Visiter la Presqu’île de Crozon

La Presqu’île de Crozon est située entre la rade de Brest et la baie de Douarnenez, dans le Finistère. Notre famille possède une maison de vacances là-bas, nous y avons donc passé plusieurs étés. Il est temps de partager avec vous les endroits où nous aimons retourner à chaque fois que nous y allons en vacances !

L’Eglise Saint-Pierre de Crozon

La commune de Crozon est située à l’est de la baie de Morgat. Elle vaut surtout le détour pour son église néogothique, l’Eglise Saint-Pierre de Crozon, qui abrite un magnifique retable en bois classé monument historique, le retable des dix mille martyrs.

Le retable des dix mille martyrs est un triptyque en chêne de 5 mètres de haut sur 5 mètre de large, composé de 24 panneaux (12 panneaux au centre et deux volets latéraux de 6 panneaux chacun). Les différents panneaux évoquent une scène de la mythologie chrétienne : les dix mille martyrs du mont Arrat sont des légionnaires romains qui furent martyrisés sous l’empereur Hadrien pour s’être convertis à la foi chrétienne.

Sur la place de l’Eglise et dans les rues alentour, une grande foire est organisée tous les deuxièmes et quatrièmes mercredis du mois. On y trouve de tout, des spécialités culinaires (kouign amann, Andouille de Guémené) aux parapluies, un achat qui peut s’avérer utile en Bretagne !

La balade du bois du Kador à l’Île vierge (Morgat)

L’une des balades de notre enfance est celle qui longe le GR34, au départ de la station balnéaire de Morgat. La balade forme une boucle de 8 km (soit 3 heures de marche), de Morgat jusqu’à l’île vierge en passant par le bois du Kador.

Bois du Kador Morgat
Bois du Kador Morgat – Photo : Claire Feuardant
Morgat © Claire Feuardant
La vue depuis la promenade – Photo : Claire Feuardant

Pour y accéder, longez la plage de Morgat jusqu’au bout. Vous pouvez vous garer sur le parking à l’entrée du port de Morgat. Au début du chemin, vous pourrez apercevoir la maison-phare datant de 1914, ainsi que les ruines de l’ancienne batterie militaire du Kador. Depuis le 18ème siècle, époque à laquelle les fortifications ont été érigées, les falaises de Morgat se sont couvertes d’arbres, mais la vue n’en reste pas moins impressionnante ! Le chemin traverse ensuite le bois du Kador, une forêt de pins maritimes (si vous y allez tôt, vous pouvez apercevoir des écureuils !), avant de continuer dans la bruyère et les ajoncs.

Bois du Kador Morgat
Photo : Claire Feuardant

Vous pouvez faire une pause pour admirer le panorama sur la baie de Douarnenez et la crique de l’île vierge. Le chemin continue ensuite jusqu’à surplomber la crique de l’Île vierge, où l’on peut descendre (ou non). Attention, cette partie est délicate ! Le chemin repart ensuite en sens inverse et forme une boucle (plus courte) jusqu’au bois du Kador.

Île Vierge Morgat
L’Île Vierge – Photo : Claire Feuardant

Nos conseils : mettre des bonnes chaussures, prévoir de la crème soleil s’il fait beau car une partie du chemin se fait à découvert, et prendre l’appareil photo !

Les grottes de Morgat

Les grottes marines de Morgat sont l’une des attractions majeures de Crozon-Morgat. On peut y accéder à pieds à marée basse, depuis la Plage du Porzic (pour la grotte Sainte-Marine), ou en kayak à marée haute, depuis le port de Morgat. Il est également possible de participer à une excursion en vedette, ce qui est un peu plus touristique mais vous permettra d’aller plus loin, notamment jusqu’à l’Anse de l’île Vierge. La grotte la plus impressionnante est la grotte de l’autel, profonde de 80 mètres.

Attention cependant, ne partez jamais en excursion seul sans vous être renseignés sur la houle et les marées !

Grottes Morgat Crozon
Grottes de Morgat – Photo : Claire Feuardant
Grottes Morgat Crozon
Photo : Claire Feuardant
Grottes Morgat Crozon
Photo : Claire Feuardant

Camaret-sur-Mer

Autour de la ville de Camaret, à l’extrême ouest de la Presqu’île de Crozon, il y a de nombreux endroits qui valent le détour !

Ancien port d’importance (notamment dans la pêche à la langouste et à la sardine), Camaret-sur-Mer offre un véritable décor de carte postale avec son port animé, ses maisons colorées et ses vieilles coques de bateaux. A côté du cimetière marin se trouve également la chapelle Notre-Dame de Rocamadour et ses nombreuses maquettes de bateaux laissées en ex-votos par les rescapés des naufrages. On peut aussi visiter la Tour Vauban (appelée aussi « Tour dorée » du fait de ses briques de couleur jaune clair), au bout de la jetée. Cette tour octogonale du 17ème siècle est aujourd’hui inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. A l’origine, cette tour possédait un rôle défensif : son emplacement à l’entrée du goulet de Brest était idéal pour prévenir les invasions.

Port de Camaret-sur-Mer Presqu'île de Crozon
Le port de Camaret-sur-Mer – Photo : Claire Feuardant
Camaret Presqu'île de Crozon
Les façades colorées sur le port de Camaret-sur-mer – Photo : Claire Feuardant
Camaret Presqu'île de Crozon
Les épaves de bateau à Camaret-sur-Mer – Photo : Claire Feuardant
Camaret Tour Vauban
La tour Vauban – Photo : Claire Feuardant

Après un repas de moules-frites dans l’un des nombreux restaurants du port de Camaret, les amateurs d’art et d’artisanat pourront faire le tour des nombreuses galeries d’artistes et artisans locaux.  Les amateurs de randonnée pourront également suivre le GR34, qui suit la pointe du Grand Gouin et la pointe du Tourlinguet, jusqu’à la Pointe de Pen Hir pour les plus courageux. La Pointe de Pen Hir se distingue par ses 4 petits ilots (aussi appelés « Tas de pois ») et sa falaise à-pic de 70 mètres, un paradis pour les amateurs d’escalade !

Après la visite de Camaret, on vous recommande de suivre la route vers la Pointe de Pen Hir. En route, vous pourrez observer les Alignements de Lagatjar, un alignement de 65 menhirs tournés vers la mer, dont on raconte qu’ils étaient à l’origine plusieurs centaines. Non loin, vous trouverez également les ruines du manoir de Saint-Pol-Roux « Le Magnifique », poète précurseur du mouvement surréaliste de la fin du 18ème – début du 19ème siècle, qui avait choisi de quitter Paris pour s’isoler dans son manoir de Pen-Hat.

La plage de l’Aber (Crozon)

L’une de nos plages favorites sur la presqu’île de Crozon est la Plage de l’Aber à Crozon. Située dans la baie de Douarnenez, cette plage est immense (elle fait 1250 m de long !) et son sable fin est digne des plages que nous avons connues lorsque nous habitions dans les îles ! C’est d’ailleurs l’une des plus grandes plages de sable de la presqu’île de Crozon.

Si cette plage est sauvage (ne vous attendez pas à y trouver des douches !), elle dispose tout de même d’un grand parking, il est donc facile d’y accéder. En plus, selon le site de tourisme Crozon-Bretagne.com, la surface de la plage de l’Aber ferait l’équivalent, à marée basse, de 89 terrains de football ! Vous ne risquez donc pas d’être les uns sur les autres.

Plage de l'Aber Presqu'île de Crozon
Plage de l’Aber – Photo : Claire Feuardant

Lorsque l’on ne se baigne pas, il y a toujours quelque chose à faire sur cette plage : surf et kite-surf les jours de vent ; pêcher à pieds ; rejoindre l’île de l’Aber (à l’est de la pointe de Trébéron) lorsque la marée est basse…

La Pointe de Dinan et le Cap de la Chèvre

Le Cap de la Chèvre offre également un cadre idéal pour les amateurs de randonnée. Un chemin côtier fait le tour du cap en reliant Morgat au château de Dinan, surplombant des falaises de 100 mètres de haut et traversant les bruyères et les pins maritimes (avec un retour à travers la lande). Il offre une vue magnifique vue sur la baie de Douarnenez, l’anse de Morgat, et, lorsque le temps est dégagé, l’île d’Ouessant et l’île de Sein.

Pointe de Dinan Presqu'île de Crozon
Sentier côtier de la Pointe de Dinan – Claire Feuardant
Pointe de Dinan Presqu'île de Crozon
Photo : Claire Feuardant
Cap de la Chèvre Presqu'île de Crozon
Le Cap de la Chèvre – Photo : Claire Feuardant

Il faut prévoir une bonne journée de marche pour faire le chemin. Pour les moins sportifs, il est possible d’en faire une partie seulement (par exemple, le chemin qui va de Camaret à la Pointe de Pen-Hir, dont nous vous avons parlé plus haut !). Parmi les spots à ne pas manquer, on trouve le promontoire avec une vue imprenable sur la plage de la Palue, la pointe de Saint-Hernot, ou encore l’anse de Porz-Creguen.

Pointe de Dinan Cap de la Chèvre Presqu'île de Crozon © Claire Feuardant
Photo : Claire Feuardant

Le pont de Térénez

Le pont de Térénez est un incontournable pour les amateurs d’architecture. Ce pont enjambant l’Aulne a déjà reçu deux distinctions depuis son inauguration en 2011 : le World Infrastructure Award en 2013, le prix de la Fédération international du béton 2014 du plus bel ouvrage d’art. Et pour cause : il s’agit du premier pont courbe à haubans de France, avec 144 haubans. Il fait 90 mètres de haut.

Pont de Térénéz Presqu'île de Crozon
Pont de Térénéz Presqu’île de Crozon – Photo : Claire Feuardant

Pour la petite histoire, le pont de Térénez est le 3ème pont érigé dans cette zone sur l’Aulne. En 1913, des travaux ont débuté pour construire un pont à Térénez et remplacer les bacs qui transportaient les personnes qui souhaitaient traverser le fleuve. Le pont, achevé en 1925, fut détruit pendant la Seconde Guerre Mondiale par les allemands. Ce n’est qu’en 1952 que fut achevé le second pont destiné à le remplacer. Toutefois, ce pont n’était pas d’assez bonne qualité pour durer dans le temps. En 2011, un troisième pont était construit à côté pour le remplacer : c’est lui qui est désormais utilisé.

Pont de Térénéz Presqu'île de Crozon
Photo : Claire Feuardant

Et si vous partez en vacances à Crozon, n’oubliez pas de manger des crêpes ! Nous avons testé plusieurs crêperies lors de nos séjours en Bretagne, retrouvez notre avis dans cet article !

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Lisbonne et Porto en 4 jours

C’est la grande question pour ceux qui se rendent au Portugal pour la première fois : vaut-il mieux visiter Lisbonne ou Porto ? Nous ne sommes pas parvenues à nous décider, alors nous avons choisi de partager nos 4 jours de voyage (seulement !) entre Lisbonne et Porto. Si vous êtes dans ce cas, voici notre itinéraire de voyage à Lisbonne et Porto pour vous aider. Spoiler : mieux vaut prévoir 1 semaine pour faire les deux !

1ère étape : Lisbonne

Pour notre part, habitant à Barcelone, nous avons pris un vol Barcelone – Lisbonne avec Vueling, très tôt le matin. Même si la compagnie a plutôt mauvaise réputation, le vol s’est bien passé et le retard n’était pas si important ! Il faut savoir qu’il y a une heure de décalage horaire entre la France (et l’Espagne) et le Portugal, nous sommes donc arrivées vers 8h30 heure locale.

Nos conseils pour préparer votre voyage à Lisbonne

Nous vous conseillons vraiment de prendre la Lisboa Card. Cette carte vous permet d’utiliser les transports en illimité et vous donne accès gratuitement à un grand nombre d’attractions touristiques (dont certaines avec coupe-file !). Il faut l’acheter sur Internet et imprimer le voucher, puis l’échanger à l’un des guichets de l’office de tourisme listés sur le voucher (nous l’avons fait au guichet de l’aéroport). Il existe 3 types de cartes : 24 heures (21,50 €), 48 heures (35,50 €) et 72 heures (43,50 €). La carte s’active dès la première utilisation et non à l’échange au guichet.

A noter que les attractions gratuites avec la Lisboa Card changent souvent, il faut donc vous référer au livret qu’on vous donnera en même temps que la carte pour avoir la liste à jour. Parmi les attractions gratuites, on trouve notamment la Tour de Bélem, l’Ascenseur de Santa Justa, ou encore le Monastère des Hiéronymites.

Autre conseil si vous n’avez que 2 jours pour visiter Lisbonne : préparez bien votre circuit en amont ! Cela nous a sauvé la vie et nous avons pu tout voir.

Le Baixa

Nous avons commencé par la visite du quartier Baixa. Ne faites pas comme nous et allez directement à l’Ascenseur de Santa Justa pour éviter de faire la queue !

Lisbonne Elevador Santa Justa
Elevador de Santa Justa – Photo : Claire Feuardant

Inauguré en 1902, l’Elevador de Santa Justa est magnifique avec sa structure qui rappelle un peu la Tour Eiffel ! Il a d’ailleurs été construit par l’élève de Gustave Eiffel, Raoul Mesnier de Ponsard. Il est ouvert à partir de 7h. L’Ascenseur peut prendre 20 personnes à la fois (d’où la queue !) et permet de monter jusqu’à 45 mètres de haut, où vous attend un belvédère avec vue sur le quartier Baixa.

