Découverte du village médiéval d’Entrevaux

Le sud de la France est une véritable mine d’or pour ceux qui, comme nous, adorent partir au hasard sur les routes et découvrir de charmants villages typiquement français. Nous en avons exploré tellement que nous ne pouvons plus les compter ! Nous vous avons déjà parlé de Villeneuve-Loubet et de Mougins à travers nos articles précédents. Aujourd’hui, nous partons dans les Alpes-de-Haute-Provence pour vous parler de l’un de nos gros coups de cœur : Entrevaux.

Nous avons plusieurs bonnes raisons d’aimer ce village, à commencer par une belle histoire de famille. Notre grand-mère a été, durant plusieurs années, l’une des pensionnaires du couvent qui a depuis été remplacé par l’hôpital d’Entrevaux. C’est avec elle que nous avons découvert Entrevaux pour la première fois, en l’écoutant parler du train qu’elle prenait pour aller là-bas et des années qu’elle y a passées. Entrevaux est un village qui a du charme : ce n’est pas pour rien qu’il a été labellisé « village et cité de caractère » ! Si vous venez de Cannes ou de Nice, vous verrez que la route pour rejoindre Entrevaux est, elle aussi, magnifique, que vous soyez en train ou en voiture.

Comment se rendre à Entrevaux depuis Nice ?

Si vous pouvez aller à Entrevaux en voiture, faites-le ! C’est le moyen de transport idéal pour profiter au maximum du paysage et être libre de s’arrêter pour visiter les autres villages qui ponctuent le trajet. Pour rejoindre Entrevaux depuis Saint-Laurent-du-Var, il faut suivre la « Route de Grenoble » (soit la nationale M6202 puis la départementale D6202). Très vite, cette route rejoint le fleuve Var, qu’elle suivra jusqu’à Entrevaux. C’est aussi cette route qui va jusqu’à Dignes ou Grenoble.

Route Entrevaux
Photo : Alice Feuardant

Si vous n’avez pas la possibilité d’y aller en voiture, vous pouvez aussi prendre le train. Le fameux train des Pignes, très plébiscité par les touristes, permet de relier Nice et Digne-les-Bains, avec de multiples arrêts, dont Entrevaux. Ce train fait l’aller-retour quatre fois par jour. Pour pousser l’expérience jusqu’au bout, vous pouvez aussi prendre la mythique locomotive à vapeur datant des années 1920… Ce train classé monument historique permet de vivre une immersion complète dans le passé, cependant il ne circule qu’entre Puget-Théniers et Annot (avec arrêt à Entrevaux), le vendredi et/ou le dimanche entre mai et octobre. Pour connaître le calendrier exact des circulations du train à vapeur et réserver son billet (obligatoire !), il vaut mieux appeler l’Office de Tourisme de Digne-les-Bains au 04 92 36 62 62.

Visiter Touët-sur-Var et ses portes peintes

Nous vous recommandons vivement de vous arrêter à Touët-sur-Var, situé entre Villars-sur-Var et Puget-Théniers et à une quinzaine de kilomètres d’Entrevaux. Ce village est construit tout en hauteur contre une falaise, ce qui lui donne un charme singulier. Les maisons sont étroites et hautes et le village est un labyrinthe d’escaliers, de ruelles pavées, de montées et de descentes. Faites l’effort de grimper tout en haut du village : c’est raide, mais ça en vaut la peine. Le point de vue donnant sur la vallée du Var est magnifique ! C’est aussi de là-haut que partent plusieurs chemins de randonnée.

Touët-sur-Var est également réputé pour ses portes peintes. Pratiquement chaque ruelle du village a sa peinture et les thèmes qui sont représentés sont très éclectiques : une scène de vie africaine, un arbre, des vignes ou des fleurs, une femme en train de tricoter, un homme jouant aux échecs, un aquarium ou encore un paysage vénitien… n’hésitez pas à faire deux fois le tour du village pour être sûr de ne rien manquer !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Visiter le village médiéval d’Entrevaux

En arrivant à Entrevaux, vous pouvez vous garer au parking de la gare, qui est gratuit et ne manque jamais de place. Pour pénétrer à l’intérieur de la cité médiévale, il faut traverser le pont levis qui enjambe le Var. Le décor est tout de suite fixé : on a l’impression de revenir des siècles en arrière, en plein Moyen-âge.

Pont levis Entrevaux
Photo : Entrevaux

Un peu d’histoire…

L’ancêtre romaine d’Entrevaux est Glanate. Cette cité constituait une étape importante de la voie prétorienne, une route commerciale reliant Apt et Cimiez.

Dès le Vème siècle, cette ville devint une cité épiscopale et prit le nom de « la Sedz ». Au Xème siècle, elle fut déportée du côté opposé du Var et adopta le nom définitif d’Entrevaux. Ce nom est dérivé du terme « inter valès », littéralement « entre vallées » qui désignait la situation géographique de la ville, construite sur un éperon rocheux entre deux vallées.

A la Renaissance, Entrevaux acquis le titre de Ville Royale du Royaume de France, ce qui signifie qu’elle dépendait directement du roi et n’avait pas à payer d’impôts comme la taille, par exemple. Du fait de son importance, elle restait une ville extrêmement vulnérable, d’autant plus qu’elle était placée juste à la frontière entre le Royaume de France et le duché de Savoie. A cause de cette situation et de son isolement, Entrevaux fut longtemps le théâtre de guerre, d’assauts et de sièges. Pour cette raison, des fortifications furent construites tout autour de la ville au XVIème siècle, puis, en 1684, on chercha à renforcer encore ces fortifications. En 1690, l’ingénieur et architecte militaire Vauban s’acquitta de cette mission et revit les fortifications de la citadelle, ajoutant également un chemin de ronde partant du village.

En 1860, lorsque le duché de Savoie et le comté de Nice furent annexés à la France suite au Traité de Turin, Entrevaux cessa d’être une ville frontalière, mais la citadelle ne fut pas abandonnée pour autant. Elle fit notamment office de prison jusqu’au XXème siècle. Pendant la Première Guerre Mondiale, les officiers allemands prisonniers y furent enfermés. Ce fut la dernière véritable mission de la citadelle d’Entrevaux. Après cela, elle resta debout, mais dans un but de plus en plus culturel, puis touristique.

Que voir à Entrevaux ?

Une chose est certaine : vous ne risquez pas de vous ennuyer à Entrevaux. Entre la citadelle, le village, la cathédrale, les boutiques ou encore les nombreux événements qui rythment la vie de la cité, il y a de quoi faire !

 

La citadelle d’Entrevaux

Juste après le pont levis se trouve l’Office du tourisme d’Entrevaux. N’hésitez pas à y faire un saut dès votre arrivée afin de prendre une carte retraçant les principaux centres d’intérêt du village. Vous pourrez ainsi vous repérer plus facilement !

Pour visiter la citadelle, il faut d’abord emprunter le chemin d’accès. Celui-ci ne peut se monter qu’à pieds, en grimpant sur 800 mètres et 156 mètres de dénivelé (environ 25 minutes de marche). Le chemin est pavé et peut vite se montrer traître pour vos chevilles, pensez donc à mettre de bonnes chaussures 😉

Entrevaux
Photo : Alice Feuardant

Malgré l’effort (surtout en été, sous 35°C !), la montée vaut le coup. Tout au long du chemin d’accès, on peut jeter un œil à travers les meurtrières et profiter de vues splendides sur le village en contrebas, et les vallées alentours.

Chemin de ronde citadelle Entrevaux
Photo : Alice Feuardant
Vue chemin de ronde citadelle Entrevaux
Photo : Alice Feuardant

Depuis le sommet de la citadelle aussi, la vue est à couper le souffle. Certes, la pente est raide, mais c’est justement cela qui fait la beauté du panorama, car une fois en haut, vous pourrez observer le village d’au-dessus et contempler le dessin complexe des toits et des ruelles.

Vue Entrevaux
La vue sur Entrevaux depuis la citadelle – Photo : Alice Feuardant

Il y a plusieurs choses à voir à l’intérieur de la citadelle. D’abord, au tout début du chemin de ronde, vous passerez devant l’ancienne poudrière, aujourd’hui transformée en musée. Elle fut construite au XVIIème siècle puis revue par Vauban sous le règne de Louis XIV. Le musée est un passage obligé si vous vous intéressez à l’histoire militaire d’Entrevaux. Infos, cartes, dessins… la documentation est riche et variée.

Musée de la poudrière Entrevaux
Le musée de la poudrière à Entrevaux – Photo : Alice Feuardant

Tout en haut de la citadelle, vous pourrez visiter les cachots, la chapelle, le donjon et quelques souterrains, mais aussi apercevoir un pont-levis donnant directement sur la montagne, et qui semble tout droit sorti d’un film de chevalerie.

Depuis les cachots, on a une vue imprenable sur les vallées environnantes et le Var. Mais ne croyez pas que les prisonniers pouvaient déjà profiter de ce panorama à l’époque ! Ce serait trop beau… En réalité, il y avait auparavant des murs derrière les barreaux, qui plongeaient les cachots dans le noir le plus total. Ces murs ont été cassés depuis que la prison n’est plus utilisée.

La visite de la citadelle coûte 3€. Vous pouvez payer directement à l’entrée du chemin d’accès en espèce (attention, c’est une machine qui n’accepte que les pièces de monnaie) ou bien à l’Office du tourisme, qui vous échangera les 3€ contre des jetons à placer à l’entrée. Vous pouvez accéder à la citadelle tous les jours de la semaine.

 

Le village médiéval d’Entrevaux

De multiples centres d’intérêts sont disséminés dans tout le village, d’où l’importance de demander une carte à l’Office du tourisme avant de partir en exploration !

Juste à droite après le pont-levis, vous trouverez l’ancienne prison du village. A l’intérieur, des personnages mis en scène représentent l’autorité d’un côté, et les prisonniers de l’autre. Cette reconstitution est peut-être un peu trop « surfaite », mais elle a le mérite de nous aider à imaginer les conditions précaires de l’époque à l’intérieur des prisons.

Un autre arrêt obligé à l’intérieur du village est la cathédrale. Elle date du début du XVIIème siècle, son architecture est de style gothique. Vous serez certainement surpris en poussant la porte de la cathédrale, car le style de la décoration intérieure est complètement différent de l’extérieur. Avec son toit bleu roi représentant un ciel étoilé, on peut dire qu’elle sort de l’ordinaire !

Non loin de la cathédrale se trouve la porte d’Italie, avec ses anciens canons et son pont-levis.

Porte d'Italie Entrevaux
La porte d’Italie – Photo : Alice Feuardant

En parcourant au hasard les ruelles du village, vous pourrez aussi tomber sur un charmant balcon datant du XVIIème siècle, un palais épiscopal, une ancienne échoppe médiévale ou encore la tour de l’horloge.

Enfin, le four à pain est à voir également. On l’appelait à l’origine « four banal » en référence aux bans, des taxes que les boulangers devaient au Seigneur lorsqu’ils utilisaient le four, qui techniquement lui appartenait. Un texte informatif est diffusé en audio pour mieux faire comprendre le fonctionnement du four à pain à l’époque.

En traversant le village, vous pourrez apercevoir un peu partout des panneaux fléchés « Musée de la moto ». Si vous vous intéressez à la moto ou bien au vintage en général, n’oubliez pas d’y faire un tour. L’entrée est libre et vous y verrez une multitude de deux roues, de marques, couleurs, modèles et époques variés.

Musée de la moto Entrevaux
Le musée de la moto d’Entrevaux – Photo : Alice Feuardant

Vous pouvez aussi vous arrêter dans l’une des quelques boutiques du village pour ramener un souvenir d’Entrevaux. Si vous cherchez à manger sur place, sachez qu’il y a de tout : restaurants, cafés ou encore buvettes pour prendre un sandwich à emporter.

 

Les moulins d’Entrevaux

De l’autre côté du Var, vous pouvez visiter l’ancienne usine hydro-électrique, l’aqueduc, le lavoir et les moulins d’Entrevaux (le moulin à farine actif jusque dans les années 50 et le moulin à huile toujours actif aujourd’hui). Pour avoir le maximum d’informations sur ces structures, vous pouvez demander une tablette numérique à l’Office du tourisme, ou bien télécharger l’application Les Moulins d’Entrevaux sur votre Smartphone. Cette application permet de guider les visiteurs sur le circuit de découverte des moulins.

