La culture aborigène dans le Northern Territory

Parmi tous les endroits que nous avons visités jusqu’à présent en Australie, le Northern Territory (Territoire du Nord) a été notre préféré, pour différentes raisons. D’abord, c’est une région très agréable en hiver (il fait chaud en journée, frais la nuit et il pleut rarement) et ensuite, c’est ici que se trouvent deux de nos coups de cœur en Australie : l’Ayers Rock et le Parc National du Kakadu (on vous en parlera prochainement sur le blog). Mais aussi, le Northern Territory est une région où l’on peut facilement découvrir et s’immerger dans la culture aborigène puisqu’elle y est très présente.

Le peuple aborigène fut le tout premier peuplement en Australie. Selon de récentes fouilles archéologiques, les aborigènes peuplaient déjà la région de l’actuel Parc National du Kakadu il y a 65 000 ans ! Dans le Northern Territory, il existe aujourd’hui plus de 40 communautés aborigènes qui chacune parlent un langage différent : par exemple, historiquement, les terres du Top End appartiennent au peuple aborigène Larrakia. Ainsi, certaines zones du Northern Territory ont été déclarées terres aborigènes protégées et l’on ne peut les traverser sans avoir d’abord obtenu un permis de passage : pensez-y lorsque vous voyagerez dans la région !

Du Top End à la frontière sud avec le South Australia, la culture aborigène est partout, que ce soit dans les paysages, dans l’art, dans la culture, dans la vie quotidienne ou dans l’histoire. Ainsi, le Northern Territory est l’état d’Australie qui renferme les plus anciens et les plus beaux exemples de « rock art » (peintures rupestres) aborigènes, notamment dans le Parc National du Kakadu.

Comprendre la culture aborigène

Les histoires du Temps du rêve (Dreamtime stories)

D’après les croyances aborigènes, le monde tel qu’il est aujourd’hui a été façonné il y a des milliers d’années par les Ancêtres, au cours d’une époque appelée Dreamtime (Temps du rêve). Les Ancêtres ont créé les montagnes, les rivières, les animaux, les plantes ou encore les rochers. Ils ont également façonné des paysages remarquables afin que leurs descendants en fassent des sites sacrés, où les esprits des ancêtres pourraient être célébrés. L’un de ces endroits sacrés les plus connus est l’Ayers Rock et effectivement, quand on se trouve au pied du rocher, posé au milieu d’un désert complètement plat, il est facile de comprendre comment les Aborigènes ont pu croire qu’il avait été créé exprès par les Ancêtres pour devenir un lieu sacré.

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L’Ayers Rock (Uluru), rocher sacré pour les aborigènes – Photo : Claire Feuardant
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Coucher de soleil sur l’Ayers Rock (Uluru) – Photo : Claire Feuardant

D’une tribu aborigène à une autre, les Ancêtres prennent différentes formes : certains croient ainsi que les Ancêtres étaient des esprits prenant la forme d’animaux, tandis que d’autres tribus (notamment dans la Terre d’Arnhem) croient qu’ils étaient des serpents géants. Pour certaines tribus, les Ancêtres existent toujours sous forme d’esprit dissimulés dans des endroits secrets, comme des arbres creux ou des rochers, ou bien sous forme d’éléments naturels comme le vent ou l’orage.

Les histoires du Temps du rêve sont racontées de générations en générations au sein des tribus aborigènes. Ces histoires racontent la création de l’univers, des êtres humains et de la nature. Elles permettent aux adultes de la tribu d’enseigner des leçons de vie aux plus jeunes, mais aussi d’expliquer certains phénomènes de la nature, comme les changements de saisons ou les trajectoires des planètes.

Le concept du Dreamtime est abstrait et plutôt difficile à comprendre pour les occidentaux. En effet, cette époque n’est pas seulement considérée comme le commencement du monde et sa création, mais elle englobe aussi le présent et le futur. Et pourtant, le Dreamtime est au centre de la culture aborigène !

L’astronomie dans la culture aborigène

Depuis des milliers d’années, les Aborigènes observent le ciel et tentent d’expliquer tout ce qu’il s’y passe à travers leurs Dreamtime stories. On les considère aujourd’hui comme les tous premiers astronomes, bien avant les Grecs. D’ailleurs, on constate que certaines histoires racontées par les Aborigènes pour expliquer les constellations ressemblent fortement aux mythologies grecques : par exemple, certaines tribus aborigènes avaient elles aussi vu un scorpion dans le groupe d’étoiles que l’on connaît, depuis la Grèce Antique, comme la constellation du scorpion !

Beaucoup de Dreamtime stories aborigènes expliquent le mouvement des planètes ou les constellations. L’une des plus connues est celle de l’émeu dans la voie lactée (Emu in the sky) : en effet, si l’on regarde bien, on peut voir la silhouette d’un émeu au milieu de la voie lactée et la légende qui explique sa présence est un mythe populaire chez les Aborigènes. Elle raconte l’histoire d’un homme aveugle qui chaque jour, envoyait sa femme ramasser les œufs des émeus pour qu’il puisse manger. Chaque jour, il se mettait en colère parce que les œufs n’étaient pas assez grands. Un beau jour, la femme tomba sur des traces de pas géantes et en les suivant, elle arriva devant le nid d’un émeu géant. Alors qu’elle essayait de lui prendre ses œufs, l’émeu la tua. Quelques jours plus tard, comprenant que sa femme ne reviendrait pas, l’homme aveugle sortit afin de se nourrir et partir à sa recherche. Il mangea des baies sur la route, qui lui rendirent la vue, puis il arriva devant le nid de l’émeu où il vit le cadavre de sa femme. Il tua l’émeu et condamna son esprit dans la voie lactée. C’est cet esprit que l’on peut encore voir aujourd’hui.

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L’émeu dans la voie lactée. En haut à droite, sa tête, au milieu, son corps et en bas à gauche, ses pattes – Photo : Glenn Martin.

Si les Aborigènes s’intéressaient d’aussi près à l’astronomie et au mouvement des étoiles et planètes, c’est avant tout pour pouvoir se repérer dans le temps, comme on utiliserait un calendrier. En effet, en observant le ciel, ils étaient capables de connaître la saison et donc de savoir quels fruits et quelles plantes ils pourraient trouver dans la nature. Ainsi, grâce à l’émeu dans la voie lactée, qui change de forme en fonction des saisons, les Aborigènes savaient lorsqu’il était temps de chasser l’émeu pour ses œufs. En effet, entre avril et mai, l’émeu dans la voie lactée semble être en train de courir, avec des pattes étirées derrière lui : c’est la fin de la saison de ponte et c’est à ce moment que les Aborigènes vont ramasser les œufs des émeus. Entre juin et juillet, l’émeu dans la voie lactée ressemble au mâle en train de couver (eh oui, chez les émeus, c’est le mâle qui couve !) : c’est en effet la période d’incubation des œufs, durant laquelle les Aborigènes vont cesser de les ramasser.

Les saisons aborigènes dans le Northern Territory

Les Aborigènes délimitent les saisons en fonction de la météo et de la disponibilité des plantes, fruits et légumes du bush. Dans l’année, il y a chez les Aborigènes du Northern Territory six saisons différentes :

  • Kudjewk (aussi orthographié Gudjewg) se déroule entre décembre et mars. C’est l’été et la saison des pluies : les températures oscillent entre 24 et 34°C avec beaucoup d’orages, de pluies et d’inondations. Durant cette saison, les magpies commencent à couver leurs œufs, c’est à ce moment que les Aborigènes pourront les ramasser pour les manger. Beaucoup d’animaux se retrouvent piégés par les inondations et cela rend la chasse plus facile.
  • Bangkerreng (aussi orthographié Banggerreng) se déroule entre mars et avril. Les températures restent comprises entre 23 et 34°C. Au début de la saison, il y a beaucoup de tempêtes avec des vents violents. Les zones qui ont été inondées retournent à la normale et les fruits poussent dans les arbres. Les animaux ont donné naissance à leurs petits.
  • Yekke (aussi orthographiée Yegge) se déroule entre mai et mi-juin. Les températures baissent et peuvent atteindre 21°C. Le temps est moins humide et les étangs se recouvrent de nénuphars. Grâce aux vents secs, les Aborigènes peuvent allumer des incendies contrôlés dans certaines zones, afin de brûler la végétation pour qu’elle renaisse renforcée et luxuriante.
  • Wurrkeng (aussi orthographiée Wurrgeng) se déroule entre mi-juin et mi-août. C’est l’hiver : même si les températures restent autour de 30°C durant la journée, elles peuvent tomber à 17°C durant la nuit. Il fait plus sec et le climat est toujours propice aux incendies contrôlés. De nombreuses espèces d’oiseaux peuplent à nouveau les environs des étangs.
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L’Anbangbang Billabong dans le Kakadu National Park (NT) – Photo : Claire Feuardant
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Un Jabiru d’Asie (Black-necked Stork) sur les bords d’Anbangbang Billabong dans le Kakadu National Park (NT) – Photo : Claire Feuardant
  • Kurrung (aussi orthographiée Gurrung) se déroule entre mi-août et mi-octobre. Le temps redevient chaud, avec des températures comprises entre 23 et 37°C ! Mais il reste relativement sec. Durant cette saison, les Aborigènes chassent les serpents et les tortues.
  • Kunumeleng (aussi orthographiée Gunumeleng) se déroule entre mi-octobre et décembre. Cette saison précède la saison des pluies : il fait chaud et de plus en plus humide. Les paysages deviennent de plus en plus verts. Traditionnellement, les Aborigènes profitaient de cette saison pour migrer des plaines inondables vers les terres plus rocheuses, afin d’échapper aux inondations de la saison des pluies.

