Nos conseils pour un séjour réussi à Kyoto

Pour ce premier article sur notre blog, nous allons vous parler de Kyoto. Surnommée “la ville aux 1 000 temples”, Kyoto est incontournable si vous projetez un voyage au Japon. Nous y avons passé 5 jours en juillet, et ce séjour a été une bouffée d’air frais par rapport à Tokyo, plus citadine, polluée et grouillante.

Erable Kyoto
Photo : Claire Feuardant

Visiter la ville aux 1000 temples 

Qu’y a-t-il à voir à Kyoto ? Essentiellement des temples, bien sûr. Certains sont gratuits, mais il faudra compter entre 400 et 500 yens (3-4 €) pour les plus importants. Voici notre sélection – non exhaustive – des temples à voir absolument :

  • Le Kinkaku-ji est aussi appelé “Temple du pavillon d’or”, en raison du bâtiment recouvert de feuilles d’or situé dans son jardin, et qui en fait l’un des temples bouddhistes les plus visités à Kyoto. Selon nous, la meilleure saison pour s’y rendre est l’automne, lorsque les feuillages des érables deviennent rouges.

    Kinkaku-ji Kyoto
    Le Kinkaku-ji à Kyoto – Photo : Claire Feuardant
  • Le Ryoan-ji (“Temple du repos du dragon” en français) est surtout connu pour son jardin zen, un espace constitué de sable et de graviers régulièrement ratissés, à l’intérieur duquel se dressent 15 rochers. Ce type de jardin est très répandu au japon dans les temples zen.
Kyoto Ryoan-ji jardin zen
Le jardin zen du Ryoan-ji – Photo : PIerre Feuardant
  • Le Ginkaku-ji, ou “Pavillon d’argent”, bien qu’il n’ait finalement jamais été recouvert de feuilles d’argent comme prévu initialement, est aussi un incontournable de Kyoto. Il a été construit autour d’un grand jardin zen communément appelé “la mer de sable d’argent”. Vous pourrez y accéder en empruntant le chemin de la Philosophie, une promenade bordée de cerisiers. Un conseil : visitez le chemin de la Philosophie au printemps, lorsque les cerisiers sont en fleurs !
Kyoto Ginkaku-ji
Le Ginkaku-ji – Photo : Pierre Feuardant
  • Le temple Yasaka-jinja, situé en plein coeur du quartier de Gion, est notamment connu pour accueillir chaque année, en juillet, le festival Gion Matsuri, auquel nous avons eu la chance d’assister (on vous en reparle un peu plus bas).
Temple Yasaka-jinja Gion Kyoto
Le temple Yasaka-jinja dans le quartier de Gion – Photo : Claire Feuardant
Temple Yasaka-jinja Gion Kyoto
Le temple Yasaka-jinja – Photo : Claire Feuardant
Temple Yasaka-jinja Gion Kyoto
Le temple Yasaka-jinja – Photo : Pierre Feuardant
  • Le Kiyomizu-dera est un complexe bouddhiste situé sur le flanc de la montagne Otawa et regroupant plusieurs temples (le pavillon principal offre une très belle vue sur Kyoto !), ainsi qu’une cascade et plusieurs pagodes. Cet endroit est aussi magnifique sous les cerisiers en fleurs qu’à l’automne.
Kyoto Kiyomizu-dera
Le complexe bouddhiste Kiyomizu-dera – Photo : Claire Feuardant
  • Le Fushimi-Inari, aussi appelé “Temple aux 10 000 torii”, est l’un des plus beaux temples de Kyoto, à ne surtout pas manquer. Comme l’indique son surnom, vous y verrez des milliers de torii, des portiques vermillon très typiques des temples japonais shintoïstes. On vous recommande de vous y rendre hors des périodes de vacances : nous y étions en plein milieu du mois de juillet, et le temple était envahi de touristes…
Kyoto Fushimi-Inari
Le Fushimi-Inari ou Temple aux 10 000 torii – Photo : Pierre Feuardant

Les temples ne sont pas les seuls atouts de la ville. Le quartier de Gion, situé au sud-est de la ville, vaut également le détour : très typique mais aussi très touristique, les plus attentifs pourront y croiser des geisha. Comme évoqué plus haut, nous étions à Kyoto pendant le Gion Matsuri, l’un des plus grands festivals du Japon. Inauguré en 869 afin de lutter contre les épidémies et les catastrophes naturelles, le festival est resté une tradition annuelle qui dure encore aujourd’hui. Nous avons ainsi pu assister à une procession de chars, et à des danses traditionnelles.