 

Les événements à Entrevaux

Entrevaux est un village qui bouge, de nombreux événements y sont organisés toute l’année. C’est l’occasion de découvrir le village sous un autre angle !

Nous avons visité Entrevaux dans le cadre des Journées du Patrimoine, un événement national qui a lieu tous les ans en septembre. Sur ce week-end, des visites guidées de la citadelle sont données gratuitement par l’Office du tourisme. Cela permet d’avoir quelques explications et anecdotes en plus, c’est donc très intéressant. En plus, le village entier s’anime : des hommes déguisés en chevaliers accueillent les visiteurs sur le pont-levis et accompagnent la visite guidée jusqu’en haut de la citadelle.

Journées du Patrimoine Entrevaux
Photo : Alice Feuardant
Journées du Patrimoine Entrevaux
Photo : Alice Feuardant

Sur la place Charles Panier, on retrouve des artistes de rue comme au Moyen-âge : un conteur en habits d’époque, un jongleur de feu…

Fin juillet, le village se pare à nouveau de ses habits de fête pour les Médiévales. L’entrée du village est à 10€ et permet de profiter de toutes les animations : marché médiéval, défilés costumés, tournois de chevalerie, troubadours, démonstrations de vieux métiers et d’artisanat ou encore concerts de musique et chants médiévaux.

Envie de sortir plus près de la mer ? On vous conseille de partir à la découverte des îles de Lérins au large de Cannes 😉

Visiter la Presqu’île de Crozon

La Presqu’île de Crozon est située entre la rade de Brest et la baie de Douarnenez, dans le Finistère. Notre famille possède une maison de vacances là-bas, nous y avons donc passé plusieurs étés. Il est temps de partager avec vous les endroits où nous aimons retourner à chaque fois que nous y allons en vacances !

L’Eglise Saint-Pierre de Crozon

La commune de Crozon est située à l’est de la baie de Morgat. Elle vaut surtout le détour pour son église néogothique, l’Eglise Saint-Pierre de Crozon, qui abrite un magnifique retable en bois classé monument historique, le retable des dix mille martyrs.

Le retable des dix mille martyrs est un triptyque en chêne de 5 mètres de haut sur 5 mètre de large, composé de 24 panneaux (12 panneaux au centre et deux volets latéraux de 6 panneaux chacun). Les différents panneaux évoquent une scène de la mythologie chrétienne : les dix mille martyrs du mont Arrat sont des légionnaires romains qui furent martyrisés sous l’empereur Hadrien pour s’être convertis à la foi chrétienne.

Sur la place de l’Eglise et dans les rues alentour, une grande foire est organisée tous les deuxièmes et quatrièmes mercredis du mois. On y trouve de tout, des spécialités culinaires (kouign amann, Andouille de Guémené) aux parapluies, un achat qui peut s’avérer utile en Bretagne !

La balade du bois du Kador à l’Île vierge (Morgat)

L’une des balades de notre enfance est celle qui longe le GR34, au départ de la station balnéaire de Morgat. La balade forme une boucle de 8 km (soit 3 heures de marche), de Morgat jusqu’à l’île vierge en passant par le bois du Kador.

Bois du Kador Morgat
Bois du Kador Morgat – Photo : Claire Feuardant
Morgat © Claire Feuardant
La vue depuis la promenade – Photo : Claire Feuardant

Pour y accéder, longez la plage de Morgat jusqu’au bout. Vous pouvez vous garer sur le parking à l’entrée du port de Morgat. Au début du chemin, vous pourrez apercevoir la maison-phare datant de 1914, ainsi que les ruines de l’ancienne batterie militaire du Kador. Depuis le 18ème siècle, époque à laquelle les fortifications ont été érigées, les falaises de Morgat se sont couvertes d’arbres, mais la vue n’en reste pas moins impressionnante ! Le chemin traverse ensuite le bois du Kador, une forêt de pins maritimes (si vous y allez tôt, vous pouvez apercevoir des écureuils !), avant de continuer dans la bruyère et les ajoncs.

Bois du Kador Morgat
Photo : Claire Feuardant

Vous pouvez faire une pause pour admirer le panorama sur la baie de Douarnenez et la crique de l’île vierge. Le chemin continue ensuite jusqu’à surplomber la crique de l’Île vierge, où l’on peut descendre (ou non). Attention, cette partie est délicate ! Le chemin repart ensuite en sens inverse et forme une boucle (plus courte) jusqu’au bois du Kador.

Île Vierge Morgat
L’Île Vierge – Photo : Claire Feuardant

Nos conseils : mettre des bonnes chaussures, prévoir de la crème soleil s’il fait beau car une partie du chemin se fait à découvert, et prendre l’appareil photo !

Les grottes de Morgat

Les grottes marines de Morgat sont l’une des attractions majeures de Crozon-Morgat. On peut y accéder à pieds à marée basse, depuis la Plage du Porzic (pour la grotte Sainte-Marine), ou en kayak à marée haute, depuis le port de Morgat. Il est également possible de participer à une excursion en vedette, ce qui est un peu plus touristique mais vous permettra d’aller plus loin, notamment jusqu’à l’Anse de l’île Vierge. La grotte la plus impressionnante est la grotte de l’autel, profonde de 80 mètres.

Attention cependant, ne partez jamais en excursion seul sans vous être renseignés sur la houle et les marées !

Grottes Morgat Crozon
Grottes de Morgat – Photo : Claire Feuardant
Grottes Morgat Crozon
Photo : Claire Feuardant
Grottes Morgat Crozon
Photo : Claire Feuardant

Camaret-sur-Mer

Autour de la ville de Camaret, à l’extrême ouest de la Presqu’île de Crozon, il y a de nombreux endroits qui valent le détour !

Ancien port d’importance (notamment dans la pêche à la langouste et à la sardine), Camaret-sur-Mer offre un véritable décor de carte postale avec son port animé, ses maisons colorées et ses vieilles coques de bateaux. A côté du cimetière marin se trouve également la chapelle Notre-Dame de Rocamadour et ses nombreuses maquettes de bateaux laissées en ex-votos par les rescapés des naufrages. On peut aussi visiter la Tour Vauban (appelée aussi « Tour dorée » du fait de ses briques de couleur jaune clair), au bout de la jetée. Cette tour octogonale du 17ème siècle est aujourd’hui inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. A l’origine, cette tour possédait un rôle défensif : son emplacement à l’entrée du goulet de Brest était idéal pour prévenir les invasions.

Port de Camaret-sur-Mer Presqu'île de Crozon
Le port de Camaret-sur-Mer – Photo : Claire Feuardant
Camaret Presqu'île de Crozon
Les façades colorées sur le port de Camaret-sur-mer – Photo : Claire Feuardant
Camaret Presqu'île de Crozon
Les épaves de bateau à Camaret-sur-Mer – Photo : Claire Feuardant
Camaret Tour Vauban
La tour Vauban – Photo : Claire Feuardant

Après un repas de moules-frites dans l’un des nombreux restaurants du port de Camaret, les amateurs d’art et d’artisanat pourront faire le tour des nombreuses galeries d’artistes et artisans locaux.  Les amateurs de randonnée pourront également suivre le GR34, qui suit la pointe du Grand Gouin et la pointe du Tourlinguet, jusqu’à la Pointe de Pen Hir pour les plus courageux. La Pointe de Pen Hir se distingue par ses 4 petits ilots (aussi appelés « Tas de pois ») et sa falaise à-pic de 70 mètres, un paradis pour les amateurs d’escalade !

Après la visite de Camaret, on vous recommande de suivre la route vers la Pointe de Pen Hir. En route, vous pourrez observer les Alignements de Lagatjar, un alignement de 65 menhirs tournés vers la mer, dont on raconte qu’ils étaient à l’origine plusieurs centaines. Non loin, vous trouverez également les ruines du manoir de Saint-Pol-Roux « Le Magnifique », poète précurseur du mouvement surréaliste de la fin du 18ème – début du 19ème siècle, qui avait choisi de quitter Paris pour s’isoler dans son manoir de Pen-Hat.

La plage de l’Aber (Crozon)

L’une de nos plages favorites sur la presqu’île de Crozon est la Plage de l’Aber à Crozon. Située dans la baie de Douarnenez, cette plage est immense (elle fait 1250 m de long !) et son sable fin est digne des plages que nous avons connues lorsque nous habitions dans les îles ! C’est d’ailleurs l’une des plus grandes plages de sable de la presqu’île de Crozon.

Si cette plage est sauvage (ne vous attendez pas à y trouver des douches !), elle dispose tout de même d’un grand parking, il est donc facile d’y accéder. En plus, selon le site de tourisme Crozon-Bretagne.com, la surface de la plage de l’Aber ferait l’équivalent, à marée basse, de 89 terrains de football ! Vous ne risquez donc pas d’être les uns sur les autres.

Plage de l'Aber Presqu'île de Crozon
Plage de l’Aber – Photo : Claire Feuardant

Lorsque l’on ne se baigne pas, il y a toujours quelque chose à faire sur cette plage : surf et kite-surf les jours de vent ; pêcher à pieds ; rejoindre l’île de l’Aber (à l’est de la pointe de Trébéron) lorsque la marée est basse…

La Pointe de Dinan et le Cap de la Chèvre

Le Cap de la Chèvre offre également un cadre idéal pour les amateurs de randonnée. Un chemin côtier fait le tour du cap en reliant Morgat au château de Dinan, surplombant des falaises de 100 mètres de haut et traversant les bruyères et les pins maritimes (avec un retour à travers la lande). Il offre une vue magnifique vue sur la baie de Douarnenez, l’anse de Morgat, et, lorsque le temps est dégagé, l’île d’Ouessant et l’île de Sein.

Pointe de Dinan Presqu'île de Crozon
Sentier côtier de la Pointe de Dinan – Claire Feuardant
Pointe de Dinan Presqu'île de Crozon
Photo : Claire Feuardant
Cap de la Chèvre Presqu'île de Crozon
Le Cap de la Chèvre – Photo : Claire Feuardant

Il faut prévoir une bonne journée de marche pour faire le chemin. Pour les moins sportifs, il est possible d’en faire une partie seulement (par exemple, le chemin qui va de Camaret à la Pointe de Pen-Hir, dont nous vous avons parlé plus haut !). Parmi les spots à ne pas manquer, on trouve le promontoire avec une vue imprenable sur la plage de la Palue, la pointe de Saint-Hernot, ou encore l’anse de Porz-Creguen.

Pointe de Dinan Cap de la Chèvre Presqu'île de Crozon © Claire Feuardant
Photo : Claire Feuardant

Le pont de Térénez

Le pont de Térénez est un incontournable pour les amateurs d’architecture. Ce pont enjambant l’Aulne a déjà reçu deux distinctions depuis son inauguration en 2011 : le World Infrastructure Award en 2013, le prix de la Fédération international du béton 2014 du plus bel ouvrage d’art. Et pour cause : il s’agit du premier pont courbe à haubans de France, avec 144 haubans. Il fait 90 mètres de haut.

Pont de Térénéz Presqu'île de Crozon
Pont de Térénéz Presqu’île de Crozon – Photo : Claire Feuardant

Pour la petite histoire, le pont de Térénez est le 3ème pont érigé dans cette zone sur l’Aulne. En 1913, des travaux ont débuté pour construire un pont à Térénez et remplacer les bacs qui transportaient les personnes qui souhaitaient traverser le fleuve. Le pont, achevé en 1925, fut détruit pendant la Seconde Guerre Mondiale par les allemands. Ce n’est qu’en 1952 que fut achevé le second pont destiné à le remplacer. Toutefois, ce pont n’était pas d’assez bonne qualité pour durer dans le temps. En 2011, un troisième pont était construit à côté pour le remplacer : c’est lui qui est désormais utilisé.

Pont de Térénéz Presqu'île de Crozon
Photo : Claire Feuardant

Et si vous partez en vacances à Crozon, n’oubliez pas de manger des crêpes ! Nous avons testé plusieurs crêperies lors de nos séjours en Bretagne, retrouvez notre avis dans cet article !

Lisbonne et Porto en 4 jours

C’est la grande question pour ceux qui se rendent au Portugal pour la première fois : vaut-il mieux visiter Lisbonne ou Porto ? Nous ne sommes pas parvenues à nous décider, alors nous avons choisi de partager nos 4 jours de voyage (seulement !) entre Lisbonne et Porto. Si vous êtes dans ce cas, voici notre itinéraire de voyage à Lisbonne et Porto pour vous aider. Spoiler : mieux vaut prévoir 1 semaine pour faire les deux !

