Los Angeles en deux jours

Vous êtes de passage en Californie et vous souhaitez vous arrêter à Los Angeles (parce qu’un séjour en Californie sans passer par L.A., ce n’est même pas la peine d’y penser !) ? Vous prévoyez d’y aller depuis la France, mais vous n’avez pas beaucoup de temps ? Cet article est fait pour vous ! Visiter la Cité des Anges en un week-end, c’est tout à fait faisable. Voici nos conseils – à compléter selon vos envies… 

Jour 1 : Downtown L.A.

IMG_3812
The Broad (Photo: Claire Feuardant)

Le centre-ville de Los Angeles est incontournable. Si vous êtes amateur d’art, il y a de beaux musées à visiter, notamment The Broad, un musée d’art contemporain qui expose des œuvres majeures dont vous avez forcément déjà entendu parler : les Tulips et le Balloon Dog (Blue) de Jeff Koons, le Self-Portrait, les Two Marilyns ou encore le Single Elvis d’Andy Warhol, plusieurs œuvres de Keith Haring… On vous conseille de vous y rendre avant l’ouverture : selon le jour, il peut y avoir la queue devant le musée. Mais ne prévoyez pas d’y passer une matinée entière : seul le troisième étage expose des œuvres, la visite est donc plutôt rapide. L’entrée est gratuite.

IMG_3804
The Walt Disney Concert Hall (Photo : Claire Feuardant)

A côté du Broad, vous pourrez voir le Walt Disney Concert Hall. Conçu par Frank Gehry, il est déjà magnifique de l’extérieur. Cependant, si vous souhaitez aussi voir l’intérieur, jetez un coup d’œil au planning des visites à l’avance ! Les visites durent en général environ 1h. Le mieux étant, bien sûr, d’assister à un spectacle dans l’un des cinq espaces dédiés !

Pour les passionnés de musique, ne manquez pas le Grammy Museum ! Très interactif, il mérite vraiment le détour. Vous y apprendrez plein de choses sur l’histoire de la musique (principalement aux Etats-Unis, bien sûr !) et ses différents genres, sur les innovations technologiques (nous avons beaucoup aimé la salle où on peut choisir une chanson et écouter comment elle sonne selon les époques, du gramophone à l’iPod…), et évidemment, sur les Grammy Music Awards. Attention, ce n’est pas un musée gratuit ! Le plein tarif est de 12,95$.

Bien sûr, il y a plein d’autres musées à voir à Downtown (Musée d’Art Contemporain, Museum of Ice Cream…) ou même en dehors du centre. Nous n’avons pas eu le temps d’aller au Getty Center, mais à en croire les critiques, c’est un véritable bijou d’architecture, avec de magnifiques jardins. Mais il est immense et il faut y consacrer pratiquement une journée ! Le plus difficile est de choisir les musées à visiter, en fonction de vos affinités et de votre temps.

A Downtown, on vous conseille de vous arrêter manger au Grand Central Market, où vous trouverez de tout : cuisine asiatique, mexicaine, italienne ; street food et épicerie fine ; salé et sucré… Pour tous les budgets ! Vous pouvez manger sur place ou, s’il fait beau, profiter du Grand Park, à quelques minutes seulement du Grand Central Market.

La meilleure façon de découvrir Downtown reste bien sûr de flâner dans les rues ! Mais attention à ne pas y traîner tard le soir : la nuit tombée, le centre-ville n’est pas très bien fréquenté. Malheureusement, les ravages de la drogue sont bien visibles à Los Angeles…

Jour 2 : De Venice Beach à Hollywood

Le deuxième jour, il vous reste à faire… tout le reste ! Les plages et le côté « paillettes » de Los Angeles peuvent être faits en un seul jour. Prévoyez de passer du temps dans les transports, les distances sont longues ! Voici, à titre d’exemple, le circuit que nous avons suivi. 

IMG_3875
Photo : Claire Feuardant

Le matin, nous nous sommes rendues à Venice Beach. Nous avons découvert un petit café très correct pour bruncher : le Café Collage. Non loin se trouve aussi le fameux Eggslut, qui propose des brunchs bien typiques, mais préparez-vous à faire la queue ! Les incontournables de Venice Beach : photographier les fameuses lettres « VENICE » (Windward Avenue), se promener le long de l’océan sur le Venice Beach Boardwalk, applaudir les skateurs au Venice Skate Park, admirer les tags du Venice Public Art Walls, et encourager les basketteurs sur l’un des nombreux terrains !

IMG_3893
Photo : Claire Feuardant

Ensuite, nous avons suivi le bord de mer jusqu’à Santa Monica, reconnaissable de loin avec son Parc d’attractions Pacific Park ! Baladez-vous sur le Santa Monica Pier, la fameuse jetée qui marque la fin de la Route 66 (de nombreux panneaux ne manquent pas de vous le rappeler !). Santa Monica est une jolie ville, l’idéal pour ceux qui veulent faire du shopping, avec de nombreux magasins et restaurants. C’est aussi de Santa Monica que part l’une des lignes de métro de Los Angeles (Expo Line).