Lisbonne vue Elevador Santa Justa
Vue depuis l’Elevador de Santa Justa – Photo : Claire Feuardant

Ensuite, redescendez par la Rua do Carmo pour rejoindre la Praça Dom Pedro IV ou Rossio. Cette place a été dessinée par le marquis de Pombal (qui a reconstruit le Baixa après que cette partie de la ville ait été détruite par le grand tremblement de terre de 1755) et c’est l’une des plus importantes de la ville. Un peu plus au nord, on trouve la Praça dos Restauradores et l’Estação do Rossio, célèbre pour sa façade néomanuéline et ses grandes portes en forme de fer à cheval. A l’est de la Praça Dom Pedro IV, on trouve aussi la Praça de Figueira.

Lisbonne Praça Dom Pedro IV - Photo : Claire Feuardant
La Praça Dom Pedro IV – Photo : Claire Feuardant
Lisbonne Estação do Rossio
Estação do Rossio – Photo : Claire Feuardant
Lisbonne-vue-Rossio©4blueeyes-Claire-Feuardant
Le quartier de Baixa – Photo : Claire Feuardant

De là, vous pouvez emprunter la Rua Augusta, une rue commerçante, pour rejoindre la Praça do Comercio. Au bout de la rue, on trouve l’Arco da Rua Augusta, un arc de triomphe en haut duquel on peut monter pour observer la vue sur cette partie de la ville. Quant à la Praça do Comercio, c’est une immense esplanade débouchant sur le Tage, et entourée de galeries à arcades. Pas loin, on trouve aussi la Casa dos Bicos (Maison aux Pointes), à la façade ornée de pierres taillées en diamant.

Lisbonne Rua Augusta - Photo : Claire Feuardant
Rua Augusta – Photo : Claire Feuardant
Lisbonne Praça do Comercio - Photo : Claire Feuardant
Praça do Comercio – Photo : Claire Feuardant
Lisbonne Tage - Photo : Claire Feuardant
Le Tage – Photo : Claire Feuardant

L’Alfama

Ce quartier est le plus ancien de la ville puisque contrairement au Baixa, il a été épargné par le tremblement de terre de 1755. Vous pouvez commencer par monter jusqu’au Castelo de São Jorge en prenant le fameux Tram n°28. Nous n’avons pas pu visiter le château car il était fermé pour cause de grève (!), mais on vous le conseille car son ancienne place d’armes offre une vue imprenable sur Lisbonne, de même que les tours et le chemin de ronde.

Ensuite, redescendez jusqu’au Miradouro de Santa Luzia, l’Igreja Santa Luzia (aux murs en azulejos) et le Largo das Portas do Sol, une place agréable et animée avec une belle vue sur la ville. De là, le mieux est de redescendre au gré de vos envies. Vous pourrez voir quelques églises, des rues pittoresques et de nombreuses façades en azulejos. Terminez votre visite du quartier par la Sé Patriarcal, la cathédrale romane de Lisbonne qui date du 12ème siècle.

Lisbonne Sé Patriarcal
La Sé Patriarcal – Photo : Claire Feuardant

Après la visite du quartier de l’Alfama, nous sommes allées au Museu Nacional do Azulejo. Il est assez excentré et il faut s’y rendre en bus, mais attention car il ferme à 18h ! Le musée est installé dans un ancien couvent et présente de belles expositions, notamment la vue panoramique de Lisbonne avant le tremblement de terre.

Belém

Le deuxième jour, nous avons commencé par le quartier de Bélem. Après un petit tour à l’Antigua Confeitaria de Belém pour goûter les fameuses pâtisseries portugaises, nous avons longé le Tage jusqu’à la Torre de Belém, en passant par le Padrão dos Descobrimientos (Monument des Découvertes) et le Farol de Belém (phare de Belém). On peut d’ailleurs louer gratuitement des trottinettes électriques pour faire le trajet ! Nous sommes arrivées un peu avant 10h à la Tour de Belém et heureusement car il commençait tout juste à y avoir une queue. Quand nous sommes sorties, la queue était bien plus longue !

Lisbonne Tour de Belém
La Torre de Belém – Photo : Claire Feuardant
Lisbonne Tour de Belém
La tour de Belém – Photo : Claire Feuardant

On vous conseille vraiment de monter dans la Tour de Belém. Non seulement elle offre une belle vue sur le Tage et ses rives, mais en plus, il est intéressant de découvrir les vestiges de ses fonctions successives : forteresse, arsenal, prison… L’architecte de la tour, Francisco de Arruda, s’est nourri de multiples influences : romane, gothique, marocaine, vénitienne… Cela donne un ensemble architectural original mais cohérent.

Les escaliers en colimaçon très étroits qui emmènent en haut de la tour sont vite bloqués : on vous conseille donc de commencer par monter avant qu’il n’y ait trop de monde. Vous ferez vos photos depuis l’esplanade après !

Après la Tour de Bélem, nous avons rejoint le Mosteiro Dos Jerónimos. Pas de chance, il y avait ce jour-là une cérémonie de gendarmerie, nous n’avons donc pas pu faire beaucoup de photos de l’extérieur. Ce monastère est, comme la Tour de Belém, classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, et en effet son cloître manuélin est impressionnant tant il y a de détails et d’ornements ! Vous trouverez également le tombeau de Fernando Pessoa, poète portugais majeur. Ne manquez pas non plus, juste à côté, l’Igreja de Santa Maria, qui abrite notamment le tombeau de Vasco de Gama.

Lisbonne Mosteiro dos Jerónimos - Photo : Claire Feuardant
Mosteiro dos Jerónimos – Photo : Claire Feuardant
Lisbonne Mosteiro dos Jerónimos
Mosteiro dos Jerónimos – Photo : Claire Feuardant
Lisbonne Monastère des Hiéronymites
Le cloître du Monastère des Hiéronymites – Photo : Claire Feuardant
Lisbonne Igreja de Santa Maria
Igreja de Santa Maria – Photo : Claire Feuardant
Lisbonne Igreja de Santa Maria Tombeau de Vasco de Gama
Tombeau de Vasco de Gama – Photo : Claire Feuardant

Nous avons terminé notre visite du quartier de Belém avec une le MAAT (Musée d’Art, Architecture et Technologie) et du MAAT Central, deux bâtiments originaux qui accueillent des expositions en rapport avec les arts visuels et les nouveaux médias.

Sur les bords du Tage

Entre le quartier de Belém et le Baixa, on trouve plusieurs attractions. Nous avons essayé l’Experience Pilar 7, qui permet d’abord d’être immergé dans la construction du Pont du 25 avril via une expérience de réalité virtuelle, puis de monter tout en haut du pont grâce à un ascenseur. On vous le conseille si vous n’avez pas le vertige !

Lisbonne Pont du 25 avril
Pont du 25 avril – Photo : Claire Feuardant

Ensuite, nous avons flâné dans le quartier underground de Lisbonne, où l’on trouve notamment le Village Underground, un espace de coworking branché, et LX Factory, un petit village un peu hipster installé dans d’anciens entrepôts, où l’on trouve des boutiques de créateurs et des coffee shop.

Le Chiado et le Barrio Alto

En fin d’après-midi, nous avons rejoint le Chiado et le Barrio Alto (les deux quartiers voisins du Baixa). Ce sont des endroits assez agréables à ce moment de la journée, et on y trouve de nombreux bars et restaurants. A voir notamment dans ces quartiers : la Rua Garrett, où l’on trouve plusieurs magasins anciens et notamment le Café A Brasileira fréquenté par Fernando Pessoa et où a été installé une statue en son honneur ; le Funiculaire de Bica pour faire de belles photos ; la Praça Luís de Camões ; la Rua da Misericórdia et l’Elevador Da Gloria avec sa galerie de street art à ciel ouvert.

Lisbonne Funiculaire de Bica - Photo : Claire Feuardant
Le Funiculaire de Bica – Photo : Claire Feuardant

Nos adresses food à Lisbonne

LE lieu pour manger les meilleurs pastéis de nata est l’Antiga Confeitaria de Belém, où les pâtisseries sont encore confectionnées dans des fours anciens. Ils sont plus chers qu’ailleurs (1,15 € le pastéis de nata) mais cela vaut le coup car ils sont vraiment bons ! On vous conseille également la Manteigaria, où ils sont tout aussi excellents (on a trouvé qu’ils avaient davantage goût de cannelle).

Bon à savoir : Les pastéis de nata sont meilleurs chauds ! On vous donnera en général un sachet de cannelle à saupoudrer dessus si vous aimez la cannelle.

Lisbonne Pasteis de nata - Photo : Claire Feuardant
Pasteis de nata – Photo : Claire Feuardant

Pour manger pas cher à Lisbonne, on vous conseille le Time Out Market, installé dans le Mercado da Ribeira. On y trouve de tout, pour tous les budgets : sangria, morue sous toutes ses formes, hot-dog de poulpe, croquetas, et même asiatique et italien !

2ème étape : Porto

Pour rejoindre Porto, nous avons pris le bus depuis la Estação do Oriente (au passage, une très belle station conçue par l’architecte Santiago Calatrava, aussi à l’origine de la Cité des Arts et des Sciences à Valence et de la Gare de Saint-Exupéry à Lyon). Avec la compagnie Rede Nacional de Expressos, nous avons pu rejoindre Porto en 3h30. Nous sommes arrivées vers 13h30 mais on vous conseille de prendre un bus plus tôt dans la matinée, si possible, pour avoir plus de temps à Porto.

Le centre-ville de Porto

Nous avons commencé notre visite par le centre-ville de Porto. Au départ de la Praça da Liberdade et Praça do Général Humberto Delgado, on peut rejoindre la Rua Santa Catarina (rue commerçante), la Rua Formosa (où l’on trouve de nombreuses pâtisseries-confiseries typiques) et le marché municipal de Bolhão (qui était en rénovation quand nous y sommes allés). Dans le coin, l’Estação de São Bento est également un passage obligé : vous pourrez admirer les mosaïques en azulejos sur les murs de la salle d’entrée, appelée la salle des Pas perdus.

Eglise Porto
Une Eglise à Porto – Photo : Claire Feuardant
Estação de São Bento Porto
L’intérieur de l’Estação de São Bento – Photo : Claire Feuardant

A l’ouest des deux places, vous pourrez remonter la Rua dos Clérigos vers l’ouest pour atteindre l’Igreja e Torre dos Clérigos. Ensuite, prenez la Rua das Carmelitas et entrez dans la Librairie Lello & Irmão où se trouve un escalier impressionnant à double orientation.

Igreja e Torre dos Clérigos Porto
Igreja e Torre dos Clérigos – Photo : Claire Feuardant

Si vous avez du temps, vous pouvez ensuite aller faire une pause au Jardim do Palacio de Cristal (une grande partie du jardin était fermée pour rénovation quand nous y étions). Ce jardin comprend notamment le Museu Romântico. Si vous êtes amateur de photographie, vous apprécierez également le Centro Português de Fotografia, où l’on trouve notamment une grande collection d’appareils photos anciens.

Vue depuis les Jardins do Palácio de Cristal Porto Portugal
Vue depuis les Jardins do Palácio de Cristal – Photo : Claire Feuardant

Les quais du Douro

En fin d’après-midi, nous vous conseillons de traverser le Pont Dom-Luís (sur sa partie haute) pour profiter de la magnifique vue sur les deux rives du Douro et sur Porto avec la lumière de fin de journée. De l’autre côté du pont, à Vila Nova de Gaia, vous pourrez faire un crochet à l’Antigo Convento de Nossa Senhora da Serra do Pilar, dont le belvédère constitue l’une des plus belles vues de Porto (et pour ceux qui pensent que la vue depuis le couvent n’apporte rien de plus que la vue depuis le pont, vous aurez l’avantage de voir Porto ET le pont !).

Pont Dom-Luís Porto Portugal
Vue du Douro depuis le Pont Dom-Luís – Photo : Claire Feuardant
Pont Dom-Luís Porto Portugal
Vue depuis le Pont Dom en fin de journée – Photo : Claire Feuardant
Le Pont Dom-Luís Porto Portugal
Le Pont Dom-Luís – Photo : Claire Feuardant

Ensuite, descendez jusqu’à la rive gauche du Douro où l’on trouve les caves de Porto (les chais) : si vous êtes amateur de Porto, vous pourrez les visiter et faire des dégustations. Sinon, profitez de la douceur de la fin de journée et flânez sur les quais du Douro qui offrent une magnifique vue sur Porto en face.

Vila Nova de Gaia quais du Douro Porto Portugal
Les quais du Douro à Vila Nova de Gaia – Photo : Claire Feuardant
Vila Nova de Gaia Porto Portugal
Vue sur les quais de la Ribeira depuis Vila Nova de Gaia – Photo : Claire Feuardant

Vous pourrez ensuite retraverser le pont sur sa partie basse et rejoindre les Quais de la Ribeira (rive droite du Douro). Vous pouvez y passer la soirée : il y a de nombreux restaurants qui proposent des spécialités de Porto.

Quais Ribeira Porto Portugal
Quais de la Ribeira – Photo : Claire Feuardant
Quais Ribeira Porto Portugal
Quais de la Ribeira – Photo : Claire Feuardant

Le Vieux Porto

Le lendemain, nous avons visité le Vieux Porto. Outre les quelques principales attractions comme la Sé do Porto (la Cathédrale de Porto) et la Rua dos Flores, très pittoresque et animée, on vous conseille de vous promener au hasard des rues et vous aurez de belles surprises ! Porto n’est pas très grand, et en une matinée, nous avions vu le principal du Vieux Porto. Nous avons ensuite du rejoindre l’aéroport pour rentrer à Barcelone !