1ère étape : Lisbonne

Pour notre part, habitant à Barcelone, nous avons pris un vol Barcelone – Lisbonne avec Vueling, très tôt le matin. Même si la compagnie a plutôt mauvaise réputation, le vol s’est bien passé et le retard n’était pas si important ! Il faut savoir qu’il y a une heure de décalage horaire entre la France (et l’Espagne) et le Portugal, nous sommes donc arrivées vers 8h30 heure locale.

Nos conseils pour préparer votre voyage à Lisbonne

Nous vous conseillons vraiment de prendre la Lisboa Card. Cette carte vous permet d’utiliser les transports en illimité et vous donne accès gratuitement à un grand nombre d’attractions touristiques (dont certaines avec coupe-file !). Il faut l’acheter sur Internet et imprimer le voucher, puis l’échanger à l’un des guichets de l’office de tourisme listés sur le voucher (nous l’avons fait au guichet de l’aéroport). Il existe 3 types de cartes : 24 heures (21,50 €), 48 heures (35,50 €) et 72 heures (43,50 €). La carte s’active dès la première utilisation et non à l’échange au guichet.

A noter que les attractions gratuites avec la Lisboa Card changent souvent, il faut donc vous référer au livret qu’on vous donnera en même temps que la carte pour avoir la liste à jour. Parmi les attractions gratuites, on trouve notamment la Tour de Bélem, l’Ascenseur de Santa Justa, ou encore le Monastère des Hiéronymites.

Autre conseil si vous n’avez que 2 jours pour visiter Lisbonne : préparez bien votre circuit en amont ! Cela nous a sauvé la vie et nous avons pu tout voir.

Le Baixa

Nous avons commencé par la visite du quartier Baixa. Ne faites pas comme nous et allez directement à l’Ascenseur de Santa Justa pour éviter de faire la queue !

Lisbonne Elevador Santa Justa
Elevador de Santa Justa – Photo : Claire Feuardant

Inauguré en 1902, l’Elevador de Santa Justa est magnifique avec sa structure qui rappelle un peu la Tour Eiffel ! Il a d’ailleurs été construit par l’élève de Gustave Eiffel, Raoul Mesnier de Ponsard. Il est ouvert à partir de 7h. L’Ascenseur peut prendre 20 personnes à la fois (d’où la queue !) et permet de monter jusqu’à 45 mètres de haut, où vous attend un belvédère avec vue sur le quartier Baixa.

Lisbonne vue Elevador Santa Justa
Vue depuis l’Elevador de Santa Justa – Photo : Claire Feuardant

Ensuite, redescendez par la Rua do Carmo pour rejoindre la Praça Dom Pedro IV ou Rossio. Cette place a été dessinée par le marquis de Pombal (qui a reconstruit le Baixa après que cette partie de la ville ait été détruite par le grand tremblement de terre de 1755) et c’est l’une des plus importantes de la ville. Un peu plus au nord, on trouve la Praça dos Restauradores et l’Estação do Rossio, célèbre pour sa façade néomanuéline et ses grandes portes en forme de fer à cheval. A l’est de la Praça Dom Pedro IV, on trouve aussi la Praça de Figueira.

Lisbonne Praça Dom Pedro IV - Photo : Claire Feuardant
La Praça Dom Pedro IV – Photo : Claire Feuardant
Lisbonne Estação do Rossio
Estação do Rossio – Photo : Claire Feuardant
Lisbonne-vue-Rossio©4blueeyes-Claire-Feuardant
Le quartier de Baixa – Photo : Claire Feuardant

De là, vous pouvez emprunter la Rua Augusta, une rue commerçante, pour rejoindre la Praça do Comercio. Au bout de la rue, on trouve l’Arco da Rua Augusta, un arc de triomphe en haut duquel on peut monter pour observer la vue sur cette partie de la ville. Quant à la Praça do Comercio, c’est une immense esplanade débouchant sur le Tage, et entourée de galeries à arcades. Pas loin, on trouve aussi la Casa dos Bicos (Maison aux Pointes), à la façade ornée de pierres taillées en diamant.

Lisbonne Rua Augusta - Photo : Claire Feuardant
Rua Augusta – Photo : Claire Feuardant
Lisbonne Praça do Comercio - Photo : Claire Feuardant
Praça do Comercio – Photo : Claire Feuardant
Lisbonne Tage - Photo : Claire Feuardant
Le Tage – Photo : Claire Feuardant

L’Alfama

Ce quartier est le plus ancien de la ville puisque contrairement au Baixa, il a été épargné par le tremblement de terre de 1755. Vous pouvez commencer par monter jusqu’au Castelo de São Jorge en prenant le fameux Tram n°28. Nous n’avons pas pu visiter le château car il était fermé pour cause de grève (!), mais on vous le conseille car son ancienne place d’armes offre une vue imprenable sur Lisbonne, de même que les tours et le chemin de ronde.

Ensuite, redescendez jusqu’au Miradouro de Santa Luzia, l’Igreja Santa Luzia (aux murs en azulejos) et le Largo das Portas do Sol, une place agréable et animée avec une belle vue sur la ville. De là, le mieux est de redescendre au gré de vos envies. Vous pourrez voir quelques églises, des rues pittoresques et de nombreuses façades en azulejos. Terminez votre visite du quartier par la Sé Patriarcal, la cathédrale romane de Lisbonne qui date du 12ème siècle.

Lisbonne Sé Patriarcal
La Sé Patriarcal – Photo : Claire Feuardant

Après la visite du quartier de l’Alfama, nous sommes allées au Museu Nacional do Azulejo. Il est assez excentré et il faut s’y rendre en bus, mais attention car il ferme à 18h ! Le musée est installé dans un ancien couvent et présente de belles expositions, notamment la vue panoramique de Lisbonne avant le tremblement de terre.

Belém

Le deuxième jour, nous avons commencé par le quartier de Bélem. Après un petit tour à l’Antigua Confeitaria de Belém pour goûter les fameuses pâtisseries portugaises, nous avons longé le Tage jusqu’à la Torre de Belém, en passant par le Padrão dos Descobrimientos (Monument des Découvertes) et le Farol de Belém (phare de Belém). On peut d’ailleurs louer gratuitement des trottinettes électriques pour faire le trajet ! Nous sommes arrivées un peu avant 10h à la Tour de Belém et heureusement car il commençait tout juste à y avoir une queue. Quand nous sommes sorties, la queue était bien plus longue !

Lisbonne Tour de Belém
La Torre de Belém – Photo : Claire Feuardant
Lisbonne Tour de Belém
La tour de Belém – Photo : Claire Feuardant

On vous conseille vraiment de monter dans la Tour de Belém. Non seulement elle offre une belle vue sur le Tage et ses rives, mais en plus, il est intéressant de découvrir les vestiges de ses fonctions successives : forteresse, arsenal, prison… L’architecte de la tour, Francisco de Arruda, s’est nourri de multiples influences : romane, gothique, marocaine, vénitienne… Cela donne un ensemble architectural original mais cohérent.

Les escaliers en colimaçon très étroits qui emmènent en haut de la tour sont vite bloqués : on vous conseille donc de commencer par monter avant qu’il n’y ait trop de monde. Vous ferez vos photos depuis l’esplanade après !

Après la Tour de Bélem, nous avons rejoint le Mosteiro Dos Jerónimos. Pas de chance, il y avait ce jour-là une cérémonie de gendarmerie, nous n’avons donc pas pu faire beaucoup de photos de l’extérieur. Ce monastère est, comme la Tour de Belém, classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, et en effet son cloître manuélin est impressionnant tant il y a de détails et d’ornements ! Vous trouverez également le tombeau de Fernando Pessoa, poète portugais majeur. Ne manquez pas non plus, juste à côté, l’Igreja de Santa Maria, qui abrite notamment le tombeau de Vasco de Gama.

Lisbonne Mosteiro dos Jerónimos - Photo : Claire Feuardant
Mosteiro dos Jerónimos – Photo : Claire Feuardant
Lisbonne Mosteiro dos Jerónimos
Mosteiro dos Jerónimos – Photo : Claire Feuardant
Lisbonne Monastère des Hiéronymites
Le cloître du Monastère des Hiéronymites – Photo : Claire Feuardant
Lisbonne Igreja de Santa Maria
Igreja de Santa Maria – Photo : Claire Feuardant
Lisbonne Igreja de Santa Maria Tombeau de Vasco de Gama
Tombeau de Vasco de Gama – Photo : Claire Feuardant

Nous avons terminé notre visite du quartier de Belém avec une le MAAT (Musée d’Art, Architecture et Technologie) et du MAAT Central, deux bâtiments originaux qui accueillent des expositions en rapport avec les arts visuels et les nouveaux médias.

Sur les bords du Tage

Entre le quartier de Belém et le Baixa, on trouve plusieurs attractions. Nous avons essayé l’Experience Pilar 7, qui permet d’abord d’être immergé dans la construction du Pont du 25 avril via une expérience de réalité virtuelle, puis de monter tout en haut du pont grâce à un ascenseur. On vous le conseille si vous n’avez pas le vertige !

Lisbonne Pont du 25 avril
Pont du 25 avril – Photo : Claire Feuardant

Ensuite, nous avons flâné dans le quartier underground de Lisbonne, où l’on trouve notamment le Village Underground, un espace de coworking branché, et LX Factory, un petit village un peu hipster installé dans d’anciens entrepôts, où l’on trouve des boutiques de créateurs et des coffee shop.

Le Chiado et le Barrio Alto

En fin d’après-midi, nous avons rejoint le Chiado et le Barrio Alto (les deux quartiers voisins du Baixa). Ce sont des endroits assez agréables à ce moment de la journée, et on y trouve de nombreux bars et restaurants. A voir notamment dans ces quartiers : la Rua Garrett, où l’on trouve plusieurs magasins anciens et notamment le Café A Brasileira fréquenté par Fernando Pessoa et où a été installé une statue en son honneur ; le Funiculaire de Bica pour faire de belles photos ; la Praça Luís de Camões ; la Rua da Misericórdia et l’Elevador Da Gloria avec sa galerie de street art à ciel ouvert.

Lisbonne Funiculaire de Bica - Photo : Claire Feuardant
Le Funiculaire de Bica – Photo : Claire Feuardant

Nos adresses food à Lisbonne

LE lieu pour manger les meilleurs pastéis de nata est l’Antiga Confeitaria de Belém, où les pâtisseries sont encore confectionnées dans des fours anciens. Ils sont plus chers qu’ailleurs (1,15 € le pastéis de nata) mais cela vaut le coup car ils sont vraiment bons ! On vous conseille également la Manteigaria, où ils sont tout aussi excellents (on a trouvé qu’ils avaient davantage goût de cannelle).

Bon à savoir : Les pastéis de nata sont meilleurs chauds ! On vous donnera en général un sachet de cannelle à saupoudrer dessus si vous aimez la cannelle.

Lisbonne Pasteis de nata - Photo : Claire Feuardant
Pasteis de nata – Photo : Claire Feuardant

Pour manger pas cher à Lisbonne, on vous conseille le Time Out Market, installé dans le Mercado da Ribeira. On y trouve de tout, pour tous les budgets : sangria, morue sous toutes ses formes, hot-dog de poulpe, croquetas, et même asiatique et italien !

2ème étape : Porto

Pour rejoindre Porto, nous avons pris le bus depuis la Estação do Oriente (au passage, une très belle station conçue par l’architecte Santiago Calatrava, aussi à l’origine de la Cité des Arts et des Sciences à Valence et de la Gare de Saint-Exupéry à Lyon). Avec la compagnie Rede Nacional de Expressos, nous avons pu rejoindre Porto en 3h30. Nous sommes arrivées vers 13h30 mais on vous conseille de prendre un bus plus tôt dans la matinée, si possible, pour avoir plus de temps à Porto.

Le centre-ville de Porto

Nous avons commencé notre visite par le centre-ville de Porto. Au départ de la Praça da Liberdade et Praça do Général Humberto Delgado, on peut rejoindre la Rua Santa Catarina (rue commerçante), la Rua Formosa (où l’on trouve de nombreuses pâtisseries-confiseries typiques) et le marché municipal de Bolhão (qui était en rénovation quand nous y sommes allés). Dans le coin, l’Estação de São Bento est également un passage obligé : vous pourrez admirer les mosaïques en azulejos sur les murs de la salle d’entrée, appelée la salle des Pas perdus.

