Escapade nature à Badalona

Ancienne ville industrielle dont les trois cheminées de la Fesca (les tres xemeneies) sont les témoins emblématiques, Badalona est la troisième ville la plus peuplée de Catalogne et aussi l’une des plus appréciée des touristes. Entre ses monuments historiques hérités de toutes les époques (vestiges romains, églises, monastère…), ses rues piétonnes bordées de magasins et ses 6 km de littoral aménagé, avec les plages d’un côté de la voie ferrée, et les terrasses des nombreux restaurants de l’autre, Badalona a tout pour plaire.

Badalona-España-la Fesca
Les trois cheminées caractéristiques de Badalona – Photo : Claire Feuardant

On vous parle aujourd’hui d’une initiative lancée par la Mairie de Badalona et qui vous permettra de visiter la ville autrement : la Ruta Badalona, un itinéraire de 9 km (2h30 en moyenne), parfaitement adapté aux familles, et qui vous permet de découvrir à la fois les espaces naturels de la ville, son histoire et sa culture. Suivez le guide !

1.     Point de départ : la Gare de Badalona

Si vous venez de Barcelone, ce qui est fort probable (on se doute que peu de français organiseront des vacances entières à Badalona !), prenez le train (Rodalies de Catalunya) jusqu’à la gare de Badalona (Estació de tren Badalona). Si au début, vous voyagerez sous des tunnels ; à la fin du trajet, regardez par la fenêtre : le train longe le littoral et vous aurez une magnifique vue sur la Mer Méditerranée.

Une fois sortis de la gare de Badalona, remontez vers le nord jusqu’à la Plaça Pompeu Fabra : vous aurez peut-être la chance de croiser un marché où vous pourrez vous ravitailler en produits artisanaux (notamment les fameuses cocas). Suivez ensuite la Rambla de San Joan et dirigez-vous vers le Parc de Montigalà.

2.     Le Parc de Montigalà : poumon vert de la ville

Ce parc est l’un des parcs municipaux les plus fréquentés des locaux. Avec ses plus de 8 hectares de verdure et de nombreux espaces ombragés, il est très agréable d’y passer un petit moment ou d’y pique-niquer au retour des beaux jours.

Badalona-España-Parc de Montigalà
Le Parc de Montigalà – Photo : Claire Feuardant

3.     Le Parc de la Serralada de Marina : espace naturel protégé

Après avoir rechargé vos batteries au Parc de Montigalà, continuez vers le nord jusqu’au Parc de la Serralada de Marina. Ce parc est immense : il s’étend sur 3000 ha (dont 2000 ha sont protégés !). Les locaux comme les touristes apprécient de se perdre dans les chemins du parc, à pieds ou en vélo, seuls ou en famille. Il offre de belles balades et de magnifiques panoramas sur Badalona et le littoral méditerranéen (le point culminant du parc étant situé à 485 m d’altitude). Il abrite de nombreux vestiges de l’époque romaine que l’itinéraire Ruta Badalona vous permet de découvrir.

Badalona-España-Parc de la Serralada de Marina-01
Photo : Claire Feuardant
Badalona-España-Parc de la Serralada de Marina-02
Photo : Claire Feuardant
Badalona-España-Parc de la Serralada de Marina-03
Photo : Claire Feuardant

4.     L’Aqueduc de Sant Jeroni

Le plus symbolique de ces vestiges est l’Aqüeducte de Sant Jeroni. Il s’agit d’une partie du tunnel de conduite d’eau long de 50 km qui reliait autrefois Cabrera de Mar à Barcelone. L’aqueduc est aujourd’hui envahi par la végétation et il faudra être attentif pour le trouver dans le paysage où il se camoufle parfaitement ! Avec ses sept arcades, il n’est pas grand mais c’est toujours intéressant de se plonger dans le passé le temps de quelques minutes !

Badalona-España-Parc de la Serralada de Marina-Aqueduc
Photo : Claire Feuardant

5.     Le Monastère de Sant Jeroni de la Murtra

De l’aqueduc, vous n’êtes plus très loin du Monastère de Sant Jeroni de la Murtra (Monestir de Sant Jeroni de la Murtra en catalan), que vous pourrez visiter librement du mardi au samedi (de 10h à 13h), ou en optant pour une visite guidée (en semaine et le dimanche à 10h30 et 11h30). On vous conseille de réserver ! Ce monastère est magnifique, datant du XVème siècle et de style gothique, et 8 chambres sont encore disponibles pour ceux qui souhaitent vivre dans la solitude pendant un moment. La visite inclue le cloître, l’église, les dortoirs ou encore le réfectoire, ce qui vous donne un bon aperçu de ce qu’était la vie monastique.

Monestir de Sant Jeroni de la Murtra-Badalona-España
Le Monastère de Sant Jeroni de la Murtra – Photo : Claire Feuardant

6.     Dernière étape : l’itinéraire du Torrent de l’Amigó

Pour terminer votre itinéraire en beauté, enfoncez-vous encore plus dans le parc et suivez le chemin balisé du Torrent de l’Amigó. Le paysage change, devient plus boisé : parfait si vous êtes en fin de matinée, après la visite du Monastère, pour vous protéger un peu du soleil. L’itinéraire vous amène près de l’Hospital Universitari Germans Trias i Pujol, d’où vous pourrez prendre un bus jusqu’au centre-ville pour ne pas tout refaire en sens inverse…

On vous conseille de faire cet itinéraire au printemps, pour profiter à la fois du soleil et de la flore des espaces naturels de Badalona, sans pour autant avoir trop chaud : dans le Parc de la Serralada de Marina, l’ombre est rare et le soleil omniprésent !

Publicités

Visiter Mons en Belgique

Vous partez en vacances en Belgique ? Ajoutez une touche d’originalité à votre séjour et visitez Mons, Capitale culturelle de la Wallonie depuis 2002 et Capitale culturelle européenne en 2015. Avec ses 100 000 habitants, Mons est une petite ville francophone charmante et accueillante, chef-lieu de la province wallonne de Hainaut. Moins connue que ses voisines situées plus au nord (Bruges, Anvers, et Bruxelles), c’est pourtant un trésor de culture et de patrimoine. A seulement 60 km de Bruxelles, vous pourrez y faire un crochet si vous avez prévu de vous rendre dans la capitale belge. Voici un petit tour des choses à faire absolument à Mons !

S’imprégner d’histoire dans le Centre historique de Mons

Fondée au VIIème siècle par Waudru, qui fut canonisée après sa mort, Mons a d’abord été un lieu de culte avant de devenir une ville. De petit village consacré au culte de Sainte-Waudru, elle devient une agglomération fortifiée au XIIème siècle, puis une véritable ville au XIIIème siècle, organisée autour du commerce, avec ses nombreux marchés et halles. Tour à tour disputée par les espagnols, les français, les hollandais et les autrichiens, elle verra se succéder de nombreux sièges, révolutions et batailles.