Les Aborigènes, chasseurs cueilleurs depuis des millénaires

Durant près de 60 000 ans, les Aborigènes ont vécu de la chasse et de la cueillette : ils connaissent par cœur les plantes et la nourriture que l’on peut trouver dans le bush et savent comment les manger et comment les utiliser en médecine. Aujourd’hui, les plantes et graines indigènes (en anglais, « bush tucker ») sont protégées : il faut un permis pour avoir le droit de les ramasser et la plupart du temps, vous devrez payer des droits supplémentaires.

Les plantes indigènes dans l’alimentation aborigène

La tradition chez les Aborigènes veut que ce soit les femmes qui ramassent le miel, les graines et les plantes tandis que les hommes chassent les animaux terrestres et marins. La nourriture collectée est souvent mangée crue, mais elle peut également être rôtie ou cuite sur le feu. Les Aborigènes privilégient des aliments riches en nutriments, fibres et protéines mais pauvres en sucre et en glucose. Parmi les fruits et plantes du « bush tucker » dans le Northern Territory, on retrouve par exemple :

  • la prune du Kakadu, qui contient 50 fois plus de vitamine C qu’une orange lorsqu’elle est mangée crue ;
  • le fruit du pandanus, une très bonne source de protéines ;
  • l’herbe du scorbut, que l’on peut manger crue ou cuite et qui est réputée pour soigner le scorbut, une maladie résultant d’une carence de vitamine C ;
  • les fleurs du banksia à feuilles de bruyère, aussi appelé « banksia lanterne », produit un nectar à certaines périodes de l’année, qui est utilisé pour préparer des boissons hautement énergétiques ;
  • les massettes, dont les racines et tubercules contiennent un amidon que l’on peut utiliser comme de la farine. Leur pollen renferme de nombreuses propriétés nutritionnelles et peut être utilisé pour confectionner des petits pains ;
  • les « wattleseed », des graines provenant d’une espèce australienne d’acacia, sont réduites en poudre et utilisées pour assaisonner la nourriture ;
  • le myrte citronné (« lemon myrtle ») est l’une des épices indigènes les plus connues en Australie. Vous la trouverez un peu partout, dans l’alimentation et dans les cosmétiques.
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L’écorce du Red Mulga (dite ‘minni-ritchi’), un arbre que l’on trouve dans les régions arides de l’Australie et que les aborigènes utilisaient pour fabriquer des boomerangs et des lances – Photo : Claire Feuardant

Les plantes indigènes dans la médecine aborigène

En médicine aussi, les Aborigènes utilisaient et utilisent toujours un certain nombre de fruits, plantes et graines : on peut les écraser pour en faire une pommade que l’on applique sur la peau ou bien on peut les bouillir dans de l’eau afin de les inhaler ou les boire. Parmi les plantes médicinales du Northern Territory, on trouve par exemple :

  • les feuilles de l’arbre à thé sont aujourd’hui utilisées dans le monde entier sous forme d’huile essentielle, mais ce sont les Aborigènes qui ont découvert leurs propriétés. Elles sont ainsi utilisées en infusion ou en compresse pour soulager toutes sortes d’infections ;
  • les feuilles d’eucalyptus elles aussi étaient déjà utilisées il y a des millénaires par les Aborigènes pour guérir toutes sortes d’affections respiratoires ou cutanées ;
  • la griffe de sorcière, dont le jus permet de calmer les brûlures et les morsures d’insectes ;
  • les massettes peuvent être utilisées comme un antiseptique mais on peut aussi le brûler pour repousser les insectes.

Les Aborigènes ont une connaissance très vaste de la nature et des propriétés de chacune des plantes : ainsi, ils savent quelles plantes sont toxiques et quelles plantes ne le sont pas. Ils savent également que certaines plantes ne peuvent pas être ingérées mais qu’en revanche, elles ont d’immenses propriétés médicinales.

Malheureusement, beaucoup de plantes indigènes ont disparu ou se sont drastiquement raréfié avec l’arrivée des colons en Australie et l’introduction du bétail, alors qu’elles avaient poussé en abondance pendant des dizaines de milliers d’années dans le Northern Territory.

L’art aborigène dans le Northern Territory

L’art Aborigène existe depuis des milliers d’années à travers les peintures rupestres (appelées en anglais « rock art »). Les exemples les plus anciens et les plus impressionnants d’art rupestre sont ceux qui sont situés à Nourlangie, sur le site de Burrunggui au sein du Kakadu National Park. Ils datent d’environ 50 000 ans !

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Peinture rupestre à Burrungkuy (Nourlangie), Kakadu National Park (NT) – Photo : Claire Feuardant
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Peinture rupestre à Burrungkuy (Nourlangie), Kakadu National Park (NT) – Photo : Claire Feuardant

Aujourd’hui, les Aborigènes continuent de s’exprimer à travers l’art, en utilisant des techniques et des styles plus modernes. L’art Aborigène est un courant artistique à part entière, dont la popularité a monté en flèche durant les trente dernières années. En Australie, on peut trouver de l’art Aborigène sur des toiles mais aussi sur des boomerangs et instruments de musique comme le didjeridoo.

Dans le Northern Territory, l’art Aborigène est une véritable institution et vous trouverez des galeries d’art un peu partout. Selon la région, vous verrez que le style des artistes va changer.

Par exemple, dans la région à l’extrême nord du Northern Territory (le Top end), vous verrez beaucoup d’œuvres utilisant la technique du « cross hatching » (hachures) très utilisée par le peuple Kunwinjku. Ces œuvres portent le nom en anglais de « Rarrk paintings » et elles représentent souvent des chasseurs et des animaux terrestres et marins comme le kangourou, le pélican, l’émeu, le barramundi ou encore la tortue.

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Deux exemples de Rarrk Paintings par l’artiste Edward Blitner – Photo : https://japingkaaboriginalart.com/

Dans le centre de l’Australie (la région d’Alice Springs et Uluru), vous verrez beaucoup de peintures utilisant la technique du « Dot painting » (points). Les Aborigènes utilisent le « Dot painting » depuis des millénaires pour se peindre le corps durant les cérémonies sacrées. Ces peintures peuvent représenter beaucoup de choses, notamment raconter des histoires du Temps du Rêve.

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Ahakeye (Bush Plum) Dreaming, Lindsay Bird Mpetyane (60x60cm) – Photo : http://www.utopialaneart.com.au

L’une de nos techniques préférées rencontrées dans le Northern Territory est celle qui consiste à peindre des feuilles médicinales du bush (« Bush medicine leaves »). Ce style a été initié par l’artiste Gloria Petyarre, l’une des artistes Aborigènes les plus reconnues, puis il a été repris par beaucoup d’autres artistes.

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Leaves, Gloria Petyarre, 90 x 60 cm (l’une de nos artistes préférées) – Photo : http://www.utopialaneart.com.au
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Bush Medicine Leaves, Jeannie Petyarre (150x90cm) – Photo : http://www.utopialaneart.com.au

Pudakul

Visiter Darwin est ses environs est l’occasion de s’immerger à 100% dans la culture aborigène : entre les galeries d’art aborigène, les événements culturels ou encore les visites guidées de sites culturels importants, vous avez l’embarras du choix ! Si vous êtes à la recherche d’une expérience authentique, nous vous conseillons de passer par l’organisme Pudakul Aboriginal Cultural Tours qui organise des visites guidées au sein d’une tribu aborigène, données par des Aborigènes. Vous y découvrirez notamment :

  • l’histoire de la tribu, le rôle de la famille, l’importance et la signification des animaux totems, les croyances au sein de la tribu et sa connexion à la terre ;
  • la vie quotidienne des Aborigènes au sein de la tribu, les différents rôles dans la communauté ;
  • le didjeridoo, son utilisation, sa fabrication et la manière dont il est joué ;
  • l’utilisation de certaines fleurs du bush en médecine ;
  • le « métier » de basket maker(faiseur de paniers) au sein de la tribu : la jeune fille qui explique cela vous montrera comment tresser un panier et vous pourrez même essayer ;
  • le « métier » de hunter (chasseur) : là aussi, vous assisterez à une démonstration de jeter de lance et vous pourrez essayer !

La visite se termine par un moment convivial autour d’un thé, où vous pourrez goûter le traditionnel « damper », un pain du bush fait à base de farine et d’eau et cuit sur le feu.

Les visites durent deux heures environ et elles sont lieu tous les jours de l’année à 10h30 ou 14h30 sur réservation.

Avez-vous entendu parler du Litchfield National Park, à une heure de Darwin ? Vous n’y verrez probablement pas de crocodiles mais des cascades et forêts luxuriantes, des termitières, des araignées, des oiseaux et des chauves-souris ! Rendez-vous ici pour en savoir plus.

