fires sous la fumée des bushfires – Photo : Claire Feuardant

Pour vous rendre à Bay Of Fires, on vous conseille de rejoindre la ville de St Helens, puis de remonter vers le nord, le long de la côte. Vous verrez les plus beaux rochers orange à Binalong Bay et à The Gardens.

Binalong Bay Tasmanie
Binalong Bay – Photo : Claire Feuardant
The Gardens Bay Of Fires Tasmanie
The Gardens, Bay Of Fires – Photo : Claire Feuardant
Lichen orange Bay Of Fires Tasmanie
Les fameux rochers de lichen orange – Photo : Claire Feuardant

La Surf Coast

Après la Bay Of Fires, nous sommes redescendues vers le sud en longeant la côte est, aussi appelée Surf Coast pour sa houle et ses températures propices au surf toute l’année. La surf coast regroupe les plages de Seymour, Chain of Lagoons, Four Mile Creek, Falmouth, Scamander et Beaumaris.

Plus au sud, à Bicheno, nous nous sommes arrêtées au Lobster Shack Tasmania : on ne pouvait pas séjourner en Tasmanie sans manger de fruits de mer ! Si la spécialité du restaurant est le Southern Rock Lobster, ils proposent également au menu des huîtres et du fish and chips. Nous avons opté pour un lobster roll accompagné de frites : le repas était délicieux et la vue sur la mer magnifique !

Lobster Roll Lobster Shack Tasmania
Lobster Roll à Bicheno – Photo : Alice Feuardant

A Bicheno, ne manquez pas également le Blow Hole, une petite plage avec des rochers de granit qui laissent passer des jets d’eau puissants (s’il fait chaud, c’est un bon moyen de se rafraîchir !).

Blow Hole Bicheno Tasmanie
Le Blow Hole à Bicheno – Photo : Claire Feuardant

La route s’éloigne ensuite de la côte jusqu’à Coles Bay, la porte d’entrée du Freycinet National Park.

Freycinet National Park

Pour visiter le Freycinet National Park, vous devez absolument acheter un pass, valable 24 heures (24 $ pour une voiture ou 12 $ par personne à pieds). Le premier arrêt obligatoire est donc l’office de tourisme (Visitor Center), situé à l’entrée du parc national, à Coles Bay. Vous y trouverez également de nombreuses informations sur les randonnées à faire et sur les campings disponibles.

Un conseil si vous souhaitez camper dans le parc : réservez longtemps à l’avance ! Comme nous n’avions rien prévu (nous faisions un peu notre programme au jour le jour), nous n’avons pas pu camper dans le parc : tous les campings étaient pleins. Nous sommes allées dans un camping à 20 minutes du parc, et encore, nous avons dû nous serrer car il n’y avait déjà presque plus de places…

Parlons maintenant de ce qu’il y a à voir dans le Freycinet National Park. A l’office de tourisme, vous trouverez une brochure qui récapitule les randonnées que l’on peut faire, classées par durée (de 10 minutes à 5 heures) et par niveau (easy, moderate ou difficult), avec une carte pour vous y repérer et trouver les parkings au départ des randonnées. Nous avons opté pour les randonnées suivantes :

  • Great Oyster Bay: cette très courte marche de 10 minute aller-retour part du visitor centre et rejoint la plage la plus proche.
  • Sleepy Bay: cette marche de 20 minutes aller-retour nous permet de descendre jusqu’à la petite plage de Sleepy Bay. Avec ses rochers orange, son eau turquoise et son sable blanc, cette plage a des allures de carte postale ! Elle est idéale pour faire du snorkeling, de même que la plage de Honeymoon Bay.
Sleepy Bay Freycinet National Park Tasmanie
Sleepy Bay – Photo : Claire Feuardant
  • Cape Tourville: cette boucle de 20 minutes autour du phare offre de belles vues panoramiques sur la fameuse plage de Wineglass Bay et sur les magnifiques plages de sable blanc Friendly Beaches.
  • Wineglass Bay: cette randonnée de 2h30 à 3h aller-retour monte jusqu’à un point de vue sur la fameuse baie en forme de verre de vin, et redescend jusqu’à la plage. Nous avons choisi de partir tôt (dans les 7 heures du matin) pour éviter la foule (surtout en été) et prendre le temps de profiter de la plage de sable blanc déserte (à part un wallaby et des oiseaux !). Attention pour ceux qui n’ont pas l’habitude : la montée du retour est rude !
Wineglass Bay panorama Tasmanie
Wineglass Bay vue d’en haut – Photo : Claire Feuardant
Wineglass Bay Freycinet National Park Tasmanie
Wineglass Bay – Photo : Claire Feuardant
Wallaby Wineglass Bay Tasmanie
Rencontre avec un wallaby sur la plage de Wineglass Bay – Photo : Claire Feuardant

Pour les plus téméraires, il est possible de suivre une boucle qui vous emmènera jusqu’à Wineglass Bay, puis jusqu’à Hazards Beach (à l’opposé), pour enfin retourner au parking via la forêt. Cette randonnée de 11 km dure environ 5h.

La côte Est, de Coles Bay à Hobart

La route de Coles Bay vers Hobart, la plus grande ville de la Tasmanie, est magnifique. Vous y découvrirez de nombreuses plages de sable blanc ou blond, notamment Spiky Beach à Swansea, une petite crique cachée avec des rochers particuliers. Nous avons également eu un coup de cœur pour la petite ville de Richmond, très pittoresque avec son pont (Richmond Bridge) et ses nombreuses boutiques d’artisanat et de produits locaux.

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Spiky Beach – Photo : Claire Feuardant
Richmond Tasmanie
Richmond – Photo : Claire Feuardant

Avant d’arriver à Hobart, bifurquez vers la Tasman Peninsula, une péninsule reliée à la Tasmanie par l’isthme d’Eaglehawk Neck.

La Tasman Peninsula

La péninsule de Tasman est surtout connue pour le site historique de Port Arthur, une ancienne colonie pénitentiaire (1833-1877) qui devint ensuite une ville (Carnarvon) avant de devenir un lieu touristique dans les années 1920. Le site historique de Port Arthur est classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

Site historique de Port Arthur Tasmanie
Site historique de Port Arthur – Photo : Claire Feuardant

Aujourd’hui, il reste de la colonie pénitentiaire de Port Arthur une trentaine de bâtiments historiques, quelques ruines et des jardins. On peut y visiter l’ancien pénitencier, des églises, le chantier naval, différents bâtiments administratifs (poste de police, hôpital) et quelques cottages qui étaient occupés par les militaires en service à Port Arthur et leurs familles. Un ferry peut également nous emmener sur l’Île des Morts (où étaient enterrés les bagnards) et à la prison de Point Puer (une colonie pénitentiaire pour garçons qui opéra entre 1834 et 1849).

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Port Arthur Tasmanie © Claire Feuardant
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Cottage dans l’ancienne colonie pénitentiaire de Port Arthur – Photo : Claire Feuardant

La colonie pénitentiaire de Port Arthur était réservée aux récidivistes et aux bagnards les plus récalcitrants, car toute tentative d’évasion était difficile. Les bagnards travaillaient dans les fermes et les industries environnantes, produisant toutes sortes de matériaux et produits, notamment des bateaux (plus de 150 bateaux, dont 16 grands navires pontés, y furent construits).