Mons porte encore aujourd’hui les marques de cette histoire mouvementée. Pour vous projeter dans le passé, promenez-vous dans le Centre historique de Mons, de la Grand-Place jusqu’au Beffroi, en passant par l’Hôtel de Ville de Mons et le Singe du Grand’Garde situé sur sa façade, et la rue commerciale piétonne. Les rues pavées bordées de bâtiments de style gothiques vous transporteront dans une autre époque.

Mons-Belgique-Beffroi-2
Beffroi de Mons © visitMons – GrégoryMathelot

Ne manquez pas la Collégiale Sainte-Waudru, église de style gothique brabançon construite dans la deuxième moitié du XVème siècle à l’initiative des chanoinesses de Sainte-Waudru, avec son trésor, merveille d’orfèvrerie, ses magnifiques vitraux du XVIème siècle, son Car d’or (véhicule en bois peint doré datant de l’époque Louis XVI, servant lors de la Procession annuelle de la Trinité), ou encore les fameux reliquaires de Sainte-Waudru.

Visiter des sites classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO

Mons abrite trois chefs-d’œuvre historiques classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Le Beffroi de Mons, unique beffroi baroque de Belgique et haut de 87 mètres, abrite un centre d’information dédié à son histoire et un ascenseur panoramique. Les Minières Néolithiques de Spiennes ont été un haut lieu de l’économie primitive vers 2 000 av. J.C. (on dit qu’il s’agissait de la plus grosse exploitation de silex d’Europe !). Sur la centaine d’hectares du site, seuls 500 m² ont été fouillés, révélant des objets tels que des monnaies en bronze, des urnes funéraires ou des outils (lames, grattoirs, pics en silex). Enfin, la Ducasse de Mons ou Doudou est une fête locale qui se déroule tous les ans, le week-end de la Trinité (le dimanche qui suit la Pentecôte). Ses mises en scène phares puisent dans les traditions ancestrales et religieuses de la ville : parmi elles, on retrouve la Procession du Car d’Or et le « Lumeçon », combat légendaire durant lequel Saint Georges affronte un dragon.

Découvrir l’héritage culturel de Mons

Amateurs d’art, Mons est faite pour vous ! Capitale européenne de la culture en 2015, la ville possède un héritage culturel riche et varié. De nombreuses infrastructures sont dédiées à la culture. Situé en plein centre-ville, le Manège, Centre culturel transfrontalier, propose une programmation de spectacles vivants contemporains de bonne qualité. Côté musées, vous aurez l’embarras du choix : le musée des Beaux-Arts (BAM), qui s’étend sur près de 2 000 m² et présente plus de 15 000 œuvres d’arts d’envergure internationale ; le Mundaneum, centre d’archives qui contient aussi un espace d’exposition ; le Musée des arts décoratifs François Duesberg et son impressionnante collection de pendules… Ne manquez pas non plus la célèbre Maison Van Gogh (dite “Maison du Marais”), située à Cuesmes non loin de Mons, où vécut le peintre durant 14 mois, entre 1879 et 1880.

Goûter la gastronomie traditionnelle de Mons

 

Les gourmands apprécieront la cuisine montoise, généreuse et élaborée à partir de produits du terroir. Entre la soupe montoise à base de haricots blancs ; la truite Antoine Clesse que l’on fait pocher dans la bière ; les pavés de Mons, gâteaux à base de crème au beurre ; les “ratons du Car d’Or”, variation des crêpes du nord… Beaucoup de plats typiques de Mons, des moules au ris de veau, sont cuisinés avec de la bière : avis aux amateurs ! Chocovores, ne passez pas à côté de la nouvelle pâtisserie emblématique de Mons, El Cayau Montois, un sablé recouvert d’une ganache de chocolat et de noisettes…

Côté restaurants, on vous conseille L’Art des mets, un restaurant gastronomique qui sert une cuisine raffinée, à la fois traditionnelle et créative. Situé en plein centre-ville, à proximité de la Grand-Place, il propose des menus à 22€ en semaine. Si vous avez un peu plus de budget, n’hésitez pas à tester l’un des menus gastronomiques (30 à 55€) ! La carte du restaurant comprend un large choix de plats typiques de Mons, élaborés à partir de produits de saison.

L'art des mets Mons
Restaurant L’Art des Mets à Mons

Et si vous connaissez déjà Mons, n’hésitez pas à partager vos adresses en commentaire !

Rencontre avec Coraline Causse à la galerie Art Evolution

A première vue, Coraline Causse est une jeune femme comme les autres. Elle s’intéresse à la spiritualité et pratique le yoga, elle connaît les bons spots de randonnée dans le Var et apprend le dessin sur YouTube. Mais Coraline n’a pas perdu de temps : à l’âge où beaucoup sont encore sur les bancs de la fac, elle est photographe et graphiste auto-entrepreneuse. Sa carrière ne fait que commencer, mais elle a déjà de très belles expériences derrière elle.
Nous avons rencontré Coraline pour la première fois par hasard, lors d’un passage à Fréjus où nous avions visité la galerie Art Evolution. Nous avons été séduites par son parcours déjà riche et sa philosophie de vie et avons décidé de revenir, quelques mois plus tard, pour discuter avec elle de ses voyages, son métier et ses projets.

Galerie Art Evolution
La Galerie Art Evolution à Fréjus

Son parcours

Coraline le dit elle-même, tout a commencé avec sa passion pour les voyages. Après un BTS tourisme option multimédia où elle suivait des cours de Photoshop et de montage vidéo (elle était alors l’une des seules à continuer à pratiquer chez elle !), elle a décidé de prendre une année sabbatique. L’envie de partir en voyage est venue naturellement : à 19 ans, elle est partie en Irlande pendant un mois pour apprendre l’anglais.

Irlande2
Crédit : CC Pictures
Irlande1
Crédit : CC Pictures

Un mois plus tard à peine, elle décidait de repartir, cette fois-ci en Inde. Elle a pris sa décision sur un coup de tête : le jour-même, elle réservait ses billets !
Ce voyage lui a permis d’expérimenter deux modes de vie diamétralement opposés. Elle a d’abord séjourné chez des amis à New Delhi où elle a pu suivre un mode de vie aisé, très proche de l’Occident. Puis elle est partie en mission humanitaire à Jaipur, où elle est restée trois semaines. Elle a découvert là-bas un mode de vie totalement différent, plus traditionnel. C’est d’ailleurs la partie de son voyage qu’elle a préférée ! Elle a également eu l’occasion de découvrir Udaipur, une ville construite autour d’un lac qui lui a plu tout de suite par sa population, ses odeurs ou encore sa nourriture. « Par rapport à ce que l’on connaît en Occident, il s’agit d’une toute autre ambiance, insiste Coraline, et cela se ressent tout de suite lorsqu’on arrive ! ». Si vous ne connaissez pas Udaipur, n’hésitez pas à aller jeter un coup d’oeil aux photographies de Coraline, qui permettent de se faire une idée de cette ambiance si particulière.