Nous avons rejoint Hollywood Boulevard depuis Santa Monica (attention, le trajet n’est pas direct en métro, il faut également prendre un bus !) Le Walk of Fame est très étendu, à vous de vous munir d’une carte s’il y a des étoiles que vous voulez absolument voir ! Vous pouvez également flâner dans les rues (si vous avez le temps !). Pour voir les fameuses lettres HOLLYWOOD (et prendre de belles photos, sans fil électrique devant !), on vous conseille de monter en haut du Hollywood and Highland Center d’où vous aurez une très belle vue sur le sigle mais aussi, de l’autre côté, sur les rues et les étoiles ! Non loin se trouve aussi le Chinese Theater.

IMG_4063
Photo : Claire Feuardant
IMG_4075
Chinese Theater (Photo : Claire Feuardant)

En fin de journée, rendez vous au Griffith Observatory pour admirer le coucher de soleil sur la ville et (re)voir le sigle Hollywood ! Et si vous vous attardez un peu, vous verrez toute la ville s’illuminer…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Se déplacer

Comme nous ne restions que deux jours, nous avons choisi l’option sans voiture, qui a ses avantages comme ses inconvénients. D’abord, il faut savoir que Los Angeles est très étendue, et que d’un point d’intérêt à un autre, vous aurez toujours autour de 1h30 de bus… Tout est question d’organisation ! Le réseau de bus est assez compliqué mais il dessert les principaux points touristiques : cela suffit si vous ne prévoyez pas de rester longtemps.

Un trajet en bus coûte 1,75$. Le Metro 1-Day Pass coûte 7$ (il est rentabilisé en 4 trajets), et si vous prévoyez de rester plus longtemps, le 7-Day Pass coûte 25$ (il est rentabilisé à partir de 15 trajets dans la semaine). A savoir :

  • Le réseau de bus s’appelle METRO (ou MTA), ce qui peut porter à confusion…
  • Attention à avoir l’appoint en cash, car les machines mises à disposition dans les bus ne rendent pas la monnaie et le chauffeur sera intransigeant !
  • Bien vérifier les horaires des bus : ils s’arrêtent tôt dans la nuit.

Le métro est peu développé mais peut être utile pour rejoindre les points touristiques éloignés plus rapidement (Santa Monica, par exemple). Le trajet coûte 1,75$ également mais il faudra acheter une carte Tap pour 1$ supplémentaire, même si vous ne prévoyez qu’un seul trajet !

L’avantage des transports en commun étant de pouvoir prendre le temps de flâner dans les rues et de s’imprégner de l’ambiance de Los Angeles…

L’option Uber – Lyft reste également très pratique, surtout de nuit (encore une fois, on vous déconseille de traîner tard le soir dans les rues de Los Angeles…), mais attention, les distances étant longues, la somme peut monter très vite ! 

Se loger

On vous conseille fortement de vous loger à Downtown, où les transports seront bien plus accessibles. Les petits budgets trouveront un vaste choix d’auberges de jeunesse, à condition de s’y prendre à l’avance. Un minimum de confort, mais qui suffit tout à fait pour un court séjour ! Sinon, Airbnb propose de nombreux appartements (mais là encore, pour trouver des disponibilités qui répondent à tous vos critères, ne vous y prenez pas trop tard !).

N’hésitez pas à nous faire part de vos propres conseils ou expériences en commentaire ! Bon voyage 😉 

Publicités

Le Sentier du littoral du Cap d’Antibes

Trop souvent associée à la Promenade des Anglais ou au Festival de Cannes, la Côte d’Azur offre aussi son lot d’endroits calmes et de paysages (presque) sauvages. Sur le littoral du Cap d’Antibes, il n’est pas question de clichés : pas de terrasse de restaurants, de bars ou de plages privées réservées aux hôtels de luxe. Seulement la mer à perte de vue, le bruit des vagues… et l’un des plus beaux sentiers de randonnées de la région ! Ça vous tente ?

Le tour du Cap d’Antibes

Le sentier du littoral décrit une boucle qui guide les promeneurs tout autour du Cap d’Antibes, d’abord en suivant le bord de mer puis en passant par l’intérieur des terres. Il est possible de prendre le chemin dans les deux sens. Mais si vous venez en voiture, nous vous conseillons de partir de la plage de la Garoupe. Celle-ci dispose d’un grand parking gratuit. Vous y trouverez forcément votre bonheur… à condition d’éviter les heures d’affluences le week-end, car il se remplit assez vite. Sinon, vous pouvez aussi vous garer sur les bords du chemin de la Garoupe (bien qu’il ne s’agisse pas officiellement de places de parking !).

A l’entrée du sentier du littoral, un panneau indique les différents chemins de randonnée au départ de la plage de la Garoupe : la Pointe du cap Gros, l’Anse de l’Argent Faux, la Villa Eilenroc et le tour du Cap d’Antibes. Ce dernier est le sentier le plus long : comptez environ 1h50. Si vous avez le temps, n’hésitez pas : faites le tour ! Ainsi, vous ne manquerez aucun des points d’intérêt du Cap. En plus, ce sentier a l’avantage de revenir à son point de départ.