Eglise Porto
Une Eglise à Porto – Photo : Claire Feuardant
Estação de São Bento Porto
L’intérieur de l’Estação de São Bento – Photo : Claire Feuardant

A l’ouest des deux places, vous pourrez remonter la Rua dos Clérigos vers l’ouest pour atteindre l’Igreja e Torre dos Clérigos. Ensuite, prenez la Rua das Carmelitas et entrez dans la Librairie Lello & Irmão où se trouve un escalier impressionnant à double orientation.

Igreja e Torre dos Clérigos Porto
Igreja e Torre dos Clérigos – Photo : Claire Feuardant

Si vous avez du temps, vous pouvez ensuite aller faire une pause au Jardim do Palacio de Cristal (une grande partie du jardin était fermée pour rénovation quand nous y étions). Ce jardin comprend notamment le Museu Romântico. Si vous êtes amateur de photographie, vous apprécierez également le Centro Português de Fotografia, où l’on trouve notamment une grande collection d’appareils photos anciens.

Vue depuis les Jardins do Palácio de Cristal Porto Portugal
Vue depuis les Jardins do Palácio de Cristal – Photo : Claire Feuardant

Les quais du Douro

En fin d’après-midi, nous vous conseillons de traverser le Pont Dom-Luís (sur sa partie haute) pour profiter de la magnifique vue sur les deux rives du Douro et sur Porto avec la lumière de fin de journée. De l’autre côté du pont, à Vila Nova de Gaia, vous pourrez faire un crochet à l’Antigo Convento de Nossa Senhora da Serra do Pilar, dont le belvédère constitue l’une des plus belles vues de Porto (et pour ceux qui pensent que la vue depuis le couvent n’apporte rien de plus que la vue depuis le pont, vous aurez l’avantage de voir Porto ET le pont !).

Pont Dom-Luís Porto Portugal
Vue du Douro depuis le Pont Dom-Luís – Photo : Claire Feuardant
Pont Dom-Luís Porto Portugal
Vue depuis le Pont Dom en fin de journée – Photo : Claire Feuardant
Le Pont Dom-Luís Porto Portugal
Le Pont Dom-Luís – Photo : Claire Feuardant

Ensuite, descendez jusqu’à la rive gauche du Douro où l’on trouve les caves de Porto (les chais) : si vous êtes amateur de Porto, vous pourrez les visiter et faire des dégustations. Sinon, profitez de la douceur de la fin de journée et flânez sur les quais du Douro qui offrent une magnifique vue sur Porto en face.

Vila Nova de Gaia quais du Douro Porto Portugal
Les quais du Douro à Vila Nova de Gaia – Photo : Claire Feuardant
Vila Nova de Gaia Porto Portugal
Vue sur les quais de la Ribeira depuis Vila Nova de Gaia – Photo : Claire Feuardant

Vous pourrez ensuite retraverser le pont sur sa partie basse et rejoindre les Quais de la Ribeira (rive droite du Douro). Vous pouvez y passer la soirée : il y a de nombreux restaurants qui proposent des spécialités de Porto.

Quais Ribeira Porto Portugal
Quais de la Ribeira – Photo : Claire Feuardant
Quais Ribeira Porto Portugal
Quais de la Ribeira – Photo : Claire Feuardant

Le Vieux Porto

Le lendemain, nous avons visité le Vieux Porto. Outre les quelques principales attractions comme la Sé do Porto (la Cathédrale de Porto) et la Rua dos Flores, très pittoresque et animée, on vous conseille de vous promener au hasard des rues et vous aurez de belles surprises ! Porto n’est pas très grand, et en une matinée, nous avions vu le principal du Vieux Porto. Nous avons ensuite du rejoindre l’aéroport pour rentrer à Barcelone !

Sé do Porto Portugal
Sé do Porto – Photo : Claire Feuardant

Nos adresses food à Porto

Pour manger à Porto, nous vous conseillons les endroits suivants :

  • La Casa Portuguesa de Pastel de Bacalhau, qui propose des beignets de morue au fromage de la Serra da Estrela accompagnés d’un verre de Porto.
  • La Petisqueira Voltaria, un restaurant qui propose des plats traditionnels pas très chers (et copieux) et un peu modernisés. Nous avons testé la morue « à la broa » (en croûte de pain de maïs avec pommes de terre et salade) mais ils font aussi des pastels de nata de bacalhau ou encore de la Francesinha, une sorte de croque-monsieur revisité à la mode portugaise.
Casa Portuguesa do Pastel de Bacalhau Lisbonne
La Casa Portuguesa do Pastel de Bacalhau à Lisbonne – Photo : Claire Feuardant
Pastel de Bacalhau Lisbonne
Pastel de Bacalhau – Photo : Claire Feuardant

En 4 jours, nous avons pu faire un bon tour de Lisbonne et Porto. On vous conseille cependant de consacrer au moins une semaine pour la visite des deux villes car il y a vraiment beaucoup de choses à voir ! A Lisbonne, vous pourrez par exemple faire une excursion à Sintra, et à Porto, vous pourrez aller vous balader sur la promenade côtière ou aller voir les plages. En tout cas, vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer !

Testé et approuvé : les cookies de la Maison Charlotte Busset

Vous connaissez Mouans-Sartoux ? Si vous n’êtes pas de la région, la réponse est probablement non. Et pourtant, c’est là-bas que nous avons eu l’occasion de goûter les cookies que nous considérons jusqu’à présent comme les meilleurs de France ! La boutique en question est la Maison Charlotte Busset et elle est située en plein cœur du minuscule centre-ville, à deux pas du château. (A titre indicatif, l’ensemble de la commune fait moins de 14 km² ! Imaginez donc la superficie du centre-ville…).

La boutique, elle aussi, est minuscule. On y est bien accueilli et on s’y sent chez soi, comme en famille. Il est possible de manger à l’intérieur et de commander une boisson pour accompagner son cookie. Ou bien, une petite terrasse permet de s’installer dehors pour profiter du soleil. La plupart du temps, nous prenons notre cookie à emporter. Les rues calmes du village, la place en face de l’Eglise et le parc du château sont des endroits parfaits pour un pique-nique improvisé.

Cookie framboises chocolat blanc Maison Charlotte Busset Mouans Sartoux
Cookie framboises chocolat blanc devant le château de Mouans Sartoux – Photo : Alice Feuardant

Des cookies sains et gourmands

Les recettes de cookies de la Maison Charlotte Busset ont de quoi donner l’eau à la bouche. D’un jour à l’autre, vous trouverez rarement les mêmes cookies dans la vitrine. Ils sont faits maison, sur place, et les parfums varient au fil des jours et des saisons. Pour autant, vous ne risquerez pas d’être « déçu(e) » de ne pas retrouver le cookie que vous aviez repéré sur Instagram quelques jours auparavant… il y a tellement de choix que l’on trouve toujours son bonheur !

Cookie Tarte au citron meringué Maison Charlotte Busset
Cookie façon « Tarte au citron meringué » – Photo : Alice Feuardant

Plaire à tout le monde, c’est d’ailleurs l’un des premiers objectifs de Noémi-Charlotte Burlaud, arrière-petite-fille de Marcel Busset et gérante actuelle de la marque. Très sensible aux problématiques actuelles dans le domaine de la nutrition, la jeune femme a créé un ensemble de gammes variés : la gamme gourmande (notre préférée, évidemment !) mais aussi les gammes vegan, sans gluten et allégée en sucre. Dans chaque gamme, on a l’embarras du choix entre les « intemporels » (des parfums que vous retrouverez toute l’année) et les éditions limitées.

Cookie caramel beurre salé, chocolat blanc et noix de macadamia Maison Charlotte Busset
Cookie caramel beurre salé, chocolat blanc et noix de macadamia, Maison Charlotte Busset – Photo : Alice Feuardant

Pour vous donner un petit aperçu, voici les saveurs que nous avons préférées :

  • Dans la gamme gourmande : trois chocolats, caramel et noix de pécan, spéculoos, pistaches-framboises et chocolat blanc, caramel beurre salé-chocolat blanc et noix de macadamia, façon tarte au citron meringuée, fourré au beurre de cacahuète maison… pour retomber en enfance, il existe aussi des cookies au Kinder, aux oursons en guimauve et aux smarties !
  • Dans la gamme vegan : les parfums sont plus ou moins les mêmes que ceux de la gamme gourmande, à la différence près que les cookies sont sans œufs ni lait. Nous avons goûté (et adoré) le cookie chocolat blanc-matcha et cranberry.
  • Dans la gamme sans gluten : là aussi, les parfums sont similaires, mais les cookies sont faits sans blé, ni orge, ni seigle. Nous n’avons pas encore testé de cookie sans gluten, mais si vous êtes intolérant au gluten, foncez !
Cookie Sunday Maison Charlotte Busset
Cookie façon « Sunday » – Photo : Alice Feuardant
Cookie Kinder Maison Charlotte Busset
Cookie Kinder, Maison Charlotte Busset – Photo : Alice Feuardant

Enfin, tous les cookies (toutes gammes confondues) sont faits avec des produits bio, locaux et de saison.

Le prix du cookie tourne autour de 3€, plus ou moins en fonction de la gamme du cookie et s’il s’agit d’une édition limitée.

Seul bémol selon nous : leur taille ! Nous avions déjà goûté des cookies beaucoup plus gros (par exemple, chez Scoop Me a Cookie, on en parle dans notre top cookies à Paris) et il faut avouer que l’on reste un peu sur sa faim. Mais cela reste un avis subjectif donné par deux incorrigibles gourmandes…

Cookie caramel beurre salé Maison Charlotte Busset
Cookie caramel beurre salé – Photo : Alice Feuardant

De Mouans-Sartoux à Cannes : des cookies… mais pas que !

La maison Charlotte Busset a ouvert ses portes en 2016 à Mouans-Sartoux. Pourquoi des cookies ? « Un éclair au chocolat, ça reste un éclair au chocolat, alors que le cookie, c’est déclinable à l’infini ! », explique Noémi-Charlotte Burlaud. Et en effet, on peut dire que les cookies sont déclinés à l’infini chez Charlotte Busset. Cookies à l’unité, assortiments, mini-cookies et même cookies géants, tout est possible, il suffit de passer commande.

Face au succès de la boutique de Mouans-Sartoux, la Maison Charlotte Busset s’est aussi exportée… à Cannes ! Le concept est totalement différent, même si on retrouve les incontournables cookies, l’ambiance cosy et l’accueil chaleureux.

A Cannes, on n’entre pas dans une boutique, mais dans un salon de thé. On n’y prend pas que le goûter, mais aussi le petit-déjeuner, le déjeuner, ou le brunch. La carte propose tous les incontournables d’un coffee shop moderne : avocado toasts surmontés d’une fine tranche de saumon fumé et d’un œuf mollet, french toasts, cheesecake, fromage blanc avec du granola et des fruits… mais aussi des salades et burgers végétariens. La Maison Charlotte Busset s’adapte parfaitement à sa cible cannoise, en mettant l’accent sur un service irréprochable et des prix plus élevés qu’à Mouans-Sartoux.

Cheesecake Maison Charlotte Busset Cannes
Cheesecake, Maison Charlotte Busset Cannes – Photo : Alice Feuardant

Où trouver les cookies de Charlotte Busset ?

A Mouans-Sartoux : Maison Charlotte Busset, 7 rue du Dr Geoffroy, ouvert le samedi et le dimanche de 10h00 12h30 et de 15h00 à 19h00

A Cannes : Maison Charlotte Busset, 26 Rue hoche, ouvert tous les jours de 8h30 à 19h00

A Valbonne : BioValbonne, 7 Rue Gambetta, ouvert le lundi de 15h00 à 20h00, du mardi au samedi de 9h00 à 13h00 et de 15h00 à 20h00 et le dimanche de 10h00 à 13h00.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet de la Maison Charlotte Busset !

Visiter Séville : notre Top 10

Séville est l’une des plus belles villes d’Espagne, avec son architecture typique andalouse, ses rues tortueuses et son impressionnante cathédrale gothique. C’est une destination idéale pour un long week-end, seul, en famille ou entre amis. Voici notre top 10 des incontournables lors d’un séjour à Séville !   