Inde2

Inde5
Crédit : CC Pictures
Inde4
Crédit : CC Pictures
Inde3
Crédit : CC Pictures

A peine rentrée en France, Coraline s’est envolée pour l’Australie. Son projet initial était de rester à Perth pendant six mois pour travailler, puis de louer un van pour faire le tour du pays. Mais cela ne s’est pas passé comme prévu, et le voyage a vite viré à l’aventure ! Coraline a commencé par parcourir toute la côte ouest en passant par de magnifiques parcs naturels dont Karijini, jusqu’à Broome. Mais une fois là-bas, elle s’est vide rendue compte que l’état du van ne lui permettrait pas d’aller jusqu’à Darwin. Après avoir sans succès essayé de le vendre sur place, elle est finalement repartie… avant de se retrouver bloquée au milieu du désert australien dans le van qui refusait de redémarrer ! Heureusement, Coraline a rencontré les bonnes personnes et a pu ensuite trouver du travail et un moyen de retourner à Perth pour prendre son avion de retour.

Australie6
Crédit : CC Pictures

Si vous avez l’occasion de passer à la galerie Art Evolution et de rencontrer Coraline, n’hésitez pas à lui demander de vous parler de son voyage en Australie ! C’est elle qui en parle le mieux 😉
Coraline a pu immortaliser cette belle expérience grâce à la photo, un moyen selon elle de « partager les belles énergies et les belles couleurs qu’elle a pu découvrir » mais aussi de garder ces instants en mémoire.

Australie2

Australie1
Crédit : CC Pictures
Australie3
Crédit : CC Pictures
Australie5
Crédit : CC Pictures
Australie4
Crédit : CC Pictures

De retour en France après cette troisième aventure, Coraline a décidé de faire de sa passion pour la photographie et la création graphique son métier. On venait à l’époque de lui proposer un CDI, mais elle a préféré tourner le dos à la sécurité qu’offrait ce contrat pour créer sa propre entreprise, CC Pictures. Elle ne l’a jamais regretté depuis.

Sa rencontre avec Michel Lagnel, aquarelliste et propriétaire de la galerie Art Evolution à Fréjus, a été décisive. Depuis le mois de janvier 2017, Coraline lui apporte son aide pour gérer la galerie : en contrepartie, elle y expose et vend ses créations.

CC Pictures

« L’art permet de se concentrer sur les belles choses » – Coraline Causse

Coraline est une véritable touche-à-tout : son domaine de compétences va de la création graphique sur ordinateur à la photographie, en passant par le dessin. Avec CC Pictures, elle propose un large éventail de services aux entreprises (conception de logo, création de site internet, de cartes de visite, de flyers, photos de produits…) et aux particuliers (shooting photo, couverture d’évènements tels que des mariages).
Ses prix sont globalement très bas par rapport à ses concurrents. Pour vous donner un ordre d’idée, la création d’un logo vous coûtera 130€, tandis que le prix facturé par un freelance ou une agence de communication visuelle peut aller de 150 à 1000€, parfois plus en fonction de l’entreprise et du travail demandé !
Si vous êtes intéressé par le travail de Coraline et que vous souhaitez connaître l’ensemble de ses tarifs, n’hésitez pas à la contacter.
Coraline a commencé la création graphique par passion. Aujourd’hui, cette passion lui permet de gagner sa vie ! Les créations de Coraline s’inscrivent dans un univers enfantin, avec toujours une touche d’imaginaire. Pour réaliser ses images, nous explique la jeune artiste, elle utilise à la fois des visuels récupérés sur Internet et ses propres photos. A partir de cela, elle produit un montage sur Photoshop et recréé un univers onirique complètement nouveau.
En photographie, Coraline utilise l’appareil Reflex 5D de la marque Canon. « Mes photos sont toujours retravaillées » nous avoue-t-elle. Mais comme elle tient absolument à conserver l’authenticité de ses photographies, elle retouche seulement la lumière en manipulant l’exposition et les niveaux de couleurs sur Photoshop.
« A travers mes photos, nous confie Coralie, je cherche à retranscrire des ambiances de voyage ». C’est également pour poursuivre cette démarche artistique qu’elle s’est lancée dans la réalisation de vidéos. Dans un style un peu plus documentaire, celles-ci sont de précieux témoignages des expériences vécues par Coraline lors de ses voyages. C’est aussi un excellent moyen de capturer l’essence d’un pays, d’une population ou d’une ambiance.

Inde1
Crédit : CC Pictures
Australie
Crédit : CC Pictures

Ses projets

Coraline a encore beaucoup de projets en tête et bien sûr, repartir en voyage en fait partie. Sa prochaine destination ? L’Asie. Elle voudrait partir sac au dos pendant sept mois pour parcourir toute la côte, du Japon à l’Indonésie.
Sur le plus long terme, elle voudrait apprendre la permaculture et partir s’installer à Montréal pour travailler dans le domaine artistique ou la communication.
Et qui sait ? Peut-être que d’ici un an, de nouveaux projets seront nés !

4 questions à Coraline Causse

Comment décrirais-tu ton style artistique ?

Je pense que mon style artistique est en pleine évolution. Mon coup de  crayon/pinceau/souris évolue encore, mais mon oeil photographique, lui est toujours dirigé avec la même force : montrer les merveilles qui nous entourent, que ce soit la nature, l’architecture, le style de vie et le street art. Tout ce qui peut égayer notre quotidien !

Dirais-tu que tu es une photographe, une graphiste, une artiste… ou un peu tout à la fois ?

J’essaie de tout explorer car tout me plait ! Aujourd’hui je suis photographe et graphiste professionnelle mais j’aimerais prendre le temps de faire évoluer mon art à travers la peinture et le dessin. Tout ce qui touche à l’art visuel me fascine !

De quoi es-tu le plus fière dans ton début de carrière ? Et au contraire, as-tu des regrets ?

Tout simplement je suis comblée de m’être lancée dans toutes ces aventures qui m’ont mené à cette ouverture professionnelle et artistique et mes voyages qui m’ont lancée dans la photographie. Au retour, j’ai sacrifié le CDI pour créer mon entreprise et vivre de ma passion alors que je n’avais aucune certitude du résultat. Aucun endroit pour exercer, aucun contact. J’ai bénéficié ensuite de l’opportunité de pouvoir m’intégrer dans les locaux de la galerie Art Evolution ou je me forge une solide expérience. Ma plus grande fierté est le fait d’avoir réussi à satisfaire mes clients grâce à mon travail sérieux en autodidacte, géré par le simple fait d’être passionné !
Aucun regret pour le moment !

Est-ce qu’il a été facile de devenir autoentrepreneur ? As-tu eu des démarches particulières à faire ? Et quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait se lancer ?

Devenir autoentrepreneur est très simple, il suffit de s’adresser à la chambre des métiers ou de commerce en fonction de sa profession. J’ai effectué un stage de 3-4 jours qui nous explique les bases de la gestion d’une entreprise, de la comptabilité mais surtout nous aide à choisir le régime de notre future entreprise. A savoir que le statut d’autoentrepreneur est recommandé à ceux qui n’auront pas beaucoup de frais. Etant en prestation de service principalement, c’est un régime qui me convient mais qui n’est pas idéal pour tout le monde.
Je conseille à tous ceux qui souhaitent se créer des opportunités plutôt que de les attendre, de se lancer sans aucune hésitation ! C’est un très bon moyen d’être bien récompensé pour les efforts fournis et surtout une parfaite façon de vivre heureux au travail et en harmonie avec soi-même.