Port Arthur Tasmanie
Port Arthur – Photo : Claire Feuardant

On vous conseille de consacrer plusieurs heures à la découverte de Port Arthur. L’entrée coûte 40 $, ou 25 $ après 17h, et inclut également une balade en ferry. Si vous souhaitez arriver après 17h pour bénéficier du prix réduit, prenez bien en compte le fait que le site ne soit ouvert au public que jusqu’à la tombée de la nuit. Pour ne pas trop vous limiter en temps (il y a beaucoup à voir et le site est immense !) nous vous conseillons de ne pas faire la balade en ferry, qui est, selon nous, moins intéressante que la visite du site à pieds. D’autres formules sont disponibles, notamment le tour sur l’île des Morts (60$), ou un Ghost Tour (80 $) une fois la nuit tombée.

Sur la route traversant la Tasman Peninsula jusqu’à Port Arthur, vous trouverez de nombreuses formations rocheuses étonnantes, notamment Tessellated Pavements, Tasman Arch ou Devil’s Kitchen. Ne manquez pas non plus Eaglehawk Neck, qui relie la Tasman Peninsula et la Forestier Peninsula. Le site est célèbre pour sa « dog line », une ligne de chiens enchaînés qui gardait jadis la Péninsule pour éviter les évasions de Port Arthur. Un petit musée gratuit vous raconte l’histoire du site et de cette fameuse « dog line ».

Tessellated Pavement Tasmanie
Tessellated Pavement – Photo : Claire Feuardant

Hobart

La capitale de la Tasmanie, Hobart, est située entre l’eau (la Derwent River) et les montagnes (le kunanyi / Mount Wellington). En centre-ville, vous pourrez faire du shopping sur Elizabeth Street et faire une pause dans l’un des nombreux cafés. Selon nous, les parties les plus intéressantes de la ville sont toutefois le port et la vieille ville (le quartier de Battery Point et Salamanca Place).

Le Waterfront

Dans la zone portuaire de Hobart, nous vous conseillons vivement de visiter le Tasmanian Museum and Art Gallery, un complexe culturel installé dans le plus vieux bâtiment de la ville (le Commissariat Store), construit par les bagnards en 1808 et depuis classé par le National Trust. Vous pourrez en apprendre plus sur l’histoire coloniale de la Tasmanie et sur ses animaux endémiques (dont le tigre de Tasmanie qui a malheureusement disparu en 1936), et admirer des œuvres d’art des aborigènes de Tasmanie. L’entrée est gratuite, et du mercredi au dimanche, vous pourrez assister à une visite guidée à 11h.

Après votre visite, vous pourrez vous rendre au Victoria Dock, l’ancien port de pêche encore en activité depuis 1804 ; et au Constitution Dock, où se trouvent de nombreux étals de pêcheurs et restaurants de fruits de mer flottants.

Port de Hobart Tasmanie
Le port de Hobart – Photo : Claire Feuardant

Salamanca Place

Si vous avez la possibilité de vous trouver à Hobart un samedi, ne manquez surtout pas le Salamanca Market, une tradition qui persiste depuis 1972. Vous pourrez dénicher des objets d’artisanat ou acheter de quoi manger le midi sur les étals de ce marché très animé qui s’étend sur 1 km le long des anciens entrepôts de 1830. Attention, ne prévoyez pas de venir en voiture car vous aurez du mal à trouver un endroit où vous garer !

Derrière Salamanca Place se trouve le Salamanca Square, où vous trouverez de nombreux cafés pour une pause gourmande, et quelques galeries d’art et boutiques d’artisanat. Si vous aimez l’art, faites un tour au Salamanca Arts Centre, fondé en 1975, qui regroupe une dizaine de galeries d’art et quelques cafés. Le vendredi soir, vous pouvez assister aux concerts gratuits du Rektango, dans la cour du centre d’art.

Battery Point

Remontez ensuite les Kelly’s steps pour rejoindre Battery Point, le plus ancien quartier résidentiel de Hobart où vous trouverez de nombreux cafés et vieux bâtiments d’importance. Ne manquez pas Arthur Circus, un rond-point bordé de cottages pittoresques de l’époque géorgienne.

Battery Point Hobart Tasmanie
Le quartier de Battery Point – Photo : Claire Feuardant

Le Mount Wellington Summit

En fin d’après-midi, prenez votre voiture et montez jusqu’en haut du Mont Wellington (1 271 m), pour une vue imprenable sur Hobart et la Derwent River. Le coucher de soleil est magnifique !

Mount Wellington Tasmanie
La vue depuis le Mount Wellington – Photo : Claire Feuardant

Le MONA

Depuis Hobart, vous pouvez prendre le ferry pour vous rendre au MONA (Museum of Old and New Art), un musée réputé dans le monde entier pour son architecture originale, ses œuvres subversives, et son domaine viticole.

MONA Hobart Tasmanie
MONA – Photo : Claire Feuardant

La collection du musée compte plus de 1 900 œuvres, dont certaines sont immenses, comme l’installation bit.fall de Julius Popp, une cascade de mots pris au hasard sur des sites d’information et qui dégringolent sur 2 étages. On vous conseille pratiquement une journée entière pour tout visiter !

Le MONA accueille aussi des festivals, comme le Dark MOFO (en juin), un festival gothique avec des concerts, des installations, des feux de camps et des repas de minuit. Renseignez-vous avant de venir sur les événements.

Dans notre prochain article, nous vous parlerons des choses à découvrir dans le reste de la Tasmanie : les villes minières du centre de la Tasmanie, les Cradle Mountains, la côte ouest plus sauvage et la côte nord et ses petites villes de pêcheurs. Stay tuned !

Préparation PVT Australie : tout ce qu’il faut savoir (Partie 2)

Une fois que vous avez défini votre projet de voyage, choisi votre ville d’arrivée et obtenu votre visa, les choses sérieuses commencent ! Vous êtes maintenant sûr(e) à 100% de partir en Australie, il ne vous reste plus qu’à vous arrêter sur une date et concrétiser votre projet de voyage en effectuant quelques dernières démarches. Nous vous donnons quelques conseils pour vous organiser au mieux.

Prendre son billet d’avion

Avant tout, commencez par réserver votre billet d’avion. Pour faire votre choix entre toutes les options qui s’offrent à vous, vous devrez prendre en compte différents critères.

Aller simple ou aller-retour ?

Un aller-retour vous coûtera moins cher dans l’absolu, cependant il vous laissera beaucoup moins de liberté. En un an, votre projet a le temps de mûrir : et si vous décidez de rester une deuxième année ? Ou bien d’enchaîner directement avec un PVT en Nouvelle-Zélande  ? Votre billet de retour ne vous servira alors plus à rien. C’est pour cette raison que nous avons choisir de prendre un aller simple.

Trajet direct ou escales ?

Il faut au total entre 17 et 21 heures de vol pour rejoindre l’Australie depuis la France. Si l’on y ajoute les escales à l’intérieur des aéroports, cela peut être très long. En ce qui nous concerne, nous sommes parties de Marseille le 4 septembre en fin de matinée, et nous sommes arrivées à Adelaide le matin du 6 septembre (en comptant le décalage horaire) ! Si vous n’avez pas l’habitude de passer autant de temps entre l’avion et les aéroports, préférez entrecouper votre trajet par des escales de plusieurs jours qui vous permettront de prendre l’air et de vous reposer.