Le Sentier du littoral est un excellent prétexte pour observer les paysages du bord de mer. Nous avons été frappées par leur richesse : entre les criques sablonneuses et les pointes rocheuses, les passages sous le couvert de la végétation et les passages à découvert, on retrouve presque tous les paysages côtiers typiques de la région sur un peu moins de 5 kilomètres.

IMG_7846
Photo : Alice Feuardant
IMG_7847
Photo : Alice Feuardant
IMG_7851
Photo : Alice Feuardant

La première partie du chemin nous emmène le long des criques de la Garoupe et jusqu’au Cap Gros. Tout au long du trajet, on peut apercevoir les portails des villas huppées du bord de mer.

Il y a très peu d’ombre sur cette partie du trajet : si vous y allez en été, évitez les heures où le soleil tape le plus ! Aussi, le sentier est assez irrégulier, avec des escaliers, des creux, des bosses et parfois de la boue : même s’il s’agit d’une randonnée niveau facile, pensez à mettre de bonnes chaussures. Bien sûr, il n’est pas nécessaire de vous conseiller d’éviter les jours de forte houle… Dans les cas les plus extrêmes, le sentier peut être fermé au public.

IMG_7900
Photo : Alice Feuardant

La deuxième partie du chemin nous conduit sous le couvert des arbres jusqu’à l’Anse de l’Argent Faux, où une petite crique très sympa permet de se baigner. 

Depuis les falaises, la vue sur la Mer Méditerranée est magnifique ! En contournant la Villa Eilenroc, le sentier offre quelques points de vue sur ses jardins et nous emmène jusqu’au portail principal. C’est ici que s’achève le chemin de randonnée du littoral. En suivant l’Avenue Mrs Beaumont, vous pourrez rejoindre le Boulevard de la Garoupe pour revenir au point de départ.

Le château de la Croë

Le Sentier du littoral du Cap d’Antibes est aussi un prétexte pour s’imprégner de l’architecture si typique de la french riviera. Le chemin contourne de nombreuses villas de vacances appartenant à de riches particuliers anonymes, mais il croise aussi la route d’édifices plus connus et chargés d’histoire. Il est par exemple possible d’apercevoir le Château de la Croë, bien qu’il soit en grande partie dissimulé par les pins parasols. Peu visible depuis le sentier, il l’est depuis la mer : si vous avez l’occasion de faire une balade en bateau, n’hésitez pas à vous arrêter pour le contempler.

Le Château de la Croë a été réalisé par l’architecte Armand Albert Rateau autour de 1930, dans un style victorien très « anglo-saxon ». On dit aujourd’hui qu’il ressemble à la Maison Blanche ! A la demande de Sir William Pomeroy Burton, aristocrate anglais président de l’Associated Newspapers Limited, il fut construit dans un parc immense de 7 hectares, où furent également bâties des annexes destinées au personnel du château. Annexes comprises, le domaine comptait au total plus de 3000 m2 de surface habitable !

Ravagé par un incendie dans les années 1970, le Château de la Croë a été laissé à l’abandon pendant près de trente ans, avant d’être entièrement restauré au tout début du XXIème siècle. Il est aujourd’hui la propriété du milliardaire russe Roman Abramovitch.

Château de la Croë_agenceducapdantibes
Crédit : http://www.agenceducapdantibes.com

A son apogée, le Château de la Croë fut maintes fois loué par des personnes éminentes, telles que l’ex-roi d’Angleterre Edouard VIII dans les années 1940, ou encore Léopold III de Belgique dans les années 1950. Tel qu’il l’était à l’époque, le domaine était réellement impressionnant. L’édifice comptait huit chambres et salles de bain de maître, six chambres de domestiques et plusieurs salles de réceptions. Le parc comptait une forêt de pins parasols, une piscine creusée dans la roche et un potager. Les deux annexes réservées au personnel du domaine comptaient un immense garage, huit voitures et un appartement destiné au chauffeur. Au total, trente-trois personnes étaient employées pour s’occuper du domaine.

La Villa Eilenroc

Si vous êtes féru d’architecture, profitez-en pour visiter la fameuse Villa Eilenroc ! Après une heure et demie de marche sur le sentier de bord de mer, ce serait trop bête de repartir sans y faire un tour. Ce n’est pas le tarif qui vous découragera : à seulement 2€ par adulte (et gratuit pour les moins de 12 ans), on peut parler de prix symbolique.

Attention, la Villa Eilenroc est actuellement fermée pour travaux. En revanche, si vous planifiez de vous y rendre lorsqu’elle sera à nouveau ouverte au public, sachez que les visites sont uniquement possibles le mercredi entre 14h et 17h, ou bien les 1er et 3ème samedis du mois aux mêmes heures.

En attendant, vous pouvez toujours observer ce bijou d’architecture à travers les grilles. Située à l’intérieur d’un parc de 11 hectares, la Villa Eilenroc a été construite par l’architecte Charles Garnier au cours des années 1860 à la demande d’un riche hollandais du nom de Hugh-Hope Loudon, qui venait d’acquérir le terrain. Ce dernier nomma sa toute nouvelle résidence de luxe en hommage à sa femme Cornélie, dont « Eilenroc » est une anagramme.