San Francisco : à voir, à faire

On entend souvent dire que San Francisco est la ville la plus européenne des Etats-Unis : ce n’est pas pour rien ! Contrairement à de nombreuses grandes villes de Californie (notamment Los Angeles), San Francisco est une ville à taille humaine où il fait bon de prendre le temps de flâner. Laissez la voiture en-dehors de la ville et partez en exploration ! Le réseau de transports fonctionne très bien et l’idéal est de tout faire à pieds. Voici, selon nous, les incontournables de San Francisco. Vous ne pourrez pas tout faire, évidemment, mais à vous de composer votre propre itinéraire à partir de ces conseils !

Downtown San Francisco

Le centre-ville de San Francisco est composé d’une multitude de quartiers qui ont tous leur personnalité.

Chinatown est incontournable. Une fois passé le Dragon’s Gate, qui marque l’entrée du quartier, on se sent transporté en Chine. Les devantures des magasins, les restaurants, tout est écrit en chinois ! Le Chinatown de San Francisco, centré autour de Grant Street, est le plus ancien des Etats-Unis et la plus grande enclave chinoise hors d’Asie. Si vous aimez la cuisine chinoise ou que vous êtes curieux de la découvrir, vous aurez l’embarras du choix, entre boutiques de street food et restaurants pour tous les budgets., pour la plupart très typiques, avec peu de tables, fréquentés quotidiennement par des familles entières de chinois (sur plusieurs générations !), et l’intégralité du menu en chinois. Dépaysement garanti !

San-Francisco-Chinatown-4blueeyes-01
Le Dragon Gate – Photo : Claire Feuardant
San-Francisco-Chinatown-4blueeyes-02
Photo : Claire Feuardant
San-Francisco-Chinatown-4blueeyes-03
Photo : Claire Feuardant
San-Francisco-Chinatown-4blueeyes-04
Photo : Claire Feuardant

Juste à côté se trouve district de North Beach, berceau de la Beat Generation. Nous vous conseillons de vous balader dans le quartier de jour et de nuit, car l’ambiance y est vraiment différente. C’est dans ce district que vous trouverez les quartiers européens (français, italien…). Sur Columbus Avenue, vous trouverez de nombreux cafés et traiteurs italiens qui recèlent quelques petites merveilles ! N’hésitez pas à prendre le temps de vous asseoir dans l’herbe, dans le mythique Washington Square Park qui borde l’Eglise Saints Peter and Paul, où se sont mariés Marilyn Monroe et Joe DiMaggio. Quant aux fans de la Beat Generation, ne manquez pas le City Lights Bookstore, la Jack Kerouac Alley, le Vesuvio Cafe, et bien évidemment le Beat Museum !

San Francisco-North Beach-Record Shop-4blueeyes
Photo : Claire Feuardant

Non loin de North Beach, au bout de Filbert Street, se trouve Telegraph Hill. Il ne s’agit pas de n’importe laquelle des 44 collines de la ville : c’est celle qui abrite la fameuse Coit Tower. Si vous voulez bénéficier de l’une des plus belles vues sur la ville et sur la baie (à 360°), prenez l’ascenseur (7$ par personne). Sinon, admirez les fresques de Diego Rivera. Profitez de votre escapade sur Telegraph Hill pour emprunter les escaliers de 400 marches (en descendant bien sûr !).

San Francisco-Telegraph Hill-panorama-4blueeyes
Photo : Claire Feuardant
San Francisco-Telegraph Hill-Victorian House-4blueeyes
Photo : Claire Feuardant

Le Financial District est, comme son nom l’indique, le centre d’affaires de San Francisco. Loin du tapage et des cafés animés de North Beach, vous y verrez surtout de grands buildings à l’américaine, dont la célèbre Transamerica Pyramid.

San Francisco-Financial district-4blueeyes
Financial District – Photo : Claire Feuardant
San Francisco-Transamerica Pyramid-4blueeyes
Transamerica Pyramid vue depuis Telegraph Hill – Photo : Claire Feuardant

Toujours dans Downtown, le Tenderloin est selon nous à éviter si vous n’avez pas le temps de tout voir. Le quartier, assez mal famé, est intéressant pour ses murs colorés, mais vous pourrez en voir de plus beaux à Mission District (dont on vous parle plus tard) !

Pour finir, vous pouvez également aller faire un peu de shopping dans le Civic Center, au centre de Downtown. C’est de ce quartier que part le fameux Cable car, mais si vous voulez tenter l’expérience, ne faites pas la queue à la première station ! Allez directement à la deuxième, pas très loin, où vous n’attendrez pas.

San Francisco-Civic Center-4blueeyes
Photo : Claire Feuardant

Le Waterfront

Le front de mer de San Francisco est une expérience à lui tout seul. Au nord, on est toujours dans North Beach : les petits restaurants coquets font du charme aux touristes. On vous conseille de tester la typique Clam Chowder servie dans un « bread bowl » à base de surdough bread de San Francisco. Dans cette zone, on en trouve à tous les coins de rue, mais pour une expérience authentique, n’hésitez pas à aller chez Boudin Bakery !

San Francisco-North Beach-Waterfront-4blueeyes-01
Photo : Claire Feuardant
San Francisco-North Beach-Waterfront-4blueeyes-02
Photo : Claire Feuardant
San Francisco-Clam Chowder-4blueeyes
La fameuse Clam Chowder de San Francisco – Photo : Claire Feuardant

Le Fisherman’s Pier ou Pier 39 est mythique, avec sa vue sur Alcatraz, ses lions de mer et son animation jusque tard dans la nuit. Si vous souhaitez visiter Alcatraz, c’est possible : un ferry fait l’aller-retour plusieurs fois par jour. Cependant, il faut prévoir une journée complète et réserver longtemps à l’avance (parfois plus de 3 mois avant, attention !).

San Francisco-Fisherman's Pier-4blueeyes-01
Le Fisherman’s Pier – Photo : Claire Feuardant
San Francisco-Fisherman's Pier-4blueeyes-02
Les fameux « sea lions » – Photo : Claire Feuardant
San Francisco-Alcatraz-4blueeyes
Alcatraz – Photo : Claire Feuardant

Si l’on descend le long du Waterfront, plus au sud, on arrive dans le Financial District. Flânez dans le Ferry Building marketplace et imprégnez-vous de la vue sur l’Oakland Bay Bridge, une réplique du Golden Gate en gris.

San Francisco-Waterfront-4blueeyes-01
Photo : Claire Feuardant
San Francisco-Oakland Bay Bridge-4blueeyes-01
Oakland Bay Bridge – Photo : Claire Feuardant
San Francisco-Oakland Bay Bridge-4blueeyes-02
Photo : Claire Feuardant

Le Golden Gate & le Presidio

Cette zone est assez étendue et il faut prendre le temps de flâner. Si vous le pouvez, on vous conseille d’y prévoir une journée complète ! Vous pourrez ainsi explorer le côté est du Golden Gate : allez voir le Palace of Fine Arts, bâtiment inspiré de l’architecture gréco-romaine (inattendu aux USA !) et promenez-vous sur Crissy Field, le QG des locaux dès que les beaux jours reviennent. Du côté ouest du Golden Gate, plusieurs plages bénéficient d’une belle vue sur le pont, dont Baker Beach (on préfère vous prévenir : c’est aussi une plage de nudistes !)