Sé do Porto Portugal
Sé do Porto – Photo : Claire Feuardant

Nos adresses food à Porto

Pour manger à Porto, nous vous conseillons les endroits suivants :

  • La Casa Portuguesa de Pastel de Bacalhau, qui propose des beignets de morue au fromage de la Serra da Estrela accompagnés d’un verre de Porto.
  • La Petisqueira Voltaria, un restaurant qui propose des plats traditionnels pas très chers (et copieux) et un peu modernisés. Nous avons testé la morue « à la broa » (en croûte de pain de maïs avec pommes de terre et salade) mais ils font aussi des pastels de nata de bacalhau ou encore de la Francesinha, une sorte de croque-monsieur revisité à la mode portugaise.
Casa Portuguesa do Pastel de Bacalhau Lisbonne
La Casa Portuguesa do Pastel de Bacalhau à Lisbonne – Photo : Claire Feuardant
Pastel de Bacalhau Lisbonne
Pastel de Bacalhau – Photo : Claire Feuardant

En 4 jours, nous avons pu faire un bon tour de Lisbonne et Porto. On vous conseille cependant de consacrer au moins une semaine pour la visite des deux villes car il y a vraiment beaucoup de choses à voir ! A Lisbonne, vous pourrez par exemple faire une excursion à Sintra, et à Porto, vous pourrez aller vous balader sur la promenade côtière ou aller voir les plages. En tout cas, vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer !

Visiter Séville : notre Top 10

Séville est l’une des plus belles villes d’Espagne, avec son architecture typique andalouse, ses rues tortueuses et son impressionnante cathédrale gothique. C’est une destination idéale pour un long week-end, seul, en famille ou entre amis. Voici notre top 10 des incontournables lors d’un séjour à Séville !   

 

1.     Visiter la cathédrale de Séville

La Cathédrale Notre-Dame du siège de Séville (Catedral de Santa María de la Sede de Sevilla) est à ne pas manquer : 3ème plus grande cathédrale du monde en superficie (et 1ère cathédrale gothique), elle est inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Elle compte plus de 80 chapelles différentes et mesure 104 mètres de haut avec son clocher.

La Cathédrale de Séville a été érigée entre 1402 et 1507, sur les bases d’une ancienne mosquée almohade. Elle symbolise la victoire du christianisme sur l’islam en Andalousie, suite à la Reconquista. C’est actuellement le monument le plus visité de Séville : on y trouve non seulement le tombeau de Christophe Colomb, mais aussi de nombreuses décorations et pièces d’orfèvrerie impressionnantes, comme le retable gothique de la Capilla Mayor composé de 45 panneaux sculptés qui représentent des scènes de la vie du Christ.

Tombeau de Christophe Colomb
Le tombeau de Christophe Colomb

Tombeau de Christophe Colomb

Informations pratiques

Avant l’ouverture de la Cathédrale à 11h, on peut entrer par les côtés pour voir les espaces gratuits avant l’heure d’ouverture. Il faudra compter environ 1h30 de visite au total. Un conseil : réservez votre billet en ligne avant de venir, ça ne coûte pas plus cher et surtout vous économiserez du temps !

Vous avez le choix entre plusieurs types de visites. Nous avions opté pour la visite culturelle classique, qui inclue une visite libre de la Cathédrale, de la Giralda et de l’Eglise du Divin Sauveur (qui se trouve à quelques rues de la Cathédrale). L’entrée générale pour une visite culturelle est à 9€.

Attention, si vous voulez avoir du choix concernant le jour et l’horaire, on vous conseille de vous y prendre quelques jours à l’avance !

Les horaires de visite sont les suivantes :

  • Lundi : 11h à 15h30
  • Mardi à samedi : 11h à 17h
  • Dimanche : 14h30 à 18h

Un bon plan si vous êtes à Séville un lundi : la visite est gratuite entre 16h30 et 18h. Il faudra réserver en ligne avant.

Cathédrale de Séville
Cathédrale de Séville – Façade sud
Séville-Catedral-intérieur-4blueeyes-©Claire-Feuardant
La Cathédrale de Séville – Intérieur

2.     Monter en haut du clocher de la Giralda

La Giralda de Séville, symbole du paysage de la ville, est le clocher de la Cathédrale Notre-Dame du Siège de Séville. Ancien minaret de style hispano-mauresque, c’est aujourd’hui l’unique vestige de la Grande Mosquée de Séville sur laquelle a été construite la cathédrale. Elle compte 24 cloches.

La Giralda s’élève à 104 mètres de hauteur et offre une magnifique vue panoramique sur Séville. Pour monter tout en haut, pas de marches à monter, mais une pente douce qui fait le tour du clocher. Selon la légende, la tour avait été construite comme ça pour que l’imam puisse y monter avec son âne pour l’appel à la prière !

Giralda vue sur Séville
Vue de la Cathédrale depuis le clocher de la Giralda
Giralda vue sur Séville
Vue sur Séville

3.     Visiter l’Alcazar de Séville

Juste en face de la Cathédrale se trouve l’Alcazar de Séville (Real Alcázar). Construit au VIIème siècle par la dynastie arabe des Omeyyades, ce palais fortifié de style mauresque est aujourd’hui l’un des monuments les plus emblématiques de Séville. Comme la cathédrale de Séville, il figure au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

L’architecture de l’Alcazar de Séville est principalement mudéjare (reconnaissable aux azulejos et aux motifs géométriques), même si on trouve aussi des éléments baroques ou de la Renaissance. Nous avons été impressionnées par la quantité de détails mais aussi la beauté des jardins, très décorés avec des fontaines, des fleurs, et des motifs typiquement mauresques.

Attention, si vous séjournez à Séville en même temps que le roi d’Espagne, vous ne pourrez pas visiter l’Alcazar puisqu’il s’agit de sa résidence à Séville !

La visite avec audio guide est très bien faite : elle nous permet de passer dans toutes les pièces, patios et jardins du palais, et on en apprend beaucoup sur l’histoire de l’Alcazar.

Alcazar Séville
Une façade de l’Alcazar au style mauresque
Alcazar de Séville
Le patio
Alcazar de Séville
Les jardins

Informations pratiques

On accède à l’Alcazar depuis la Puerta del León. De toute façon, vous reconnaîtrez tout de suite l’endroit : il vous suffit de remonter la queue !

Il faut compter environ 2h pour la visite de l’Alcazar avec audio guide. Comme pour la cathédrale, on vous conseille de réserver sur Internet à l’avance : nous avons été contentes de ne pas avoir à faire la queue !

L’entrée générale coûte 11,5 €, mais vous pouvez aussi bénéficier d’une entrée gratuite le lundi de 18h à d’avril à septembre et de 16h à 17h d’octobre à mars. Attention cependant : vous risquez d’attendre (très) longtemps.

Alcazar de Séville
La Puerta del León

4.     Se promener dans le quartier de Santa Cruz

Au cœur de Séville se trouve le quartier de Santa Cruz, ancien quartier juif au Moyen-Âge et aujourd’hui quartier le plus pittoresque de la ville (mais aussi le plus touristique !). Il est reconnaissable par ses ruelles sinueuses, ses façades blanches et jaunes, ses balcons fleuris ou encore ses petites places à orangers.

Santa Cruz Séville
Santa Cruz – Séville

Le quartier de Santa Cruz est un incontournable à Séville. Tout d’abord parce que c’est là que l’on trouve tous les monuments célèbres : la Cathédrale, l’Alcazar, mais aussi les Archives Générales des Indes que nous n’avons malheureusement pas eu le temps de visiter mais qui est aussi classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Mais aussi parce que c’est là que sont concentrées toutes les boutiques de souvenirs !

Santa Cruz Séville
Entrée du quartier de Santa Cruz

Santa Cruz Séville

Santa Cruz Séville
Une cour intérieure dans le quartier de Santa Cruz

Santa Cruz Séville

Santa Cruz Séville

5.     La Plaza de España

La Place d’Espagne est la plus belle place de Séville. Nous y sommes allées en fin d’après-midi (au mois de novembre) et avec la lumière du soleil couchant, c’était vraiment magnifique !

Conçue pour l’Exposition Ibéro Américaine de 1929 par l’architecte sévillan Aníbal González, elle s’étend en tout (palais, place et canaux compris) sur 50 000 m² ! Cette place est pleine de symboles pour représenter l’amitié entre l’Espagne et ses anciennes colonies : par exemple, elle est tournée vers le fleuve Quadalquivir, symbolisant la route vers l’Amérique via l’Océan Atlantique.

A ne pas manquer : les 48 bancs décorés en azulejos qui longent le Palais (représentant les différentes provinces d’Espagne) ; la fontaine de Vicente Traver au milieu de la place ; et les 4 ponts décorés de céramique (représentant les 4 anciens royaumes d’Espagne). Avec un peu de chance, vous pourrez même assister à un spectacle de flamenco !

Plaza de España Séville
La Plaza de España de Séville

Plaza de España Séville

Plaza de España Séville
Pont sur l’un des canaux
Plaza de España Séville
Le balcon du Palais
Plaza de España Séville
Vue du balcon
Plaza de España Séville
Le banc « Malaga »
Plaza de España Séville
Détails des azulejos sur les bancs

Après votre visite de la Plaza de España, vous pourrez vous reposer dans le parc Maria Luisa juste en face : ses multiples fontaines et bassins décorés offrent un cadre propice pour une pause loin de l’agitation perpétuelle de la Place d’Espagne !

Parc Maria Luisa Séville
Parc Maria Luisa de Séville

Parc Maria Luisa Séville

6.     Longer le Guadalquivir

Après notre visite de la Plaza de España, nous avons décidé de suivre le Paseo de las Delicias, une promenade qui longe le fleuve Quadalquivir depuis le Parc Maria Luisa jusqu’à la Torre del Oro. En fin de journée, les gradins se remplissent de touristes et locaux venus observer le coucher de soleil, et la balade est très agréable (à pieds ou à vélos).

Le long du Paseo de las Delicias, vous pourrez découvrir la Puerta Jerez, le Palais San Telmo, et la Torre del Oro, tour albarrane de 36 m de hauteur construite au début du 13ème siècle pour protéger la ville et bloquer la circulation sur le fleuve si besoin. Aujourd’hui, elle abrite le musée maritime (Museo Marítimo) de Séville et offre une vue magnifique sur la Cathédrale de Séville, le fleuve Quadalquivir et le quartier de Triana.

Informations pratiques

La Torre del Oro est ouverte du lundi au vendredi de 9h30 à 18h45 et le week-end de 10h30 à 18h45. L’entrée est gratuite le lundi, sinon elle coûte 3 €.

Paseo de las Delicias Séville
Le Paseo de las Delicias
Torre del Oro séville
La Torre del Oro

7.     S’imprégner de l’ambiance quartier de Triana

Le quartier de Triana se trouve de l’autre côté du fleuve Quadalquivir. Pour vous y rendre, vous pouvez emprunter le pont de Triana (Puente de Isabel II), ou encore le Puente del Cristo de La Expiración, plus au nord du quartier.

Historiquement, Triana était le quartier des gitans, des marins et des danseurs de flamenco. Nous vous conseillons d’ailleurs de lire La Reina Descalza d’Ildefonso Falcones, qui romance la vie d’une famille de gitans à Triana au XVIIIème siècle. Nous avons adoré !

A Triana, commencez par faire un tour au marché couvert (à droite à la sortie du pont de Triana), avant de flâner dans les rues pour vous imprégner de l’animation du quartier. Vous pourrez notamment visiter un atelier de céramiques (une tradition ancestrale) et admirer de nombreuses églises, comme la Chapelle des Marins ou l’Eglise Sainte-Anne de Triana.

Chapelle des Marins Triana
La Chapelle des Marins de Triana (Capilla de los Marineros)

Pour une pause sucrée, nous vous conseillons la pâtisserie Manu Jara (tenue par un français !), où vous pourrez déguster des classiques de la pâtisserie française twistés à l’espagnole. On y trouve notamment de délicieuses palmeras – les palmiers dont raffolent les espagnols !

Manu Jara Triana Séville
Palmier Dulcey de Manu Jara à Triana

8.     Faire un tour aux arènes de Séville

Pour ceux qui s’intéressent à la corrida ou qui sont simplement curieux de découvrir cette tradition très populaire en Andalousie, ne manquez pas la visite des Arènes de Séville (la Plaza de Toros de la Real Maestranza), l’un des monuments les plus visités de Séville.

Les Arènes de Séville sont magnifiques : construites entre le XVIIIème et le XIXème siècle sur les ruines des anciennes arènes par l’architecte Rafael Montero, elle mêle deux styles architecturaux, le post-baroque et le néo-classique. La visite permet de découvrir l’intérieur des arènes ainsi que le musée taurin.

Si vous souhaitez assister à une corrida, sachez que la saison s’étend entre avril et septembre.

Informations pratiques

Attention, il est indispensable de suivre une visite guidée (en anglais ou espagnol). Il y a environ une visite toutes les 20 minutes et elle coûte 8 €.

Mis à part le vendredi de la semaine sainte où les visites se terminent à 15h, les horaires de visite sont les suivants :

  • Du 1er avril au 31 octobre : de 9h30 à 21h
  • Du 1er novembre au 31 mars : de 9h30 à 19h
Plaza de Toros Séville
La Plaza de Toros de Séville

Plaza de Toros Séville

9.     Le coucher de soleil depuis le Metropol Parasol

Le Metropol Parasol, surnommé « Las Setas de Sevilla », est l’un des monuments les plus récents de Séville (il date de 2011) et pourtant déjà emblématique !

Bien que cet édifice en bois ait fait l’objet de vives critiques lors de sa construction (il faut reconnaître que le style du Metropol Parasol détonne avec le style architectural de Séville !), il attire de nombreux touristes, notamment au moment du coucher de soleil.

En effet, du haut du Metropol Parasol, on peut bénéficier d’une vue à 360° sur toute la ville de Séville : l’un des plus beaux panoramas de la ville ! Le ticket pour monter coûte 3 € seulement et il donne droit en prime à une réduction de 1 € à la terrasse du café situé en haut du bâtiment.