Aéroport Singapour
L’aéroport de Singapour – Photo : Alice Feuardant
Aéroport Singapour
Le « jardin enchanté » de l’aéroport de Singapour – Photo : Alice Feuardant
Aéroport Singapour
Le « Sunflower garden » de l’aéroport de Singapour – Photo : Alice Feuardant

Quel budget ?

Le prix de votre billet est important aussi : la compagnie utilisée, la classe de voyage, les restrictions bagage ainsi que le nombre d’escales et d’heures de vol influent sur le tarif total que vous paierez. Il dépendra aussi de votre ville de départ et votre ville d’arrivée. Si vous hésitez encore entre plusieurs villes d’arrivée en Australie, vous pouvez également arrêter votre choix sur celle qui vous coûtera moins cher en billet d’avion.

Obtenir le permis international

Le permis international est obligatoire en Australie, que vous souhaitiez louer ou acheter un véhicule. Bonne nouvelle : faire votre permis de conduire international ne vous demandera pas beaucoup de temps, que très peu d’efforts et aucun frais. Attention cependant : il vaut mieux vous y prendre très à l’avance car il peut mettre plusieurs mois à arriver !

Souscrire à une assurance voyage

Les frais de santé sont excessivement chers en Australie, il est donc fortement conseillé de souscrire à une assurance santé qui vous couvrira durant tout votre séjour sur le sol australien. Le choix de l’assurance est primordial et vous devrez prendre en compte de nombreux critères : plafonds de remboursement, franchises, prise en compte ou non de la responsabilité civile, possibilité de renouveler votre contrat, prise en charge du rapatriement, prise en charge des activités sportives à risque, prix etc.

Attention, la plupart des assurances voyage ne prennent pas en charge les maladies survenues avant votre départ en Australie, comme par exemple les maladies chroniques nécessitant l’achat d’un traitement durant votre séjour, ou n’importe quel autre souci qui serait lié à un accident survenu lorsque vous étiez toujours en France. Si vous souhaitez que ce type de frais de santé soit pris en charge, il faut souscrire à la CFE (Caisse des Français à l’Etranger), qui vous permet de garder ouverts vos droits à la sécurité sociale et vous remboursera à hauteur des frais français.

Nous avons choisi l’assurance Globe PVT, mais il en existe beaucoup d’autres. A vous de choisir celle qui vous conviendra le mieux en fonction de votre situation.

Choisir une option de banque internationale

Si vous avez l’intention de travailler en Australie, vous serez obligé d’ouvrir un compte australien une fois sur place. Cependant, il peut être pratique d’avoir à côté de cela une carte bancaire française que vous pourrez utiliser sans frais pour vos achats à l’international. Cela vous permettra notamment de payer vos premières dépenses, en attendant d’ouvrir votre compte bancaire australien. Mais aussi, cela vous évitera de payer des sommes astronomiques pour soit retirer du liquide, soit transférer de l’argent de votre compte français à votre compte australien.

Pour notre part, nous avions souscrit aux options internationales de la Banque Populaire et de la Société Générale avant de partir. Nous avons utilisé notre carte bancaire française pour tous nos achats au début de notre PVT, jusqu’à recevoir notre premier salaire sur notre compte bancaire australien. Selon votre âge et votre banque, l’option internationale (s’il y en a une !) vous coûtera plus ou moins cher : à vous de voir si c’est intéressant pour vous.

Réserver son logement en Australie

Avant de partir, pensez à réserver au moins une première semaine de logement dans votre ville d’arrivée, par exemple en location ou dans une auberge de jeunesse.

Nous avions choisi le Tequila Sunrise Hostel et si vous arrivez vous aussi à Adelaide, nous vous le conseillons sans hésiter ! Cette auberge de jeunesse est très bien située, vous pourrez facilement vous déplacer à pieds pour rejoindre le centre-ville et les principales rues commerçantes. Elle est également très conviviale : le petit-déjeuner est inclus, vous aurez donc droit tous les matins à des pancakes maison avec de la pâte à tartiner, de la confiture ou encore du beurre de cacahuète. Et vous aurez aussi l’occasion de rencontrer du monde autour d’un repas gratuit quatre fois par semaine ! De plus, le « Tequila Sunrise » possède un accord avec l’agence de voyage voisine : du moment qu’on loge à l’auberge, on peut gratuitement louer un vélo pour la journée, en échange d’une pièce d’identité. Enfin, cette auberge de jeunesse a l’avantage d’être relativement peu chère. Bien sûr, cela ne vous conviendra pas si vous avez l’habitude de loger dans des hôtels ou de louer un appartement lorsque vous voyagez : nous dormions dans une chambre mixte de huit personnes… mais gardez aussi à l’esprit que cela reste un logement temporaire.

Les démarches à effectuer avant de partir

Avant de vous envoler pour l’Australie, assurez-vous que vous laissez bien tout en ordre derrière vous : pas d’abonnement ouvert ou d’assurance en cours qui vous débitera de l’argent pour rien, pas de vente d’appartement ou de maison à gérer depuis l’étranger… Voici un petit aperçu des démarches que vous devrez effectuer avant votre départ, que ce soit plusieurs mois ou quelques jours avant de prendre l’avion :

  • Si vous logez dans un appartement en location, pensez à donner à l’avance votre préavis de départ.
  • Si vous n’avez aucun endroit où entreposer vos affaires ou votre voiture durant votre PVT, pensez au garde-meuble, ou bien, si cela revient trop cher, vous pouvez envisager de sous-louer votre appartement, si c’est possible.
  • Si vous démissionnez ou que vous demandez une rupture conventionnelle  de contrat auprès de votre travail, pensez également à donner votre préavis à l’avance.
  • Informez la Sécurité sociale de votre départ : c’est obligatoire ! Malheureusement, après plus de six mois à l’étranger vous perdrez vos droits à la Sécurité Sociale, à moins de vous inscrire à la CFE sur toute la durée de votre séjour.
  • Si vous êtes inscrit au Pôle Emploi, pensez à les informer de votre départ afin de pouvoir suspendre vos droits aux allocations chômage jusqu’à votre retour en France.
  • Si vous payez des impôts, pensez également à informer le centre des impôts de votre départ à l’étranger.
  • Résiliez tous les abonnements qui ne vous serviront pas durant votre séjour en Australie : téléphone et Internet, par exemple.
  • Faites un bilan de santé complet : les frais de santé coûtent très cher en Australie, et ce même avec une assurance car selon ce que vous faites, vous ne serez pas toujours remboursé à 100%. Si vous avez quelque chose à faire au niveau de votre santé (opération, prescription et achat de traitement médical, de lunettes ou de lentilles, pose d’un appareil dentaire etc.), faites-le avant de partir, c’est beaucoup plus prudent.
  • Inscrivez-vous sur le site de l’Ariane: cela permet au Ministère de l’Europe et des affaires étrangères de suivre vos déplacements et de vous contacter en cas de situation d’urgence dans votre pays d’accueil, comme par exemple une catastrophe naturelle.

Télécharger des applications utiles

Il existe de nombreuses applications mobiles qui vous seront très utiles et  vous faciliteront la vie pendant votre séjour en Australie. En voici quelques-unes que vous devez absolument avoir dans votre téléphone :

myVEVO

Cette application permet de suivre le statut de votre visa : numéro de référence, date d’expiration ou encore numéro et date de cession du visa.