San Francisco-Palace Of Fine Arts-4blueeyes
Palace of Fine Arts – Photo : Claire Feuardant
San Francisco-Golden Gate Bridge-4blueeyes-02
Photo : Claire Feuardant
San Francisco-Golden Gate Bridge-4blueeyes-05
Photo : Claire Feuardant

Et bien évidemment, laissez-vous du temps pour traverser le Golden Gate (au moins jusqu’à la moitié, car une fois dessus, on se rend compte qu’il est vraiment long !) Les plus flemmards pourront le faire en voiture, ce qui permet également d’aller jeter un coup d’œil de l’autre côté, plus boisé.

San Francisco-Golden Gate Bridge-4blueeyes-03
Photo : Claire Feuardant
San Francisco-Golden Gate Bridge-4blueeyes-04
Photo : Claire Feuardant

Au sud du Golden Gate, vous avez le quartier de Pacific Heights, qui est très résidentiel. Vous pouvez aller y jeter un coup d’œil (on y trouve de nombreuses maisons victoriennes typiques de San Francisco), mais inutile d’y consacrer trop de temps. De même pour Richmond District. A l’ouest, le Golden Gate Park est un immense parc à l’américaine (plus grand que Central Park !). Vous aurez de quoi faire…

Russian Hill

Autre colline mythique de San Francisco, Russian Hill est à ne pas manquer. Faites un détour par Ghirardelli Square (oui, on parle bien du chocolatier !) et empruntez (à pieds ou en voiture, si vous avez le courage !) la fameuse Lombard Street, qui descend en serpentant à travers les hortensias.

San Francisco-Russian Hill-4blueeyes
Photo : Claire Feuardant

S’immerger dans la culture de San Francisco

La magie de San Francisco, c’est que vous pouvez en quelques minutes passer d’une culture à une autre, et changer complètement d’époque et d’environnement. Haight-Ashbury, berceau de la culture hippie, n’est plus le quartier vibrant et coloré du Summer of Love, mais on y trouve encore des friperies et des disquaires (comme Amoeba Music), qui entretiennent le mythe.

San Francisco-Haight-Ashbury-4blueeyes
Photo : Claire Feuardant

Non loin, le Castro est le quartier gay de San Francisco, où de nombreux rassemblements ont eu lieu et marqué l’histoire de la communauté (notamment dans la fin des années 70, menées par Harvey Milk).

Le Castro est bordé par Mission District, à l’est, où, comme évoqué plus haut, les passionnés de street art et de fresques urbaines en tout genre trouveront leur bonheur ! Mission District est aussi le quartier des Latino-américains, et effectivement, c’est dépaysant ! On y trouve de nombreuses taquerias et autres restaurants typiquement sud-américains. C’est dans ce quartier que vous trouverez également le Mission Dolores Park, un petit parc tranquille avec une magnifique vue sur la ville. Plus à l’ouest, les Twin Peaks sont deux collines qui offrent une magnifique vue à 360° sur San Francisco par temps clair. Si vous aimez faire de la randonnée, c’est l’endroit idéal ! Enfin, ne ratez pas les Seven Painted Ladies, sept maisons victoriennes colorées et alignées, un must-seen de San Francisco !

San Francisco-Mission District-4blueeyes-01
Fresque murale à Mission District – Photo : Claire Feuardant
San Francisco-Mission District-4blueeyes-02
Fresque murale à Mission District – Photo : Claire Feuardant
San Francisco-Mission Dolores Park-4blueeyes
Mission Dolores Park – Photo : Claire Feuardant
San Francisco-Seven Painted Ladies-4blueeyes
Seven Painted Ladies – Photo : Claire Feuardant

Se déplacer

Pour vous déplacer, si vous n’avez pas de voiture, vous avez plusieurs options. Tout d’abord, on vous conseille de faire le plus de choses possibles à pieds : on s’imprègne toujours mieux de l’ambiance d’une ville quand on prend le temps de flâner dans ses rues ! Le réseau de transports en commun est bien développé (pour une ville américaine !) et dessert les principaux points d’intérêt de la ville. Si vous restez assez longtemps, vous pouvez acheter pour 3$ une Clipper Card, rechargeable à volonté, et qui vous donnera accès à tous les transports en commun : les bus du réseau MUNI, le Cable car, et le tramway. Si vous comptez prendre souvent le Cable car (dont un trajet à l’unité coûte tout de même 7$ !), prenez un pass (1 jour, 3 jours ou 7 jours). Pour la journée par exemple, le pass vous coûtera 17$, ce qui est vite rentabilisé ! Sinon, le trajet en bus à l’unité coûte 2,25$. Enfin, le BART est très pratique, il relie Downtown et la périphérie (notamment les deux aéroports, celui de San Francisco et celui d’Oakland). Mais attention, le coût du ticket augmente avec la distance ! A chaque station de BART, un tableau vous indique le tarif pour n’importe quel trajet, ce qui est pratique et permet de mettre assez d’argent sur sa carte.

Se loger

Vous savez certainement quoi chercher en fonction de votre budget (de l’auberge de jeunesse à l’hôtel de luxe !). La question est : où se loger ? Pour les petits budgets, le meilleur compromis selon nous est de se loger à Daly City, pour éviter les prix exorbitants du centre-ville sans non plus être trop loin de tout. Daly City est à mi-chemin entre Downtown et l’aéroport, et est très bien desservie en transports (avec le BART, vous pouvez rejoindre le centre-ville en 15-20 minutes). Nous avions pris un logement sur Airbnb à Daly City, et nous en avons été très satisfaites ! Mais bien sûr, là encore, tout dépend de vos projets…

San Francisco-Daly City-4blueeyes
Daly City – Photo : Claire Feuardant

Si vous avez d’autres bons plans, des bonnes adresses pour manger ou se loger, des spots photo à partager, n’hésitez pas à laisser un commentaire !

Los Angeles en deux jours

Vous êtes de passage en Californie et vous souhaitez vous arrêter à Los Angeles (parce qu’un séjour en Californie sans passer par L.A., ce n’est même pas la peine d’y penser !) ? Vous prévoyez d’y aller depuis la France, mais vous n’avez pas beaucoup de temps ? Cet article est fait pour vous ! Visiter la Cité des Anges en un week-end, c’est tout à fait faisable. Voici nos conseils – à compléter selon vos envies… 

Jour 1 : Downtown L.A.