Où voir des crocodiles autour de Darwin ?

Située tout au nord de l’Australie, Darwin est connue pour son climat tropical mais aussi pour ses crocodiles. En effet, c’est dans le Northern Territory que l’on trouve la plus grande concentration de crocodiles au monde ! On estime le nombre de crocodiles sauvages à environ 100 000 et autour de Darwin, il existe de nombreuses options pour en voir, dans des parcs ou dans la nature.

Les crocodiles et Darwin, une longue histoire

Dans le Northern Territory, on trouve aujourd’hui deux espèces de crocodiles, qui sont toutes les deux endémiques à cette région de l’Australie :

  • Le crocodile marin (en anglais : saltwater crocodiles) est l’espèce la plus répandue, et malheureusement aussi la plus dangereuse. Les crocodiles marins se trouvent le long de la côte et peuvent mesurer jusqu’à six mètres de long. Ils se nourrissent principalement de poisson mais si un oiseau, une vache, un buffle ou encore un être humain s’approche trop près, ils n’hésiteront pas à la dévorer. Les crocodiles marins sont agressifs, il ne vaut mieux pas en rencontrer un en-dehors d’une réserve…
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Crocodile marin – Photo : Claire Feuardant
  • Le crocodile de Johnston (en anglais : freshwater crocodiles) est plus petit que le crocodile marin (il mesure jusqu’à trois mètres) mais aussi moins agressif. Il se nourrit de poissons et d’oiseaux et attaque rarement un être humain, sauf si celui-ci le provoque et lui donne une raison de se sentir menacé.

Les crocodiles furent les premiers à s’établir dans le Northern Territory, bien avant l’arrivée des Aborigènes d’Australie.

Ils ont d’ailleurs toujours fait partie de la culture, du folklore et de l’art du peuple aborigène. L’une des histoires du Temps du Rêve (ou mythe aborigène) raconte qu’il y a longtemps, dans la région de la Daly River, un pêcheur prospère attirait la jalousie des autres hommes car il faisait l’admiration de toutes les femmes de la région. Un beau jour, il fut assassiné avant d’être enroulé dans un filet de pêche et pendu au-dessus de la rivière. Depuis, il rôde sur les rives des cours d’eau dans le but de se venger : il s’agit du crocodile et ses écailles sont les marques laissées par le filet de pêche sur sa peau. De nombreuses autres légendes aborigènes parlent du crocodile, celle-ci n’est que l’une d’entre elles !

Encore aujourd’hui, chaque Aborigène possède un animal totem et le crocodile en fait partie : il symbolise la force et l’habileté.

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Photo : Claire Feuardant

L’histoire du crocodile a connu un sombre tournant à la fin de la Seconde Guerre Mondiale : durant plusieurs décennies, ces animaux furent chassés par les hommes pour leur peau et faillirent presque s’éteindre. Heureusement, ça n’a pas été le cas ! Aujourd’hui, les crocodiles sont protégés par la loi australienne et leur population a de nouveau augmenté.

Où peut-on voir des crocodiles dans la région de Darwin ?

Le plus familial : Crocosaurus Cove en plein centre de Darwin

Parfait pour une virée avec des enfants, le parc intérieur Crocosaurus Cove se situe en plein centre-ville. Sur trois étages, plusieurs enclos vous permettent de découvrir des crocodiles marins, dont le célèbre Burt qui a « joué » dans le film Crocodile Dundee. Vous pouvez également assister aux repas des crocodiles ou bien, pour les plus courageux, descendre dans l’un des enclos à l’intérieur d’une cage en verre, d’où vous pourrez observer les plus grands crocodiles marins d’Australie de très près, durant quinze minutes.

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Photo : Claire Feuardant

Le plus complet : le parc animalier Crocodylus Park

Fondé en 1994 par le zoologiste Grahame Webb, le Crocodylus Park se situe à une quinzaine de minutes du centre de Darwin. Au départ, cet endroit devait être entièrement consacré au crocodile mais aujourd’hui, il abrite également d’autres espèces animales, comme des fauves, kangourous, singes et oiseaux, dont certains sont endémiques à l’Australie. Plus d’un millier de crocodiles cohabitent à l’intérieur de ce parc animalier ! C’est l’endroit idéal pour vivre une expérience complète autour du crocodile : assister aux repas des crocodiles, prendre un bébé crocodile dans vos bras,  ou encore embarquer à bord de la croisière Croc and Eco, où vous verrez des crocodiles dans leur habitat naturel.

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Photo : Claire Feuardant

Le plus impressionnant : une croisière sur l’Adelaide River

C’est l’option que nous avons choisie. Plusieurs sociétés proposent des croisières sur l’Adelaide River durant lesquelles on peut voir des crocodiles de près dans leur habitat naturel. Nous sommes passées par la société Adelaide River Cruises dont on nous avait parlé à l’office de tourisme. Il s’agit d’une petite entreprise familiale et c’est lors de l’une de leurs croisières que le crocodile géant Brutus (d’une taille record de 5,5 mètres) a été photographié en train de dévorer un requin-bouledogue. La photographie, prise en 2011, a depuis fait le tour du monde et les touristes se pressent pour le voir.

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Jumping crocodile sur la Adelaide River – Photo : Claire Feuardant

Le guide vous emmènera à bord d’un bateau sur l’Adelaide River. Vous verrez, la rivière est littéralement infestée de crocodiles et il est formellement interdit de se pencher par-dessus les bords du bateau. Le guide va ensuite attirer l’attention des crocodiles en balançant des morceaux de viande au-dessus de leur tête, les incitant à « sauter » au-dessus de la surface de l’eau. C’est un peu artificiel mais cela permet d’observer les crocodiles dans leur habitat naturel et d’avoir quelques sensations fortes ! Et nous avons trouvé les explications du guide très intéressantes. Aussi, cette croisière sur l’Adelaide River est l’occasion d’observer les nombreux oiseaux qui peuplent cet écosystème.

Sea Eagle survolant la Adelaide River – Photo : Claire Feuardant

Le plus iconique : le Kakadu National Park

L’incontournable Kakadu National Park est un « must-see » dans le Northern Territory ! Plus de 10 000 crocodiles habitent à l’intérieur de ce parc et si vous êtes chanceux (ou pas, selon le point de vue), vous pourrez peut-être en apercevoir un à l’état sauvage. Mais le meilleur moyen de voir un crocodile au Kakadu National Park reste la croisière, une fois de plus. Vous pouvez réserver une croisière sur la Mary River ou bien sur le Yellow Water Billabong, l’un des endroits les plus beaux et les plus réputés du parc. Pour voir des oiseaux et profiter d’une lumière magnifique, nous vous recommandons les croisières qui ont lieu au lever ou au coucher du soleil.

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Photo : Claire Feuardant

Le plus immersif : le Territory Wildlife Park à Berry Springs

Juste à côté du Berry Springs Nature Park, à seulement quarante minutes de Darwin en voiture, le Territory Wildlife Park vous offre l’opportunité de vous immerger complètement dans la découverte de la faune et de la flore du Top End. Dans ce parc, il y a de nombreuses attractions dont un aquarium renfermant un crocodile marin de quatre mètres de long : un tunnel en verre permet de passer en-dessous de l’aquarium pour voir l’animal de très près. Vous pouvez également faire la randonnée Monsoon Forest Walk, qui traverse des paysages typiques de la région de Darwin et contourne Berry Creek, un endroit sacré dans la culture aborigène.

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Photo : Claire Feuardant

Le plus instructif : le musée et galerie d’art du Northern Territory

Le Museum and Art Gallery of the Northern Territory (MAGNT) explique tout ce qu’il faut savoir sur l’histoire des crocodiles à Darwin et dans le Northern Territory, ainsi que sur leurs relations complexes avec l’espèce humaine. Vous pourrez notamment y voir le corps empaillé de Sweetheart, l’un des crocodiles les plus tristement célèbre à Darwin puisqu’il fut responsable, entre 1974 et 1979, de plusieurs attaques dans la région. Il mesure une taille impressionnante de 5,1 mètres et grâce à toutes les précautions que l’on a prises pour ne pas abîmer le corps lors de son empaillement, il fait plus vrai que nature !

En quittant Darwin pour aller vers le sud, nous vous recommandons de faire un tour au Litchfield National Park, parfait si vous voulez une autre dose de nature spectaculaire.

Nos conseils pour visiter Darwin en Australie

Darwin a été jusqu’à présent l’un de nos endroits préférés en Australie. Située tout au nord de l’Australie dans la région du « Top End », c’est une ville au climat tropical où les températures moyennes annuelles tournent autour de 32°C. Le climat est très similaire à celui de l’Asie du sud-est (Bali, Singapour…). Vous vous en doutez un peu, les habitants de Darwin sont dehors toute l’année ! Du centre-ville aux parcs nationaux les plus proches, il y a beaucoup de choses à voir et à faire à et autour de Darwin.

Flâner dans le centre-ville de Darwin

Darwin est une ville à taille humaine : son centre-ville se parcourt très facilement à pieds. Commencez par faire un tour à l’office de tourisme où vous trouverez toute l’information dont vous avez besoin sur les activités dans le centre de Darwin et aux alentours.