WikiCamps Australia

Si vous comptez partir en road-trip et dormir dans des campings, sachez qu’en Australie, il est interdit de dormir n’importe où, mais il existe des campings un peu partout dans lesquels vous pourrez vous arrêter. L’application recense tous les campings, caravan parks et backpackers hostels sur une carte très précise, avec la possibilité de filtrer en fonction de nombreux critères : gratuit ou payant, avec douches, tentes autorisées, avec une cuisine, de la réception pour téléphone, une connexion Wi-Fi etc. Pour chaque camping, vous avez accès aux coordonnées (adresse exacte, téléphone pour réserver etc.) mais aussi aux avis des utilisateurs de l’application. WikiCamps Australia est une application payante, cependant elle est très peu chère : nous avons payé 5,40$ seulement à l’inscription et nous nous en servons pratiquement tous les jours ! D’autres backpackers utilisent l’application CamperMate qui fonctionne sur le même principe.

Fuel Map Australia

Cette application permet de visionner sur une carte toutes les stations essence disponibles autour de vous. Il vous suffit de sélectionner le carburant que vous utilisez et vous aurez un aperçu de toutes les stations qui en proposent, avec l’adresse, le prix du carburant en centimes par litres et les facilités sur place (toilettes, possibilité de retirer de l’argent ou encore de laver votre voiture…). C’est une application très pratique si vous souhaitez comparer les prix des différentes stations essences autour de vous avant de faire le plein.

Maps.me

Depuis le début de notre voyage, nous avons toujours utilisé Google Maps, cependant nous avons beaucoup entendu parler de Maps.me, qui est aussi une application de GPS, à la différence près qu’elle peut être utilisée sans connexion Internet. En revanche, il vous faudra télécharger toutes les cartes avant et cela consomme beaucoup de données. Pensez à la faire depuis une connexion Wi-Fi, au risque de vous retrouver avec une facture de téléphone énorme.

Bookme

Nous n’avons pas encore utilisé cette application mais elle nous a été recommandée par des amis. Elle propose des réductions sur des billets pour des activités et visites partout en Australie. Pour chaque activité, vous pourrez également consulter des avis.

Faire ses valises

Une fois que vous aurez terminé tous les préparatifs, il ne vous restera plus qu’à faire vos bagages ! La première question à se poser est si vous devez prendre une valise ou un sac à dos. Pour faire votre choix, vous devrez d’abord évaluer le volume de ce que vous comptez emmener avec vous. Si vous ne savez pas voyager léger, privilégiez la valise pour ne pas risquer d’avoir des problèmes de dos. Ensuite, cela dépendra aussi de votre projet : si vous avez l’intention de rester en ville et de loger dans un appartement, la valise conviendra tout à fait. Si vous avez l’intention de faire du backpacking en vivant sur la route, dans un van ou dans une voiture, le sac à dos sera beaucoup plus pratique car il prendra moins de place.

Avant de faire vos valises, pensez à vérifier les éventuelles restrictions sur le site de la compagnie aérienne qui va assurer votre voyage en Australie. En ce qui concerne les vêtements et cosmétiques, prenez le minimum : vous trouverez les mêmes choses qu’en France si besoin sur place. Ne prenez pas vos vêtements préférés : surtout si vous comptez travailler en ferme pour renouveler votre visa, vous ne pourrez pas espérer les porter neuf et entièrement propres à votre retour en France…

En revanche, si vous devez prévoir des médicaments ou un traitement dont il n’existe pas d’équivalent exact en Australie, prenez ce qu’il vous faudra pour les douze mois que durera votre PVT. Attention à bien conserver l’ordonnance avec vous au cas où vous êtes contrôlé à l’aéroport !

Enfin, ne remplissez pas votre valise ou votre sac au maximum de sa capacité, car vous voudrez sans doute rentrer en France avec plein de souvenirs de votre séjour !

Nous espérons que ces quelques conseils vous permettront de vous organiser au mieux pour préparer votre départ en PVT en Australie. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser en commentaire, nous nous ferons un plaisir d’y répondre !

Préparation PVT Australie : tout ce qu’il faut savoir (Partie 1)

Partir en Australie avec un Visa Vacances-Travail n’est pas une décision qui se prend au dernier moment. Si vous voulez que votre séjour se passe au mieux, il faudra consacrer beaucoup de temps avant votre départ à la préparation de votre PVT. Nous avions commencé à préparer notre PVT environ neuf mois avant de prendre l’avion, et cela n’a pas été de trop. Certaines personnes s’y prennent un an ou plus à l’avance, d’autres seulement trois ou quatre mois, mais nous vous conseillons de commencer les préparatifs dès que votre décision est définitive, ne serait-ce que pour l’obtention de certains papiers qui peut être très longue. On vous en dit plus dans cet article.

Vérifier son éligibilité au PVT

Un visa vacances-travail est très facile à obtenir, c’est même certainement l’un des visa les moins restrictifs au monde. Mais il existe quand même quelques conditions. D’abord, vous devez obligatoirement avoir entre 18 et 35 ans. Notez que c’est la date de la demande qui est comptabilisée, vous pouvez donc faire votre demande de visa à 35 ans, même si vous envisagez de partir à 36 ans. En revanche, vous ne pourrez pas obtenir de second visa si vous avez dépassé la limite d’âge pendant votre séjour en Australie.

Aussi, vous devez avoir la nationalité française, belge ou canadienne. Vous pouvez en revanche faire votre demande depuis n’importe quel pays, pensez juste à cocher « France » lorsqu’on vous demandera votre pays d’origine.

Vous devez également posséder un passeport valide sur toute la durée de votre séjour en Australie.

Enfin, le gouvernement australien vous demande de partir avec suffisamment d’économies pour vivre sur place, dans l’hypothèse où vous ne trouveriez pas tout de suite du travail. Au moment de votre demande de visa, vous devrez donc justifier que vous avez sur votre compte bancaire un minimum de 5000 AU$, soit un peu plus de 3000€.

Se renseigner

La clé pour réussir votre PVT en Australie est avant tout de beaucoup vous documenter sur l’Australie, sa culture, ses coutumes, ses particularités.

Par exemple, il vous sera utile de savoir que les Australiens conduisent à gauche ou encore que les distances en Australie sont loin d’être les mêmes qu’en France : alors qu’en France, conduire une heure paraît interminable, en Australie c’est une distance qui paraît tout à fait raisonnable. Aussi, vous trouverez très peu de transports en commun en-dehors des principales grandes villes : en Australie, on se déplace principalement en voiture.

Vous devez également savoir que l’Australie est située pile sous un trou de la couche d’ozone : le soleil est donc beaucoup plus fort qu’en France. L’Australie est le pays au monde qui recense le plus de cancers de la peau. Vous devez absolument vous préparer à porter des lunettes de soleil et un chapeau, et vous couvrir en permanence de crème solaire à haut indice de protection (prévoyez de l’acheter là-bas, car nous n’avons pas en France de niveau de protection équivalent à celui dont vous aurez besoin en Australie).

Ce type d’information a beau être du détail, il vous permettra d’éviter beaucoup de galères sur place, aussi bien dans votre voyage qu’au niveau de votre santé.