Villa Eilenroc_crédit antibesjuanlespiins-congres
Crédit photo : http://www.antibesjuanlespins-congres.com

En 1873, la villa fut rachetée par l’écossais James Wyllie, qui fit entreprendre d’importants travaux de réaménagement du parc. C’est à cette époque que les jardins de la propriété acquirent la renommée qu’ils ont aujourd’hui : il était alors déjà possible de les visiter.

IMG_7951
Les jardins de la Villa Eilenroc. Photo : Alice Feuardant

En 1927, après avoir changé plusieurs fois de propriétaires, la Villa Eilenroc fut acquise par le couple Beaumont. Ceux-ci s’offrirent les services du célèbre architecte-paysagiste Jacques Greber pour réaménager entièrement le parc. Ils firent également restaurer l’intérieur de la villa et y installèrent une luxueuse collection de meubles du XVIIIème siècle.

C’est à la mort de Madame Beaumont en 19982 que la Villa Eilenroc devient la propriété de la ville d’Antibes Juan-les-Pins. Gérée par la Fondation Beaumont, la propriété est aujourd’hui un lieu d’expositions et de réceptions.

Si vous cherchez d’autres idées de randonnées à faire en Provence, pensez au Sentier des ocres de Roussillon ! Retrouvez tous nos conseils pour profiter au mieux de votre sortie ici.

Nous avons testé pour vous : 3 cookies à goûter absolument à Paris !

A Paris, il y a toujours quelque chose à faire : visiter une exposition, se promener le long des quais, boire un verre à la terrasse d’un café… ou, pour les plus gourmands, tester des pâtisseries ! La capitale de la gastronomie n’a pas échappé à l’invasion des gâteaux made in U.S.A : banana bread, brownies, carrot cake… tous les coffee shops à la mode en proposent aujourd’hui leur version. Les cookies ne font pas exception à la règle : voici une sélection de nos préférés.

Jean Hwang Carrant 

Pas trop épais, moelleux comme il faut, les cookies de Jean Hwang Carrant sont faits maison et fabriqués dans la petite boutique du 2nd arrondissement, à deux pas des Halles. Ce qui nous a d’abord séduit, c’est le vaste choix de parfums proposés ! Et pour cause, Jean Hwang Carrant est une américaine d’origine taïwanaise tombée amoureuse d’un français… D’où des surprenants mélanges de saveurs venues des 4 coins du monde. On retrouve les classiques (Arthur, le vrai « chocolate chip cookie » made in America, Mac & Choc, au chocolat blanc et noix de macadamia, Peanut Butter, ou encore Gwenola, au caramel au sel de Camargue), les régressifs (Snickerdoodle, Carambar, Nutella), les exotiques (Sseb, au chocolat et au piment, Matcha blanc, et surtout le fameux Black Sesame)… La liste est encore longue, et les parfums sont régulièrement renouvelés (avec un parfum du mois) pour surfer sur la vague des dernières tendances. On peut ainsi goûter des cookies au Mojito, aux baies de Goji ou un cookie Smoky au cacao fumé. Jean Hwang Carrant propose même des cookies sans gluten ! Et bien sûr, en été, sa version des fameux ice-cream sandwiches (bière, mojito, matcha…).

IMG_7845
Photo : Claire Feuardant

Les prix sont dans la moyenne des cookies parisiens : comptez 3,50 € pour un cookie et 5,50€ pour un ice-cream sandwich. Les gourmands pourront craquer pour le sachet de 4 cookies à 10€. Petit plus : Jean Hwang Carrant propose même d’acheter les cookies de la veille à prix réduit !  

Scoop me a cookie

Avec deux boutiques à Paris (dans le 11ème et dans le 17ème) et une bonne présence sur les sites de livraison rapide (Deliveroo, resto-in), Scoop me a cookie a réussi le pari fou d’implanter les cookies « outrageous » à Paris ! Leurs cookies sont épais, moelleux et rivalisent de gourmandise ! Les parfums sont autant alléchants que les noms sont imagés : Back to Basics pour l’incontournable cookie 3 chocolats, Cocoliscous pour le cookie coco/chocolat au lait, Moi Tarzan, Toi Jane pour le cookie banane/chocolat noir, Drive me nuts pour le cookie noix/chocolat noir ou encore Just dought it pour les cookies simples vanille, thé vert ou chocolat… Le plus dur sera de choisir parmi les parfums tous plus gourmands les uns que les autres, avec une influence américaine bien marquée (Kinder, Peanut butter & chocolat, Brownie, Chocolat blanc & noix de pécan, Chocolat noir & orange confite…)

Pour un cookie, comptez entre 2€ et 3,9€… A moins que vous n’en preniez plusieurs ? La mini box (9 cookies pour 15€) permet de goûter plusieurs parfums si vous hésitez trop… Comme Jean Hwang Carrant, Scoop me a cookie propose également les cookies de la veille pour 2,50€ pièce !