 

1.     Visiter la cathédrale de Séville

La Cathédrale Notre-Dame du siège de Séville (Catedral de Santa María de la Sede de Sevilla) est à ne pas manquer : 3ème plus grande cathédrale du monde en superficie (et 1ère cathédrale gothique), elle est inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Elle compte plus de 80 chapelles différentes et mesure 104 mètres de haut avec son clocher.

La Cathédrale de Séville a été érigée entre 1402 et 1507, sur les bases d’une ancienne mosquée almohade. Elle symbolise la victoire du christianisme sur l’islam en Andalousie, suite à la Reconquista. C’est actuellement le monument le plus visité de Séville : on y trouve non seulement le tombeau de Christophe Colomb, mais aussi de nombreuses décorations et pièces d’orfèvrerie impressionnantes, comme le retable gothique de la Capilla Mayor composé de 45 panneaux sculptés qui représentent des scènes de la vie du Christ.

Tombeau de Christophe Colomb
Le tombeau de Christophe Colomb

Tombeau de Christophe Colomb

Informations pratiques

Avant l’ouverture de la Cathédrale à 11h, on peut entrer par les côtés pour voir les espaces gratuits avant l’heure d’ouverture. Il faudra compter environ 1h30 de visite au total. Un conseil : réservez votre billet en ligne avant de venir, ça ne coûte pas plus cher et surtout vous économiserez du temps !

Vous avez le choix entre plusieurs types de visites. Nous avions opté pour la visite culturelle classique, qui inclue une visite libre de la Cathédrale, de la Giralda et de l’Eglise du Divin Sauveur (qui se trouve à quelques rues de la Cathédrale). L’entrée générale pour une visite culturelle est à 9€.

Attention, si vous voulez avoir du choix concernant le jour et l’horaire, on vous conseille de vous y prendre quelques jours à l’avance !

Les horaires de visite sont les suivantes :

  • Lundi : 11h à 15h30
  • Mardi à samedi : 11h à 17h
  • Dimanche : 14h30 à 18h

Un bon plan si vous êtes à Séville un lundi : la visite est gratuite entre 16h30 et 18h. Il faudra réserver en ligne avant.

Cathédrale de Séville
Cathédrale de Séville – Façade sud
Séville-Catedral-intérieur-4blueeyes-©Claire-Feuardant
La Cathédrale de Séville – Intérieur

2.     Monter en haut du clocher de la Giralda

La Giralda de Séville, symbole du paysage de la ville, est le clocher de la Cathédrale Notre-Dame du Siège de Séville. Ancien minaret de style hispano-mauresque, c’est aujourd’hui l’unique vestige de la Grande Mosquée de Séville sur laquelle a été construite la cathédrale. Elle compte 24 cloches.

La Giralda s’élève à 104 mètres de hauteur et offre une magnifique vue panoramique sur Séville. Pour monter tout en haut, pas de marches à monter, mais une pente douce qui fait le tour du clocher. Selon la légende, la tour avait été construite comme ça pour que l’imam puisse y monter avec son âne pour l’appel à la prière !

Giralda vue sur Séville
Vue de la Cathédrale depuis le clocher de la Giralda
Giralda vue sur Séville
Vue sur Séville

3.     Visiter l’Alcazar de Séville

Juste en face de la Cathédrale se trouve l’Alcazar de Séville (Real Alcázar). Construit au VIIème siècle par la dynastie arabe des Omeyyades, ce palais fortifié de style mauresque est aujourd’hui l’un des monuments les plus emblématiques de Séville. Comme la cathédrale de Séville, il figure au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

L’architecture de l’Alcazar de Séville est principalement mudéjare (reconnaissable aux azulejos et aux motifs géométriques), même si on trouve aussi des éléments baroques ou de la Renaissance. Nous avons été impressionnées par la quantité de détails mais aussi la beauté des jardins, très décorés avec des fontaines, des fleurs, et des motifs typiquement mauresques.

Attention, si vous séjournez à Séville en même temps que le roi d’Espagne, vous ne pourrez pas visiter l’Alcazar puisqu’il s’agit de sa résidence à Séville !

La visite avec audio guide est très bien faite : elle nous permet de passer dans toutes les pièces, patios et jardins du palais, et on en apprend beaucoup sur l’histoire de l’Alcazar.

Alcazar Séville
Une façade de l’Alcazar au style mauresque
Alcazar de Séville
Le patio
Alcazar de Séville
Les jardins

Informations pratiques

On accède à l’Alcazar depuis la Puerta del León. De toute façon, vous reconnaîtrez tout de suite l’endroit : il vous suffit de remonter la queue !

Il faut compter environ 2h pour la visite de l’Alcazar avec audio guide. Comme pour la cathédrale, on vous conseille de réserver sur Internet à l’avance : nous avons été contentes de ne pas avoir à faire la queue !

L’entrée générale coûte 11,5 €, mais vous pouvez aussi bénéficier d’une entrée gratuite le lundi de 18h à d’avril à septembre et de 16h à 17h d’octobre à mars. Attention cependant : vous risquez d’attendre (très) longtemps.

Alcazar de Séville
La Puerta del León

4.     Se promener dans le quartier de Santa Cruz

Au cœur de Séville se trouve le quartier de Santa Cruz, ancien quartier juif au Moyen-Âge et aujourd’hui quartier le plus pittoresque de la ville (mais aussi le plus touristique !). Il est reconnaissable par ses ruelles sinueuses, ses façades blanches et jaunes, ses balcons fleuris ou encore ses petites places à orangers.

Santa Cruz Séville
Santa Cruz – Séville

Le quartier de Santa Cruz est un incontournable à Séville. Tout d’abord parce que c’est là que l’on trouve tous les monuments célèbres : la Cathédrale, l’Alcazar, mais aussi les Archives Générales des Indes que nous n’avons malheureusement pas eu le temps de visiter mais qui est aussi classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Mais aussi parce que c’est là que sont concentrées toutes les boutiques de souvenirs !

Santa Cruz Séville
Entrée du quartier de Santa Cruz

Santa Cruz Séville

Santa Cruz Séville
Une cour intérieure dans le quartier de Santa Cruz

Santa Cruz Séville

Santa Cruz Séville

5.     La Plaza de España

La Place d’Espagne est la plus belle place de Séville. Nous y sommes allées en fin d’après-midi (au mois de novembre) et avec la lumière du soleil couchant, c’était vraiment magnifique !

Conçue pour l’Exposition Ibéro Américaine de 1929 par l’architecte sévillan Aníbal González, elle s’étend en tout (palais, place et canaux compris) sur 50 000 m² ! Cette place est pleine de symboles pour représenter l’amitié entre l’Espagne et ses anciennes colonies : par exemple, elle est tournée vers le fleuve Quadalquivir, symbolisant la route vers l’Amérique via l’Océan Atlantique.

A ne pas manquer : les 48 bancs décorés en azulejos qui longent le Palais (représentant les différentes provinces d’Espagne) ; la fontaine de Vicente Traver au milieu de la place ; et les 4 ponts décorés de céramique (représentant les 4 anciens royaumes d’Espagne). Avec un peu de chance, vous pourrez même assister à un spectacle de flamenco !

Plaza de España Séville
La Plaza de España de Séville

Plaza de España Séville

Plaza de España Séville
Pont sur l’un des canaux
Plaza de España Séville
Le balcon du Palais
Plaza de España Séville
Vue du balcon
Plaza de España Séville
Le banc « Malaga »
Plaza de España Séville
Détails des azulejos sur les bancs

Après votre visite de la Plaza de España, vous pourrez vous reposer dans le parc Maria Luisa juste en face : ses multiples fontaines et bassins décorés offrent un cadre propice pour une pause loin de l’agitation perpétuelle de la Place d’Espagne !

Parc Maria Luisa Séville
Parc Maria Luisa de Séville

Parc Maria Luisa Séville

6.     Longer le Guadalquivir

Après notre visite de la Plaza de España, nous avons décidé de suivre le Paseo de las Delicias, une promenade qui longe le fleuve Quadalquivir depuis le Parc Maria Luisa jusqu’à la Torre del Oro. En fin de journée, les gradins se remplissent de touristes et locaux venus observer le coucher de soleil, et la balade est très agréable (à pieds ou à vélos).

Le long du Paseo de las Delicias, vous pourrez découvrir la Puerta Jerez, le Palais San Telmo, et la Torre del Oro, tour albarrane de 36 m de hauteur construite au début du 13ème siècle pour protéger la ville et bloquer la circulation sur le fleuve si besoin. Aujourd’hui, elle abrite le musée maritime (Museo Marítimo) de Séville et offre une vue magnifique sur la Cathédrale de Séville, le fleuve Quadalquivir et le quartier de Triana.

Informations pratiques

La Torre del Oro est ouverte du lundi au vendredi de 9h30 à 18h45 et le week-end de 10h30 à 18h45. L’entrée est gratuite le lundi, sinon elle coûte 3 €.

Paseo de las Delicias Séville
Le Paseo de las Delicias
Torre del Oro séville
La Torre del Oro

7.     S’imprégner de l’ambiance quartier de Triana

Le quartier de Triana se trouve de l’autre côté du fleuve Quadalquivir. Pour vous y rendre, vous pouvez emprunter le pont de Triana (Puente de Isabel II), ou encore le Puente del Cristo de La Expiración, plus au nord du quartier.

Historiquement, Triana était le quartier des gitans, des marins et des danseurs de flamenco. Nous vous conseillons d’ailleurs de lire La Reina Descalza d’Ildefonso Falcones, qui romance la vie d’une famille de gitans à Triana au XVIIIème siècle. Nous avons adoré !

A Triana, commencez par faire un tour au marché couvert (à droite à la sortie du pont de Triana), avant de flâner dans les rues pour vous imprégner de l’animation du quartier. Vous pourrez notamment visiter un atelier de céramiques (une tradition ancestrale) et admirer de nombreuses églises, comme la Chapelle des Marins ou l’Eglise Sainte-Anne de Triana.

Chapelle des Marins Triana
La Chapelle des Marins de Triana (Capilla de los Marineros)

Pour une pause sucrée, nous vous conseillons la pâtisserie Manu Jara (tenue par un français !), où vous pourrez déguster des classiques de la pâtisserie française twistés à l’espagnole. On y trouve notamment de délicieuses palmeras – les palmiers dont raffolent les espagnols !

Manu Jara Triana Séville
Palmier Dulcey de Manu Jara à Triana

8.     Faire un tour aux arènes de Séville

Pour ceux qui s’intéressent à la corrida ou qui sont simplement curieux de découvrir cette tradition très populaire en Andalousie, ne manquez pas la visite des Arènes de Séville (la Plaza de Toros de la Real Maestranza), l’un des monuments les plus visités de Séville.

Les Arènes de Séville sont magnifiques : construites entre le XVIIIème et le XIXème siècle sur les ruines des anciennes arènes par l’architecte Rafael Montero, elle mêle deux styles architecturaux, le post-baroque et le néo-classique. La visite permet de découvrir l’intérieur des arènes ainsi que le musée taurin.

Si vous souhaitez assister à une corrida, sachez que la saison s’étend entre avril et septembre.

Informations pratiques

Attention, il est indispensable de suivre une visite guidée (en anglais ou espagnol). Il y a environ une visite toutes les 20 minutes et elle coûte 8 €.

Mis à part le vendredi de la semaine sainte où les visites se terminent à 15h, les horaires de visite sont les suivants :

  • Du 1er avril au 31 octobre : de 9h30 à 21h
  • Du 1er novembre au 31 mars : de 9h30 à 19h
Plaza de Toros Séville
La Plaza de Toros de Séville

Plaza de Toros Séville

9.     Le coucher de soleil depuis le Metropol Parasol

Le Metropol Parasol, surnommé « Las Setas de Sevilla », est l’un des monuments les plus récents de Séville (il date de 2011) et pourtant déjà emblématique !

Bien que cet édifice en bois ait fait l’objet de vives critiques lors de sa construction (il faut reconnaître que le style du Metropol Parasol détonne avec le style architectural de Séville !), il attire de nombreux touristes, notamment au moment du coucher de soleil.