Les galeries d’art aborigène de Darwin

Ensuite, empruntez la rue piétonne The Mall où vous trouverez de nombreuses galeries d’art aborigène. D’une galerie à une autre, vous trouverez des artistes et styles différents, c’est pourquoi nous vous conseillons, si vous aimez l’art aborigène, de faire un tour dans chaque galerie. Nous avons eu un coup de cœur pour la Galerie Mbantua, où l’on trouve un large choix d’œuvres à des prix accessibles. Nous y avons acheté un tableau chacune qui nous rappellera ce road trip une fois de retour en France ! Le long de la rue, vous trouverez aussi plusieurs boutiques de souvenirs.

Leaves Gloria Petyarre art aborigène
Leaves, Gloria Petyarre, 90 x 60 cm (l’une de nos artistes préférées) – Photo : http://www.utopialaneart.com.au
Ahakeye (Bush Plum) Dreaming, Lindsay Bird Mpetyane art aborigène
Ahakeye (Bush Plum) Dreaming, Lindsay Bird Mpetyane (60x60cm) – Photo : http://www.utopialaneart.com.au

Le front de mer de Darwin

Le front de mer de Darwin (« Darwin Waterfront Precinct ») est un endroit parfait pour passer la journée ou l’après-midi. Tout au long des quais, il y a beaucoup de bars, de restaurants et de boutiques.

Darwin Northern Territory Australia Waterfront
Le Waterfront de Darwin – Photo : Claire Feuardant

Il y a également une piscine d’eau salée à vagues artificielles, qui est ouverte tous les jours entre 10h et 18h. Le tarif est de 7$ par adulte, valable toute la journée, et il comprend le transat, les bouées et planches. Nous qui ne sommes pas trop fans de piscines municipales, nous avons testé celle-ci et adoré !

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Plage sur le Waterfront de Darwin – Photo : Claire Feuardant

Durant la saison sèche (entre avril et novembre), un cinéma en plein air s’installe tous les soirs sur le front de mer : le Deckchair cinema. Le programme des films est disponible sur le site web, où vous pouvez également réserver votre séance.

Le port de Darwin

Darwin Harbour est un endroit chargé d’histoire. Il est plus grand que le port de Sydney et joue un rôle très important dans le commerce national et international australien. Si vous aimez la plongée, n’hésitez pas à réserver une sortie plongée dans le port de Darwin à la rencontre des épaves de bateaux datant de la Seconde Guerre Mondiale ou du tristement célèbre cyclone Tracy, qui a dévasté Darwin dans la nuit du 24 au 25 décembre 1974.

La Maison du Gouvernement

Government House est le plus ancien bâtiment public de Darwin. Son salon le plus ancien, « The Residency » date de 1870. C’est là que siège le gouvernement du Northern Territory. Vous pouvez visiter le bâtiment : certaines salles d’audience sont ouvertes au public, ainsi que la bibliothèque qui abrite une exposition très complète et très bien faites sur l’histoire de Darwin et sa culture populaire (festivals, cinéma et musique).

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L’intérieur de la Government House de Darwin – Photo : Claire Feuardant

Le jardin botanique de Darwin

Le jardin botanique George Brown à Darwin vaut également le détour : vous y découvrirez de nombreuses espèces de plantes tropicales originaires de la région du Top End mais aussi d’autres parties du monde, comme le continent africain. Nous vous conseillons notamment de faire un tour dans le jardin de cycas, des plantes primitives qui existaient déjà à l’époque des dinosaures, et dans le jardin d’Afrique et de Madagascar où vous verrez d’impressionnants baobabs dont des espèces australiennes.

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On trouve de nombreuses statues de crocodiles dans le Jardin Botanique de Darwin – Photo : Claire Feuardant

Se plonger dans l’histoire de Darwin

L’histoire de Darwin est riche, intéressante et elle a laissé de nombreux vestiges un peu partout dans la ville. Si vous aimez l’histoire, vous aurez l’embarras du choix en termes de visites et activités liées au passé de Darwin.

On estime que les toutes premières communautés aborigènes installées à Darwin sont arrivées il y a plus de 60 000 ans.

C’est en 1869 que les premiers européens sont arrivés dans la région et ont établi une colonie qui deviendra plus tard la ville de Darwin. En 1872, une première communication a été possible entre le nord et le sud de l’Australie, grâce à la construction d’une ligne de télégraphe transaustralienne entre Darwin et Adelaide. Par la suite, des villes moins importantes ont été construites le long de cette ligne, comme Katherine ou Pine Creek (où des gisements d’or ont été découverts).

L’histoire de Darwin prit une tournure importante durant la seconde guerre mondiale, où la ville a joué un rôle crucial. L’Australie et en particulier la ville de Darwin fut la cible, entre le 19 février 1942 et le 12 novembre 1943, de pas moins de 64 raids japonais. Le premier raid à lui seul a duré quarante minutes et causé de nombreux dégâts matériels et humains, dont 235 morts.

De nombreux musées ou monuments de Darwin témoignent de son histoire militaire au cours de la seconde guerre mondiale. Si vous voulez en apprendre plus sur ce pan de l’histoire australienne, voici quelques lieux à ne pas manquer :

    • East Point Military Reserve était la principale infrastructure militaire de défense de Darwin. Vous pouvez aujourd’hui visiter les vestiges de ce site d’importance, à seulement huit kilomètres du centre-ville.
    • Le Darwin Military Museum est un incontournable pour en apprendre plus sur l’histoire militaire de Darwin : les expositions sont très bien documentées, avec de nombreuses anecdotes intéressantes mais aussi des photographies d’époque, des objets anciens de la vie quotidienne et d’autres objets ayant appartenu aux soldats britanniques et australiens.
    • Le Darwin Aviation Museum possède une collection impressionnante de vestiges et de répliques d’avions de guerre, hélicoptères et bombardiers. Si vous vous intéressez à l’aviation, c’est un lieu à ne pas manquer.
    • La Strauss Airfield est une ancienne piste d’atterrissage destinée aux engins de guerre américains, britanniques et australiens. C’est un lieu d’importance pour l’aviation de guerre.
    • L’USS Peary Memorial se trouve juste en face de l’épave de l’USS Peary, un navire de guerre attaqué et coulé par les Japonais le 19 février 1942. Il a été dressé en l’honneur des soldats et officiers de marine tués dans l’attaque (presque une centaine).
    • Le Darwin Cenotaph War Memorial est situé dans le Bicentennial Park, sur l’esplanade de Darwin. Il honore les soldats et citoyens morts pour l’Australie durant la guerre.
    • Sur Kitchener Drive, il y a toujours des vestiges de tunnels qui, durant la seconde guerre mondiale, servaient à stocker et protéger les réserves de pétrole de Darwin. Ces tunnels ont été construits en 1943. Il est possible de les visiter librement : à l’intérieur, vous verrez des photographies d’hommes et femmes qui ont servi l’Australie sous la guerre.
    • Le Charles Darwin National Park a été construit sur les vestiges d’un site militaire important. Vous trouverez de nombreuses traces de l’histoire militaire de Darwin. Une exposition interactive vous en apprendra plus sur le rôle qu’a joué Darwin dans la seconde guerre mondiale.

Les plages de Darwin

Si vous aimez les plages, vous trouverez votre bonheur à Darwin ! Cette ville tropicale est entourée de belles plages mais attention, ne cédez pas à la tentation de vous y baigner, vous pourriez croiser des méduses mortelles, les « box jellyfish » ! Ne manquez pas de faire un tour sur les plages suivantes :

    • Fannie Bay
    • Mindil Beach
    • Rapid Creek
    • Nightcliff et sa jetée
    • East Point et le Dudley Point Lookout
    • Cullen Bay et sa marina (un bon spot pour regarder le coucher du soleil).
Darwin Northern Territory Australia Mindil Beach
Mindil Beach – Photo : Claire Feuardant
Darwin Northern Territory Australia Rapid Creek
Rapid Creek – Photo : Claire Feuardant
Darwin Northern Territory Australia Cullen Bay Marina
Cullen Bay Marina – Photo : Claire Feuardant

Où manger à Darwin ?

Darwin est une ville cosmopolite et cela se ressent dans sa gastronomie. Vous trouverez de tout, notamment de la cuisine asiatique. Pour n’en citer que quelques-unes, vous trouverez parmi les spécialités de Darwin : le barramundi, un poisson local qui se consomme grillé ou bien frit, avec des frites (fish and chips), les fruits de mer (crabe, crevettes etc.), le crocodile (si, si !), la mangue (les backpackers le savent, il y a de nombreuses fermes de mangue dans les alentours de Darwin)…

Darwin Northern Territory Parap Village Market Khao Tom Mat
Khao Tom Mat, spécialité de l’Asie du sud-est, achetée au Parap Village Market – Photo : Claire Feuardant

Les marchés de Darwin

Selon nous, la meilleure option pour manger à Darwin est de flâner dans l’un des nombreux marchés de la ville, où l’on trouve d’absolument tout : sucré, salé, végétarien ou non, asiatique, italien, australien et même français !