Metropol Parasol Setas Séville
Le Metropol Parasol
Metropol Parasol Setas Séville
Vue depuis le Metropol Parasol
Metropol Parasol Setas Séville
En attendant le coucher de soleil…

10.Voir un spectacle de Flamenco

Le flamenco est l’art populaire emblématique de l’Andalousie. Né aux alentours du XVème siècle dans la région de Séville, cet art qui mêle la musique et la danse était cantonné aux réunions de famille avant de s’étendre dans toute l’Espagne, notamment via les cafés-concerts.

Malheureusement, nous n’avons pas eu le temps d’assister à un spectacle de flamenco. Mais nous vous conseillons vraiment de le faire !

Pour assister à des spectacles authentiques, privilégiez les tablaos et peñas (versions modernes des cafes-concerts), comme le Tablao Los Gallos dans le quartier de Santa Cruz. Attention, il faudra réserver à l’avance car les places sont souvent limitées ! Comptez environ entre 35 et 45 € pour le spectacle + la boisson.

Si vous n’avez pas pu réserver à l’avance, pas de panique : le mieux est de demander des conseils aux locaux. Sinon, vous avez toujours l’option des musées et centres culturels, comme la Casa de la Guitarra ou le Museo del Baile Flamenco « Cristina Hoyos », qui proposent des spectacles moins authentiques mais aussi moins chers.

De toutes les villes que nous avons visitées en Espagne, Séville est certainement l’une de nos préférées : l’ambiance décontractée et la douceur de vivre andalouse, le soleil, l’architecture, le flamenco… Tout nous a plu : on vous recommande sans hésitation !

Venise en 3 jours : que voir, que faire ?

En amoureux, en famille, seul(e) ou encore avec des amis, Venise est une destination qui attire des milliers de personnes chaque année. Et ce n’est pas pour rien ! Cette ville sur l’eau a un charme fou, car elle est bien éloignée de ce que nous connaissons. Sans les routes, les voitures, les passages cloutés ou les panneaux de signalisation, on a l’impression d’être revenu des décennies en arrière. Bon d’accord, on peut aussi croiser des bateaux à moteur, mais si l’on se concentre sur les gondoles, le charme opère. Ça vous tente ? On vous donne quelques conseils pour visiter Venise en trois jours.

Quand partir à Venise ?

Avant toute chose, il vous faudra choisir vos dates pour partir à Venise. Les prix des hôtels et billets d’avion sont bien sûr beaucoup moins élevés en plein hiver, mais si vous optez pour cette période, sachez que la pluie et parfois même la neige seront au rendez-vous. En haute saison, les prix grimpent facilement et l’île est investie par les touristes. Nous vous conseillons donc de vous y rendre aux mois d’avril et de mai, où les températures sont plus clémentes et la ville plus authentique. Comme beaucoup de destinations très touristiques, c’est à cette période que Venise se montre sous son meilleur jour ! Nous avons donc choisi d’y aller le premier week-end d’avril. Et malgré un temps majoritairement gris et un peu de pluie, nous ne l’avons pas regretté.

Selon nous, la durée idéale pour un séjour à Venise est de trois jours complets. Cela laisse le temps de visiter les principaux centres d’intérêts, de se perdre dans les petites rues, de s’arrêter dans quelques bons restaurants et de faire un tour à Murano, Burano et Torcello. Nous vous proposons un itinéraire en trois jours, mais libre à vous de l’adapter en fonction de vos horaires d’arrivée et de départ !

Jour 1 : Santa Croce, San Polo et Dorsoduro

Quand nous sommes en voyage, nous aimons bien commencer par les quartiers moins touristiques. Cela permet de s’imprégner de l’ambiance de la ville et de s’en faire une première idée plus « authentique ».

Vous connaissez le slow travel ? Ce principe totalement opposé à celui du tourisme de masse prône une manière de voyager plus lente, plus axée sur la découverte des personnes, des coutumes, des rues et restaurants plus fréquentés par les locaux que par les touristes. Si vous voulez voir les principaux centres d’intérêt à Venise en seulement trois jours, l’idée n’est pas d’adopter un slow travel radical, mais plutôt d’en emprunter quelques principes de base.

Ainsi, nous vous recommandons de ne pas tout de suite vous précipiter place Saint-Marc, et plutôt consacrer votre premier jour à l’exploration des quartiers Santa Croce, San Polo et Dorsoduro. Sur une carte de Venise, il s’agit des quartiers situés à l’ouest du Grand Canal.

Dorsoduro, le quartier bohème et artiste

Le Dorsoduro est une véritable mine d’or pour les amateurs d’art : on y trouve de nombreuses galeries d’art mais aussi de très beaux palais, qui raviront les passionnés d’architecture.

C’est notamment dans ce quartier que se trouve la Gallerie Dell’Accademia. Nous vous conseillons vivement d’y faire un tour (si vous avez moins de 25 ans, l’entrée ne coûte que 3€). Les plus célèbres peintres vénitiens y sont exposés, vous pourrez donc contempler des toiles de Titien, le Tintoret ou encore Véronèse.

En face de la Gallerie Dell’Accademia se trouve un magnifique pont, le Ponte Dell’Accademia.

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Le Ponte dell’accademia – Photo : Alice Feuardant

En longeant le Grand Canal vers le sud, vous arriverez à la Basilique Santa Maria Della Salute. Que vous aimiez ou pas l’architecture religieuse, ce bâtiment reste selon nous un passage obligé. Ce monument gigantesque est aussi impressionnant de l’intérieur que de l’extérieur !

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La Basilique Santa Maria Della Salute – Photo : Alice Feuardant
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L’intérieur de la Basilique – Photo : Alice Feuardant

N’hésitez pas à vous éloigner du Grand Canal et parcourir au hasard les petites rues. Ce n’est que comme ça que vous pourrez tomber sur de charmants petits ponts, de beaux palais et de plus petites églises, mais aussi de bons restaurants où mangent les locaux.

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Photo : Alice Feuardant

Si vous êtes passionnés d’art contemporain, vous pouvez vous arrêter au musée Peggy Guggenheim, un très beau palais à l’intérieur duquel l’américaine Peggy Guggenheim expose sa collection de peintures (Picasso, Chagall, Duchamp, Pollock…).

Le palais Ca’Rezzonico vaut également le détour si vous aimez l’architecture baroque. Il s’agit d’un ancien palais datant du XVIIIème siècle qui représente un beau témoignage de la vie des vénitiens à cette époque.

En longeant le Grand Canal, vous pourrez observer le ballet des gondoles et des vaporettos, un spectacle digne des cartes postales !

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Santa Croce et San Polo, les quartiers traditionnels et authentiques

Nous avons eu la chance de parcourir les quartiers de Santa Croce et San Polo très tôt le matin, c’était magique ! Non seulement les rues étaient beaucoup moins encombrées, mais en plus, la lumière du matin permet toujours de faire les meilleures photos. Vous y croiserez notamment la Basilique i Frari. Cet édifice gigantesque est à visiter absolument puisqu’il renferme des œuvres majeures de Titien et Bellini !

Non loin de la Basilique i Frari, vous pouvez longer le Rio Marin qui est jalonné de charmants petits ponts. Dans ce quartier, vous trouverez pas mal de pâtisseries, notamment la Pasticceria Rio Marin, dont nous avions entendu parler avant de venir à Venise, mais que nous n’avons malheureusement pas eu l’occasion de tester. Vous trouverez aussi des bars ou cafés qui proposent des formules intéressantes pour le petit-déjeuner, avec croissants ou tiramisu (eh oui, les italiens le mangent aussi au petit-déjeuner !). Nous qui sommes fan de tiramisu, nous en avons testé un (excellent !) dans un café proche de la basilique.

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Le Rio Marin – Photo : Alice Feuardant

En vous rapprochant du Grand Canal, vous tomberez sur le célèbre Pont du Rialto. Allez-y le matin si vous voulez voir les marchands vénitiens s’activer sur le marché aux poissons ! Le marché du Rialto est fréquenté par les locaux, mais aussi par les touristes, vous trouverez donc de tout, des poissons, fruits et légumes aux échoppes de souvenirs made in China.

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Le Marché du Rialto – Photo : Alice Feuardant
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Un stand d’épices au Marché du Rialto – Photo : Alice Feuardant

Si votre logement vous permet de faire la cuisine, vous pouvez faire vos achats au marché pour tester quelques recettes italiennes ! Sinon, vous trouverez votre bonheur parmi les différentes boutiques de street food qui se trouvent plus ou moins proches. A Venise, les assortiments de fritures de poisson (fritto misto) sont une véritable institution. Que vous aimiez ou non le poisson, il faut absolument goûter, car c’est l’un des plats typiquement vénitiens.

Juste à côté du marché, la boutique WEnice propose différents plats (de poisson surtout) à emporter, notamment les fameux fritto misto pour des prix très raisonnables. Nous avions également entendu parler d’Acqua e Mais, situé un peu plus loin, et que nous avons testé. Nous n’avons pas été déçues ! Cette boutique est moins touristique que WEnice et propose donc beaucoup moins de types de plats. Sa spécialité est le fritto misto servi avec de la polenta crémeuse (la meilleure que nous ayons jamais mangée !).

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Fritto Misto et polenta – Photo : Alice Feuardant

En traversant le Pont du Rialto, vous aurez une vue digne d’une carte postale sur le canal, les vaporettos et les gondoles. Le Pont du Rialto est assez large, avec trois allées : l’une, centrale, passe entre deux rangées de boutiques de souvenir et de luxe, et les deux autres, extérieures, donnent sur chaque côté du canal. Il nous a rappelé le Ponte Vecchio de Florence, lui aussi bordé de boutiques faisant le bonheur des touristes !

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Vue sur le Grand Canal depuis le Pont du Rialto – Photo : Alice Feuardant

De l’autre côté du Pont du Rialto, vous arriverez tout au nord du quartier San Marco. Cette zone est assez touristique et, selon nous, moins intéressante, sauf si vous voulez faire un peu de shopping. De nombreuses marques internationales ont une boutique à proximité du Pont du Rialto (MaxMara, Celio, Gucci, Disney Store…). Si vous avez la chance de visiter Venise sous le soleil, vous pourrez vous arrêter dans l’un des nombreux glaciers du quartier. Nous vous conseillons Suso : leurs glaces sont artisanales et excellentes !

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Glace au tiramisu – Photo : Alice Feuardant

Vous pouvez ensuite longer le Grand Canal vers le sud : vous aurez de très beaux points de vue sur le Pont du Rialto.

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Le pont du Rialto vu depuis San Marco – Photo : Alice Feuardant
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Photo : Alice Feuardant

Où manger dans le Dorsoduro, Santa Croce et San Polo

Pour ne pas risquer de tomber sur des restaurants touristiques, souvent très chers et pas forcément bons, nous vous conseillons tout simplement d’éviter les coins touristiques. Par exemple, s’arrêter dans le premier restaurant que vous trouverez au bord du Grand Canal n’est pas une excellente idée. Plus vous vous en éloignerez et plus vous vous enfoncerez dans les petites rues, plus vous aurez de chance de tomber sur une trattoria fréquentée par les locaux. Si vous tenez absolument à manger sur le bord du canal, avec la vue sur le Pont du Rialto, le take away est la solution idéale. A Venise, les options ne manquent pas : pâtes à emporter, arancinis, croquettes aux pommes de terre et au fromage, sandwiches au pain ciabatta ou encore pizza à la part… sans oublier le fameux fritto misto dont nous vous parlions plus tôt.

Si votre budget vous le permet, vous pouvez toujours vous installer sur la terrasse de l’un des restaurants du bord du canal pour siroter un spritz, l’apéro préféré des vénitiens. Afin d’éviter de payer un prix exorbitant pour un cocktail sans goût, n’hésitez pas à demander aux gondoliers quelle est leur adresse fétiche !

Pour le sucré, vous pourrez trouver des spécialités italiennes dans les pasticcerias (pâtisseries). Par exemple, la pâtisserie Rizzardini, juste à côté d’Acqua e Mais, propose une grande variété de gâteaux et biscuits italiens.

Jour 2 : Murano, Burano et Torcello

Vous ne pouvez pas quitter Venise sans avoir fait un tour à Murano, Burano et Torcello ! Ces îles sont facilement accessibles en vaporetto et vous pourrez visiter les trois dans la journée.

Murano

Murano est la plus grande, mais aussi la plus proche de Venise. Pour vous y rendre, vous devrez prendre la ligne 12 depuis l’arrêt Fondamente Nove, située à dix minutes à pieds de Saint-Marc. Le trajet en bateau dure une dizaine de minute.

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Le Phare de Murano – Photo : Alice Feuardant

Vous le savez sans doute, Murano est une île connue mondialement pour son verre. Pour la petite histoire, c’est suite à de multiples incendies à Venise que le Sénat décida de délocaliser les fours et ateliers de verriers sur l’île de Murano. Cette délocalisation a eu lieu à la fin du XIIIème siècle. Aujourd’hui, une centaine de verriers vénitiens sont toujours établis à Murano.

La renommée du verre de Murano a beaucoup profité à l’île, économiquement comme démographiquement. Une grande partie de l’île est maintenant encore résidentielle, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien à voir ! Les quartiers résidentiels de la ville offrent des balades agréables, où vous pourrez trouver plusieurs jardins incitant à faire une pause pour profiter de l’ombre des arbres.

4blueeyes Venise Tour de l'horloge Murano
La tour de l’horloge de Murano – Photo : Alice Feuardant

Tout au long du canal qui part du terminal de ferry et coupe en deux la plus petite île de Murano, vous ne trouverez pratiquement que des boutiques de verriers. Pour trouver les meilleurs prix, nous vous conseillons d’éviter les boutiques qui se trouvent juste à côté du quai. En général, ce sont les plus touristiques.

4blueeyes Venise Murano
Photo : Alice Feuardant

Sur la rive gauche, vous pourrez admirer l’Eglise Santa Maria e Donato, qui date du VIIème siècle et est magnifiquement bien conservée. Elle est bâtie dans un style original mêlant les codes de l’art vénitien et ceux de l’architecture byzantine. Vous ne pourrez pas la manquer : elle ne passe pas inaperçue !