IMG_3812
The Broad (Photo: Claire Feuardant)

Le centre-ville de Los Angeles est incontournable. Si vous êtes amateur d’art, il y a de beaux musées à visiter, notamment The Broad, un musée d’art contemporain qui expose des œuvres majeures dont vous avez forcément déjà entendu parler : les Tulips et le Balloon Dog (Blue) de Jeff Koons, le Self-Portrait, les Two Marilyns ou encore le Single Elvis d’Andy Warhol, plusieurs œuvres de Keith Haring… On vous conseille de vous y rendre avant l’ouverture : selon le jour, il peut y avoir la queue devant le musée. Mais ne prévoyez pas d’y passer une matinée entière : seul le troisième étage expose des œuvres, la visite est donc plutôt rapide. L’entrée est gratuite.

IMG_3804
The Walt Disney Concert Hall (Photo : Claire Feuardant)

A côté du Broad, vous pourrez voir le Walt Disney Concert Hall. Conçu par Frank Gehry, il est déjà magnifique de l’extérieur. Cependant, si vous souhaitez aussi voir l’intérieur, jetez un coup d’œil au planning des visites à l’avance ! Les visites durent en général environ 1h. Le mieux étant, bien sûr, d’assister à un spectacle dans l’un des cinq espaces dédiés !

Pour les passionnés de musique, ne manquez pas le Grammy Museum ! Très interactif, il mérite vraiment le détour. Vous y apprendrez plein de choses sur l’histoire de la musique (principalement aux Etats-Unis, bien sûr !) et ses différents genres, sur les innovations technologiques (nous avons beaucoup aimé la salle où on peut choisir une chanson et écouter comment elle sonne selon les époques, du gramophone à l’iPod…), et évidemment, sur les Grammy Music Awards. Attention, ce n’est pas un musée gratuit ! Le plein tarif est de 12,95$.

Bien sûr, il y a plein d’autres musées à voir à Downtown (Musée d’Art Contemporain, Museum of Ice Cream…) ou même en dehors du centre. Nous n’avons pas eu le temps d’aller au Getty Center, mais à en croire les critiques, c’est un véritable bijou d’architecture, avec de magnifiques jardins. Mais il est immense et il faut y consacrer pratiquement une journée ! Le plus difficile est de choisir les musées à visiter, en fonction de vos affinités et de votre temps.

A Downtown, on vous conseille de vous arrêter manger au Grand Central Market, où vous trouverez de tout : cuisine asiatique, mexicaine, italienne ; street food et épicerie fine ; salé et sucré… Pour tous les budgets ! Vous pouvez manger sur place ou, s’il fait beau, profiter du Grand Park, à quelques minutes seulement du Grand Central Market.

La meilleure façon de découvrir Downtown reste bien sûr de flâner dans les rues ! Mais attention à ne pas y traîner tard le soir : la nuit tombée, le centre-ville n’est pas très bien fréquenté. Malheureusement, les ravages de la drogue sont bien visibles à Los Angeles…

Jour 2 : De Venice Beach à Hollywood

Le deuxième jour, il vous reste à faire… tout le reste ! Les plages et le côté « paillettes » de Los Angeles peuvent être faits en un seul jour. Prévoyez de passer du temps dans les transports, les distances sont longues ! Voici, à titre d’exemple, le circuit que nous avons suivi. 

IMG_3875
Photo : Claire Feuardant

Le matin, nous nous sommes rendues à Venice Beach. Nous avons découvert un petit café très correct pour bruncher : le Café Collage. Non loin se trouve aussi le fameux Eggslut, qui propose des brunchs bien typiques, mais préparez-vous à faire la queue ! Les incontournables de Venice Beach : photographier les fameuses lettres « VENICE » (Windward Avenue), se promener le long de l’océan sur le Venice Beach Boardwalk, applaudir les skateurs au Venice Skate Park, admirer les tags du Venice Public Art Walls, et encourager les basketteurs sur l’un des nombreux terrains !

IMG_3893
Photo : Claire Feuardant

Ensuite, nous avons suivi le bord de mer jusqu’à Santa Monica, reconnaissable de loin avec son Parc d’attractions Pacific Park ! Baladez-vous sur le Santa Monica Pier, la fameuse jetée qui marque la fin de la Route 66 (de nombreux panneaux ne manquent pas de vous le rappeler !). Santa Monica est une jolie ville, l’idéal pour ceux qui veulent faire du shopping, avec de nombreux magasins et restaurants. C’est aussi de Santa Monica que part l’une des lignes de métro de Los Angeles (Expo Line).

Nous avons rejoint Hollywood Boulevard depuis Santa Monica (attention, le trajet n’est pas direct en métro, il faut également prendre un bus !) Le Walk of Fame est très étendu, à vous de vous munir d’une carte s’il y a des étoiles que vous voulez absolument voir ! Vous pouvez également flâner dans les rues (si vous avez le temps !). Pour voir les fameuses lettres HOLLYWOOD (et prendre de belles photos, sans fil électrique devant !), on vous conseille de monter en haut du Hollywood and Highland Center d’où vous aurez une très belle vue sur le sigle mais aussi, de l’autre côté, sur les rues et les étoiles ! Non loin se trouve aussi le Chinese Theater.

IMG_4063
Photo : Claire Feuardant
IMG_4075
Chinese Theater (Photo : Claire Feuardant)

En fin de journée, rendez vous au Griffith Observatory pour admirer le coucher de soleil sur la ville et (re)voir le sigle Hollywood ! Et si vous vous attardez un peu, vous verrez toute la ville s’illuminer…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Se déplacer

Comme nous ne restions que deux jours, nous avons choisi l’option sans voiture, qui a ses avantages comme ses inconvénients. D’abord, il faut savoir que Los Angeles est très étendue, et que d’un point d’intérêt à un autre, vous aurez toujours autour de 1h30 de bus… Tout est question d’organisation ! Le réseau de bus est assez compliqué mais il dessert les principaux points touristiques : cela suffit si vous ne prévoyez pas de rester longtemps.

Un trajet en bus coûte 1,75$. Le Metro 1-Day Pass coûte 7$ (il est rentabilisé en 4 trajets), et si vous prévoyez de rester plus longtemps, le 7-Day Pass coûte 25$ (il est rentabilisé à partir de 15 trajets dans la semaine). A savoir :

  • Le réseau de bus s’appelle METRO (ou MTA), ce qui peut porter à confusion…
  • Attention à avoir l’appoint en cash, car les machines mises à disposition dans les bus ne rendent pas la monnaie et le chauffeur sera intransigeant !
  • Bien vérifier les horaires des bus : ils s’arrêtent tôt dans la nuit.

Le métro est peu développé mais peut être utile pour rejoindre les points touristiques éloignés plus rapidement (Santa Monica, par exemple). Le trajet coûte 1,75$ également mais il faudra acheter une carte Tap pour 1$ supplémentaire, même si vous ne prévoyez qu’un seul trajet !

L’avantage des transports en commun étant de pouvoir prendre le temps de flâner dans les rues et de s’imprégner de l’ambiance de Los Angeles…

L’option Uber – Lyft reste également très pratique, surtout de nuit (encore une fois, on vous déconseille de traîner tard le soir dans les rues de Los Angeles…), mais attention, les distances étant longues, la somme peut monter très vite ! 