Entre le temple Kiyomizu-dera et le parc Maruyama, vous trouverez les rues Kiyomizu-zaka, Sannen-zaka, Ninen-zaka et Shimokawaracho.  Ce sont de charmantes rues piétonnes bordées de maisons traditionnelles en bois, où vous croiserez de nombreux cafés et restaurants typiques et des boutiques proposant des produits traditionnels et artisanaux ou encore des spécialités sucrées.

Kyoto Kiyomizu-dera
Les rues piétonnes autour de Kiyomizu-dera – Photo : Pierre Feuardant

Très populaire également, la bambouseraie d’Arashiyama est incontournable. C’est la plus grande forêt de bambous de Kyoto et on vous conseille vivement d’y consacrer un moment pour flâner et apprécier l’ambiance magique qu’elle offre.

Kyoto_Bambouseraie d'Arashiyama
Photo : Alice Feuardant

Les spécialités culinaires

Si vous êtes gourmand, vous ne pouvez pas passer à côté du nama yatsuhachi, une spécialité sucrée de Kyoto à base de farine de riz gluant en forme de triangle et traditionnellement fourrée à la pâte d’azuki (haricot rouge). Il en existe de nombreux parfums : thé vert, chocolat, pêche, sésame noir, yuzu, mangue… Si vous avez du mal à vous décider, la plupart des boutiques proposent des échantillons à déguster sur place afin de faire son choix.

Les omiyage sont des assortiments de petits biscuits locaux à partager, et que les japonais offrent souvent en cadeaux à leurs amis/famille/collègues de travail. Il en existe une infinité, mais pas de panique, dans la plupart des magasins vous pourrez en goûter quelques uns pour vous décider.

Toujours pour les becs sucrés, et si vous visitez Kyoto en été, on vous recommande les glaces avec des parfums typiques (thé vert, sésame noir, ou encore sakura).

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Photo : Claire Feuardant

Du côté des restaurants, beaucoup proposent des menus traditionnels vous permettant de goûter quelques spécialités culinaires de Kyoto (le kaiseki). Le prix du plateau est compris entre 2000 et 3000 yens (17-26 €), mais cela vaut le coup d’essayer. Vous pouvez trouver de tels restaurants à Gion, sur les berges du canal. Nous avons testé et avons ainsi pu goûter (entre autres) de la tempura (une sorte de friture légère) de maïs, de gambas et de mochi (!), du poisson grillé, du riz, du tofu soyeux, du sashimi, de la soupe miso…

Kyoto kaiseki
Photo : Claire Feuardant

Pour les petits budgets, nous vous conseillons Hirarinn, un petit café situé à deux pas du temple Tofukuji sur lequel nous sommes tombées par hasard et qui propose des sobas, pâtes de sarrasin très populaires au Japon, mais aussi des pizzas au lait de soja, délicieuses !

Se rendre à Kyoto

Comment s’y rendre ? Pour les budgets serrés, une solution pratique au départ de Tokyo est le bus de nuit, par la compagnie Willer Express (30 à 80€). Vous pouvez aussi opter pour le Shinkansen (train à grande vitesse) : le trajet durera évidemment moins longtemps et le billet coûte environ 100€.

Sur place, préférez le bus au métro, qui dessert mieux les bordures de la ville et les principaux centres d’intérêt. Un ticket de bus coûte 230 yen (2€) et une carte illimitée à la journée 500 yen (environ 4€). Vous pouvez également louer un vélo ou vous déplacer à pieds, ce qui vous permettra de mieux vous immerger dans l’ambiance de la ville !

Pour résumer, nous avons adoré notre séjour à Kyoto, alors si vous en avez l’occasion, ne manquez pas d’y passer quelques jours pour découvrir par vous-même la ville aux 1000 temples !