Il est aussi très important de vous renseigner sur les démarches administratives que  vous devrez faire avant le départ et à votre arrivée. Si vous comptez travailler en Australie, renseignez-vous aussi sur les types de jobs, les conditions, le salaire moyen, les taxes etc. Plus vous en saurez et moins vous risquerez de vous faire arnaquer à l’embauche.

Enfin, si vous souhaitez rester une deuxième année, renseignez-vous sur les conditions d’éligibilité au second visa. Tous les types d’emploi ne sont pas éligibles ! Vous trouverez la liste des secteurs qui donnent droit à un second visa sur le site de l’immigration australienne. Les plus couramment visés par les pvtistes sont l’agriculture (notamment le « fruit picking ») et la construction. Mais vous pouvez aussi travailler dans le secteur de la pêche ou dans les mines, par exemple. Attention, vous devez avoir effectué au minimum 88 jours de travail dans l’un de ces secteurs pour pouvoir prétendre à un second visa. De plus, toutes les régions ne sont pas éligibles ! Vous trouverez également les codes postaux donnant droit au second visa sur le site de l’immigration australienne.

Enfin, voici quelques liens utiles pour vous documenter sur tout ce qui touche à votre PVT en Australie :

  • Le site pvtistes.net: vous y trouverez des dossiers et articles très complets sur tous les sujets, ainsi que des témoignages qui vous donneront une idée concrète de ce qui vous attend.
  • Le forum de pvtistes.net: vous pouvez y poser vos questions ou lire des discussions déjà ouvertes.
  • Le guide des pvtistes en Australie: c’est une véritable mine d’or de conseils. Vous y trouverez le détail des démarches à effectuer avant et après le départ.
  • Le guide du National Harvest Labour Information Service qui regroupe toute l’information dont vous aurez besoin pour travailler en Australie dans le domaine de l’agriculture.

Définir son projet de voyage

Il existe autant de projets de voyage que de pvtistes. N’essayez pas de vivre exactement la même expérience qu’un proche ou quelqu’un dont vous aurez lu un témoignage. Vous devez chercher à vivre une expérience qui vous correspond à 100%, autrement vous risquerez d’avoir des regrets.

Au départ, nous avions prévu de s’établir dans une ville comme Melbourne et y travailler soit dans notre domaine (le marketing), soit en changeant complètement de direction, par exemple en travaillant dans un restaurant. Et pourquoi pas, rester définitivement pour lancer notre propre entreprise. Cependant, nous nous sommes vite rendues compte qu’il était plus compliqué que nous le pensions de rester en Australie sur le long terme. De plus, le PVT ne permet pas de travailler plus de six mois pour le même employeur, ce qui écarte aussi beaucoup de possibilités d’emploi. Enfin, nous voulions avoir le temps de visiter toute l’Australie et nous savions que la meilleure manière de le faire était de ne pas s’établir dans une ville mais au contraire, d’acheter une voiture et de vivre sur la route. Après réflexion, nous avons finalement décidé de faire le tour de l’Australie en travaillant dans des fermes dès que nous le pourrions.

Road trip PVT Australie
Notre voiture aménagée avec une tente de toit – Photo : Claire Feuardant

Choisir sa ville d’arrivée

Même si vous prévoyez de faire un tour de l’Australie, vous devrez quand même passer la ou les première(s) semaine(s) en ville, le temps de vous occuper de toutes les démarches administratives, d’acheter votre voiture et de prendre vos marques. Entre Sydney, Melbourne, Perth, Adelaide, Cairns, Brisbane, Alice Springs ou encore Darwin, vous aurez l’embarras du choix. Documentez-vous sur chaque destination et choisissez ce qui correspond le mieux à vos attentes en termes de taille, de dynamisme, de climat, de situation géographique et de qualité de vie. Votre choix dépendra aussi de votre budget (s’il est serré, évitez les villes les plus chères comme Sydney), de la saison dans laquelle vous arriverez (Alice Springs en été est très peu recommandée) et de votre projet (si vous souhaitez travailler, choisissez une ville qui offre à la fois beaucoup de jobs disponibles et peu de concurrence des locaux et des autres pvtistes).

En considérant tous ces critères, nous avons finalement opté pour Adelaide. C’est une ville à taille humaine où l’on peut parfaitement se déplacer à pieds, ce qui vous permettra de gagner du temps si vous devez intercaler votre rendez-vous à la banque entre un passage à la poste et un tour des opérateurs téléphoniques. De plus, Adelaide offre une très bonne qualité de vie, non seulement parce qu’elle accueille beaucoup d’événements et de festivals, mais aussi parce qu’elle est relativement moins chère que les plus grandes villes. Elle est idéalement située entre les longues plages de la côte et la Barossa Valley, véritable paradis pour les amateurs de vin. Comme Perth, Adelaide est la ville de départ de nombreux pvtistes, vous n’aurez donc aucun mal à y trouver des backpackers cherchant à revendre leur voiture.

Adelaide Australie
Adelaide – Photo : Claire Feuardant

Prendre son VISA

Il vaut mieux faire sa demande de visa le plus tôt possible, c’est-à-dire dès que votre décision de partir sera prise. En effet, même s’il est extrêmement rare de se voir refuser un Working Holiday Visa si l’on remplit toutes les conditions requises, il est quand même conseillé d’attendre d’avoir reçu sa confirmation de visa pour entamer toutes les dépenses liées au voyage : achat du billet d’avion, réservation du logement sur place etc.

La demande de visa se fait en ligne et elle prend trente minutes à peine. Une fois terminée, le temps d’attente avant de recevoir la confirmation peut énormément varier. Certains la reçoivent quelques heures après, certains doivent attendre plusieurs jours et d’autres ne reçoivent pas de nouvelles avant plusieurs semaines. Mais quel que soit le délai d’attente, cela ne signifie absolument pas que votre demande a été plus ou moins facilement acceptée : en fait, cela dépend de plusieurs facteurs qui ne dépendent pas de vous, comme par exemple le nombre de demandes à traiter à cette période précise. Soyez patient !

C’est donc une fois que vous aurez obtenu votre visa que vous pourrez entamer les démarches concrètes liées à votre départ : achat du billet d’avion, souscription à une assurance voyage, choix et réservation du logement sur place et préparations de dernière minute… On vous détaille tout cela par ici.

Pourquoi nous sommes parties en PVT en Australie

En septembre dernier, nous avons décidé de tout quitter pour partir à l’aventure en Australie. Nous travaillions toutes les deux et nous avions un logement, des activités, des amis et la sécurité de l’emploi, mais malgré cela, nous nous sommes jetées tête la première dans l’inconnu. Beaucoup de personnes, dont nos parents, n’ont pas compris notre décision au début. Pourquoi partir à l’étranger pendant un an alors que l’on a déjà une vie bien établie, avec sa routine quotidienne ? Si vous avez peur de vous lancer, on vous donne quelques bonnes raisons de faire le premier pas.

Voyager, voyager et… voyager

Comme de plus en plus de monde faisant partie des générations Y et Z, nous sommes passionnées de voyages. Peut-être que cette passion nous vient de notre enfance, que nous avons passée entre la Réunion, la Nouvelle-Calédonie, la Martinique et la France métropolitaine. Comme nous avons souvent déménagé, nous en avons profité aussi pour voyager le plus possible, et aujourd’hui nous avons du mal à rester en place. Pour nous, tous les prétextes sont bons pour partir en voyage : quand nous avions appris qu’il était possible de partir à l’étranger pendant un an, sans condition ou presque, nous avons aussitôt sauté sur l’occasion !