4blueeyes Venise Murano Eglise Santa Maria e Donato
L’Eglise Santa Maria e Donato – Photo : Alice Feuardant

Si l’histoire du verre à Murano vous intéresse, vous pouvez également visiter le musée du verre, situé dans un très beau palais. Vous pourrez voir des pièces magnifiques, en apprendre plus sur le travail du verre, et même assister à des démonstrations de soufflage de verre !

C’est en traversant le Ponte Longo que vous pourrez accéder à la plus grande île de Murano, où se trouve le musée du verre. Cette zone est beaucoup plus calme, plus résidentielle : c’est ici que vous pourrez apercevoir de beaux palais et jardins.

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Photo : Alice Feuardant

Burano

Si vous êtes actif(ve) sur Instagram, vous avez forcément déjà vu des photos de Burano et ses canaux bordés de maisons de couleurs vives. Véritable paradis pour les photographes, cette île est l’un de nos gros coups de cœur à Venise ! En prenant la même ligne de vaporetto depuis Murano, vous y serez en une demi-heure environ.

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Burano sous la grisaille… – Photo : Alice Feuardant
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… et sous le soleil ! – Photo : Alice Feuardant

Burano est connue pour ses couleurs vives, mais aussi pour sa dentelle. Si vous êtes intéressés, sachez qu’il y a un musée dédié à l’histoire de cet art plus que centenaire. Vous pourrez y voir des démonstrations du travail de la dentelle et admirer de très belles œuvres.

A ne pas manquer également : l’Eglise San Martino, dont le campanile penché est devenu emblématique de Burano. Selon le point de vue, l’angle que forme la tour avec l’horizon est vraiment impressionnant… ça nous a un peu rappelé Pise !

4blueeyes Venise Burano
Photo : Alice Feuardant

Burano est beaucoup moins étendue que Murano, mais nous y avons passé beaucoup plus de temps. Si vous êtes photographe, prévoyez plusieurs heures sur place, car chaque maison a son propre charme et il est difficile de résister à la tentation de tout photographier ! Selon la légende, les maisons de Burano auraient été peintes de couleurs vives afin que les pêcheurs puissent apercevoir l’île de loin, même en plein brouillard… Que ce soit ou non la version officielle, il est tout de même intéressant de noter que la tradition persiste encore aujourd’hui. Est-ce pour attirer les touristes ? Probablement… en tout cas, ça a marché pour nous 😉

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Enfin, Burano est également célèbre pour ses petits biscuits en forme de S (Essi) ou de O (Bussolai). La recette est toute simple (farine, sucre, jaunes d’œufs, beurre, un peu de vanille, un peu de citron, un tout petit peu d’anis) mais fait mouche. Ils sont très typiques, ce serait dommage de repartir sans les goûter ! Entre les deux, seule la forme diffère : nous avons choisi de goûter le Essi.

Torcello

Nous ne sommes pas allées à Torcello, simplement parce que nous sommes restées trop longtemps à Burano et nous n’avions pas vraiment eu d’échos sur Torcello avant notre départ. Mais cette île est située à seulement cinq minutes de Burano (en prenant la ligne LN), on vous conseille donc vivement d’y aller si vous avez le temps !

Jadis l’une des îles les plus peuplées de la lagune vénitienne, Torcello a connu un déclin rapide lorsqu’une épidémie de malaria a convaincu la plupart des habitants à partir à Venise.

Aujourd’hui, Torcello garde un petit côté « figée dans le temps ». Les principaux centres d’intérêt sont le trône d’Atila, situé sur la place du village, et la Basilique Santa Maria dell’Asunta datant du VIIème siècle. A l’intérieur, vous pourrez voir de magnifiques mosaïques byzantines. Il est aussi possible de monter en haut du campanile, d’où vous aurez une vue magnifique sur Burano.

Où manger à Murano, Burano et Torcello ?

Comme à Venise, nous ne pouvons que vous conseiller d’éviter au maximum les restaurants touristiques. Plusieurs indices permettent de reconnaître un restaurant touristique : s’il est proche de centres d’intérêts touristiques, si la carte est traduite en plusieurs langues (si vous avez la possibilité de lire, en plus de l’italien et de l’anglais, un menu en français ou d’autres langues encore, méfiez-vous !)…

Mais vous pouvez aussi tomber sur de bonnes surprises. Nous avons testé (par défaut et à reculons) le Fritto Misto, un restaurant aux airs de buvette de plage situé juste à la sortie du bateau à Burano. Nous n’étions pas convaincues, car en général, les restaurants situés juste à côté d’un terminal de bateau et fréquentés par 90% de touristes sont une mauvaise idée. Mais nous avons été agréablement surprises ! En plus de pratiquer des prix raisonnables, ce restaurant sert des spécialités vénitiennes et nous avons adoré ce que nous avons goûté.

L’un des principaux plats du restaurant est le fritto misto, comme l’indique son nom (!), dont nous vous avons déjà parlé. Mais nous avons choisi de tester les pâtes à l’encre de seiche, une autre spécialité de Venise. La particularité de ce restaurant est de servir ses plats dans une assiette qui se mange. Pas de gâchis ! Le goût est celui d’un cracker, et la consistance est parfaite : ni trop sèche, ni trop pâteuse, ni « bourrative ». Nous avons terminé l’assiette jusqu’à la dernière miette… Et nous avions même assez faim pour tester leurs tiramisus (excellents aussi !).

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Les pâtes à l’encre de seiche du Fritto Misto – Photo : Alice Feuardant

Nous vous recommandons donc vivement cette adresse. Si nous devions revenir à Burano, nous y retournerions sans la moindre hésitation.

Jour 3 : San Marco

La célèbre Place Saint-Marc est un passage obligé à Venise, et elle peut facilement vous occuper une journée entière !

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La place Saint-Marc au crépuscule – Photo : Alice Feuardant

La Basilique Saint-Marc

La Basilique Saint-Marc est gratuite, vous pouvez donc la visiter sans acheter de billet au préalable. Nous vous conseillons de vous y rendre dès l’ouverture pour éviter la queue. En pleine journée, l’attente peut être assez longue. Attention, il est interdit d’entrer dans la Basilique si vous avez un sac à dos, il faudra d’abord le déposer dans une consigne située un peu plus loin. En échange, il vous sera attribué un ticket qui vous permettra de récupérer vos affaires après la visite. La consigne n’est pas évidente à trouver, mais les agents situés à l’entrée de la Basilique pourront vous indiquer le chemin.

4blueyes Venise Basilique Saint Marc
Photo : Alice Feuardant

La visite de la Basilique est elle aussi très réglementée, c’est le seul point négatif que nous y avons trouvé. Il faut suivre un parcours délimité par des barrières et les photos sont interdites. Mais l’intérieur de la Basilique vaut le détour, sans hésiter ! Avec ses nombreuses fresques et dorures, c’est un véritable chef d’œuvre.

4blueyes Venise Basilique Saint Marc
Photo : Alice Feuardant

Le campanile

En face de la Basilique, vous ne pouvez pas manquer le campanile de Saint-Marc. Cette tour mesure presque 99 mètres de haut et, bonne nouvelle, il est possible d’y monter ! La vue d’en haut est magnifique, on peut apercevoir la place Saint-Marc, la Basilique et le Palais des Doges, ou encore l’île San Giorgio Maggiore.

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Le Palais des Doges

Ensuite, le Palais des Doges est bien sûr un incontournable. Nous vous conseillons d’acheter en ligne, avant de partir à Venise, un billet groupé incluant la visite du Palais des Doges, du Musée Correr et de la Bibliothèque Marcienne. Ce billet est à un prix intéressant (20€ pour les adultes, 13€ pour les étudiants) et surtout, il est coupe-file.

4blueeyes Venise Palais des Doges
Photo : Alice Feuardant

Le véritable nom du Palais des Doges est « Palazzo Ducale » (Palais Ducal en français). On le surnomme Palais des Doges car il a été, depuis sa construction et jusqu’à la fin du XVIIIème siècle, le lieu central du pouvoir et la résidence officielle du Doge, premier magistrat de la République de Venise. Le Palais des Doges renferme de nombreuses œuvres d’art ou pièces d’architecture connues à travers le monde. Lors de votre visite, vous aurez notamment l’occasion de voir :

    • l’escalier des Géants dans la cour intérieure du Palais ;
    • l’escalier d’or, à l’intérieur, qui mène au premier étage du Palais ;
    • la salle du Grand Conseil dans laquelle se trouve Le Paradis, célèbre œuvre du Tintoret qui est considéré comme le tableau le plus grand au monde (22 mètres de long). Pour la petite histoire, ce tableau a été finalisé en 1588, plus de dix ans après l’incendie qui avait ravagé le Palais des Doges en 1577, détruisant la salle du Grand Conseil ainsi que les pièces voisines. Dans l’incendie, de nombreuses œuvres de Bellini, Titien, Le Tintoret ou encore Véronèse furent entièrement brûlées, ainsi que le Couronnement de la Vierge au Paradis de Guariento di Arpo. En 1578, un concours fut organisé afin de choisir le peintre qui réaliserait la nouvelle œuvre destinée à la salle du Grand Conseil et représentant le Paradis. C’est l’œuvre du Tintoret, aidé de son fils Domenico, qui a finalement été retenue.
4blueyes Venise Le paradis Tintoret
Le Paradis du Tintoret – Photo : Alice Feuardant
    • la prison du Palais Ducal, où fut, entre autres, enfermé Casanova, qui parvint à s’enfuir trois mois après son arrestation. Pour arriver à la prison, il faut traverser le célèbre Pont des soupirs. D’ailleurs, si vous pensiez, comme beaucoup, que le nom « pont des soupirs » fait référence aux soupirs des amoureux, vous serez surpris d’apprendre que la véritable origine du nom est loin d’être aussi romantique. Il fait en effet référence aux soupirs que poussaient les prisonniers lorsqu’ils étaient conduits à la prison, et qu’ils pouvaient jeter un dernier coup d’œil sur les canaux de Venise…
4blueeyes Venise Escalier d'or palais des doges
L’escalier d’or du Palais des Doges – Photo : Alice Feuardant
4blueyes Venise Pont des Soupirs
Le Pont des Soupirs – Photo : Alice Feuardant

Le Musée Correr

Le Musée Correr renferme une collection impressionnante d’œuvres d’arts, documents, cartes et objets de la vie quotidienne. Il constitue un témoignage très complet de l’histoire de Venise et les us et coutumes de ses habitants.

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Le hall d’entrée du Musée Correr – Photo : Alice Feuardant

Il est également possible de visiter la Bibliothèque Marcienne, l’une des plus importantes d’Italie. N’oubliez pas de lever les yeux pour observer le plafond de la salle de lecture, qui est richement décoré avec des peintures et dorures.

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La salle de lecture de la Bibliothèque Marcienne – Photo : Alice Feuardant

Enfin, le Musée Correr englobe aussi les appartements de l’impératrice Sissi, qui a séjourné à Venise à deux reprises, en 1856/1857 et en 1861/1862. A proximité des appartements de Sissi se trouve une magnifique salle de bal renfermant des sculptures de Canova.

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La salle de bal – Photo : Alice Feuardant

Où manger autour de la Place Saint-Marc

Saint-Marc est un quartier très touristique, vous pouvez donc facilement tomber sur des restaurants excessivement chers et pas forcément bons. Nous vous recommandons vivement de tester le Rossopomodoro, dont nous avions entendu parler avant de venir, et que nous avons adoré ! Situé dans la rue Larga San Marco, le Rossopomodoro se divise en deux parties, l’une étant un restaurant traditionnel (où vous trouverez notamment des pâtes et d’excellentes pizzas) et l’autre étant un comptoir où l’on peut manger sur le pouce ou bien emporter. Les plats à emporter sont très variés, des quiches de pâtes aux sandwichs en passant par la pizza frite (nous avons testé la tomate-mozzarella… on valide !).

Si votre budget vous le permet, vous pouvez aussi vous arrêter au mythique Café Florian, pour boire un café ou un chocolat chaud en terrasse, tout en regardant jouer les musiciens. Attention, les prix sont très élevés ! A titre d’exemple, un café vous coûtera 10,50€ et un chocolat chaud 11€, sachant qu’il faut en plus de cela, compter un supplément de 6€ pour l’orchestre…

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La Café Florian – Photo : Alice Feuardant

Bien sûr, visiter Venise, Burano et Murano en seulement trois jours reste très court et nous n’avons pas pu voir absolument tout ! Libre à vous d’organiser vos trois journées comme vous le souhaitez. Si vous voulez passer un peu plus de temps dans le Cannaregio ou le Castello, aller sur l’île San Giorgio Maggiore ou visiter la Biennale de Venise, n’hésitez pas à les ajouter à votre programme !

Un dernier conseil : veillez à bien adapter votre itinéraire à la météo… Par exemple, si vous tombez sur un jour de pluie, il peut être préférable de le consacrer à la visite des musées de la place Saint-Marc. Et pourquoi ne pas profiter d’une éclaircie pour caser la visite du Campanile ? Quant à Burano, il faut absolument y aller sous le soleil, les couleurs n’en seront que plus magiques !

N’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire à votre retour de Venise !

Après l’Italie, l’Espagne vous tente ? Jetez un œil à notre itinéraire en 3 jours sur les traces de Dalí ou sur notre sélection des plus beaux monastère autour de Barcelone !

Les plus beaux monastères autour de Barcelone

La Catalogne est une région très riche historiquement et culturellement. Que vous viviez à Barcelone ou que vous y soyez de passage, vous aurez de quoi faire autour de la ville ! Aujourd’hui, on vous parle des monastères qui se situent autour de Barcelone et qui méritent le détour. Fortement ancrée dans la religion catholique depuis des siècles, la Catalogne a en effet vu de nombreux monastères et abbayes fleurir au Moyen-Âge, dont certains sont encore très bien conservés aujourd’hui. Suivez le guide !