Scoop me a cookie
© Instagram @scoopmeacookie

Vous n’êtes pas encore convaincu ? Regardez la vidéo de fabrication des cookies Scoop me a cookie, très bien réalisée, et vous serez conquis ! Et si vous n’avez pas le temps de vous déplacer jusqu’aux boutiques, passez par le e-shop, très pratique…

La Guinguette d’Angèle

Quel parisien n’a pas entendu parler de la Guinguette d’Angèle ? Avec maintenant deux adresses à Paris, la naturopathe Angèle Ferreux-Maeght régale tous les jours les adeptes de nourriture healthy, detox, bio, vegan, sans gluten… Si ses fameuses lunchbox sont maintenant un must des healthy food-addict, ses desserts (souvent vegan) sont également des petites merveilles ! On vous conseille vivement de tester ses délicieux cookies. Angèle revisite le biscuit américain classique avec deux recettes incontournables : matcha-chocolat blanc et chocolat noir-graines de lin. Moelleux, bien dodus et bien garnis, on en redemande !

Cookies La Guinguette d'Angèle
© http://www.naturallylety.com/la-guinguette-dangele/

Le cookie coûte 3,80€ et la formule lunchbox + jus detox + dessert est à 13€.

Mais aussi…

Bien sûr, cette sélection est très subjective, et nous n’avons pas pu goûter tous les cookies de Paris ! Nous avons également beaucoup apprécié le cookie chocolat blanc-noix de macadamia d’Eric Kayser, une valeur sûre ! Les amateurs de cookies bien garnis, comme nous, craqueront également pour les délicieux cookies à la fois croustillants et moelleux Mokonuts Café and Bakery, dans le 11ème. Si vous souhaitez retrouver à Paris un cookie 100% U.S., foncez chez Stoney Clove Bakery ! Côté pâtisseries en vogue, on parle de plus en plus du cookie de Cyril Lignac ou de celui de Nicolas Haelewyn (Karamel Paris).

N’hésitez pas à partager votre adresse préférée en commentaire ! 😉

Le Sentier des ocres de Roussillon : nos conseils pour profiter au maximum de votre sortie

Nous sommes en septembre : les touristes ont déjà pris la route du retour, les enfants ont regagné les bancs de l’école, et il fait encore beau (et chaud !). C’est le moment idéal pour (re)découvrir les sites catalogués touristiques… sans les touristes ! Si vous vivez en Provence ou êtes toujours en vacances dans la région, pourquoi ne pas en profiter pour passer une journée dans le Lubéron et aller voir le fameux Sentier des ocres de Roussillon ? On vous dit tout ce qu’il faut savoir sur ce site exceptionnel…

Le village de Roussillon

Le départ du Sentier des ocres se situe en plein cœur du village de Roussillon. Nous vous conseillons vivement de vous y arrêter pour en faire une étape à part entière de votre excursion ! Le village n’est pas grand, mais il est charmant : comme son nom l’indique, ses maisons et bâtiments (l’Eglise et la mairie, notamment) sont tous de teinte rouge, orangée ou ocre. Si vous avez l’habitude de vous balader en Provence, vous retrouverez à Roussillon les mêmes petites rues que dans la plupart des petits villages de la région, souvent bordées de galeries d’artistes et artisans d’art. Vous pouvez aussi vous arrêter boire un verre sur l’une des quelques placettes du village.

IMG_1639
Photo : Claire Feuardant

Le Sentier des ocres

On ne peut pas rater l’entrée du site : elle se situe au sommet du village et offre une vue à couper le souffle sur le massif des ocres. Pour la petite histoire, le sentier a été aménagé dans d’anciennes carrières au cœur du gisement d’ocre le plus important au monde. Et le résultat est impressionnant : du jaune clair au rouge, ces falaises aux formes insolites arborent toutes les teintes de l’ocre.
Cette couleur particulière est due à la présence d’oxyde de fer, pigment naturel qui s’est déposé à la surface du massif suite à un phénomène géologique complexe (vous en trouverez une explication très claire sur le site de l’office du tourisme de Roussillon).
Une légende en donne une interprétation plus imagée (et légèrement plus glauque…) : Dame Sermande se serait jetée du haut de la falaise après avoir appris que son époux, Raymond d’Avignon, venait de lui faire manger le cœur de son amant Guillaume de Cabestan. Depuis ce jour, les terres de Roussillon seraient colorées par son sang…

IMG_1601
Photo : Claire Feuardant

Le Sentier permet aux visiteurs de circuler parmi les carrières, où la végétation verdoyante contraste magnifiquement avec les couleurs du massif.
L’entrée coûte 2,50€ par adulte, ou bien 7,50€ si vous voulez aussi visiter l’usine d’ocres Mathieu. Le visiteur a le choix entre deux itinéraires : le plus court dure 30 minutes tandis que le plus long dure 1 heure. Nous vous conseillons de prendre le chemin le plus long : c’est exactement le même itinéraire que le court, mais avec une boucle en plus. Pour le même prix, autant en profiter…

IMG_1607
Photo : Claire Feuardant

Nos conseils :

  • Si vous en avez le courage et l’occasion (ce qui n’a malheureusement pas été notre cas…) allez-y très tôt pour pouvoir admirer le lever de soleil sur les ocres. A cette heure de la journée, les couleurs sont, paraît-il, encore plus sublimes ! Vous pourrez admirer l’ensemble du site depuis le point de vue situé à proximité de l’entrée du sentier.
  • Prévoyez des baskets ou de vieilles tennis que vous n’aurez pas peur de salir : vos chaussures seront bien vite recouvertes de pigments ocres. Si la couleur part au lavage ou en frottant, elle n’en reste pas moins très voyante.