    • Mindil Beach sunset market : l’un de nos marchés préférés, il est ouvert les jeudis et les dimanches soir de 16h à 21h, uniquement entre les mois d’avril et d’octobre ;
    • Parap Village Saturday market : ouvert les samedis toute l’année entre 8h et 14h ;
    • Nightcliff market : ouvert les dimanches toute l’année entre 8h et 14h ;
    • Rapid Creek market : ouvert les samedis et dimanches toute l’année entre 6h30 et 13h30 ;
    • Malak marketplace : ouvert les samedis soir entre 16h et 21h, uniquement entre les mois d’avril et d’octobre ;
    • Palmerston and rural market : ouvert les vendredis soirs entre 17h30 et 21h30, uniquement entre les mois de mai et d’octobre ;
    • Berry Springs market : ouvert chaque dernier dimanche du mois entre 8h et 12, uniquement entre les mois de mars et décembre ;
    • Freds Pass rural market : ouvert les samedis toute l’année entre 8h et 13h.

Chaque marché propose à boire et à manger et certains accueillent également des stands de fruits et légumes, de vêtements, d’artisanat, d’art (des photographies ou des peintures), de cosmétiques… Souvent, des artistes sont présents pour assurer l’animation musicale du marché.

Quelques adresses à Darwin…

Darwin est une ville très marquée par la culture aborigène, ce sera donc l’occasion pour vous de goûter à une authentique « cuisine du bush », c’est-à-dire une cuisine inspirée des recettes aborigènes ancestrales, préparées à base de fruits, fleurs et épices récoltées depuis des millénaires pour leurs vertus médicinales. L’endroit le plus réputé est le café d’Aboriginal Bush Traders, une galerie d’art qui met en avant les artistes locaux. Au menu du café, vous retrouverez notamment le fameux damper, un pain traditionnellement préparé par les communautés aborigènes, du granola, des salades et des sorbets assaisonnés à base de plantes et épices du bush, mais aussi des burgers de kangourou !

Si vous avez une envie de brunch, nous vous conseillons de vous arrêter chez Rays Patisserie and Cafe, qui fait notamment d’excellents brownies sans gluten et un délicieux coconut hotcake.

Darwin Northern Territory Australia Rays Patisserie Cafe Brunch
Coconut Hotcake chez Rays Patisserie and Cafe – Photo : Alice Feuardant

Si vous aimez manger italien, nous vous recommandons Alfonsino’s, un restaurant en plein centre-ville qui fait d’excellents classiques de la cuisine italienne, de la pizza aux lasagnes en passant par le tiramisu.

Enfin, pour les becs sucrés, nous vous conseillons de profiter d’une journée ensoleillée pour tester les glaces de Johnn Johnn’s, un glacier qui propose de nombreux parfums exotiques comme le taro, le thé matcha, les épices chai, le sésame noir…

Les excursions d’une journée depuis Darwin

Il y a énormément de choses à voir autour de Darwin et la plupart sont accessibles en seulement une journée :

    • Le Berry Springs Nature Park, à seulement vingt minutes de Darwin, est une sortie idéale pour les familles avec enfants. On vous en parle en détail dans cet article.
    • Le Litchfield National Park se trouve à une heure et demie du centre-ville. Cet endroit est parfait pour les amateurs de nature, de randonnées et de bains improvisés en plein cœur de la forêt tropicale ! Pour en savoir plus, rendez-vous ici.
    • L’Adelaide River passe non loin de Darwin, à l’est : elle abrite un écosystème incroyable, notamment des oiseaux et des crocodiles ! Plusieurs entreprises proposent des sorties bateau à la rencontre des crocodiles de l’Adelaide River, une activité un peu touristique mais qui vous permettra de voir des crocodiles dans leur milieu naturel, de près et sans aucun danger ! Nous avons testé chez Adelaide River Cruises – Jumping Crocodile Experience à seulement une heure de Darwin.
    • Si vous voulez découvrir la culture aborigène au cours d’une expérience authentique, nous vous recommandons les visites guidées de Pudakul données par une communauté aborigène. Le père et la fille vous accueilleront avec le sourire et vous parleront de leur culture, de la vie quotidienne à l’intérieur de leur communauté, de l’apprentissage du didgeridoo et du tressage de paniers, de la chasse et des plantes médicinales. Vous goûterez également à un authentique damper fait sur place ! Il vous faudra compter trois quarts d’heure de route depuis Darwin.
    • Enfin, Darwin est un très bon point de départ pour explorer le Kakadu National Park, un incontournable du Northern Territory qui offre une biodiversité incroyable, des paysages à couper le souffle et de magnifiques exemples d’art rupestre aborigène. Il vous faudra prévoir plusieurs jours sur place pour tout voir.

Après Darwin et le Northern Territory, vous avez envie de découvrir le Western Australia ? On vous raconte notre road-trip entre Espérance et Margaret River en pleine folie du Covid-19, un vrai décor de fin du monde !

Road Trip dans le Western Australia : la région de Margaret River

Nous sommes restées à Margaret River pendant 2 mois, pendant la première vague de COVID. 

Fin mars, le virus continuait de progresser en Australie, les campings et caravan parks ont commencé à fermer et les routes ont été fermées entre les différentes régions du Western Australia. Nous avons d’abord pris un Airbnb pendant 2 semaines à Margaret River, puis, grâce à la page Facebook Adopt A Backpacker WA, nous avons pu entrer en contact avec une famille australienne qui nous a hébergées pendant 5 semaines à Cowaramup.

Dans le Western Australia, il n’y avait pas de confinement imposé mais plutôt des mesures de « self-isolation ». Pendant ces quelques semaines, nous avons donc pu explorer la région du South West Australia, avant de finalement, lorsque les frontières entre les régions ont été rouvertes, rejoindre Perth.

Margaret River

Margaret River est connue pour plusieurs choses : le surf, le vin, et la qualité de vie. En ce qui concerne la qualité de vie, nous avons pu le constater par nous-mêmes : Margaret River est une ville où il fait bon vivre, avec ses longues plages de sable fin, son centre-ville à taille humaine et ses magnifiques paysages. Elle a d’ailleurs été classée n°1 de la liste Best in Asia Pacific 2019 de Lonely Planet.

Que voir à Margaret River ?

Pour avoir un aperçu des magnifiques paysages de la région de Margaret River , on vous conseille d’emprunter la route scénique Caves Road, qui relie l’ouest de Busselton à Augusta, au sud de Margaret River, sur 111 km.

Caves Road passe notamment par la Boranup Karri Forest (à un quart d’heure de Margaret River), avec des karris qui peuvent atteindre jusqu’à 60 m de haut. Assurez-vous de vous y rendre lorsqu’il fait beau, car le soleil filtrant à travers les feuillages donne un effet féérique à cette forêt ! Deux points de vue vous offrent un magnifique panorama sur la forêt : The Karri Lookout et Boranup Lookout.

Boranup Forest Margaret River Western Australia
Les karris de la forêt de Boranup – Photo : Claire Feuardant
Boranup Forest Lookout Margaret River Western Australia
Boranup Lookout – Photo : Claire Feuardant

Dans la région de Margaret River, Hamelin Bay est également à ne pas manquer ! Cette plage située à 30 minutes de Margaret River est fréquentée par les plus grandes raies d’Australie, les Smooth Stingrays. Si vous vous rendez à Hamelin Bay avant 11 heures, vous aurez de grandes chances de les observer de près puisqu’elles s’approchent à 1 mètre du bord de l’eau !

Hamelin Bay Margaret River Western Australia
Hamelin Bay – Photo : Claire Feuardant

Où surfer autour de Margaret River ?

La région de Margaret River compte plus de 100 surf breaks, tout au long de la côte, et pour tous les niveaux ! Claire adore le surf, qu’elle avait pratiqué pendant 2 ans en Martinique, nous avions donc très envie d’essayer, mais il faut savoir que dans le Sud de l’Australie, l’eau est froide presque toute l’année (en tout cas, trop froide pour nous qui avons l’habitude des mers tropicales !). De toute façon, nous n’avions pas d’équipement et en plein COVID-19, difficile de trouver une surf shop ouverte !

Surf Margaret River Western Australia
Surfeuse à Gracetown – Photo : Claire Feuardant

Toutefois, si affronter le froid et les potentiels requins ne vous fait pas peur, et que vous souhaitez profiter de votre passage dans la région pour vous essayer au surf, voici une liste des meilleurs spots de surf autour de Margaret River :

  • Smiths Beach (Yallingup), un spot à l’abri du vent du sud, idéal pour les débutants
  • Gracetown (Cowaramup), avec trois types de vagues pour les débutants comme pour les surfeurs confirmés
  • Black Point (D’Entrecasteaux National Park) : attention, l’accès est possible uniquement pour les 4×4 !
  • Boodjidup Beach (Margaret River)
  • Main Break, Surfers Point (Margaret River), plutôt pour les pros !
Surf Black Point Margaret River Western Australia
Les vagues à Black Point – Photo : Claire Feuardant

La gastronomie de Margaret River

Avec plus de 120 domaines viticoles dont sont issus 1/5ème des grands vins australiens, la région de Margaret River est mondialement réputée pour ses vignobles et ses vins. Si vous aimez le vin, n’hésitez pas à aller visiter les vignobles qui proposent des tastings et parfois même, une véritable immersion dans les coulisses de la production !