L’abbaye de Montserrat

L’abbaye Santa Maria de Montserrat est un passage obligé lors d’un séjour en Catalogne ! Perchée sur les flancs de la montagne de Montserrat, à près de 700 mètres d’altitude, cette abbaye bénédictine a longtemps été l’un des piliers de la vie spirituelle chrétienne en Catalogne, notamment en tant que lieu de pèlerinage.

Abbaye Monestir Montserrat
L’abbaye de Montserrat – Photo : Claire Feuardant

L’abbaye de Montserrat date du 10ème siècle, même si elle a été reconstruite à plusieurs reprises au cours de son histoire (comme en témoigne sa façade actuelle, qui date du 20ème siècle). Elle est notamment célèbre pour sa « Moreneta », la Vierge Noire, taillée dans du bois au 12ème siècle. Lors de votre visite, vous pourrez visiter la basilique du monastère, la chambre de la Vierge, mais aussi le musée de l’abbaye où sont exposées plus de 1 300 œuvres d’art catalan et espagnol des 19ème et 20ème siècles, y compris des œuvres de Picasso et Dalí !

Abbaye Monestir Montserrat
L’abbaye de Montserrat – Photo : Claire Feuardant

Pour les plus curieux, on vous explique l’étymologie surprenante de « Montserrat », le « Mont scié ». Ce surnom viendrait d’une légende selon laquelle, en 880, des bergers ont eu une vision durant 4 samedi de suite : des anges descendant du ciel, dans un halo de lumière dorée, pour découper la montagne avec une scie en or, à un endroit précis où des religieux trouveront plus tard une grotte avec une image de la Sainte Vierge. Ne parvenant pas à la déplacer (l’image était devenue très lourde !), ils décidèrent de construire à cet emplacement une chapelle pour la Vierge. C’est à cette époque que l’on remonte l’origine de l’abbaye de Montserrat !

Abbaye Monestir Montserrat
L’abbaye de Montserrat – Photo : Claire Feuardant

Profitez de votre passage à Montserrat pour visiter les alentours : vous trouverez un petit marché local, mais aussi de nombreux sentiers de randonnées dans le Massif de Montserrat. S’il y a une randonnée que vous devez faire, c’est celle qui monte au pic de Sant Jeroni, le plus haut du massif : cette marche de 12 km aller-retour (soit 3h de marche environ) vous offrira une magnifique vue à 360° sur tout le massif de Montserrat et ses environs ! On vous conseille de faire cette randonnée en été, car il peut faire très froid au sommet en hiver, et tôt le matin pour profiter de la magnifique lumière de la matinée.

Abbaye Monestir Montserrat
Vue depuis l’abbaye de Montserrat – Photo : Claire Feuardant

Informations pratiques

La Basilique est ouverte toute l’année de 7h30 à 20h. Le Cambril de la Mare de Déu est ouvert de 8h à 10h30 et de 12h à 18h15. Le Musée est ouvert de 9h à 17h45 en semaine et de 9h à 18h45 les week-ends et jours fériés.

L’entrée coûte 16 €.

Comment y accéder depuis Barcelone ?

Vous avez plusieurs moyens de rejoindre l’abbaye de Montserrat depuis Barcelone :

  • En voiture : prenez l’autoroute A2 et comptez environ 1h10 de route. Les deux premières heures de parking sont gratuites, puis le tarif est de 6 € / heure.
  • En train : empruntez les lignes R5 ou R50 depuis la Plaça Espanya. Le train vous déposera au pied de la montagne, à Monistrol de Montserrat ; il faudra ensuite prendre la cremallera de Montserrat pour rejoindre le monastère (environ 15 minutes de trajet). Vous pouvez aussi vous arrêter à l’Aero-Montserrat et prendre le téléphérique (10 minutes de trajet).

Les monastères de la Route Cistercienne

La Route Cistercienne (Ruta del Cister) est un circuit touristique qui comprend les 3 plus grands monastères cisterciens de la Catalogne : Santes Creus, Santa María de Poblet et Vallbona de les Monges. Il est possible d’acheter un pass pour les 3 monastères à 12 € par personne, dans n’importe lequel des monastères. Pensez à le demander car on ne vous le proposera pas forcément !

Le Monastère de Santa María de Poblet

Le Monastère de Santa María de Poblet, inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO, n’est rien de moins que le plus grand monastère d’Europe encore habité, avec actuellement une trentaine de moines ! Pour cela, c’est un site touristique majeur en Catalogne et si vous n’avez le temps de faire qu’un seul des 3 monastères de la Route Cistercienne, on vous conseille celui-ci. Beaucoup vous diront qu’en contrepartie, c’est le moins authentique des trois et que vous y croiserez plus de touristes… mais nous y sommes allées en hiver en fin de journée et nous étions pratiquement les seules à visiter le monastère !

Monastère Monestir Poblet
Le monastère de Poblet – Photo : Claire Feuardant
Monastère Monestir Poblet
Le monastère de Poblet – Photo : Claire Feuardant
Monastère Monestir Poblet
Le monastère de Poblet – Photo : Claire Feuardant
Monastère Monestir Poblet
Détail de la façade – Photo : Claire Feuardant

Fondé au 12ème siècle sur les bases d’un petit monastère d’architecture romane, le Monastère de Santa María de Poblet arbore un style architectural gothique catalan, avec une Eglise de style roman où l’on ressent déjà la transition vers le gothique. Au 14ème siècle, c’est l’apogée du Monastère avec un rayonnement qui s’étend des Pyrénées catalanes au nord de Valence ! Sa bibliothèque, notamment, est reconnue bien au-delà des limites du monastère.

Monastère Monestir Poblet
L’ancien réfectoire du monastère – Photo : Claire Feuardant

Le Monastère de Poblet vaut le détour pour plusieurs raisons : les tombeaux des rois d’Aragon ; le retable sculpté par Damián Forment (pionnier du style Renaissance en Catalogne) ; et son cloître particulièrement vaste (40 mètres de long x 35 mètres de large), avec un deuxième étage sur lequel on peut monter !

Monastère Monestir Poblet
Le cloître – Photo : Claire Feuardant
Monastère Monestir Poblet
Le tombeau des rois d’Aragon dans l’Eglise – Photo : Claire Feuardant

Informations pratiques

Le Monastère de Santa María de Poblet est ouvert toute l’année sauf quelques jours fériés (on vous conseille de vous renseigner sur le site Internet du Monastère pour consulter les jours d’ouverture.

Les horaires changent en fonction de la saison. Du 13 octobre au 15 mars, le monastère est ouvert :

  • Du lundi au samedi de 10h à 12h30 et de 15h à 17h25
  • Les dimanches et jours fériés de 10h30 à 12h25 et de 15h à 17h25

Du 16 mars au 12 octobre, les horaires d’ouverture sont les suivants :

  • Du lundi au samedi de 10h à 12h30 et de 15h à 17h55
  • Les dimanches et jours fériés de 10h30 à 12h25 et de 15h à 17h25

Le tarif d’entrée est de 8,50 € sans guide et 10 € avec guide.

Pour tout autre renseignement, vous pouvez contacter le monastère par téléphone : +(34) 977 87 00 89 ; ou par email : visita@poblet.cat.

Comment y accéder depuis Barcelone ?

On vous conseille de prendre la voiture pour vous y rendre. Pour cela, empruntez l’AP-7 puis l’AP-2 (sortie 9). Comptez à peu près 1h30 pour la route.

Monastère Monestir Poblet
Vue du Monastère de Poblet depuis la route – Photo : Claire Feuardant

Le Monastère de Santes Creus

Le Monastère de Santes Creus a été fondé au 12ème siècle. Ce monastère est l’un des plus beaux de Catalogne pour son cloître gothique, qui tranche avec l’église dont la façade crénelée est de style architectural roman. Ces différents styles reflètent les différentes étapes de la construction du monastère qui s’est étirée entre le 12ème et le 18ème siècle !

Monastère Monestir Santes Creus
Le monastère de Santes Creus – Photo : Claire Feuardant
Monastère Monestir Santes Creus
L’Eglise – Photo : Claire Feuardant
Monastère Monestir Santes Creus
Le monastère de Santes Creus – Photo : Claire Feuardant
Monastère Monestir Santes Creus
Le monastère de Santes Creus – Photo : Claire Feuardant

Nous avons également beaucoup apprécié l’environnement du monastère, en pleine nature avec de nombreux vignobles, la rivière Gaya et le bois de Santes Creus non loin. Une balade très agréable !

Monastère Monestir Santes Creus
Le monastère de Santes Creus vu de la route – Photo : Claire Feuardant

Informations pratiques

Le Monastère de Santes Creus est ouvert du mardi au dimanche, y compris les jours fériés :

  • Du 1er octobre au 31 mai de 10h à 17h
  • Du 1er juin au 30 septembre de 10h à 18h30

Le tarif d’entrée est de 5,50 €.

Pour tout autre renseignement, vous pouvez contacter le monastère par téléphone : +(34) 977 63 83 29 ; ou par email : santescreus.cultura@gencat.cat.

Monastère Monestir Santes Creus
Le cloître – Photo : Claire Feuardant
Monastère Monestir Santes Creus
Le cloître – Photo : Claire Feuardant

Comment y accéder depuis Barcelone ?

Le moyen le plus simple de s’y rendre est la voiture. En passant par l’AP-7 puis l’AP-2 (sortie 11), il faudra compter environ 1h et quart.

Monastère Monestir Santes Creus
Détail du cloître – Photo : Claire Feuardant

Le Monastère de Vallbona de les Monges

Le Monastère de Vallbona de les Monges (aussi appelé Abbaye Sainte-Marie de Vallbona) a été fondé au 12ème siècle et est rapidement devenu le monastère cistercien féminin le plus important de Catalogne.

Monastère Monestir Vallbona de les Monges
La tour de l’Eglise vue depuis le cloître – Photo : Claire Feuardant

Très bien conservés, le monastère et son église sont un bon exemple de la transition opérée entre l’architecture romane et l’architecture gothique à cette époque. Lors de la visite guidée, le guide nous a montré à de nombreuses reprises les éléments d’architectures qui étaient innovants pour l’époque, nous expliquant à chaque fois pourquoi ils avaient été mis en place. Par exemple, pour faire entrer plus de lumière, le nombre de fenêtres dans le clocher de l’église (jusqu’alors au nombre de quatre, une sur chaque côté) a été augmenté en ajoutant des fenêtres dans les coins.

Monastère Monestir Vallbona de les Monges
Le cloître – Photo : Claire Feuardant
Monastère Monestir Vallbona de les Monges
L’Eglise – Photo : Claire Feuardant

Malgré de nombreuses innovations architecturales, le Monastère de Vallbona de les Monges est un monastère cistercien, il reste donc plutôt austère et dépouillé avec très peu de décorations.

A son apogée, Vallbona de les Monges était connu pour son rôle dans la copie de manuscrits (les moniales faisaient déjà des enluminures, ce qui était encore rare à l’époque) et la médecine.

Le monastère est toujours actif aujourd’hui après plus de 800 ans de présence monastique en continu, ce qui est rare ! La communauté religieuse qui y habite vit principalement de la vente de céramiques peintes (que l’on peut trouver à la boutique).

Informations pratiques

Le Monastère de Vallbona de les Monges est ouvert toute l’année (sauf jours fériés) :

  • Du mardi au samedi de 10h30 à 13h30 le matin, et de 16h30 à 18h l’après-midi
  • Le dimanche de 12h à 13h30 le matin, et de 16h30 à 18h l’après-midi.

Il est fermé le lundi sauf en août.

Attention, en hiver (du 1er novembre au 28 février), il ferme à 17h l’après-midi. On vous conseille de vous renseigner sur les horaires sur leur site Internet avant de vous y rendre car certains jours dans l’année il est ouvert seulement le matin.

Le Monastère se visite seulement via une visite guidée, en catalan ou en espagnol. Notre guide parlait français mais les vidéos diffusées étaient en espagnol !

L’entrée coûte 7€.

Pour tout autre renseignement, vous pouvez contacter le monastère par téléphone : +(34) 973 33 02 66 ; ou par email : vallbona@monestirvallbona.cat.

Monastère Monestir Vallbona de les Monges
Rencontre avec un renard sur la route du monastère – Photo : Claire Feuardant

Comment y accéder depuis Barcelone ?

Depuis Barcelone, vous pouvez vous rendre au Monastère de Vallbona de les Monges :

  • En voiture : via l’A2 puis la C14 (1h40 de route environ)
  • En train : prenez le train jusqu’à Lleida (environ 1h de train), puis prenez un bus à la Estación de Autobuses de Lleida jusqu’à Vallbona (environ 1h40)

Le Monastère de Sant Cugat

Sant Cugat est une petite ville à proximité de Barcelone, derrière la montagne de la Collserola. La visite de la ville vaut le détour pour son monastère bénédictin, le monastère de Sant Cugat (qui lui a d’ailleurs donné son nom). Fondé au 11ème siècle sur le lieu du martyre de Saint Cucufat (évêque de Barcelone), il fut au Moyen-Âge l’un des plus puissants de tout le comté de Barcelone !

Monastère Monestir Sant Cugat
Le monastère de Sant Cugat – Photo : Claire Feuardant

Son cloître roman du 12ème siècle, très bien conservé,  est l’un des plus beaux cloîtres d’Europe avec ses 144 chapiteaux de style roman sculptés par Arnau Cadell, et dont chacun est décoré de manière unique : de véritables chefs d’œuvres ! Comme la plupart des monastères de cette époque, l’église marque la transition architecturale entre roman et gothique.