En effet, du haut du Metropol Parasol, on peut bénéficier d’une vue à 360° sur toute la ville de Séville : l’un des plus beaux panoramas de la ville ! Le ticket pour monter coûte 3 € seulement et il donne droit en prime à une réduction de 1 € à la terrasse du café situé en haut du bâtiment.

Metropol Parasol Setas Séville
Le Metropol Parasol
Metropol Parasol Setas Séville
Vue depuis le Metropol Parasol
Metropol Parasol Setas Séville
En attendant le coucher de soleil…

10.Voir un spectacle de Flamenco

Le flamenco est l’art populaire emblématique de l’Andalousie. Né aux alentours du XVème siècle dans la région de Séville, cet art qui mêle la musique et la danse était cantonné aux réunions de famille avant de s’étendre dans toute l’Espagne, notamment via les cafés-concerts.

Malheureusement, nous n’avons pas eu le temps d’assister à un spectacle de flamenco. Mais nous vous conseillons vraiment de le faire !

Pour assister à des spectacles authentiques, privilégiez les tablaos et peñas (versions modernes des cafes-concerts), comme le Tablao Los Gallos dans le quartier de Santa Cruz. Attention, il faudra réserver à l’avance car les places sont souvent limitées ! Comptez environ entre 35 et 45 € pour le spectacle + la boisson.

Si vous n’avez pas pu réserver à l’avance, pas de panique : le mieux est de demander des conseils aux locaux. Sinon, vous avez toujours l’option des musées et centres culturels, comme la Casa de la Guitarra ou le Museo del Baile Flamenco « Cristina Hoyos », qui proposent des spectacles moins authentiques mais aussi moins chers.

De toutes les villes que nous avons visitées en Espagne, Séville est certainement l’une de nos préférées : l’ambiance décontractée et la douceur de vivre andalouse, le soleil, l’architecture, le flamenco… Tout nous a plu : on vous recommande sans hésitation !

Venise en 3 jours : que voir, que faire ?

En amoureux, en famille, seul(e) ou encore avec des amis, Venise est une destination qui attire des milliers de personnes chaque année. Et ce n’est pas pour rien ! Cette ville sur l’eau a un charme fou, car elle est bien éloignée de ce que nous connaissons. Sans les routes, les voitures, les passages cloutés ou les panneaux de signalisation, on a l’impression d’être revenu des décennies en arrière. Bon d’accord, on peut aussi croiser des bateaux à moteur, mais si l’on se concentre sur les gondoles, le charme opère. Ça vous tente ? On vous donne quelques conseils pour visiter Venise en trois jours.

Quand partir à Venise ?

Avant toute chose, il vous faudra choisir vos dates pour partir à Venise. Les prix des hôtels et billets d’avion sont bien sûr beaucoup moins élevés en plein hiver, mais si vous optez pour cette période, sachez que la pluie et parfois même la neige seront au rendez-vous. En haute saison, les prix grimpent facilement et l’île est investie par les touristes. Nous vous conseillons donc de vous y rendre aux mois d’avril et de mai, où les températures sont plus clémentes et la ville plus authentique. Comme beaucoup de destinations très touristiques, c’est à cette période que Venise se montre sous son meilleur jour ! Nous avons donc choisi d’y aller le premier week-end d’avril. Et malgré un temps majoritairement gris et un peu de pluie, nous ne l’avons pas regretté.

Selon nous, la durée idéale pour un séjour à Venise est de trois jours complets. Cela laisse le temps de visiter les principaux centres d’intérêts, de se perdre dans les petites rues, de s’arrêter dans quelques bons restaurants et de faire un tour à Murano, Burano et Torcello. Nous vous proposons un itinéraire en trois jours, mais libre à vous de l’adapter en fonction de vos horaires d’arrivée et de départ !

Jour 1 : Santa Croce, San Polo et Dorsoduro

Quand nous sommes en voyage, nous aimons bien commencer par les quartiers moins touristiques. Cela permet de s’imprégner de l’ambiance de la ville et de s’en faire une première idée plus « authentique ».

Vous connaissez le slow travel ? Ce principe totalement opposé à celui du tourisme de masse prône une manière de voyager plus lente, plus axée sur la découverte des personnes, des coutumes, des rues et restaurants plus fréquentés par les locaux que par les touristes. Si vous voulez voir les principaux centres d’intérêt à Venise en seulement trois jours, l’idée n’est pas d’adopter un slow travel radical, mais plutôt d’en emprunter quelques principes de base.

Ainsi, nous vous recommandons de ne pas tout de suite vous précipiter place Saint-Marc, et plutôt consacrer votre premier jour à l’exploration des quartiers Santa Croce, San Polo et Dorsoduro. Sur une carte de Venise, il s’agit des quartiers situés à l’ouest du Grand Canal.

Dorsoduro, le quartier bohème et artiste

Le Dorsoduro est une véritable mine d’or pour les amateurs d’art : on y trouve de nombreuses galeries d’art mais aussi de très beaux palais, qui raviront les passionnés d’architecture.

C’est notamment dans ce quartier que se trouve la Gallerie Dell’Accademia. Nous vous conseillons vivement d’y faire un tour (si vous avez moins de 25 ans, l’entrée ne coûte que 3€). Les plus célèbres peintres vénitiens y sont exposés, vous pourrez donc contempler des toiles de Titien, le Tintoret ou encore Véronèse.

En face de la Gallerie Dell’Accademia se trouve un magnifique pont, le Ponte Dell’Accademia.

4blueeyes Venise Ponte dell accademia
Le Ponte dell’accademia – Photo : Alice Feuardant

En longeant le Grand Canal vers le sud, vous arriverez à la Basilique Santa Maria Della Salute. Que vous aimiez ou pas l’architecture religieuse, ce bâtiment reste selon nous un passage obligé. Ce monument gigantesque est aussi impressionnant de l’intérieur que de l’extérieur !

4blueeyes Venise Santa Maria Della Salute
La Basilique Santa Maria Della Salute – Photo : Alice Feuardant
4blueeyes Venise Santa Maria Della Salute
L’intérieur de la Basilique – Photo : Alice Feuardant

N’hésitez pas à vous éloigner du Grand Canal et parcourir au hasard les petites rues. Ce n’est que comme ça que vous pourrez tomber sur de charmants petits ponts, de beaux palais et de plus petites églises, mais aussi de bons restaurants où mangent les locaux.

4blueeyes Venise canal
Photo : Alice Feuardant

Si vous êtes passionnés d’art contemporain, vous pouvez vous arrêter au musée Peggy Guggenheim, un très beau palais à l’intérieur duquel l’américaine Peggy Guggenheim expose sa collection de peintures (Picasso, Chagall, Duchamp, Pollock…).

Le palais Ca’Rezzonico vaut également le détour si vous aimez l’architecture baroque. Il s’agit d’un ancien palais datant du XVIIIème siècle qui représente un beau témoignage de la vie des vénitiens à cette époque.

En longeant le Grand Canal, vous pourrez observer le ballet des gondoles et des vaporettos, un spectacle digne des cartes postales !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Santa Croce et San Polo, les quartiers traditionnels et authentiques

Nous avons eu la chance de parcourir les quartiers de Santa Croce et San Polo très tôt le matin, c’était magique ! Non seulement les rues étaient beaucoup moins encombrées, mais en plus, la lumière du matin permet toujours de faire les meilleures photos. Vous y croiserez notamment la Basilique i Frari. Cet édifice gigantesque est à visiter absolument puisqu’il renferme des œuvres majeures de Titien et Bellini !

Non loin de la Basilique i Frari, vous pouvez longer le Rio Marin qui est jalonné de charmants petits ponts. Dans ce quartier, vous trouverez pas mal de pâtisseries, notamment la Pasticceria Rio Marin, dont nous avions entendu parler avant de venir à Venise, mais que nous n’avons malheureusement pas eu l’occasion de tester. Vous trouverez aussi des bars ou cafés qui proposent des formules intéressantes pour le petit-déjeuner, avec croissants ou tiramisu (eh oui, les italiens le mangent aussi au petit-déjeuner !). Nous qui sommes fan de tiramisu, nous en avons testé un (excellent !) dans un café proche de la basilique.

4blueeyes Venise Rio Marin
Le Rio Marin – Photo : Alice Feuardant

En vous rapprochant du Grand Canal, vous tomberez sur le célèbre Pont du Rialto. Allez-y le matin si vous voulez voir les marchands vénitiens s’activer sur le marché aux poissons ! Le marché du Rialto est fréquenté par les locaux, mais aussi par les touristes, vous trouverez donc de tout, des poissons, fruits et légumes aux échoppes de souvenirs made in China.

4blueeyes Venise Marché du Rialto
Le Marché du Rialto – Photo : Alice Feuardant
4blueeyes Venise Marché du Rialto
Un stand d’épices au Marché du Rialto – Photo : Alice Feuardant

Si votre logement vous permet de faire la cuisine, vous pouvez faire vos achats au marché pour tester quelques recettes italiennes ! Sinon, vous trouverez votre bonheur parmi les différentes boutiques de street food qui se trouvent plus ou moins proches. A Venise, les assortiments de fritures de poisson (fritto misto) sont une véritable institution. Que vous aimiez ou non le poisson, il faut absolument goûter, car c’est l’un des plats typiquement vénitiens.

Juste à côté du marché, la boutique WEnice propose différents plats (de poisson surtout) à emporter, notamment les fameux fritto misto pour des prix très raisonnables. Nous avions également entendu parler d’Acqua e Mais, situé un peu plus loin, et que nous avons testé. Nous n’avons pas été déçues ! Cette boutique est moins touristique que WEnice et propose donc beaucoup moins de types de plats. Sa spécialité est le fritto misto servi avec de la polenta crémeuse (la meilleure que nous ayons jamais mangée !).

4blueeyes Venise Fritto Misto
Fritto Misto et polenta – Photo : Alice Feuardant

En traversant le Pont du Rialto, vous aurez une vue digne d’une carte postale sur le canal, les vaporettos et les gondoles. Le Pont du Rialto est assez large, avec trois allées : l’une, centrale, passe entre deux rangées de boutiques de souvenir et de luxe, et les deux autres, extérieures, donnent sur chaque côté du canal. Il nous a rappelé le Ponte Vecchio de Florence, lui aussi bordé de boutiques faisant le bonheur des touristes !

4blueeyes Venise grand canal
Vue sur le Grand Canal depuis le Pont du Rialto – Photo : Alice Feuardant

De l’autre côté du Pont du Rialto, vous arriverez tout au nord du quartier San Marco. Cette zone est assez touristique et, selon nous, moins intéressante, sauf si vous voulez faire un peu de shopping. De nombreuses marques internationales ont une boutique à proximité du Pont du Rialto (MaxMara, Celio, Gucci, Disney Store…). Si vous avez la chance de visiter Venise sous le soleil, vous pourrez vous arrêter dans l’un des nombreux glaciers du quartier. Nous vous conseillons Suso : leurs glaces sont artisanales et excellentes !

4blueeyes Venise glace
Glace au tiramisu – Photo : Alice Feuardant

Vous pouvez ensuite longer le Grand Canal vers le sud : vous aurez de très beaux points de vue sur le Pont du Rialto.

4blueyes Venise Pont du Rialto
Le pont du Rialto vu depuis San Marco – Photo : Alice Feuardant
4blueeyes Venise Pont du Rialto
Photo : Alice Feuardant

Où manger dans le Dorsoduro, Santa Croce et San Polo

Pour ne pas risquer de tomber sur des restaurants touristiques, souvent très chers et pas forcément bons, nous vous conseillons tout simplement d’éviter les coins touristiques. Par exemple, s’arrêter dans le premier restaurant que vous trouverez au bord du Grand Canal n’est pas une excellente idée. Plus vous vous en éloignerez et plus vous vous enfoncerez dans les petites rues, plus vous aurez de chance de tomber sur une trattoria fréquentée par les locaux. Si vous tenez absolument à manger sur le bord du canal, avec la vue sur le Pont du Rialto, le take away est la solution idéale. A Venise, les options ne manquent pas : pâtes à emporter, arancinis, croquettes aux pommes de terre et au fromage, sandwiches au pain ciabatta ou encore pizza à la part… sans oublier le fameux fritto misto dont nous vous parlions plus tôt.

Si votre budget vous le permet, vous pouvez toujours vous installer sur la terrasse de l’un des restaurants du bord du canal pour siroter un spritz, l’apéro préféré des vénitiens. Afin d’éviter de payer un prix exorbitant pour un cocktail sans goût, n’hésitez pas à demander aux gondoliers quelle est leur adresse fétiche !