Se loger

On vous conseille fortement de vous loger à Downtown, où les transports seront bien plus accessibles. Les petits budgets trouveront un vaste choix d’auberges de jeunesse, à condition de s’y prendre à l’avance. Un minimum de confort, mais qui suffit tout à fait pour un court séjour ! Sinon, Airbnb propose de nombreux appartements (mais là encore, pour trouver des disponibilités qui répondent à tous vos critères, ne vous y prenez pas trop tard !).

N’hésitez pas à nous faire part de vos propres conseils ou expériences en commentaire ! Bon voyage 😉 

Le Sentier du littoral du Cap d’Antibes

Trop souvent associée à la Promenade des Anglais ou au Festival de Cannes, la Côte d’Azur offre aussi son lot d’endroits calmes et de paysages (presque) sauvages. Sur le littoral du Cap d’Antibes, il n’est pas question de clichés : pas de terrasse de restaurants, de bars ou de plages privées réservées aux hôtels de luxe. Seulement la mer à perte de vue, le bruit des vagues… et l’un des plus beaux sentiers de randonnées de la région ! Ça vous tente ?

Le tour du Cap d’Antibes

Le sentier du littoral décrit une boucle qui guide les promeneurs tout autour du Cap d’Antibes, d’abord en suivant le bord de mer puis en passant par l’intérieur des terres. Il est possible de prendre le chemin dans les deux sens. Mais si vous venez en voiture, nous vous conseillons de partir de la plage de la Garoupe. Celle-ci dispose d’un grand parking gratuit. Vous y trouverez forcément votre bonheur… à condition d’éviter les heures d’affluences le week-end, car il se remplit assez vite. Sinon, vous pouvez aussi vous garer sur les bords du chemin de la Garoupe (bien qu’il ne s’agisse pas officiellement de places de parking !).

A l’entrée du sentier du littoral, un panneau indique les différents chemins de randonnée au départ de la plage de la Garoupe : la Pointe du cap Gros, l’Anse de l’Argent Faux, la Villa Eilenroc et le tour du Cap d’Antibes. Ce dernier est le sentier le plus long : comptez environ 1h50. Si vous avez le temps, n’hésitez pas : faites le tour ! Ainsi, vous ne manquerez aucun des points d’intérêt du Cap. En plus, ce sentier a l’avantage de revenir à son point de départ.

Le Sentier du littoral est un excellent prétexte pour observer les paysages du bord de mer. Nous avons été frappées par leur richesse : entre les criques sablonneuses et les pointes rocheuses, les passages sous le couvert de la végétation et les passages à découvert, on retrouve presque tous les paysages côtiers typiques de la région sur un peu moins de 5 kilomètres.

IMG_7846
Photo : Alice Feuardant
IMG_7847
Photo : Alice Feuardant
IMG_7851
Photo : Alice Feuardant

La première partie du chemin nous emmène le long des criques de la Garoupe et jusqu’au Cap Gros. Tout au long du trajet, on peut apercevoir les portails des villas huppées du bord de mer.

Il y a très peu d’ombre sur cette partie du trajet : si vous y allez en été, évitez les heures où le soleil tape le plus ! Aussi, le sentier est assez irrégulier, avec des escaliers, des creux, des bosses et parfois de la boue : même s’il s’agit d’une randonnée niveau facile, pensez à mettre de bonnes chaussures. Bien sûr, il n’est pas nécessaire de vous conseiller d’éviter les jours de forte houle… Dans les cas les plus extrêmes, le sentier peut être fermé au public.

IMG_7900
Photo : Alice Feuardant

La deuxième partie du chemin nous conduit sous le couvert des arbres jusqu’à l’Anse de l’Argent Faux, où une petite crique très sympa permet de se baigner. 

Depuis les falaises, la vue sur la Mer Méditerranée est magnifique ! En contournant la Villa Eilenroc, le sentier offre quelques points de vue sur ses jardins et nous emmène jusqu’au portail principal. C’est ici que s’achève le chemin de randonnée du littoral. En suivant l’Avenue Mrs Beaumont, vous pourrez rejoindre le Boulevard de la Garoupe pour revenir au point de départ.

Le château de la Croë

Le Sentier du littoral du Cap d’Antibes est aussi un prétexte pour s’imprégner de l’architecture si typique de la french riviera. Le chemin contourne de nombreuses villas de vacances appartenant à de riches particuliers anonymes, mais il croise aussi la route d’édifices plus connus et chargés d’histoire. Il est par exemple possible d’apercevoir le Château de la Croë, bien qu’il soit en grande partie dissimulé par les pins parasols. Peu visible depuis le sentier, il l’est depuis la mer : si vous avez l’occasion de faire une balade en bateau, n’hésitez pas à vous arrêter pour le contempler.

Le Château de la Croë a été réalisé par l’architecte Armand Albert Rateau autour de 1930, dans un style victorien très « anglo-saxon ». On dit aujourd’hui qu’il ressemble à la Maison Blanche ! A la demande de Sir William Pomeroy Burton, aristocrate anglais président de l’Associated Newspapers Limited, il fut construit dans un parc immense de 7 hectares, où furent également bâties des annexes destinées au personnel du château. Annexes comprises, le domaine comptait au total plus de 3000 m2 de surface habitable !

Ravagé par un incendie dans les années 1970, le Château de la Croë a été laissé à l’abandon pendant près de trente ans, avant d’être entièrement restauré au tout début du XXIème siècle. Il est aujourd’hui la propriété du milliardaire russe Roman Abramovitch.

Château de la Croë_agenceducapdantibes
Crédit : http://www.agenceducapdantibes.com

A son apogée, le Château de la Croë fut maintes fois loué par des personnes éminentes, telles que l’ex-roi d’Angleterre Edouard VIII dans les années 1940, ou encore Léopold III de Belgique dans les années 1950. Tel qu’il l’était à l’époque, le domaine était réellement impressionnant. L’édifice comptait huit chambres et salles de bain de maître, six chambres de domestiques et plusieurs salles de réceptions. Le parc comptait une forêt de pins parasols, une piscine creusée dans la roche et un potager. Les deux annexes réservées au personnel du domaine comptaient un immense garage, huit voitures et un appartement destiné au chauffeur. Au total, trente-trois personnes étaient employées pour s’occuper du domaine.

La Villa Eilenroc

Si vous êtes féru d’architecture, profitez-en pour visiter la fameuse Villa Eilenroc ! Après une heure et demie de marche sur le sentier de bord de mer, ce serait trop bête de repartir sans y faire un tour. Ce n’est pas le tarif qui vous découragera : à seulement 2€ par adulte (et gratuit pour les moins de 12 ans), on peut parler de prix symbolique.

Attention, la Villa Eilenroc est actuellement fermée pour travaux. En revanche, si vous planifiez de vous y rendre lorsqu’elle sera à nouveau ouverte au public, sachez que les visites sont uniquement possibles le mercredi entre 14h et 17h, ou bien les 1er et 3ème samedis du mois aux mêmes heures.

En attendant, vous pouvez toujours observer ce bijou d’architecture à travers les grilles. Située à l’intérieur d’un parc de 11 hectares, la Villa Eilenroc a été construite par l’architecte Charles Garnier au cours des années 1860 à la demande d’un riche hollandais du nom de Hugh-Hope Loudon, qui venait d’acquérir le terrain. Ce dernier nomma sa toute nouvelle résidence de luxe en hommage à sa femme Cornélie, dont « Eilenroc » est une anagramme.