Où se garer ?

IMG_1631
Photo : Claire Feuardant

Question cruciale que vous vous posez certainement ! Plusieurs parkings payants sont à la disposition des touristes venus visiter le Sentier des ocres. Vous pouvez choisir de vous garer en bas du village (un bon prétexte pour visiter Roussillon !) mais attention : il faudra grimper pour vous rendre jusqu’au site 😉 Pour les plus paresseux, un autre parking est situé juste devant l’entrée du sentier touristique. Evitez toutefois les jours et heures d’affluence, où il est évidemment beaucoup plus difficile de trouver une place (d’où l’intérêt d’y aller en septembre…).

Vous l’aurez compris, le Sentier des ocres de Roussillon vaut le détour, et c’est maintenant que vous en profiterez le mieux !

Si vous êtes en Provence, pourquoi ne pas profiter d’une balade dans la nature pour aiguiser votre sens artistique ? Lisez notre article « Quand art et nature ne font qu’un en Provence… » pour en savoir plus.

Quand art et nature ne font qu’un en Provence…

On ne le dit jamais assez : la Provence regorge de coins magnifiques où passer une agréable journée sous le soleil et en pleine nature. Parmi ces havres de paix privilégiés, le Château La Coste et la Commanderie de Peyrassol font à coup sûr l’unanimité chez les vinophiles, les amateurs d’art, les amoureux de la nature et les passionnés de gastronomie française.

Le parcours d’architecture du Château La Coste

Le Château La Coste est un véritable plaisir pour les yeux. A une quinzaine de kilomètres d’Aix-en-Provence, la propriété est située en plein cœur d’un paysage naturel typiquement provençal : entre les vignes qui s’étendent à perte de vue se dressent des oliviers, des cyprès et des pins. Le Château La Coste produit évidemment ses propres vins : des rouges, des blancs et, bien sûr, des rosés, puisque l’on est en Provence ! Les amateurs de vin pourront les goûter dans les différents restaurants du domaine, ou bien les acheter en boutique.

Si vous n’y connaissez rien au vin, ne passez pas votre chemin pour autant ! Le Château La Coste est aussi un véritable paradis pour les passionnés d’art et d’architecture. Le « centre d’art », qui est en fait le bâtiment où se trouvent l’accueil, la boutique, la librairie, le restaurant et un café porte bien son nom : conçu par l’architecte japonais Tadao Ando, il est une véritable pièce d’art. Ses murs parcourus de grandes vitres sont prolongés par une étendue d’eau dans laquelle se reflètent le ciel, les arbres… et l’une des célèbres araignées en bronze de Louise Bourgeois, que ceux qui sont déjà allés à la Tate Modern de Londres ou au Musée Guggenheim de Bilbao reconnaîtront.

IMG_6174.JPG
« Crouching spider » de Louise Bourgeois. Photo : Alice Feuardant

A l’aide d’un plan du domaine donné à l’accueil, le visiteur est amené à découvrir les différentes œuvres d’art en suivant un chemin à travers les vignes et les pins. Le parcours dure environ deux heures (pensez à mettre de bonnes chaussures !) et offre à certains endroits une vue à couper le souffle. Il est également assez ludique : la plupart des œuvres sont 100% interactives et jouent avec nos sens, que ce soit le toucher (« Multiplied resistance screened » de Liam Gillick), l’ouïe (« Meditation bell » de Paul Matisse), ou la vue (« Oak room » d’Andy Goldsworthy et « Self-portrait : Cat inside a barrel » de Tracey Emin).

IMG_6273.JPG
Photo : Alice Feuardant

De grands architectes lauréats du Prix Pritzker (le « nobel » d’architecture) ont participé à la création de ce lieu hors du commun. Le pavillon d’exposition a été réalisé par Renzo Piano (Centre Pompidou à Paris, Fondation Beyeler à Riehen/Bâle, Centre culturel Tjibaou à Nouméa…) ; le pavillon de musique par Frank Gehry (Fondation Louis Vuitton à Paris, Musée Guggenheim à Bilbao, Walt Disney Concert Hall à Los Angeles…) ; et enfin les chais de vinification ont été conçus par Jean Nouvel (Philharmonie de Paris, Torre Agbar à Barcelone, One Central Park à Sydney).

IMG_6319.JPG
Le pavillon de musique de Frank Gehry. Photo : Alice Feuardant

L’entrée coûte 15€ (12€ pour les étudiants). Pour plus d’informations, rendez-vous ici.

Le parc de sculptures de Peyrassol

Située à Flassans-sur-Issole sur le Massif des Maures, la Commanderie de Peyrassol a été fondée au XIIIème siècle par l’Ordre des Templiers, dont les symboles sont présents tout au long de la visite. Ici aussi, les vins produits sont blancs, rouges et rosés : il est possible de les goûter à la boutique avant d’acheter. Si les vins vous intéressent, n’hésitez pas à vous rendre sur le site web du domaine, où vous trouverez tous les détails concernant les différentes gammes.