Monastère Monestir Sant Cugat
Le cloître – Photo : Claire Feuardant

Si vous avez envie d’en savoir plus sur l’histoire de ce monastère, on vous conseille vivement d’opter pour une visite avec audioguide (4 €) ! Vous découvrirez tous les secrets et toutes les légendes qui entourent la construction et l’histoire de l’abbaye. Le premier dimanche du mois à midi, des visites guidées sont également disponibles, et l’Office du Tourisme peut en organiser en français si vous en faites la demande en réservant à l’avance. Que vous optiez pour une visite libre ou pour une visite avec audioguide, nous vous conseillons de consacrer environ 1h à la visite du monastère.

Monastère Monestir Sant Cugat
L’Eglise – Photo : Claire Feuardant

Informations pratiques

De novembre à mai, le cloître est ouvert du mardi au samedi de 10h30 à 13h30 le matin, et de 16h à 19h l’après-midi ; et les dimanches et jours fériés de 10h30 à 14h30. En été, les horaires d’ouverture changent seulement l’après-midi, de 17h à 20h. L’Eglise est ouverte toute l’année de 9h à 12h et de 18h à 20h.

La visite du monastère coûte 3,50€, et elle est gratuite le premier dimanche du mois !

Pour tout autre renseignement, vous pouvez contacter le monastère par téléphone : +(34) 936 759 952 ; ou par email : turisme@santcugat.cat.

Monastère Monestir Sant Cugat
Le monastère de Sant Cugat – Photo : Claire Feuardant

Comment y accéder depuis Barcelone ?

Depuis Barcelone, vous pouvez y aller en voiture (35 minutes de route), mais le plus simple est d’emprunter les transports en commun : depuis la Plaça Catalunya, prenez l’une des lignes de train S1, S2 ou S6 jusqu’à l’arrêt Sant Cugat. Vous pourrez rejoindre le monastère en 10 minutes de marche à travers le joli village de Sant Cugat !

Sant Cugat
Sant Cugat – Photo : Claire Feuardant

Le Monastère de Pedralbes

Un peu à l’écart du centre de Barcelone, dans le quartier de Pedralbes, le Monastère royal de Sainte Marie de Pedralbes a été fondé plus tardivement que les autres monastères dont nous vous avons parlé, au 14ème siècle. C’est donc un monastère de style architectural gothique, qui a depuis le début et jusqu’à aujourd’hui encore abrité une communauté de clarisses. Aujourd’hui déclaré monument historique et artistique, le monastère fait partie du musée d’histoire de Barcelone (MUHBA).

Monastère Monestir Pedralbes
Le monastère de Pedralbes – Photo : Claire Feuardant
Monastère Monestir Pedralbes
Le monastère de Pedralbes – Photo : Claire Feuardant

Le monastère de Pedralbes se distingue par son cloître (3 étages de haut et 40 mètres de large), son imposant clocher typique du style gothique catalan, mais aussi la collection d’art Thyssen-Bornemisza exposée dans l’ancien dortoir, qui compte près de 72 œuvres religieuses.

Monastère Monestir Pedralbes
Vue sur le cloître – Photo : Claire Feuardant
Monastère Monestir Pedralbes
Le cloître – Photo : Claire Feuardant
Monastère Monestir Pedralbes
Le cloître – Photo : Claire Feuardant
Monastère Monestir Pedralbes
Le cloître – Photo : Claire Feuardant

Informations pratiques

De novembre à mars, le monastère de Pedralbes est ouvert du mardi au vendredi de 10h à 14h et les samedis et dimanches de 10h à 17h.

D’avril à octobre, il est ouvert du mardi au dimanche de 10h à 19h et de 10h à 14h les jours fériés.

L’entrée au monastère coûte 5€. Cependant, il est gratuit tous les premiers dimanches du mois, ainsi que les dimanches à partir de 15h entre avril et octobre.

Comment y accéder depuis Barcelone ?

Pour accéder au monastère de Pedralbes depuis Barcelone, le plus simple est de prendre le bus. Il est également possible de s’y rendre en métro mais les arrêts ne sont pas à côté (ligne 3, arrêt Palau Reial, puis 25 minutes de marche ; ou ligne L6, arrêt Sarria, puis ligne L12, arrêt Reina Elisenda).

3 jours en Catalogne sur les traces de Dalí

Il y a quelques années, nous avions fait un voyage en Espagne de quelques jours sur les traces de l’un des plus grands artistes catalans du XXème siècle : Salvador Dalí. On vous partage aujourd’hui notre itinéraire de 3 jours, idéal pour un week-end prolongé ou pour une escapade lors d’un séjour à Barcelone ou sur la Costa Brava. Que vous appréciez ou non l’œuvre de Dalí, marcher sur ses traces est encore la meilleure manière de comprendre son œuvre !

Premier jour : Figueras, ville de naissance de Dalí

Pour le premier jour de votre itinéraire consacré à Salvador Dalí, nous vous conseillons d’aller visiter Figueras, où se trouve notamment le Théâtre-Musée Dalí.

Théâtre-Musée Dali Figueras
Théâtre-Musée Dali – Photo : Claire Feuardant

Figueras est non seulement la ville ou Salvador Dalí est né (en 1904) et s’est fait connaître en tant que peintre, mais c’est aussi la ville où il est décédé en 1989. Jusqu’à ses études à l’école des Beaux-Arts de Madrid, une étape décisive dans sa carrière artistique, il a vécu et fait ses premières armes en peinture dans cette ville. On retrouve ses racines catalanes dans nombre de ses œuvres, notamment celle qu’il a choisi de montrer à Picasso lors de leur première rencontre à Paris, La Fille de Figueras.

C’est donc tout naturellement que Dalí a choisi cette ville pour installer son Théâtre-Musée, un édifice qui concentre toutes les particularités de son œuvre, et selon Dalí lui-même, « ce qui de mon œuvre sera le plus extravagant et le plus solide ».   

Le Théâtre-Musée Dalí est installé dans l’ancien théâtre municipal de Figueras, qui avait été construit en 1850 avant d’être détruit à la fin de la guerre civile espagnole. C’est dans ce théâtre que Dalí fut exposé pour la première fois, dans la salle du vestibule. Reconnaissable à ses gigantesques œufs sur la coupole, le musée surréaliste est composé de 22 salles : les 18 premières ont été conçues par Dalí à l’origine, et les salles 18 à 22 résultent des agrandissements successifs qui ont suivi. 

Dans le musée, on trouve toutes sortes d’œuvres, non seulement des peintures, mais aussi des sculptures, des montages, des dessins… La grande majorité des œuvres sont signées Dalí, bien sûr (dont les célèbres Gala nue regardant la mer qui à 18 mètres apparaît le president Lincoln et Galatea des sphères), mais on trouve aussi des œuvres de sa collection privée (Le Gréco, Duchamp, Fortuny, Urgell, Meissonier…). Le Théâtre-Musée accueille également des expositions temporaires : en ce moment, jusqu’au 31 mai, l’exposition est consacrée à une série de portraits de Salvador Dalí par le photographe Bob Whitaker, réalisés entre 1967 et 1972 dans sa maison de Port Lligat ou à Paris.

Gala nue regardant la mer qui à 18 mètres apparaît le president Lincoln, Salvador Dali, Figueras
Gala nue regardant la mer qui à 18 mètres apparaît le president Lincoln, Salvador Dali – Photo : Claire Feuardant
Marilyn Monroe, Salvador Dali, Figueras
Marilyn Monroe, Salvador Dali – Photo : Claire Feuardant

On vous conseille aussi de visiter l’Espace Dalí Bijoux, où l’on trouve des bijoux conçus par Dalí lui-même.

Un bijou conçu par Salvador Dalí à l'Espace Dalí Bijoux, Théâtre-Musée Dali de Figueras
Un bijou conçu par Salvador Dalí à l’Espace Dalí Bijoux – Photo : Claire Feuardant

Informations pratiques :

  • Horaires d’ouverture : tous les jours de 10h30 à 18h (novembre à janvier), de 9h30 à 18h (février et octobre), de 9h30 à 20h (mars), ou de 9h à 20h (juillet à septembre).
  • Tarifs : de 11 € (tarif groupe et tarif réduit) à 15 € (tarif plein) pour l’entrée au Théâtre-Musée et à l’Espace bijoux.

Si vous avez du temps : S’il vous reste du temps, nous vous conseillons de faire un détour à Besalú, un petit village médiéval situé à 20 minutes de route de Figueras, et réputé pour son pont médiéval du 12ème siècle avec des arches et des tours ainsi que pour le Monastère de Sant Pere.

Deuxième jour : Port Lligat, ville d’adoption de Dalí, et Cadaqués

La maison de Dalí à Port Lligat est la première maison stable où ont vécu Dalí et Gala à partir de 1930.  Dalí a racheté une maison de pêcheurs qu’il a agrandie progressivement, au gré de ses inspirations et de ses influences artistiques. Pour Dalí, cette maison était bien plus que son premier refuge avec Gala : il l’a conçue comme une véritable œuvre surréaliste en mouvement.

Maison-musée de Dali Port Lligat
Première impression lorsque l’on entre dans la maison de Dali à Port Lligat ! – Photo : Claire Feuardant

On peut aujourd’hui la visiter : transformée en musée, elle a été renommée Maison-musée Salvador Dalí. Tout dans la maison, des corridors labyrinthiques à la décoration, rappelle le style particulier du peintre. On peut voir les pièces de vie de Gala et Dalí (les salles 7 à 12 au rez-de-chaussée), l’atelier de Dalí (salles 5 et 6) et l’extérieur de la maison (salle 13 et cours 16 et 17).

Chambre Dali et Gala, maison-musée Dali de Portlligat
Chambre Dali et Gala – Photo : Claire Feuardant
Atelier de Dali, maison-musée Dali de Portlligat
L’Atelier de Dali – Photo : Claire Feuardant
Décorations, maison-musée Dali de Portlligat
Décoration surréaliste – Photo : Claire Feuardant
Maison-musée de Dali Port Lligat
L’extérieur de la maison – Photo : Claire Feuardant
Maison-musée de Dali Port Lligat
L’espace devant la piscine – Photo : Claire Feuardant

Si vous voulez en apprendre plus sur la vie de Dalí à l’époque où il a acheté et agrandi la maison de Port Lligat, nous vous conseillons de lire son autobiographie, La Vie secrète de Salvador Dalí. Vous apprendrez par exemple que si Dalí a choisi de s’installer à Port Lligat et non à Cadaqués (ville voisine, où il a grandi), c’est parce qu’il s’était brouillé avec ses parents à cause de sa liaison avec Gala, à l’époque mariée avec Paul Eluard !

Informations pratiques :

  • Horaires d’ouverture : tous les jours de 10h30 à 18h (mi-septembre à mi-juin) et de 9h30 à 21h (mi-juin à mi-septembre). Fermé entre le 7 et le 10 janvier.
  • Tarifs : de 8 € (tarif groupe et tarif réduit) à 12 € (tarif plein) pour l’entrée à la maison et à l’oliveraie (réservation obligatoire).

Après votre visite de la Maison-musée Salvador Dalí, on vous conseille de faire un tour à Cadaqués, qui a inspiré nombre des œuvres de Dalí. Cette station balnéaire aux ruelles pavées et aux bâtiments bleus et blancs, ancien village de pêcheurs, est pittoresque et très accueillante. A voir à Cadaqués : la Baie de Cadaqués, le Cap de Creus et ses criques (réputées pour être les plus belles de toute la Costa Brava !), ou encore le Museo de Cadaqués pour en apprendre plus sur l’histoire et la culture de cette ville catalane.

Troisième jour : Le château de Gala Dalí à Púbol

En 1969, Dalí a racheté un château du 11ème siècle à l’abandon et le transforma en manoir surréaliste, dédié à Gala et seulement à Gala. Pour entrer dans le château, Dalí devait avoir l’autorisation de sa femme ! Ce manoir devint le lieu de repos de Gala jusqu’à sa mort en 1982 (elle est aujourd’hui enterrée dans la crypte du château).

Lorsque l’on visite le château de Gala Dalí, on peut observer de nombreux éléments caractéristiques de l’œuvre dalinienne (sculptures, trompes-l ’œil, décorations…) ainsi que des marques que le château appartenait à Gala et à elle seule, comme les G qui décorent les portes. La grande majorité des œuvres de Dalí présentes dans le château ont été inspirées par sa muse.  

Après la mort de Gala, Dalí a définitivement quitté Port Lligat pour se retirer dans le château de Gala à Púbol, qui deviendra son dernier atelier entre 1982 et 1984.

Atelier de Dali, château de Gala Pubol
L’atelier de Dali dans le château de Gala – Photo : Claire Feuardant
L'extérieur du château de Gala Pubol
L’extérieur du château de Gala – Photo : Claire Feuardant

Informations pratiques :

  • Horaires d’ouverture : tous les jours de 10h à 17h (de novembre au 6 janvier), de 10h à 18h (mi-mars à mi-juin et mi-septembre à novembre), de 10h à 20h (mi-juin à mi-septembre). Fermé entre le 7 janvier et le 14 mars.
  • Tarifs : de 6 € (tarif groupe et tarif réduit) à 8 € (tarif plein).

Si vous avez du temps : Vous pouvez profiter de votre passage à Púbol pour faire un tour à Girona, à 30 minutes de route. Si vous n’avez pas beaucoup de temps, vous pouvez juste y passer la fin de l’après-midi et manger des tapas. Si vous pouvez y consacrer une journée, vous aurez de quoi faire : la vieille ville, la Rambla de la Libertat, et le quartier juif (Call Jueu) ; les vues sur Girona depuis les rives du Riu Onyar ; la cathédrale de Girona et le Passeig Arqueològic qui part de la cathédrale et vous permet de découvrir tout le passé de la ville ; ou encore le Musée d’art de Gérone installé dans l’ancien Palais épiscopal…

Girona Gérone Espagne
Girona – Photo : Claire Feuardant
Cathédrale Girona Gérone Espagne
La cathédrale de Girona – Photo : Claire Feuardant

Découverte du Pays de Galles

Entre Noël et le Jour de l’An, nous avons passé une semaine au Pays de Galles. Une semaine, c’est un peu court pour visiter tout le pays mais nous avons pu découvrir beaucoup de choses et en avoir un bon aperçu : châteaux, villes, campagne, nourriture traditionnelle… Voici nos conseils pour un séjour réussi au Pays de Galles !