Pour une expérience immersive, nous vous conseillons de visiter The Berry Farm, qui produit des vins fruités et propose des mets délicieux élaborés à partir de produits locaux dans son café (Beef and Red Wine Pie, scones avec confiture de fruits rouges, Boysenberry Pie…).

Si vous préférez la bière, vous pouvez réserver un Margaret River Brewery Tour, qui vous permet de découvrir plusieurs brasseries artisanales en une journée (les prix tournent autour de 70 $). Si vous n’arrivez pas à vous décider, des Beer & Wine tours sont aussi organisés. Renseignez-vous à l’Office de Tourisme !

Côté gastronomie, on trouve de nombreux produits artisanaux, comme le chocolat (The Margaret River Chocolate Company) ou le fromage (Margaret River Dairy Company). Si vous êtes de passage à Margaret River un samedi, n’hésitez pas à faire un tour au Farmer’s Market où vous aurez un aperçu des produits locaux de la région !

Yallingup

Yallingup est située à une quarantaine de kilomètres au nord de Margaret River. Ses deux principales attractions sont :

  • Le Sugarloaf Rock, un immense rocher de granite émergeant de l’Océan Indien, sculpté par la mer. Depuis le lookout, on peut observer les oiseaux qui y nichent, notamment le phaéton à brins rouges (entre septembre et février), ou même des dauphins ou des baleines (baleines à bosse et baleines franches australes, entre juillet et octobre).
  • Canal Rocks, un canal creusé par la mer entre les rochers de granit, reliés par un pont en bois. Malheureusement, le pont a récemment été détruit par une tempête, mais nous avons eu la chance de passer juste avant !
Sugarloaf Rock Yallingup Western Australia
Sugarloaf Rock – Photo : Claire Feuardant
Canal Rocks Yallingup Western Australia
Canal Rocks – Photo : Claire Feuardant
Canal Rocks Yallingup Western Australia
Le pont de Canal Rocks qui a été détruit par une tempête – Photo : Claire Feuardant

Le Cape to Cape Walk Track

Le Cape to Cape Walk Track est un trail de 123 kilomètres qui relie le Cape Leeuwin (à Augusta) au Cape Naturaliste (à 14 km au nord de Yallingup). Ce trail est une formidable opportunité de découvrir la région : il longe principalement la côte, avec des écarts dans les forêts de karri ou de jarrah.

Il faut compter environ 7 jours pour le faire en entier : nous n’avions pas le temps ni le matériel de camping, mais nous avons pu profiter de notre séjour à Cowaramup pour aller explorer chaque jour une petite portion du trail. Et les randonnées que nous avons pu faire ont été de véritables coups de cœur !

Cape to Cape Track Margaret River Western Australia
Photo : Claire Feuardant

Si vous souhaitez entreprendre ce trail, pensez à bien vous équiper et à choisir la bonne période de l’année. Il y a beaucoup de portions sur la plage, ce qui signifie qu’il n’y a pas beaucoup d’ombre. La période de l’année où nous y étions, c’est-à-dire en avril/mai, est l’une des meilleures pour ce trail de plusieurs jours. Il est conseillé de la faire du nord au sud, notamment pour éviter d’avoir le soleil dans les yeux tout au long de la marche !

Busselton

Busselton vaut le détour pour sa jetée de 1,841 km de long, la plus longue jetée en bois de l’hémisphère sud. La construction de la Busselton Jetty a commencé en 1853, et dans les années qui suivirent, elle joua un rôle important dans l’histoire commerciale du Western Australia. Jusqu’en 1971, elle a servi au chargement de plus de 5 000 bateaux, afin d’exporter céréales et bois de construction. Un chemin de fer a même été construit sur la jetée en 1811 pour acheminer plus rapidement les marchandises !

Busselton Jetty Western Australia
La jetée de Busselton – Photo : Claire Feuardant

Détruite en partie par le cyclone Alby en 1978, victime d’incendies en 1999 et en 2004, elle a été reconstruite et protégée par les habitants de Busselton et est désormais l’un des premiers centres touristiques de la région. Outre un petit train touristique, elle accueille également un observatoire sous-marin et un centre d’information.

On peut voir les rails sur la jetée, qui servent aujourd’hui au petit train touristique – Photo : Claire Feuardant
Busselton Jetty Western Australia
Photo : Claire Feuardant

Durant notre séjour à Cowaramup, nous avions l’habitude d’aller marcher sur la plage et sur la jetée de Busselton : pas une seule fois, nous avons vu l’observatoire ou le centre d’informations ouverts, dommage !

De Busselton à Perth

Nous avons rejoint Perth depuis Cowaramup en une seule journée, nous n’avons donc pas vraiment pris le temps d’explorer cette partie du Western Australia. On peut tout de même vous conseiller de prendre la Tuart Drive, une route touristique qui passe à travers la Tuart Forest, qui est bien plus agréable que l’autoroute !

Sur la route, si vous avez le temps de vous arrêter, il y a quelques villes qui valent le détour.

Bunbury

Bunbury est aussi connue comme la “City of Three Waters”. Et pour cause : entre l’Océan Indien à l’ouest, la baie de Koombana et l’estuaire de Leschenault, elle est entourée par les eaux. Le Mangrove Cove boardwalk, long de 5 km, offre de belles vues sur l’estuaire. Si vous aimez les dauphins, ne manquez pas le Dolphin Discovery Centre.

Ancienne ville industrielle, Bunbury est devenue très branchée, avec beaucoup de fresques murales et de sculptures de rue. Si vous aimez le street art, sachez que comme dans beaucoup de villes australiennes, l’office de tourisme fournit une carte des fresques murales gratuite pour vous aider à vous repérer.

Gnomesville

Pour une visite insolite entre Margaret River et Perth, ne manquez pas Gnomesville, dans la Ferguson Valley, un petit village pittoresque qui abrite 10 000 gnomes. Gnomesville est située à 30 minutes de Bunbury (et 1h30 minutes de Perth). Si vous le souhaitez, vous pouvez acheter un gnome à l’office de tourisme et le laisser dans l’endroit de votre choix (par exemple, le creux d’un arbre), pour ajouter votre pierre à l’édifice !

Mandurah

Du nom aborigène « Mandjoogoordap », signifiant « lieu de rencontre du cœur », Mandurah est, comme Bunbury, entourée par les eaux. La ville est établie au nord de l’estuaire de la Harvey River, qui fait deux fois la taille du port de Sydney. Très agréable à vivre, c’est la 3ème ville du Western Australia en termes de nombre d’habitants et le lieu de vie privilégié pour les retraités venant de Perth.

Mandurah Western Australia
Mandurah – Photo : Claire Feuardant

Si vous conduisez depuis Perth ou vers Perth, n’hésitez pas à faire un stop pour vous dégourdir les jambes sur le Mandurah Boardwalk, ou à aller explorer les forêts de la région. Autour de Mandurah, vous trouverez de nombreux villages pittoresques et des vignobles.

Les meilleures plages pour se baigner dans la région de Margaret River

Dans le sud du Western Australia, l’eau reste plutôt froide en toutes saisons. Comme nous vous le disions, nous avons vécu à la Réunion, en Nouvelle-Calédonie et en Martinique, nous avons donc été habituées aux eaux chaudes des tropiques et l’eau était trop froide pour nous en automne ! Mais si vous ne craignez pas l’eau froide, voici selon nous les meilleures plages pour se baigner :

  • Hamelin Bay, dans la région de Margaret River, pour voir des raies
  • Koombana Bay à Bunbury, pour voir des dauphins
  • Smiths Beach à Yallingup, l’une de nos plages coups de cœurs dans la région, avec une très belle portion du Cape to Cape Track à faire (on vous prépare un article sur nos randonnées coup de cœur autour de Margaret River !)
Smiths Beach Western Australia
Smiths Beach au coucher du soleil – Photo : Claire Feuardant

Quand on y repense, nous avons eu de la chance de nous trouver là au moment de la première vague de COVID. En plus d’avoir eu le temps d’explorer à fond cette magnifique région, nous avons fait la connaissance d’une famille extraordinaire. Nous gardons un excellent souvenir de ces deux mois à Margaret River !

Visiter le Litchfield National Park près de Darwin

L’une des premières choses qui nous a frappées en arrivant dans le Northern Territory a été le climat tropical. Il y fait chaud toute l’année et en été, les températures peuvent même atteindre les 50°C (!). Cela peut être assez difficilement supportable, surtout lorsqu’on sait que l’été est aussi la saison des pluies. Heureusement, nous avons visité le Northern Territory durant la saison sèche (et encore, même en plein mois de juillet nous avons trouvé l’air humide…).

Ce climat a cependant certains avantages, notamment celui de permettre le développement de paysages tropicaux comme des forêts luxuriantes et des mangroves. Si vous voulez vous familiariser avec ces paysages, la meilleure option qui s’offre à vous autour de Darwin est de visiter le Litchfield National Park, situé à un peu plus d’une heure au sud du centre-ville. Avec ses nombreuses cascades, ses piscines naturelles et ses forêts, ce parc national du Northern Territory est un concentré de paysages tropicaux.