IMG_6431.JPG
Photo : Alice Feuardant

Comme le Château La Coste, la Commanderie de Peyrassol se trouve en plein cœur d’un paysage naturel idyllique, où les vignes côtoient les oliviers et les chênes. Son parcours d’art, beaucoup moins étendu que celui du Château La Coste, n’en reste pas moins intéressant. Le parc de la Commanderie constitue l’une des plus belles collections d’art contemporain à ciel ouvert, la grande majorité des œuvres étant des sculptures. On retrouve là aussi des noms connus : Daniel Buren (« Les Deux Plateaux » au Palais Royal de Paris), Jean Dubuffet, Antoni Tapies, Cesar, Ben, Victor Vasarely, Franco Adami… La plupart des œuvres s’intègrent parfaitement dans le paysage, si bien que nous vous conseillons vivement de suivre le plan donné à l’entrée afin d’être sûr de ne pas en manquer !

IMG_6558
« Floating Red Form » de Keiji Uematsu. Photo : Alice Feuardant

L’entrée coûte 8€. Pour plus d’informations, rendez-vous ici.

« For what it’s worth », une expo qui donne le ton à la Villa Tamaris

Alors que nous étions de passage à La Seyne-sur-Mer (83), nous avons décidé sur un coup de tête de nous arrêter au Centre d’art Villa Tamaris, bien que nous ne sachions pas du tout quelles étaient les expositions en cours. Notre curiosité a été récompensée, puisque nous avons eu un véritable coup de cœur pour l’exposition For what it’s worth de Daniel Chaland. Coup de coeur que nous tenions naturellement à partager 😉 !

Pour commencer, quelques mots de biographie… Daniel Chaland est un artiste français né en 1956 qui vit et travaille aujourd’hui dans le sud de la France. Il exposa son travail pour la première fois dans les années 1980 puis enchaîna les expositions tout au long de sa carrière et jusqu’à aujourd’hui, principalement en Provence-Alpes-Côte-D’azur (à l’exception d’une exposition au Coriander Studio de Londres en 1993).
De galeries en festivals, en passant par les médiathèques et les centres d’art, Daniel Chaland a affirmé son appartenance à la figuration narrative, courant artistique né au début des années 1960 en réaction à l’abstraction dans l’art contemporain et au pop art. Et effectivement, le travail de Daniel Chaland s’inscrit dans une vision spécifique de l’art, mais aussi dans sa propre perception du monde, puisqu’il utilise ses toiles pour raconter une histoire, qu’il n’hésite pas à ancrer dans l’Histoire – avec un grand H ! – d’où le qualificatif d’art « narratif ».
« Il y a ceux qui regardent le monde tel qu’il est et se demandent pourquoi et ceux qui imaginent le monde tel qu’il devrait être et qui se disent : pourquoi pas ? » dit-il. Lui fait incontestablement partie de la deuxième catégorie.

L’exposition à la Villa Tamaris présente 14 toiles inédites autour de la musique « pop » de la fin des années 60. Sur ces toiles, on peut lire les titres ou les paroles de chansons qui sont bien ancrées dans l’imaginaire collectif : on y retrouve Jimi Hendrix, Bob Dylan, Creedence Clearwater Revival ou encore Buffalo Springfield. A côté de chaque toile, on retrouve le vinyle correspondant, astuce très bien pensée qui permet à l’artiste de ne pas perdre ceux qui sont moins calés en musique !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Nous avons été impressionnées par l’habileté avec laquelle Daniel Chaland reproduit ses visages. Lorsque l’on regarde la toile de loin, on devine une véritable expression et il est facile d’imaginer ce que ressent le personnage peint. Mais quand on s’approche de certaines toiles, on se rend compte que les visages ne sont en réalité que des lignes irrégulières, plus ou moins épaisses, et que c’est cette irrégularité qui leur permet d’imiter une expression spécifique.

En bref, si vous êtes dans la région, allez-y ! Comme toujours à la Villa Tamaris, l’exposition est gratuite. Vous trouverez toutes les informations nécessaires à votre visite (horaires, adresse) sur le site internet du centre d’art.

 

Daniel Chaland, For what it’s worth. Jusqu’au 17 septembre 2017 à la Villa Tamaris Centre d’art, La Seyne-sur-Mer.

Idée sortie : Une exposition à l’Abbaye de Maubuisson

Les sorties à faire autour de Paris pour s’évader le temps d’une journée ne manquent pas, à commencer par les endroits ultra-connus et, de ce fait, très touristiques (Disneyland Paris ou le château de Versailles, pour ne citer qu’eux !). En revanche, il est moins probable que l’on vous ait déjà conseillé de visiter l’abbaye Notre-Dame-la-Royale, dite de Maubuisson. Et pourtant, cette ancienne abbaye cistercienne aujourd’hui devenue un site d’art contemporain vaut le détour, que vous soyez passionné d’art, féru d’histoire ou amoureux de la nature.