Pour le sucré, vous pourrez trouver des spécialités italiennes dans les pasticcerias (pâtisseries). Par exemple, la pâtisserie Rizzardini, juste à côté d’Acqua e Mais, propose une grande variété de gâteaux et biscuits italiens.

Jour 2 : Murano, Burano et Torcello

Vous ne pouvez pas quitter Venise sans avoir fait un tour à Murano, Burano et Torcello ! Ces îles sont facilement accessibles en vaporetto et vous pourrez visiter les trois dans la journée.

Murano

Murano est la plus grande, mais aussi la plus proche de Venise. Pour vous y rendre, vous devrez prendre la ligne 12 depuis l’arrêt Fondamente Nove, située à dix minutes à pieds de Saint-Marc. Le trajet en bateau dure une dizaine de minute.

4blueeyes Venise Phare de Murano
Le Phare de Murano – Photo : Alice Feuardant

Vous le savez sans doute, Murano est une île connue mondialement pour son verre. Pour la petite histoire, c’est suite à de multiples incendies à Venise que le Sénat décida de délocaliser les fours et ateliers de verriers sur l’île de Murano. Cette délocalisation a eu lieu à la fin du XIIIème siècle. Aujourd’hui, une centaine de verriers vénitiens sont toujours établis à Murano.

La renommée du verre de Murano a beaucoup profité à l’île, économiquement comme démographiquement. Une grande partie de l’île est maintenant encore résidentielle, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien à voir ! Les quartiers résidentiels de la ville offrent des balades agréables, où vous pourrez trouver plusieurs jardins incitant à faire une pause pour profiter de l’ombre des arbres.

4blueeyes Venise Tour de l'horloge Murano
La tour de l’horloge de Murano – Photo : Alice Feuardant

Tout au long du canal qui part du terminal de ferry et coupe en deux la plus petite île de Murano, vous ne trouverez pratiquement que des boutiques de verriers. Pour trouver les meilleurs prix, nous vous conseillons d’éviter les boutiques qui se trouvent juste à côté du quai. En général, ce sont les plus touristiques.

4blueeyes Venise Murano
Photo : Alice Feuardant

Sur la rive gauche, vous pourrez admirer l’Eglise Santa Maria e Donato, qui date du VIIème siècle et est magnifiquement bien conservée. Elle est bâtie dans un style original mêlant les codes de l’art vénitien et ceux de l’architecture byzantine. Vous ne pourrez pas la manquer : elle ne passe pas inaperçue !

4blueeyes Venise Murano Eglise Santa Maria e Donato
L’Eglise Santa Maria e Donato – Photo : Alice Feuardant

Si l’histoire du verre à Murano vous intéresse, vous pouvez également visiter le musée du verre, situé dans un très beau palais. Vous pourrez voir des pièces magnifiques, en apprendre plus sur le travail du verre, et même assister à des démonstrations de soufflage de verre !

C’est en traversant le Ponte Longo que vous pourrez accéder à la plus grande île de Murano, où se trouve le musée du verre. Cette zone est beaucoup plus calme, plus résidentielle : c’est ici que vous pourrez apercevoir de beaux palais et jardins.

4blueeyes Venise Murano
Photo : Alice Feuardant

Burano

Si vous êtes actif(ve) sur Instagram, vous avez forcément déjà vu des photos de Burano et ses canaux bordés de maisons de couleurs vives. Véritable paradis pour les photographes, cette île est l’un de nos gros coups de cœur à Venise ! En prenant la même ligne de vaporetto depuis Murano, vous y serez en une demi-heure environ.

4blueeyes Venise Burano
Burano sous la grisaille… – Photo : Alice Feuardant
4blueeyes Venise Burano
… et sous le soleil ! – Photo : Alice Feuardant

Burano est connue pour ses couleurs vives, mais aussi pour sa dentelle. Si vous êtes intéressés, sachez qu’il y a un musée dédié à l’histoire de cet art plus que centenaire. Vous pourrez y voir des démonstrations du travail de la dentelle et admirer de très belles œuvres.

A ne pas manquer également : l’Eglise San Martino, dont le campanile penché est devenu emblématique de Burano. Selon le point de vue, l’angle que forme la tour avec l’horizon est vraiment impressionnant… ça nous a un peu rappelé Pise !

4blueeyes Venise Burano
Photo : Alice Feuardant

Burano est beaucoup moins étendue que Murano, mais nous y avons passé beaucoup plus de temps. Si vous êtes photographe, prévoyez plusieurs heures sur place, car chaque maison a son propre charme et il est difficile de résister à la tentation de tout photographier ! Selon la légende, les maisons de Burano auraient été peintes de couleurs vives afin que les pêcheurs puissent apercevoir l’île de loin, même en plein brouillard… Que ce soit ou non la version officielle, il est tout de même intéressant de noter que la tradition persiste encore aujourd’hui. Est-ce pour attirer les touristes ? Probablement… en tout cas, ça a marché pour nous 😉

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Enfin, Burano est également célèbre pour ses petits biscuits en forme de S (Essi) ou de O (Bussolai). La recette est toute simple (farine, sucre, jaunes d’œufs, beurre, un peu de vanille, un peu de citron, un tout petit peu d’anis) mais fait mouche. Ils sont très typiques, ce serait dommage de repartir sans les goûter ! Entre les deux, seule la forme diffère : nous avons choisi de goûter le Essi.

Torcello

Nous ne sommes pas allées à Torcello, simplement parce que nous sommes restées trop longtemps à Burano et nous n’avions pas vraiment eu d’échos sur Torcello avant notre départ. Mais cette île est située à seulement cinq minutes de Burano (en prenant la ligne LN), on vous conseille donc vivement d’y aller si vous avez le temps !

Jadis l’une des îles les plus peuplées de la lagune vénitienne, Torcello a connu un déclin rapide lorsqu’une épidémie de malaria a convaincu la plupart des habitants à partir à Venise.

Aujourd’hui, Torcello garde un petit côté « figée dans le temps ». Les principaux centres d’intérêt sont le trône d’Atila, situé sur la place du village, et la Basilique Santa Maria dell’Asunta datant du VIIème siècle. A l’intérieur, vous pourrez voir de magnifiques mosaïques byzantines. Il est aussi possible de monter en haut du campanile, d’où vous aurez une vue magnifique sur Burano.

Où manger à Murano, Burano et Torcello ?

Comme à Venise, nous ne pouvons que vous conseiller d’éviter au maximum les restaurants touristiques. Plusieurs indices permettent de reconnaître un restaurant touristique : s’il est proche de centres d’intérêts touristiques, si la carte est traduite en plusieurs langues (si vous avez la possibilité de lire, en plus de l’italien et de l’anglais, un menu en français ou d’autres langues encore, méfiez-vous !)…

Mais vous pouvez aussi tomber sur de bonnes surprises. Nous avons testé (par défaut et à reculons) le Fritto Misto, un restaurant aux airs de buvette de plage situé juste à la sortie du bateau à Burano. Nous n’étions pas convaincues, car en général, les restaurants situés juste à côté d’un terminal de bateau et fréquentés par 90% de touristes sont une mauvaise idée. Mais nous avons été agréablement surprises ! En plus de pratiquer des prix raisonnables, ce restaurant sert des spécialités vénitiennes et nous avons adoré ce que nous avons goûté.

L’un des principaux plats du restaurant est le fritto misto, comme l’indique son nom (!), dont nous vous avons déjà parlé. Mais nous avons choisi de tester les pâtes à l’encre de seiche, une autre spécialité de Venise. La particularité de ce restaurant est de servir ses plats dans une assiette qui se mange. Pas de gâchis ! Le goût est celui d’un cracker, et la consistance est parfaite : ni trop sèche, ni trop pâteuse, ni « bourrative ». Nous avons terminé l’assiette jusqu’à la dernière miette… Et nous avions même assez faim pour tester leurs tiramisus (excellents aussi !).

4blueeyes Venise pâtes à l'encre de seiche
Les pâtes à l’encre de seiche du Fritto Misto – Photo : Alice Feuardant

Nous vous recommandons donc vivement cette adresse. Si nous devions revenir à Burano, nous y retournerions sans la moindre hésitation.

Jour 3 : San Marco

La célèbre Place Saint-Marc est un passage obligé à Venise, et elle peut facilement vous occuper une journée entière !

4blueeyes Venise Place Saint Marc
La place Saint-Marc au crépuscule – Photo : Alice Feuardant

La Basilique Saint-Marc

La Basilique Saint-Marc est gratuite, vous pouvez donc la visiter sans acheter de billet au préalable. Nous vous conseillons de vous y rendre dès l’ouverture pour éviter la queue. En pleine journée, l’attente peut être assez longue. Attention, il est interdit d’entrer dans la Basilique si vous avez un sac à dos, il faudra d’abord le déposer dans une consigne située un peu plus loin. En échange, il vous sera attribué un ticket qui vous permettra de récupérer vos affaires après la visite. La consigne n’est pas évidente à trouver, mais les agents situés à l’entrée de la Basilique pourront vous indiquer le chemin.

4blueyes Venise Basilique Saint Marc
Photo : Alice Feuardant

La visite de la Basilique est elle aussi très réglementée, c’est le seul point négatif que nous y avons trouvé. Il faut suivre un parcours délimité par des barrières et les photos sont interdites. Mais l’intérieur de la Basilique vaut le détour, sans hésiter ! Avec ses nombreuses fresques et dorures, c’est un véritable chef d’œuvre.

4blueyes Venise Basilique Saint Marc
Photo : Alice Feuardant

Le campanile

En face de la Basilique, vous ne pouvez pas manquer le campanile de Saint-Marc. Cette tour mesure presque 99 mètres de haut et, bonne nouvelle, il est possible d’y monter ! La vue d’en haut est magnifique, on peut apercevoir la place Saint-Marc, la Basilique et le Palais des Doges, ou encore l’île San Giorgio Maggiore.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le Palais des Doges

Ensuite, le Palais des Doges est bien sûr un incontournable. Nous vous conseillons d’acheter en ligne, avant de partir à Venise, un billet groupé incluant la visite du Palais des Doges, du Musée Correr et de la Bibliothèque Marcienne. Ce billet est à un prix intéressant (20€ pour les adultes, 13€ pour les étudiants) et surtout, il est coupe-file.

4blueeyes Venise Palais des Doges
Photo : Alice Feuardant

Le véritable nom du Palais des Doges est « Palazzo Ducale » (Palais Ducal en français). On le surnomme Palais des Doges car il a été, depuis sa construction et jusqu’à la fin du XVIIIème siècle, le lieu central du pouvoir et la résidence officielle du Doge, premier magistrat de la République de Venise. Le Palais des Doges renferme de nombreuses œuvres d’art ou pièces d’architecture connues à travers le monde. Lors de votre visite, vous aurez notamment l’occasion de voir :

    • l’escalier des Géants dans la cour intérieure du Palais ;
    • l’escalier d’or, à l’intérieur, qui mène au premier étage du Palais ;
    • la salle du Grand Conseil dans laquelle se trouve Le Paradis, célèbre œuvre du Tintoret qui est considéré comme le tableau le plus grand au monde (22 mètres de long). Pour la petite histoire, ce tableau a été finalisé en 1588, plus de dix ans après l’incendie qui avait ravagé le Palais des Doges en 1577, détruisant la salle du Grand Conseil ainsi que les pièces voisines. Dans l’incendie, de nombreuses œuvres de Bellini, Titien, Le Tintoret ou encore Véronèse furent entièrement brûlées, ainsi que le Couronnement de la Vierge au Paradis de Guariento di Arpo. En 1578, un concours fut organisé afin de choisir le peintre qui réaliserait la nouvelle œuvre destinée à la salle du Grand Conseil et représentant le Paradis. C’est l’œuvre du Tintoret, aidé de son fils Domenico, qui a finalement été retenue.
4blueyes Venise Le paradis Tintoret
Le Paradis du Tintoret – Photo : Alice Feuardant
    • la prison du Palais Ducal, où fut, entre autres, enfermé Casanova, qui parvint à s’enfuir trois mois après son arrestation. Pour arriver à la prison, il faut traverser le célèbre Pont des soupirs. D’ailleurs, si vous pensiez, comme beaucoup, que le nom « pont des soupirs » fait référence aux soupirs des amoureux, vous serez surpris d’apprendre que la véritable origine du nom est loin d’être aussi romantique. Il fait en effet référence aux soupirs que poussaient les prisonniers lorsqu’ils étaient conduits à la prison, et qu’ils pouvaient jeter un dernier coup d’œil sur les canaux de Venise…
4blueeyes Venise Escalier d'or palais des doges
L’escalier d’or du Palais des Doges – Photo : Alice Feuardant
4blueyes Venise Pont des Soupirs
Le Pont des Soupirs – Photo : Alice Feuardant

Le Musée Correr

Le Musée Correr renferme une collection impressionnante d’œuvres d’arts, documents, cartes et objets de la vie quotidienne. Il constitue un témoignage très complet de l’histoire de Venise et les us et coutumes de ses habitants.