A savoir avant de visiter le Litchfield National Park

L’ensemble du parc national peut facilement se visiter en une journée si l’on ne compte que les balades et randonnées, mais si vous avez également l’intention de vous arrêter dans l’une des piscines naturelles du parc pour vous baigner, il est préférable de prévoir de rester plusieurs jours pour ne pas être obligés de vous presser. Il y a de nombreuses options d’hébergement à l’entrée du Litchfield National Park : entre les caravan parks, les resorts et les motels, vous aurez le choix. Vous pouvez également camper à l’intérieur du parc à condition de rester dans les zones aménagées pour le camping.

Il y a plusieurs randonnées d’une heure ou plus à faire au Litchfield National Park. Bien que la plupart soient assez ombragées sur l’ensemble du trajet, ce n’est pas toujours le cas et en plein milieu de journée, il peut faire très chaud. Nous vous conseillons de commencer votre tour du parc le plus tôt possible (au lever du jour) pour profiter au maximum des heures les moins chaudes de la journée. Si vous devez randonner en plein milieu de journée, prenez beaucoup d’eau avec vous, assurez-vous de vous couvrir de crème solaire et n’hésitez pas à vous arrêter pour vous rafraîchir dans les piscines naturelles du parc.

Aussi, sachez que certaines marches et attractions ne sont accessibles qu’avec un véhicule 4WD (4×4). Nous avons visité le parc avec notre véhicule 2WD, nous avons donc tout simplement sauté ces points d’intérêt et ce que nous avons pu voir était déjà magnifique. Donc selon nous, si vous devez payer un surplus astronomique pour louer un véhicule 4WD, ce n’est pas forcément indispensable !

Enfin, il est important de savoir que contrairement à beaucoup d’autres parcs nationaux australiens, le Litchfield National Park est gratuit. Vous n’aurez donc aucun frais à payer à l’entrée !

Notre itinéraire pour visiter le Litchfield National Park

Magnetic and Cathedral termite mounds

En voyageant dans le nord du Western Australia et dans le Northern Territory, nous avons eu l’occasion d’apercevoir beaucoup de termitières géantes sur le bord des routes. C’est au premier arrêt du Litchfield National Park que nous avons enfin appris de quoi il s’agissait exactement !

Ce site permet notamment d’observer une termitière vieille de plus de 100 ans et mesurant près de sept mètres de haut. Elle a été bâtie par les termites Nasutitermes triodiae, appelés en anglais « cathedral termites » parce qu’ils sont capables de construire des structures parmi les plus hautes qui existent dans le monde animal. Ces structures sont faites avec un mélange de sable, de terre et de vase. Au cours des millénaires, les termites ont dû s’adapter au climat pénible de la région du « Top End » (la région de Darwin) et si ces structures sont si hautes, c’est pour se protéger des inondations sévères qui peuvent arriver durant la saison des pluies.

Cathedral termits Litchfield National Park Darwin Australia
La termitière de 7 mètres de haut bâtie par les Cathedral termits – Photo : Claire Feuardant

Vous pourrez également observer un autre type de termitière, bâti cette fois par les termites Amitermes meridionalis, appelés « magnetic termites » en anglais. Cette espèce est endémique à l’Australie et on ne la trouve que dans le nord du pays. Ces termites ont la particularité de s’orienter par rapport aux champs magnétiques de notre planète pour construire leurs termitières, de manière à ce que celles-ci soient exposées au soleil durant les heures de la journée où il est le moins fort, c’est-à-dire en début de matinée et en fin d’après-midi. Grâce à cette technique, la température intérieure de la termitière ne change presque pas au cours de la journée, ce qui offre des conditions de vie idéales pour les termites.

Magnetic termits Litchfield National Park Darwin Australia
Termitières bâties par les Magnetic termits – Photo : Claire Feuardant

Florence Falls

Florence Falls est une double chute d’eau qui s’écoule à l’intérieur d’un bassin, idéal pour une baignade improvisée, tout cela au beau milieu d’une forêt tropicale. C’est un vrai décor de carte postale !

Florence Falls Litchfield National Park Darwin Australia
Florence Falls – Photo : Claire Feuardant

Une courte marche permet d’accéder à un point de vue en hauteur sur les Florence Falls, mais selon nous, la plus belle vue est celle que l’on a depuis le bassin au pied de la cascade. Nous vous conseillons donc d’emprunter les escaliers qui descendent jusqu’en bas, puis de suivre le chemin de randonnée qui suit le lit de la rivière pour revenir au parking (Shady Creek walk). Si vous êtes arachnophobe comme nous, ne vous éloignez pas trop du tracé du chemin : nous avons aperçu des araignées dignes des forêts tropicales australiennes, que l’on ne voudrait vraiment pas retrouver sur soi !

Shady Creek Litchfield National Park Darwin Australia
Shady Creek, Litchfield National Park, Darwin, Australia
Golden Orb Litchfield National Park Darwin Australia
Une Golden Orb aperçue sur le chemin pour descendre aux Florence Falls – Photo : Claire Feuardant

Depuis le parking des Florence Falls, une autre randonnée vous mènera jusqu’à la piscine naturelle Buley Rockhole. Cette randonnée aller-retour fait au total 3,2 kilomètres et prend environ une heure et demie. Tout au long du chemin, vous croiserez d’autres bassins et petites criques (moins fréquentées que le Buley Rockhole) où vous pourrez vous arrêter pour vous rafraîchir.

Buley Rockhole Litchfield National Park, Darwin, Australia
Buley Rockhole – Photo : Claire Feuardant

Tolmer Falls

Tolmer Falls est également selon nous un incontournable du parc. Cette fois, vous ne pourrez pas vous rendre au pied de la cascade ni vous baigner dans le bassin, mais en revanche les panoramas que vous contemplerez tout au long de la randonnée sont magnifiques.

Si vous êtes pressés, vous pouvez faire un aller-retour jusqu’au point de vue : le chemin prend environ 30 minutes et mesure 800 mètres. Mais nous vous conseillons plutôt d’opter pour la version longue, à savoir une boucle de 1,5 kilomètres (environ 45 minutes) qui passe notamment par le même point de vue (et d’autres qui sont aussi très beaux) et qui a l’avantage de vous éviter de faire deux fois le même chemin, dans un sens puis dans l’autre.

Tolmer Falls Litchfield National Park Darwin Australia
Tolmer Falls – Photo : Claire Feuardant

La zone de Tolmer Falls est connue pour abriter des colonies de chauve-souris « fantômes » et chauve-souris « fer à cheval », des espèces protégées. Nous n’en avons pas vues mais peut-être que vous en aurez la chance !

Greenant Creek

Cette randonnée d’environ une heure et demie vous mènera à travers une forêt tropicale jusqu’aux Tjaetaba Falls. Elle est indiquée niveau modérée car le chemin monte beaucoup à l’aller, mais rassurez-vous, c’est une randonnée aller-retour, vous n’aurez donc plus qu’à redescendre au retour. La cascade Tjaetaba n’est pas impressionnante et selon nous, l’intérêt de Greenant Creek walk est surtout le chemin jusqu’à la cascade, bordé de végétation vert vif et de palmiers.

Greenant Creek Walk Litchfield National Park Darwin Australia
Greenant Creek Walk,

Wangi Falls

Wangi Falls est certainement la cascade la plus touristique et la plus fréquentée du Litchfield National Park. Les familles australiennes viennent de Darwin (et d’ailleurs) pour y passer la journée, entre baignades à l’intérieur du bassin, pique-nique sur la pelouse et randonnée au-dessus des chutes d’eau. Vous y trouverez un café, une boutique et des douches, et c’est aussi ici que vous pourrez camper. Nous ne nous sommes pas baignées mais nous avons fait la marche de trois kilomètres qui part d’un côté du bassin et monte jusqu’au sommet de la cascade avant de redescendre par l’autre côté.

Wangi Falls Litchfield National Park Darwin Australia
Wangi Falls – Photo : Claire Feuardant

Tout au long de la randonnée, vous pourrez observer une flore et une faune riches, notamment des insectes (araignées, papillons) et des chauves-souris « frugivores » (Megabats). Cette fois-ci, vous n’avez aucun risque de ne pas les voir, ou au moins les entendre : dès le début du chemin de randonnée, on peut déjà en voir des dizaines en train de voler et se suspendre aux cimes des arbres.

Wangi Falls Litchfield National Park Darwin Australia
La randonnée qui passe au-dessus des Wangi Falls – Photo : Claire Feuardant

Si vous aimez les randonnées en pleine nature, ne manquez pas de visiter la côte ouest et le centre de la Tasmanie, l’un de nos endroits de nature préférés en Australie !

Voyage en Tasmanie : le centre et la côte ouest

Dans notre précédent article sur la Tasmanie, nous vous avions parlé de la capitale, Hobart, et de la côte est. La côte ouest est plus sauvage, avec des paysages à couper le souffle entre montagnes et forêts. Elle est aussi moins touristique : beaucoup de voyageurs se concentrent sur la côte est et ses magnifiques plages et vont jusqu’à Cradle Mountain dans le centre de l’île, mais peu s’aventurent jusque dans le nord-ouest. Et pourtant, il y a beaucoup de choses à voir ! On vous en parle dans cet article.