Villa Eilenroc_crédit antibesjuanlespiins-congres
Crédit photo : http://www.antibesjuanlespins-congres.com

En 1873, la villa fut rachetée par l’écossais James Wyllie, qui fit entreprendre d’importants travaux de réaménagement du parc. C’est à cette époque que les jardins de la propriété acquirent la renommée qu’ils ont aujourd’hui : il était alors déjà possible de les visiter.

IMG_7951
Les jardins de la Villa Eilenroc. Photo : Alice Feuardant

En 1927, après avoir changé plusieurs fois de propriétaires, la Villa Eilenroc fut acquise par le couple Beaumont. Ceux-ci s’offrirent les services du célèbre architecte-paysagiste Jacques Greber pour réaménager entièrement le parc. Ils firent également restaurer l’intérieur de la villa et y installèrent une luxueuse collection de meubles du XVIIIème siècle.

C’est à la mort de Madame Beaumont en 19982 que la Villa Eilenroc devient la propriété de la ville d’Antibes Juan-les-Pins. Gérée par la Fondation Beaumont, la propriété est aujourd’hui un lieu d’expositions et de réceptions.

Si vous cherchez d’autres idées de randonnées à faire en Provence, pensez au Sentier des ocres de Roussillon ! Retrouvez tous nos conseils pour profiter au mieux de votre sortie ici.

Nous avons testé pour vous : 3 cookies à goûter absolument à Paris !

A Paris, il y a toujours quelque chose à faire : visiter une exposition, se promener le long des quais, boire un verre à la terrasse d’un café… ou, pour les plus gourmands, tester des pâtisseries ! La capitale de la gastronomie n’a pas échappé à l’invasion des gâteaux made in U.S.A : banana bread, brownies, carrot cake… tous les coffee shops à la mode en proposent aujourd’hui leur version. Les cookies ne font pas exception à la règle : voici une sélection de nos préférés.

Jean Hwang Carrant 

Pas trop épais, moelleux comme il faut, les cookies de Jean Hwang Carrant sont faits maison et fabriqués dans la petite boutique du 2nd arrondissement, à deux pas des Halles. Ce qui nous a d’abord séduit, c’est le vaste choix de parfums proposés ! Et pour cause, Jean Hwang Carrant est une américaine d’origine taïwanaise tombée amoureuse d’un français… D’où des surprenants mélanges de saveurs venues des 4 coins du monde. On retrouve les classiques (Arthur, le vrai « chocolate chip cookie » made in America, Mac & Choc, au chocolat blanc et noix de macadamia, Peanut Butter, ou encore Gwenola, au caramel au sel de Camargue), les régressifs (Snickerdoodle, Carambar, Nutella), les exotiques (Sseb, au chocolat et au piment, Matcha blanc, et surtout le fameux Black Sesame)… La liste est encore longue, et les parfums sont régulièrement renouvelés (avec un parfum du mois) pour surfer sur la vague des dernières tendances. On peut ainsi goûter des cookies au Mojito, aux baies de Goji ou un cookie Smoky au cacao fumé. Jean Hwang Carrant propose même des cookies sans gluten ! Et bien sûr, en été, sa version des fameux ice-cream sandwiches (bière, mojito, matcha…).

IMG_7845
Photo : Claire Feuardant

Les prix sont dans la moyenne des cookies parisiens : comptez 3,50 € pour un cookie et 5,50€ pour un ice-cream sandwich. Les gourmands pourront craquer pour le sachet de 4 cookies à 10€. Petit plus : Jean Hwang Carrant propose même d’acheter les cookies de la veille à prix réduit !  

Scoop me a cookie

Avec deux boutiques à Paris (dans le 11ème et dans le 17ème) et une bonne présence sur les sites de livraison rapide (Deliveroo, resto-in), Scoop me a cookie a réussi le pari fou d’implanter les cookies « outrageous » à Paris ! Leurs cookies sont épais, moelleux et rivalisent de gourmandise ! Les parfums sont autant alléchants que les noms sont imagés : Back to Basics pour l’incontournable cookie 3 chocolats, Cocoliscous pour le cookie coco/chocolat au lait, Moi Tarzan, Toi Jane pour le cookie banane/chocolat noir, Drive me nuts pour le cookie noix/chocolat noir ou encore Just dought it pour les cookies simples vanille, thé vert ou chocolat… Le plus dur sera de choisir parmi les parfums tous plus gourmands les uns que les autres, avec une influence américaine bien marquée (Kinder, Peanut butter & chocolat, Brownie, Chocolat blanc & noix de pécan, Chocolat noir & orange confite…)

Pour un cookie, comptez entre 2€ et 3,9€… A moins que vous n’en preniez plusieurs ? La mini box (9 cookies pour 15€) permet de goûter plusieurs parfums si vous hésitez trop… Comme Jean Hwang Carrant, Scoop me a cookie propose également les cookies de la veille pour 2,50€ pièce !

Scoop me a cookie
© Instagram @scoopmeacookie

Vous n’êtes pas encore convaincu ? Regardez la vidéo de fabrication des cookies Scoop me a cookie, très bien réalisée, et vous serez conquis ! Et si vous n’avez pas le temps de vous déplacer jusqu’aux boutiques, passez par le e-shop, très pratique…

La Guinguette d’Angèle

Quel parisien n’a pas entendu parler de la Guinguette d’Angèle ? Avec maintenant deux adresses à Paris, la naturopathe Angèle Ferreux-Maeght régale tous les jours les adeptes de nourriture healthy, detox, bio, vegan, sans gluten… Si ses fameuses lunchbox sont maintenant un must des healthy food-addict, ses desserts (souvent vegan) sont également des petites merveilles ! On vous conseille vivement de tester ses délicieux cookies. Angèle revisite le biscuit américain classique avec deux recettes incontournables : matcha-chocolat blanc et chocolat noir-graines de lin. Moelleux, bien dodus et bien garnis, on en redemande !

Cookies La Guinguette d'Angèle
© http://www.naturallylety.com/la-guinguette-dangele/

Le cookie coûte 3,80€ et la formule lunchbox + jus detox + dessert est à 13€.

Mais aussi…

Bien sûr, cette sélection est très subjective, et nous n’avons pas pu goûter tous les cookies de Paris ! Nous avons également beaucoup apprécié le cookie chocolat blanc-noix de macadamia d’Eric Kayser, une valeur sûre ! Les amateurs de cookies bien garnis, comme nous, craqueront également pour les délicieux cookies à la fois croustillants et moelleux Mokonuts Café and Bakery, dans le 11ème. Si vous souhaitez retrouver à Paris un cookie 100% U.S., foncez chez Stoney Clove Bakery ! Côté pâtisseries en vogue, on parle de plus en plus du cookie de Cyril Lignac ou de celui de Nicolas Haelewyn (Karamel Paris).

N’hésitez pas à partager votre adresse préférée en commentaire ! 😉