4blueeyes Venise Musée Correr
Le hall d’entrée du Musée Correr – Photo : Alice Feuardant

Il est également possible de visiter la Bibliothèque Marcienne, l’une des plus importantes d’Italie. N’oubliez pas de lever les yeux pour observer le plafond de la salle de lecture, qui est richement décoré avec des peintures et dorures.

4blueeyes Venise Bibliothèque marcienne
La salle de lecture de la Bibliothèque Marcienne – Photo : Alice Feuardant

Enfin, le Musée Correr englobe aussi les appartements de l’impératrice Sissi, qui a séjourné à Venise à deux reprises, en 1856/1857 et en 1861/1862. A proximité des appartements de Sissi se trouve une magnifique salle de bal renfermant des sculptures de Canova.

4blueyes Venise salle de bal
La salle de bal – Photo : Alice Feuardant

Où manger autour de la Place Saint-Marc

Saint-Marc est un quartier très touristique, vous pouvez donc facilement tomber sur des restaurants excessivement chers et pas forcément bons. Nous vous recommandons vivement de tester le Rossopomodoro, dont nous avions entendu parler avant de venir, et que nous avons adoré ! Situé dans la rue Larga San Marco, le Rossopomodoro se divise en deux parties, l’une étant un restaurant traditionnel (où vous trouverez notamment des pâtes et d’excellentes pizzas) et l’autre étant un comptoir où l’on peut manger sur le pouce ou bien emporter. Les plats à emporter sont très variés, des quiches de pâtes aux sandwichs en passant par la pizza frite (nous avons testé la tomate-mozzarella… on valide !).

Si votre budget vous le permet, vous pouvez aussi vous arrêter au mythique Café Florian, pour boire un café ou un chocolat chaud en terrasse, tout en regardant jouer les musiciens. Attention, les prix sont très élevés ! A titre d’exemple, un café vous coûtera 10,50€ et un chocolat chaud 11€, sachant qu’il faut en plus de cela, compter un supplément de 6€ pour l’orchestre…

4blueeyes Venise Café Florian place Saint-Marc
La Café Florian – Photo : Alice Feuardant

Bien sûr, visiter Venise, Burano et Murano en seulement trois jours reste très court et nous n’avons pas pu voir absolument tout ! Libre à vous d’organiser vos trois journées comme vous le souhaitez. Si vous voulez passer un peu plus de temps dans le Cannaregio ou le Castello, aller sur l’île San Giorgio Maggiore ou visiter la Biennale de Venise, n’hésitez pas à les ajouter à votre programme !

Un dernier conseil : veillez à bien adapter votre itinéraire à la météo… Par exemple, si vous tombez sur un jour de pluie, il peut être préférable de le consacrer à la visite des musées de la place Saint-Marc. Et pourquoi ne pas profiter d’une éclaircie pour caser la visite du Campanile ? Quant à Burano, il faut absolument y aller sous le soleil, les couleurs n’en seront que plus magiques !

N’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire à votre retour de Venise !

Après l’Italie, l’Espagne vous tente ? Jetez un œil à notre itinéraire en 3 jours sur les traces de Dalí ou sur notre sélection des plus beaux monastère autour de Barcelone !

Top 5 des meilleurs burgers de Barcelone

Vous êtes comme nous amateurs de burgers et vous cherchez la meilleure adresse pour vous régaler lors d’un séjour à Barcelone ? Voici notre top 5 des meilleurs burgers de la capitale catalane, à déguster sans modération !

1.      La Real Hamburguesería

La Real Hamburguesería (ou La Real pour les intimes), est certainement LE meilleur burger de Barcelone !

Ce restaurant est très populaire sur les réseaux sociaux, notamment sur Instagram où il poste des photos toutes plus alléchantes les unes que les autres ! Le plus gros succès du restaurant est le Burger Raclette (La De Raclette), un burger composé d’un steak de 180g, roquette, cornichons, champignons, compotée d’oignons caramélisés et de fromage à raclette, ajouté directement depuis la coupelle à raclette à votre table. Pour la petite histoire, ce burger ne figurait pas sur la carte et a dû y être ajouté il y a quelques mois, victime de son succès !

Nous avons également beaucoup aimé le burger au brie (La De Brie), composé de steak, bacon, roquette, brie, confiture de rhubarbe et compotée d’oignons caramélisées. Mais le mieux est de vous faire votre propre avis, car tout est bon sur leur carte, de l’entrée (on vous conseille les fameux nachos, avec steak haché, guacamole et fromage gratiné) au dessert (ils ont notamment les fameux cookies au Nutella de Sil’s Cakes, une pâtisserie américaine de Gracia, véritable paradis pour les cookies lovers comme nous !).

Les frites sont comprises avec le burger, mais on vous conseille de payer un supplément pour des patatas dips, des frites à la crème de parmesan et truffe. Elles valent vraiment le détour !

Il faut compter à peu près 15 à 20 euros par personne.

Un conseil : pensez à réserver sur leur site internet avant d’y aller, ils n’ont pas beaucoup de places et sont vite complets !

La Real Hamburguesería Burger Barcelona
La De Brie et patatas dips à La Real Hamburguesería – Photo : Claire Feuardant

2.      Makamaka Beach Burger Café

Si vous cherchez un bon burger à la Barceloneta, on vous conseille Makamaka, à notre avis le meilleur burger de plage de Barcelone ! A quelques pas de la plage sans non plus être en plein passage, vous vous sentirez comme à Hawaï.

La carte est très alléchante, avec des burgers originaux comme le Dirty Chick, notre préféré (poulet BBQ, ananas grillé, guacamole, tomate et pain aux céréales). Et bien sûr, on y va aussi pour leurs frites Garlic et Parmesan, et leur carte de cocktails. On vous garantit que vous aurez du mal à choisir !

Et pour les plus healthy d’entre vous, ils font aussi des bols de salades aux noms exotiques : Santa Monica bowl, Tuna Turner bowl…

Pour un burger, des frites et un cocktail, comptez entre 20 et 25 euros par personne.

Notre conseil : attendez-vous à faire la queue !

View this post on Instagram

GARLIC FRIES IN DA HOUSE! 😍🍟 Menciona esa persona con la que no compartirías tus fries 😏😏❤️⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ ⠀⠀⠀⠀⠀⠀ ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ 📸THANKS a lot @semilichy!!✨😊⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ ⠀⠀⠀⠀⠀⠀ #makamakabcn #makamaka #barceloneta #goodmoodfood #burger #fries #besos #barcelonarestaurants #bcnfoodies #nobaddays #barcelonafoodies #siempreesverano #weekendvibes #sunny #barcelona #friesbeforeguys #frenchfries #friday #tgif #fryday #parmesanfries #parmensan #cheeseislife #bestburgerbcn #beachtime #burgerlover #burgers #barcelonarestaurants #terraza #lunchtime

A post shared by Makamaka Barcelona 💋&🍔 (@makamakabcn) on

3.      Chivuo’s Slow Street Food & Craft Beer

Chivuo’s, c’est plus qu’un restaurant, c’est avant tout un concept : la « slow street food ». Ici, les hipsters sont les bienvenus et sont même mis à l’honneur ! Ce n’est pas par hasard si le nom du restaurant a été emprunté au mot vénézuélien qui signifie « barbu »…

Fondé par les deux vénézuéliens Juan Latuff et Alejandro Bringas, Chivuo’s a rapidement trouvé son public et on trouve aujourd’hui 3 établissements à Barcelone (Eixample, Gracia et Raval). On y va surtout pour ses bières artisanales (servies dans des bocaux au logo de l’établissement !), mais aussi pour son pulled pork burger (burger de porc cuit à basse température), le meilleur que nous ayons goûté à Barcelone. Et pourtant, comme le pulled pork est l’un de nos burgers préférés, nous en avons testé plusieurs ! Le pain et les frites sont artisanaux, et les sandwichs et les burgers sont élaborés lentement et avec amour.

Comptez environ 15 euros par personne pour un burger, des frites et une bière.

4.      Bacoa Burger

Bacoa est une chaîne de restaurants de burgers gourmets que l’on peut trouver à Madrid, à Barcelone et à Lleida. A Barcelone, on peut en trouver 5 concentrés autour de la vieille ville. Bacoa est une véritable institution à Barcelone, à mi-chemin entre un fast food et un restaurant gourmet. Les prix sont bas mais les burgers très bons, et la carte est plutôt originale ! Nous avons beaucoup aimé le Suiza (emmental et rösti), mais vous trouverez de tout, notamment des options végétariennes et véganes !

Il faudra compter environ 15 euros par personne pour un burger.

Bacoa Burger Barcelona
Burger Manchega de Bacoa – Photo : Alice Feuardant
Bacoa Burger Barcelona
Burger La Suiza de Bacoa – Photo : Claire Feuardant

5.      Anauco Gourmet

Anauco Gourmet est, comme Bacoa, un restaurant de burgers gourmets que l’on peut trouver à Madrid et à Barcelone. Les burgers de Anauco sont innovants (vous pouvez par exemple demander vos burgers entre deux feuilles de laitue !), et si vous y allez en semaine, vous pourrez bénéficier d’un menu très avantageux (10,5 euros pour le burger, les frites, la boisson, et le dessert ou café). Sinon, il faut reconnaître que les prix sont assez élevés, mais cela est justifié par la qualité des burgers et des ingrédients.

Nous avons beaucoup aimé le burger Aloha (ananas, gorgonzola, oignon frit, roquette et sauce moutarde miel), mais le choix est infini, d’autant plus que vous pouvez choisir pour chaque burger le pain et le steak que vous souhaitez (veau, poulet grillé ou frit, pulled pork, ou végétarien aux pois chiches). Et si vous avez encore une place pour le dessert, on vous conseille leurs fameux tequeños au Nutella, servis chaud avec de la glace, un régal !

Comptez entre 15 et 20 euros par personne.

Un conseil : si vous êtes entre amis, pensez à prendre des entrées à partager : tequeños, nachos, arepitas, ils en proposent un large choix !

Anauco Gourmet Burger Barcelona
Burger Aloha d’Anauco Gourmet – Photo : Claire Feuardant
Tequeños Nutella Anauco Gourmet Barcelona
Les fameux tequeños au Nutella d’Anauco Gourmet – Photo : Claire Feuardant

Et aussi…

  • Oval : ce restaurant de burgers à composer à la carte a presque failli faire partie de notre top des 5 meilleurs burgers ! C’est le burger idéal pour ceux qui trouvent toujours l’ingrédient qui ne va pas dans les menus proposés ! Pour les indécis, sachez que vous avez quand même la possibilité de choisir des burgers élaborés pour vous.
  • The Good Burger: une chaîne de restaurants de burgers fameuse en Espagne (on en trouve dans toutes les plus grandes villes), tenue par les propriétaires des tout aussi célèbres 100 Montaditos. On aime bien leurs burgers au pain brioché style new-yorkais, à prix plus que raisonnable. Pour les amateurs de bons plans, ne manquez pas leurs promos 2×1 tous les jeudis !
  • Five Guys : la célèbre chaîne internationale, réputée pour être le burger préféré d’Obama, s’est aussi installée à Barcelone ! Vous pourrez déguster ses burgers et milk shake près de la Sagrada Familia, en attendant l’ouverture prochaine d’une enseigne à Plaza Cataluña.

Barcelone est une grande ville, et nous n’avons pas pu goûter tous les burgers ! Il s’agit donc de notre sélection et vous aurez peut-être un avis différent ! N’hésitez pas à nous dire en commentaires quels sont vos burgers préférés à Barcelone 😉