Même si le PVT (Permis Vacances Travail, Working Holiday Visa en anglais) est un Visa qui donne l’autorisation de travailler dans son pays d’accueil, le but premier est avant tout de voyager. Explorer un pays, vivre sur la route, découvrir des paysages, une faune et une flore que l’on ne connaît pas, rencontrer des gens dont la culture est parfois à l’opposé de la nôtre… la vie d’un backpacker expatrié fait rêver. Le PVT est le meilleur moyen (et le plus simple) de goûter à cette vie, ne serait-ce que pendant un ou deux ans.

On vous expliquera pourquoi un peu plus tard dans cet article, mais pour nous, la destination de notre PVT (à savoir, l’Australie) était évidente. Nous voulions avoir le temps de visiter le pays tout entier : ses villes, ses îles, son désert, ses lagons et ses magnifiques parcs naturels. Mais l’Australie est beaucoup trop étendue pour que l’on puisse tout voir en un seul voyage ! Et depuis la France, le billet coûte trop cher pour faire plusieurs allers retours… Partir un an permettait d’avoir le temps de tout faire et de profiter de tout.

Kangourou South Australia PVT Australie
Kangourou, Deep Creek Conservation Park (South Australia) – Photo : Claire Feuardant
Sydney Opera House PVT Australie
Sydney Opera House – Photo : Claire Feuardant

S’immerger à 100% dans la culture d’un pays

Ceux qui ont étudié pendant plusieurs mois à l’étranger pourront le confirmer, la meilleure façon de s’immerger dans la culture d’un pays, c’est de s’y établir pour y vivre. Trouver un logement, acheter un forfait de téléphone, faire ses courses, trouver un travail… toutes ces obligations du quotidien qui nous semblent faciles en France prennent une autre dimension à l’étranger. Mais c’est aussi en sortant du cadre du tourisme que l’on peut côtoyer les locaux, adopter leurs habitudes et s’intégrer vraiment. C’est là que l’on se fait des amis étrangers, que l’on se considère chez soi, que l’on connaît l’histoire et la culture du pays sur le bout des doigts. Selon nous, vivre dans un pays est le meilleur moyen de le connaître et de se l’approprier. C’est aussi cela qui nous a poussé à faire un PVT !

Améliorer son anglais

On ne vous dit pas que vous allez devenir bilingue après un an, mais vous allez pratiquer l’anglais, et c’est ce qui est le plus important quand on apprend une langue. A la fin de votre année de PVT, vous comprendrez bien mieux l’accent de votre pays d’accueil, vous ne chercherez plus vos mots, vous serez capable de participer à une conversation quel que soit le sujet abordé. Quand on sait à quel point parler anglais est devenu indispensable aujourd’hui, c’est déjà une raison suffisante pour partir !

Prendre le temps de réfléchir à un projet d’avenir

Le PVT est aussi l’occasion de mettre sa vie entre parenthèse pendant un an ou deux, le temps de réfléchir à ce que vous souhaitez faire dans votre vie. Si comme nous, vous venez de finir vos études et vous avez travaillé quelques temps dans votre branche, mais vous n’êtes tout d’un coup plus sûr(e) de vouloir consacrer votre vie à ce métier, le PVT vous donnera un peu de temps pour mettre vos idées en ordre. Qui sait, peut-être qu’à votre retour vous aurez gardé un goût pour l’aventure et vous déciderez de lancer votre propre entreprise ou de vivre de votre passion !

Vivre des expériences uniques

Sillonner le désert dans un van, surfer sur des plages mythiques, faire du snorkeling près de la Grande Barrière de Corail, caresser un koala… L’Australie offre de très nombreuses opportunités d’expériences qui resteront toute votre vie des souvenirs incroyables.

Kangaroo Island PVT Australie
Kangaroo Island – Photo : Claire Feuardant

Vous vivrez aussi des expériences qui font beaucoup moins rêver : travailler en ferme sous quarante degrés à l’ombre, avaler une mouche, croiser des araignées plus grosses que votre poing, vous retrouver face à face avec un alligator… mais ce sont des choses que vous ne verrez nulle part ailleurs et que vous n’aurez plus jamais l’occasion de vivre. Que vous décidiez d’aller en Australie ou ailleurs, votre vie sera loin de ressembler à votre routine quotidienne en France, et c’est ce qui fait l’aventure !

Faire des rencontres

Dans beaucoup de pays, les locaux sont friendly et surtout, ils adorent parler aux étrangers. Nous avions entendu dire que les Australiens n’aiment pas les Français, mais jusqu’à présent n’avons pas encore pu confirmer cette idée reçue… Nous avons croisé de nombreux Australiens qui étaient ravis de nous parler de leur pays, des choses à voir à tel ou tel endroit. Sur un camping, un couple d’Australiens sont venus d’eux-mêmes nous aider à allumer notre premier feu de camp, puis ils nous ont invité à venir les voir si l’on avait un jour l’occasion de passer près de chez eux !

Gagner en maturité

Pour certains, partir en PVT est l’occasion de faire un premier voyage sur un autre continent, à l’autre bout du monde. Pour nous, c’était l’occasion d’apprendre à se débrouiller seules pour organiser un road trip, gérer un budget, vivre sur la route et dormir dans des campings, acheter une voiture et en prendre soin, trouver du travail… Le PVT est une expérience riche qui permet de gagner en maturité et en confiance en soi !

Donner une valeur ajoutée à son CV

Une question que l’on se pose souvent est si, professionnellement, il est judicieux de mettre sa carrière entre parenthèse pour partir un ou deux ans en PVT. Dans « Permis Vacances Travail », il y a « Vacances » et on peut avoir peur qu’un futur employeur y voie un prétexte pour ne rien faire pendant un an ou deux. En fait, le fait d’être parti en PVT peut parfaitement être bien vu sur un CV, à condition de savoir le valoriser. Par exemple, mettez en avant votre apprentissage d’une langue étrangère, ou bien soulignez que cette expérience traduit votre courage, votre ténacité, votre capacité d’adaptation, d’intégration et d’organisation… Cela dépend du poste recherché, mais vous verrez qu’en réfléchissant en terme de compétences acquises, vous trouverez toujours un argument pour expliquer le choix que vous avez fait en partant.

Pourquoi l’Australie ?

En tant que francophone, vous avez le choix entre quatorze destinations pour partir en PVT : l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada, le Japon, la Corée du Sud, Hong-Kong, Taïwan, la Russie, l’Argentine, la Colombie, le Chili, l’Uruguay, le Mexique et le Brésil. Autant de destinations qui font rêver… dur d’opter pour une ou pour une autre !

Pour nous, le choix était déjà fait. Durant notre enfance, nous avons vécu trois ans et demi en Nouvelle-Calédonie, et pendant ce séjour nous avions eu l’occasion de visiter l’Australie deux fois. La première fois, c’était Sydney, Melbourne, la Great Ocean Road, Canberra, Adelaïde et Kangaroo Island. La deuxième fois, c’était Sydney. Nous avions eu un véritable coup de cœur pour ce pays et depuis, nous rêvions d’y retourner un jour, cette fois pour y vivre. Comme c’était le projet numéro un sur notre bucket list, nous ne nous sommes même pas posé de questions. Si nous voulions demander un PVT, c’était avant tout pour partir en Australie !