Un peu d’histoire…

Fondée en 1236 par la reine Blanche de Castille, l’abbaye Notre-Dame-la-Royale fut rattachée à l’ordre cistercien en 1244. Comme l’indique son nom, elle était « réservée » aux classes les plus nobles : durant ses deux premiers siècles d’existence, elle remplit aussi bien le rôle de résidence princière que celui de refuge pour jeunes filles nobles et de nécropole royale. La plupart des religieuses de l’Abbaye étaient recrutées parmi de grandes familles aristocratiques.

L’abbaye Notre-Dame-la-Royale connut une très belle croissance, en particulier au cours du XVIIème siècle : grâce à un investissement d’argent important, le couvent et le parc se modernisèrent et, dans la deuxième moitié du siècle, les entrées étaient plus importantes que les décès, ce qui faisait croître le nombre des religieuses. Mais cet effectif chuta considérablement au XVIIIème siècle, entraînant le déclin progressif de Notre-Dame-la-Royale : en 1787, Louis XVI fit exiler l’abbesse et refusa à l’abbaye le droit de recevoir de nouvelles religieuses.

En 1793, l’abbaye devint un hôpital militaire avant d’être vendue quatre ans plus tard. Certains de ses bâtiments furent démolis, d’autres furent d’abord réquisitionnés pour divers usages (le logis abbatial abrita une filature pendant quelques années, avant de disparaître à son tour). En 1947, les bâtiments restants furent classés Monuments historiques et des travaux de consolidation furent engagés. Entre-temps devenue propriété du Conseil départemental du Val d’Oise, l’abbaye de Maubuisson a ouvert ses portes au public en 1987 : elle est aujourd’hui un centre d’art contemporain qui accueille des expositions et des manifestations artistiques.

En parlant d’art contemporain…

Actuellement et jusqu’au 27 août, l’abbaye de Maubuisson présente une exposition de l’artiste Stéphane Thidet intitulée Désert. Le travail de Stéphane Thidet est à mi-chemin entre la sculpture et l’installation. Dans cette exposition, il mêle ces deux techniques pour créer un univers bien particulier, qui emprunte des éléments de l’astrologie et de la géologie. L’exposition est découpée en quatre parties, que l’on suit dans un ordre spécifique :

  • L’installation sonore D’un soleil à l’autre. La pièce où elle se trouve est plongée dans le noir, mis à part une faible lumière qui provient de deux disques de métal censés représenter des astres. Grâce à une antenne installée dans le parc et qui capte les fréquences du champ magnétique du soleil et les renvoie à l’intérieur de la pièce, les deux disques de métal vibrent à la manière d’un gong et retransmettent ces fréquences, habituellement inaudibles à l’oreille humaine. Ces sons répétitifs associés à l’absence quasi complète de lumière créé une atmosphère très singulière, presqu’apaisante. Mais nous déconseillons cette pièce aux claustrophobes !
IMG_0419
Photo : Claire Feuardant
  • L’œuvre symbolique Insomnies. La salle du chapitre est occupée par des rangés de lits dont le matelas est traversé par des arbrisseaux de gattiliers. Cet arbre était utilisé au Moyen-Âge pour protéger les lieux sacrés des « plaisirs de la chair ». Une tradition qui remonte à l’Antiquité, où l’on disait que remplir son matelas avec du gattilier permettait aux prêtresses de rester pures.
IMG_0402
Photo : Claire Feuardant
  • L’installation in situ Un peu plus loin. Stéphane Thidet s’est inspiré d’un phénomène bien connu en Californie et que l’on ne parvient pas vraiment à expliquer : les rochers qui se déplacent à la surface du lac asséché Racetrack Playa. L’œuvre est composée de deux élements : une couche d’argile parcourue de fissures représentant le lac asséché et des pierres posées à sa surface, suivies de longues empreintes creusées dans l’argile comme si elles s’étaient déplacées.
IMG_0424
Photo : Claire Feuardant
  • La projection vidéo Half Moon. Réalisées dans le jardin de la Villa Montalvo à Saratoga, Californie, cette courte vidéo qui passe en boucle est filmée comme par une caméra de vidéosurveillance. L’atmosphère qui règne d’un bout à l’autre du film est plutôt angoissante : la scène se passe de nuit et montre une ribambelle d’animaux qui se baladent dans le jardin. On ne distingue aucune présence humaine mais on la devine, d’abord par le pique-nique qui a pu être abandonné ou bien laissé là exprès pour les animaux (à chacun son interprétation !), ensuite par les bruits lointains d’une sirène qui se joint au son strident et répétitif des grillons.

L’exposition nous a plu pour une multitude de raisons : les symboles, le travail de réflexion de l’artiste, le fil rouge entre quatre installations pourtant très différentes les unes des autres… à vous d’en trouver d’autres !

Pour les curieux, un film documentaire d’environ dix minutes est également projeté dans une autre pièce…

Informations pratiques

  • Abbaye de Maubuisson, Avenue Richard de Tour, 95310 Saint-Ouen-l’Aumône
  • Ouvert tous les jours de la semaine sauf le mardi, de 13h à 18h. Le week-end de 14h à 18h.
  • Accessible depuis Paris par le RER C en direction de Pontoise, arrêt Saint-Ouen-l’Aumône.
  • Exposition Désert jusqu’au 27 août 2017.