Visiter le sud du Pays de Galles

Au sud du Pays de Galles, vous ne pouvez pas manquer Cardiff, la capitale. Il est très agréable de se promener dans la ville, avec ses arcades et ses ruelles victoriennes, ses restaurants et ses boutiques. Le château de Cardiff est un incontournable, avec sa tour qui vous offre une magnifique vue sur la ville (The Norman Keep), ses sous-sols et ses appartements et salles de banquet.

Cardiff, Pays de Galles
L’enceinte extérieure du Château de Cardiff – Photo : Alice Feuardant
Cardiff, Pays de Galles
Un pub à Cardiff – Photo : Alice Feuardant

Non loin de Cardiff se trouve Caerphilly et son château dont nous vous parlerons plus bas. En longeant la côte, vous pourrez atteindre Swansea, la deuxième plus grande ville du pays, en moins d’une heure. Vous pourrez y visiter le Wales National Waterfront Museum, vous promener sur le front de mer de Mumbles avec son phare et sa jetée victorienne, et sortir le soir sur Wind Street. Swansea est aussi le point de départ de la Gower Peninsula, où l’on trouve les plus beaux paysages côtiers du Pays de Galles (plages, falaises, montagnes…).

Péninsule de Gower
Péninsule de Gower – Photo : Claire Feuardant
Péninsule de Gower
Péninsule de Gower – Photo : Claire Feuardant
Péninsule de Gower
Péninsule de Gower – Photo : Claire Feuardant
Péninsule de Gower
Péninsule de Gower -Photo : Claire Feuardant

Plus loin sur la côte vers l’ouest (1h de route), on vous conseille de visiter la station balnéaire de Tenby. Malheureusement, elle n’est pas très animée en hiver (la plupart des boutiques sont des marchands de glace ou de fish n’ chips !), mais la balade doit être très agréable en été ! Elle vaut le détour rien que pour ses maisons colorées alignées. Pour les amateurs de grands espaces, faites aussi un tour sur l’immense plage de Manorbier à 10 minutes de route. Le cadre idéal pour un pique-nique !

Tenby, Pays de Galles
Tenby – Photo : Alice Feuardant
Tenby, Pays de Galles
Un passage menant à la mer – Photo : Claire Feuardant
Tenby, Pays de Galles
Les maisons colorées de bord de mer – Photo : Alice Feuardant

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Plage de Manorbier, Pays de Galles
Plage de Manorbier – Photo : Claire Feuardant

Dans le même coin se trouve Pembroke où vous pourrez visiter un autre château. Le village est situé en hauteur et est très pittoresque. Vous pourrez terminer votre visite du sud-ouest du Pays de Galles avec la St Davids Cathedral, impressionnante !

St David's Cathedral, Pays de Galles
St David’s Cathedral – Photo : Claire Feuardant

Le Pays de Galles comprend également quelques parcs nationaux qui sont vraiment magnifiques, notamment le Parc National des Brecon Beacons (au sud) et Snowdonia (au nord), qui est plus montagneux. Entre les deux, vous trouverez Elan Valley et ses lacs artificiels, ainsi que le cottage de Bron-Yr-Aur où Jimmy Page et Robert Plant ont passé des vacances en 1970 (pour les amateurs de Led Zeppelin !).

Visiter le nord du Pays de Galles

Dans le nord du Pays de Galles, nous vous conseillons d’aller voir les petits villages pittoresques de Llanrwst et de Betws-y-Coed. Vous verrez de jolis ponts sur le fleuve Conwy.

Pont de Llanrwst, Pays de Galles
Pont de Llanrwst – Photo : Claire Feuardant

L’île d’Anglesey vaut également le détour, c’est là que l’on trouve notamment la ville avec le plus long nom d’Europe : Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch (traduit en français : « L’Eglise de Sainte Marie dans le creux du noisetier blanc près du tourbillon rapide et l’Eglise de saint Tysilio près de la grotte rouge » !). A la pointe nord-ouest de l’île, vous trouverez les fameux Huth circles, et à l’est, le château de Beaumaris dont nous vous reparlerons plus bas.

L'île d'Anglesey, Pays de Galles
L’île d’Anglesey – Photo : Claire Feuardant
Le phare de l'île d'Anglesey, Pays de Galles
Le phare de l’île d’Anglesey – Photo : Claire Feuardant
Les Huth Circles de l'île d'Anglesey, Pays de Galles
Les Huth Circles – Photo : Alice Feuardant

Conwy est également un incontournable lors d’un séjour dans le nord du Pays de Galles, non seulement pour son château, mais aussi pour son village où l’on trouve la plus petite maison du Royaume-Uni ! Ne manquez pas non plus Llandudno, une station balnéaire à côté de Conwy. On vous conseille de prendre le temps d’admirer le Pier de Llandudno au coucher de soleil, lorsque le ciel se teinte de rose et de violet…

Llandudno, Pays de Galles
Le Pier de Llandudno au soleil couchant – Photo : Claire Feuardant
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Llandudno à la nuit tombée – Photo : Alice Feuardant

Enfin, si vous avez le temps, vous pouvez visiter le village de Portmeirion, au cœur des Gwyllt woodlands. Avec l’entrée, entre Pâques et Octobre, vous avez droit à un tour en train dans la forêt : un must-do si vous êtes fan de nature et de beaux paysages !

Les plus beaux châteaux du Pays de Galles

On ne visite pas le Pays de Galles sans visiter ses châteaux ! Le Pays de Galles est l’un des pays d’Europe qui possède le plus de châteaux. Si aujourd’hui, la plupart sont en ruines, on en dénombre encore une centaine sur les 400 châteaux que compta le pays à son apogée. La plupart de ces châteaux ont été construits au 13ème siècle par le roi Edouard Ier, qui voulait asseoir son autorité au fur et à mesure de ses conquêtes.   

Reste à vous décider sur les châteaux à visiter ! Pour vous aider à constituer votre itinéraire de voyage, voici notre sélection des châteaux à ne pas manquer au Pays de Galles.

Caerphilly Castle 

A 20 minutes de route de Cardiff, le château de Caerphilly est étendu sur 12 hectares et entouré de lacs artificiels, et il s’agit du deuxième plus grand château du Royaume-Uni après Windsor. Il faut dire qu’il est très impressionnant avec ses tours crénelées (dont une tour qui penche), son chemin de ronde, son pont-levis… Du château original, érigé au 13ème siècle, il ne subsiste que les fortifications circulaires. Mais c’est assez pour être transporté dans le passé, le temps de la visite !

Caerphilly, Pays de Galles
Caerphilly vue du château – Photo : Alice Feuardant
Dragon, Caerphilly Castle, Pays de Galles
Le repaire du dragon – Photo : Alice Feuardant
Caerphilly Castle - Photo : Claire Feuardant
Caerphilly Castle – Photo : Claire Feuardant
Caerphilly Castle, Pays de Galles
Caerphilly Castle – Photo : Claire Feuardant

Kidwelly Castle

A moins de 45 minutes de route de Swansea, on trouve le château de Kidwelly. Ce château du 12ème siècle n’est pas le plus impressionnant de ceux que nous avons visités, mais nous avons bien aimé son petit côté mystérieux avec la légende du chat noir, qui fut retrouvé vivant dans les ruines de la ville saccagée par l’armée d’Owair Glyndwr.

Kidwelly Castle, Pays de Galles
Kidwelly Castle – Photo : Claire Feuardant
Kidwelly Castle, Pays de Galles
Kidwelly Castle – Photo : Claire Feuardant

Beaumaris Castle

Sur l’île d’Anglesey au nord-ouest du Pays de Galles, le château de Beaumaris est impressionnant par son bassin fortifié qui pouvait accueillir des navires d’une jauge de 40 tonnes ! Il est connu pour avoir été le dernier château érigé par Edouard Ier, qui l’avait conçu comme une forteresse impénétrable.

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Beaumaris Castle – Photo : Bruno Feuardant
Beaumaris Castle, Pays de Galles
Beaumaris Castle – Photo : Bruno Feuardant

Conwy Castle

Le château de Conwy est l’un des châteaux que nous avons préférés. Ce château est un chef d’œuvre d’architecture médiévale, avec ses deux cours (l’une accessible par voie d’eau et l’autre par la ville), ses 8 tours crénelées, et son cadre à couper le souffle. Il faudra compter un peu plus de temps pour visiter ce château qui est très étendu (1h à 1h30).

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Conwy – Photo : Claire Feuardant
Conwy Castle, Pays de Galles
Conwy Castle – Photo : Claire Feuardant
Conwy Castle, Pays de Galles
Vue depuis le château de Conwy – Photo : Claire Feuardant
Conwy Castle, Pays de Galles
Le paysage autour du château de Conwy – Photo : Claire Feuardant

Harlech Castle

Le château de Harlech se distingue par son emplacement en altitude, à 60 m de haut. Il domine les plaines de la région du Snowdon et offre une vue imprenable sur la baie de Tremadog et sur la mer d’Irlande.

Harlech, Pays de Galles
Harlech – Photo : Alice Feuardant
Harlech Castle, Pays de Galles
Harlech Castle – Photo : Claire Feuardant
Harlech Castle, Pays de Galles © Claire Feuardant
Vue depuis le château de Harlech © Claire Feuardant
Harlech Castle, Pays de Galles © Claire Feuardant
Harlech Castle – Photo : Claire Feuardant

Caernarfon Castle

Le château de Caernarfon est certainement le château que nous avons préféré. Situé dans le prolongement de l’enceinte de la ville de Caernarfon, c’est l’un des plus grands châteaux du Pays de Galles mais aussi le mieux conservé. Il abrite le musée des Royal Welch Fusiliers, ainsi que des expositions qui changent régulièrement. Ce château est surtout réputé pour avoir été le lieu d’investiture du prince Charles (fils de Elizabeth II) comme Prince de Galles ; on peut d’ailleurs y voir le trône sur lequel il s’est assis pour se faire couronner.  

Caernarfon Castle, Pays de Galles
Caernarfon Castle – Photo : Claire Feuardant
Caernarfon Castle, Pays de Galles
Le château de Caernarfond vu de la ville – Photo : Claire Feuardant

Que manger au Pays de Galles ?

Fortement influencée par la cuisine britannique, la cuisine galloise met en avant les produits locaux. On trouve donc beaucoup de spécialités à base de mouton ou d’agneau (et on comprend pourquoi quand on voit le nombre de moutons là-bas !), mais aussi des fromages typiques comme le Caerphilly cheese ou le Fenni cheese (à la bière et aux graines de moutarde).

Du côté des plats, on trouve notamment les saucisses de Glamorgan (des saucisses végétariennes panées à base de fromage et de poireaux), le Welsh rarebit (la version galloise du Welsh), ou encore la Clark’s Pie (originaire de Cardiff). Nous avons profité de notre séjour pour goûter les fameuses Steak & Ale Pies british accompagnées de mashed potatoes.

Du côté des desserts, nous avons craqué pour les Welsh Cakes, des petits gâteaux cuits à la poêle aux raisins secs (il existe des variantes aux pépites de chocolat). Une autre spécialité est le Bara Brith, un cake aux raisins secs (fait avec de la pâte à pain).

Pour manger de bons plats (typiques et copieux), nous vous conseillons deux adresses :

  • Le Rhiwderin Inn à Newport (un restaurant familial où vous pourrez déguster une steak & ale pie traditionnelle)
  • The Albert à Llandudno (où vous trouverez des classiques de pub).

Quelques conseils pratiques

Visiter plusieurs châteaux peut représenter un sacré budget, nous vous conseillons donc de prendre l’Explorer Pass du Cadw (3 jours ou 7 jours) qui vous permet de visiter gratuitement les sites gérés par l’organisme Cadw, qui s’occupe de la protection du patrimoine historique du Pays de Galles. Le Pass 7 jours coûte 51 £ pour deux personnes (soit environ 57 €).

Le meilleur moment pour partir au Pays de Galles n’est pas l’hiver comme nous l’avons fait ! En effet, fin décembre, les journées ne durent que 8h (de 8h à 16h environ), et la plupart des boutiques et châteaux ferment à 16h ou 17h, ce qui laisse peu de temps pour visiter. La meilleure période pour profiter du Pays de Galles est le printemps, quand les jours rallongent et que les températures s’adoucissent. Le mois de mai est l’idéal car les précipitations sont également moins fréquentes !

Une solution pratique si vous avez l’intention de visiter tout le pays est de prendre l’avion jusqu’à Bristol, en Angleterre. On trouve des vols à très bon prix depuis la France (nous avons pris EasyJet). Vous pourrez louer une voiture à l’aéroport de Bristol et rejoindre Cardiff en 1h de route, ou Swansea en 1h30.

Du côté des logements, vous pourrez facilement trouver des appartements ou des cottages typiques adaptés à votre budget. Nous avons passé 3 nuits à Swansea et 3 nuits à Dolgarrog (dans le nord) : nous avions trouvé les deux logements sur Airbnb. Pour les familles ou les groupes, nous conseillons fortement le très accueillant Surfview Cottage à Dolgarrog (65 £ par nuit), qui peut accueillir jusqu’à 6 personnes avec 3 chambres, 2 salles de bains, et tout le nécessaire (plus des surprises à l’arrivée !).

Avec tout ça, vous avez de quoi vous préparer un itinéraire d’enfer pour découvrir le Pays de Galles ! Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter bon voyage !