Côte des 12 Apôtres PVT Australie
Nous en 2007 sur la Côte des 12 Apôtres – Photo : Bruno Feuardant

Mais il existe des milliers d’autres raisons de partir en Australie. Pour n’en citer que quelques-unes : rencontrer une faune unique au monde, contempler des paysages à couper le souffle où la nature est préservée, se balader sur des plages paradisiaques ou en plein cœur du désert, plonger au cœur du plus beau lagon du monde, découvrir la culture aborigène, vivre sous le soleil, adopter la fameuse « cool attitude » australienne, voyager et travailler dans un pays anglo-saxon… Si tout cela vous donne l’eau à la bouche, n’hésitez pas : foncez !

 

Découverte du village médiéval d’Entrevaux

Le sud de la France est une véritable mine d’or pour ceux qui, comme nous, adorent partir au hasard sur les routes et découvrir de charmants villages typiquement français. Nous en avons exploré tellement que nous ne pouvons plus les compter ! Nous vous avons déjà parlé de Villeneuve-Loubet et de Mougins à travers nos articles précédents. Aujourd’hui, nous partons dans les Alpes-de-Haute-Provence pour vous parler de l’un de nos gros coups de cœur : Entrevaux.

Nous avons plusieurs bonnes raisons d’aimer ce village, à commencer par une belle histoire de famille. Notre grand-mère a été, durant plusieurs années, l’une des pensionnaires du couvent qui a depuis été remplacé par l’hôpital d’Entrevaux. C’est avec elle que nous avons découvert Entrevaux pour la première fois, en l’écoutant parler du train qu’elle prenait pour aller là-bas et des années qu’elle y a passées. Entrevaux est un village qui a du charme : ce n’est pas pour rien qu’il a été labellisé « village et cité de caractère » ! Si vous venez de Cannes ou de Nice, vous verrez que la route pour rejoindre Entrevaux est, elle aussi, magnifique, que vous soyez en train ou en voiture.

Comment se rendre à Entrevaux depuis Nice ?

Si vous pouvez aller à Entrevaux en voiture, faites-le ! C’est le moyen de transport idéal pour profiter au maximum du paysage et être libre de s’arrêter pour visiter les autres villages qui ponctuent le trajet. Pour rejoindre Entrevaux depuis Saint-Laurent-du-Var, il faut suivre la « Route de Grenoble » (soit la nationale M6202 puis la départementale D6202). Très vite, cette route rejoint le fleuve Var, qu’elle suivra jusqu’à Entrevaux. C’est aussi cette route qui va jusqu’à Dignes ou Grenoble.

Route Entrevaux
Photo : Alice Feuardant

Si vous n’avez pas la possibilité d’y aller en voiture, vous pouvez aussi prendre le train. Le fameux train des Pignes, très plébiscité par les touristes, permet de relier Nice et Digne-les-Bains, avec de multiples arrêts, dont Entrevaux. Ce train fait l’aller-retour quatre fois par jour. Pour pousser l’expérience jusqu’au bout, vous pouvez aussi prendre la mythique locomotive à vapeur datant des années 1920… Ce train classé monument historique permet de vivre une immersion complète dans le passé, cependant il ne circule qu’entre Puget-Théniers et Annot (avec arrêt à Entrevaux), le vendredi et/ou le dimanche entre mai et octobre. Pour connaître le calendrier exact des circulations du train à vapeur et réserver son billet (obligatoire !), il vaut mieux appeler l’Office de Tourisme de Digne-les-Bains au 04 92 36 62 62.

Visiter Touët-sur-Var et ses portes peintes

Nous vous recommandons vivement de vous arrêter à Touët-sur-Var, situé entre Villars-sur-Var et Puget-Théniers et à une quinzaine de kilomètres d’Entrevaux. Ce village est construit tout en hauteur contre une falaise, ce qui lui donne un charme singulier. Les maisons sont étroites et hautes et le village est un labyrinthe d’escaliers, de ruelles pavées, de montées et de descentes. Faites l’effort de grimper tout en haut du village : c’est raide, mais ça en vaut la peine. Le point de vue donnant sur la vallée du Var est magnifique ! C’est aussi de là-haut que partent plusieurs chemins de randonnée.

Touët-sur-Var est également réputé pour ses portes peintes. Pratiquement chaque ruelle du village a sa peinture et les thèmes qui sont représentés sont très éclectiques : une scène de vie africaine, un arbre, des vignes ou des fleurs, une femme en train de tricoter, un homme jouant aux échecs, un aquarium ou encore un paysage vénitien… n’hésitez pas à faire deux fois le tour du village pour être sûr de ne rien manquer !

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Visiter le village médiéval d’Entrevaux

En arrivant à Entrevaux, vous pouvez vous garer au parking de la gare, qui est gratuit et ne manque jamais de place. Pour pénétrer à l’intérieur de la cité médiévale, il faut traverser le pont levis qui enjambe le Var. Le décor est tout de suite fixé : on a l’impression de revenir des siècles en arrière, en plein Moyen-âge.

Pont levis Entrevaux
Photo : Entrevaux

Un peu d’histoire…

L’ancêtre romaine d’Entrevaux est Glanate. Cette cité constituait une étape importante de la voie prétorienne, une route commerciale reliant Apt et Cimiez.

Dès le Vème siècle, cette ville devint une cité épiscopale et prit le nom de « la Sedz ». Au Xème siècle, elle fut déportée du côté opposé du Var et adopta le nom définitif d’Entrevaux. Ce nom est dérivé du terme « inter valès », littéralement « entre vallées » qui désignait la situation géographique de la ville, construite sur un éperon rocheux entre deux vallées.

A la Renaissance, Entrevaux acquis le titre de Ville Royale du Royaume de France, ce qui signifie qu’elle dépendait directement du roi et n’avait pas à payer d’impôts comme la taille, par exemple. Du fait de son importance, elle restait une ville extrêmement vulnérable, d’autant plus qu’elle était placée juste à la frontière entre le Royaume de France et le duché de Savoie. A cause de cette situation et de son isolement, Entrevaux fut longtemps le théâtre de guerre, d’assauts et de sièges. Pour cette raison, des fortifications furent construites tout autour de la ville au XVIème siècle, puis, en 1684, on chercha à renforcer encore ces fortifications. En 1690, l’ingénieur et architecte militaire Vauban s’acquitta de cette mission et revit les fortifications de la citadelle, ajoutant également un chemin de ronde partant du village.

En 1860, lorsque le duché de Savoie et le comté de Nice furent annexés à la France suite au Traité de Turin, Entrevaux cessa d’être une ville frontalière, mais la citadelle ne fut pas abandonnée pour autant. Elle fit notamment office de prison jusqu’au XXème siècle. Pendant la Première Guerre Mondiale, les officiers allemands prisonniers y furent enfermés. Ce fut la dernière véritable mission de la citadelle d’Entrevaux. Après cela, elle resta debout, mais dans un but de plus en plus culturel, puis touristique.

Que voir à Entrevaux ?

Une chose est certaine : vous ne risquez pas de vous ennuyer à Entrevaux. Entre la citadelle, le village, la cathédrale, les boutiques ou encore les nombreux événements qui rythment la vie de la cité, il y a de quoi faire !

La citadelle d’Entrevaux

Juste après le pont levis se trouve l’Office du tourisme d’Entrevaux. N’hésitez pas à y faire un saut dès votre arrivée afin de prendre une carte retraçant les principaux centres d’intérêt du village. Vous pourrez ainsi vous repérer plus facilement !

Pour visiter la citadelle, il faut d’abord emprunter le chemin d’accès. Celui-ci ne peut se monter qu’à pieds, en grimpant sur 800 mètres et 156 mètres de dénivelé (environ 25 minutes de marche). Le chemin est pavé et peut vite se montrer traître pour vos chevilles, pensez donc à mettre de bonnes chaussures 😉

Entrevaux
Photo : Alice Feuardant

Malgré l’effort (surtout en été, sous 35°C !), la montée vaut le coup. Tout au long du chemin d’accès, on peut jeter un œil à travers les meurtrières et profiter de vues splendides sur le village en contrebas, et les vallées alentours.

Chemin de ronde citadelle Entrevaux
Photo : Alice Feuardant
Vue chemin de ronde citadelle Entrevaux
Photo : Alice Feuardant

Depuis le sommet de la citadelle aussi, la vue est à couper le souffle. Certes, la pente est raide, mais c’est justement cela qui fait la beauté du panorama, car une fois en haut, vous pourrez observer le village d’au-dessus et contempler le dessin complexe des toits et des ruelles.

Vue Entrevaux
La vue sur Entrevaux depuis la citadelle – Photo : Alice Feuardant

Il y a plusieurs choses à voir à l’intérieur de la citadelle. D’abord, au tout début du chemin de ronde, vous passerez devant l’ancienne poudrière, aujourd’hui transformée en musée. Elle fut construite au XVIIème siècle puis revue par Vauban sous le règne de Louis XIV. Le musée est un passage obligé si vous vous intéressez à l’histoire militaire d’Entrevaux. Infos, cartes, dessins… la documentation est riche et variée.

Musée de la poudrière Entrevaux
Le musée de la poudrière à Entrevaux – Photo : Alice Feuardant

Tout en haut de la citadelle, vous pourrez visiter les cachots, la chapelle, le donjon et quelques souterrains, mais aussi apercevoir un pont-levis donnant directement sur la montagne, et qui semble tout droit sorti d’un film de chevalerie.

Depuis les cachots, on a une vue imprenable sur les vallées environnantes et le Var. Mais ne croyez pas que les prisonniers pouvaient déjà profiter de ce panorama à l’époque ! Ce serait trop beau… En réalité, il y avait auparavant des murs derrière les barreaux, qui plongeaient les cachots dans le noir le plus total. Ces murs ont été cassés depuis que la prison n’est plus utilisée.

La visite de la citadelle coûte 3€. Vous pouvez payer directement à l’entrée du chemin d’accès en espèce (attention, c’est une machine qui n’accepte que les pièces de monnaie) ou bien à l’Office du tourisme, qui vous échangera les 3€ contre des jetons à placer à l’entrée. Vous pouvez accéder à la citadelle tous les jours de la semaine.

Le village médiéval d’Entrevaux

De multiples centres d’intérêts sont disséminés dans tout le village, d’où l’importance de demander une carte à l’Office du tourisme avant de partir en exploration !

Juste à droite après le pont-levis, vous trouverez l’ancienne prison du village. A l’intérieur, des personnages mis en scène représentent l’autorité d’un côté, et les prisonniers de l’autre. Cette reconstitution est peut-être un peu trop « surfaite », mais elle a le mérite de nous aider à imaginer les conditions précaires de l’époque à l’intérieur des prisons.

Un autre arrêt obligé à l’intérieur du village est la cathédrale. Elle date du début du XVIIème siècle, son architecture est de style gothique. Vous serez certainement surpris en poussant la porte de la cathédrale, car le style de la décoration intérieure est complètement différent de l’extérieur. Avec son toit bleu roi représentant un ciel étoilé, on peut dire qu’elle sort de l’ordinaire !

Non loin de la cathédrale se trouve la porte d’Italie, avec ses anciens canons et son pont-levis.

Porte d'Italie Entrevaux
La porte d’Italie – Photo : Alice Feuardant

En parcourant au hasard les ruelles du village, vous pourrez aussi tomber sur un charmant balcon datant du XVIIème siècle, un palais épiscopal, une ancienne échoppe médiévale ou encore la tour de l’horloge.

Enfin, le four à pain est à voir également. On l’appelait à l’origine « four banal » en référence aux bans, des taxes que les boulangers devaient au Seigneur lorsqu’ils utilisaient le four, qui techniquement lui appartenait. Un texte informatif est diffusé en audio pour mieux faire comprendre le fonctionnement du four à pain à l’époque.

En traversant le village, vous pourrez apercevoir un peu partout des panneaux fléchés « Musée de la moto ». Si vous vous intéressez à la moto ou bien au vintage en général, n’oubliez pas d’y faire un tour. L’entrée est libre et vous y verrez une multitude de deux roues, de marques, couleurs, modèles et époques variés.

Musée de la moto Entrevaux
Le musée de la moto d’Entrevaux – Photo : Alice Feuardant

Vous pouvez aussi vous arrêter dans l’une des quelques boutiques du village pour ramener un souvenir d’Entrevaux. Si vous cherchez à manger sur place, sachez qu’il y a de tout : restaurants, cafés ou encore buvettes pour prendre un sandwich à emporter.

Les moulins d’Entrevaux

De l’autre côté du Var, vous pouvez visiter l’ancienne usine hydro-électrique, l’aqueduc, le lavoir et les moulins d’Entrevaux (le moulin à farine actif jusque dans les années 50 et le moulin à huile toujours actif aujourd’hui). Pour avoir le maximum d’informations sur ces structures, vous pouvez demander une tablette numérique à l’Office du tourisme, ou bien télécharger l’application Les Moulins d’Entrevaux sur votre Smartphone. Cette application permet de guider les visiteurs sur le circuit de découverte des moulins.

Les événements à Entrevaux

Entrevaux est un village qui bouge, de nombreux événements y sont organisés toute l’année. C’est l’occasion de découvrir le village sous un autre angle !

Nous avons visité Entrevaux dans le cadre des Journées du Patrimoine, un événement national qui a lieu tous les ans en septembre. Sur ce week-end, des visites guidées de la citadelle sont données gratuitement par l’Office du tourisme. Cela permet d’avoir quelques explications et anecdotes en plus, c’est donc très intéressant. En plus, le village entier s’anime : des hommes déguisés en chevaliers accueillent les visiteurs sur le pont-levis et accompagnent la visite guidée jusqu’en haut de la citadelle.

Journées du Patrimoine Entrevaux
Photo : Alice Feuardant
Journées du Patrimoine Entrevaux
Photo : Alice Feuardant

Sur la place Charles Panier, on retrouve des artistes de rue comme au Moyen-âge : un conteur en habits d’époque, un jongleur de feu…

Fin juillet, le village se pare à nouveau de ses habits de fête pour les Médiévales. L’entrée du village est à 10€ et permet de profiter de toutes les animations : marché médiéval, défilés costumés, tournois de chevalerie, troubadours, démonstrations de vieux métiers et d’artisanat ou encore concerts de musique et chants médiévaux.

Envie de sortir plus près de la mer ? On vous conseille de partir à la découverte des îles de Lérins au large de Cannes 😉