Mt Field National Park

Le Mount Field National Park est le premier parc national à avoir été créé en Tasmanie. C’est aussi l’un des plus visités, car il est très accessible (à seulement 1 heure de route de Hobart). Plusieurs courtes marches partent du Visitor Center, comme celle qui mène aux Russell Falls (20 minutes), ou la Tall Trees Walk, qui nous fait découvrir le plus grand Eucalyptus regnans (Swamp gum) du monde, haut de 30 mètres.

Mount Field National Park Tasmanie
Mount Field National Park – Photo : Claire Feuardant
Russell Falls Mount Field National Park Tasmanie
Russell Falls, Mount Field National Park – Photo : Claire Feuardant

L’ouest de la Tasmanie

La partie ouest de la Tasmanie est beaucoup plus sauvage que la partie est, et donc plus préservée. On y trouve de nombreux parcs nationaux, comme le Franklin-Gordon National Park et le Cradle Mountain-Lake St Clair National Park, mais aussi de petites villes pittoresques, comme l’ancienne ville minière de Queenstown ou le port de Strahan.

Franklin-Gordon National Park

Le long de la Lyell Highway, qui relie Hobart à Queenstown, on trouve de nombreux points d’entrée dans le parc. Si vous n’avez pas le temps d’explorer le parc, vous pouvez toujours opter pour de courtes marches au départ de l’autoroute, qui vous donnent un aperçu des alentours de la Gordon River.

Entre Derwent Bridge et  Queenstown, nous avons suivi une petite marche (1,4 km soit 20 minutes aller-retour) jusqu’aux Nelson Falls. Le sentier serpente entre les fougères dans la forêt tropicale jusqu’à la cascade, magnifique surtout après quelques jours de pluie. Cette marche fait partie des Tasmania’s 60 Great Short Walks.

Queenstown

L’ancienne ville minière de Queenstown est la plus grande ville de l’ouest de la Tasmanie. Au début des années 1900, à l’âge d’or des mines de cuivre en Tasmanie, Queenstown était considérée comme la ville minière la plus riche du monde ! Le paysage autour de la ville détonne avec le reste de la Tasmanie, avec un côté un peu lunaire.

Queenstown Tasmanie
Queenstown – Photo : Claire Feuardant

Depuis la route, on peut accéder à de nombreux points de vue, notamment l’Iron Blow Lookout près de la ville fantôme de Gormanston. L’Iron Blow est le premier site minier établi dans le Mount Lyell en 1883 : alors que les premiers mineurs y avaient découvert de l’or, ce fut finalement le cuivre qui fit le succès de ce site minier d’envergure.

Iron Blow Lookout Queenstown Tasmanie
Iron Blow Lookout, Queenstown – Photo : Claire Feuardant

En face de l’Iron Blow Lookout, on peut également emprunter un escalier en fer sur le flanc de la montagne pour observer les Horsetail Falls.

Queenstown-Horseshoe-Falls-Tasmanie©Claire-Feuardant
Le chemin jusqu’au point de vue sur les Horsetail Falls, à flanc de montagne ! – Photo : Claire Feuardant

A Queenstown, Il est possible de visiter une ancienne mine ou de monter à bord du West Coast Wilderness Railway, un train à vapeur sorti tout droit du début du 20ème siècle reliant Queenstown au port de Strahan sur 35 km. Cette expérience touristique consiste en un voyage à travers des paysages auxquels on ne peut pas accéder en voiture, ponctué de récits sur le passé minier de la région et de nombreuses expériences (dégustation de miel, randonnées dans la forêt tropicale, démonstrations de recherche d’or…).

Strahan

Strahan est la ville la plus proche de Queenstown sur la côte ouest de la Tasmanie. Ce petit village est complètement isolé, mais il offre quand même un intérêt touristique puisque c’est le point de départ de la croisière sur la Gordon River (Gordon River Cruises). Cette croisière part à la découverte du passé de colonie pénitentiaire de l’île, en passant par les Hells Gates (Portes de l’Enfer). Hells Gates le nom que l’on donne à l’embouchure de Macquarie Harbour réputée pour sa dangerosité, et aussi le point d’entrée des bagnards condamnés à séjourner sur Sarah Island (base de la Macquarie Harbour Penal Station) au début du 20ème siècle.

Strahan Tasmanie
Strahan – Photo : Claire Feuardant

Sarah Island était réservée aux criminels les plus dangereux, à ceux qui avaient déjà été emprisonnés dans la terre de Van Diemen, ou encore à ceux qui s’étaient échappés et avaient été rattrapés. Sarah Island est entrée dans la légende pour les conditions atroces dans lesquelles vivaient les prisonniers : en 6 ans de colonie pénitentiaire,  156 tentatives d’évasion avaient déjà eu lieu, dont la moitié échoua avec la mort des fugitifs. On raconte également que parmi les groupes fugitifs, certains finirent par recourir au cannibalisme pour survivre à l’environnement hostile de Macquarie Harbour… Toutefois, certains fugitifs réussirent à s’échapper pour de bon, dont le célèbre Matthew Brady (« gentleman Brady »), mis à l’honneur plusieurs fois au Penny Royal Launceston.

Cradle Mountain

Le parc national de Cradle Mountain-Lake St. Clair possède deux entrées : l’une au sud du parc, près de la ville de Derwent Bridge, pour voir le Lac St. Clair, et l’autre au nord du parc, le point de départ de la plupart des randonnées.

Le Lac St. Clair

Au départ de l’entrée sud du parc, on peut emprunter le Platypus Bay Trail, une randonnée de 5 km sur les rives du lac St. Clair (le plus profond de Tasmanie). Il est préférable de faire cette randonnée à la tombée de la nuit ou au lever du jour pour avoir plus de chances de voir des ornithorynques (platypus) ! Malheureusement, nous avons suivi la randonné aux alentours de 8-9h et nous n’avons vu aucun ornithorynque…

Lac St Clair Tasmanie
Le Lac St Clair – Photo : Claire Feuardant
Platypus Bay Tasmanie
La randonnée de Platypus Bay – Photo : Claire Feuardant

L’entrée nord du Cradle Mountain National Park

Au départ de l’entrée nord du Cradle Mountain National Park, il y a beaucoup plus de choix de randonnées. On vous conseille d’y consacrer une journée entière ! Nous avons opté pour le circuit Dove Lake (un circuit de 6 km, soit 2-3 heures, autour du lac Dove) et la Enchanted Walk (1,1 km soit 20 minutes) à travers la forêt tropicale. Vous pouvez également grimper jusqu’au Marions Lookout, qui offre une vue à couper le souffle sur le Dove Lake, ou même enchaîner le circuit du Dove Lake et le lookout (10 km, soit 3-4 heures). Avec un peu de chance, vous pourrez croiser au cours de vos randonnées des ornithorynques, des échidnés ou des wombats (fréquents dans le parc en début de matinée ou en fin d’après-midi).

Dove Lake Cradle Mountain Tasmanie
Vue sur le Dove Lake – Photo : Claire Feuardant
Dove Lake Cradle Mountain Tasmanie
La randonnée Dove Lake Circuit – Photo : Claire Feuardant

Pour accéder au parc, vous devez acheter un pass. Depuis le 1er mai 2020, le pass est à 25 AUS$ (14,31 €). Vous pouvez vous garer au parking principal et prendre la navette (inclue dans le pass) pour rejoindre le point de départ des randonnées, ou y aller en voiture (attention à laisser le pass en vue sur votre tableau de bord).

L’Overland Track pour les plus sportifs

L’Overland Track est l’une des randonnées les plus connues d’Australie. Cette randonnée de 65 km (soit environ 6 jours) relie la vallée de Cradle Mountain au Lac St. Clair, une véritable immersion dans la « western wilderness » (partie de la Tasmanie classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO). Chaque année, près de 8 000 marcheurs viennent des 4 coins du monde pour explorer le Cradle Mountain-Lake St. Clair à pieds.

Le chemin permet de découvrir les rives des lacs de montagne mais aussi les sommets de la Cradle Mountain et du Mount Ossa (1 617 m de haut), avec des points de vue à couper le souffle sur tout le parc national, qui font oublier la montée. Les marcheurs les plus curieux pourront suivre des petits détours tout au long du chemin et pourront croiser des wombats, des possums, des pademelons, des échidnés, des ornithorynques et même, avec un peu de chance, des diables de Tasmanie…

Le gouvernement a mis en place un système très ingénieux pour éviter la foule sur l’Overland Track, surtout en été : un maximum de 60 randonneurs par jour est autorisé. En haute saison (1er octobre au 31 mai), vous devrez vous acquitter de 200 AUS$ par personne (environ 115 €), et vous devrez suivre le chemin du nord au sud. Pensez à réserver votre place en avance (les inscriptions commencent en juillet pour la saison octobre à mai) ! Vous pouvez aussi choisir de suivre la randonnée en hiver (1er juin au 30 septembre), mais les conditions seront beaucoup plus difficiles (froid, pluie, neige…).

Quelle que soit la saison, préparez-vous bien à cette longue randonnée et apportez tout le nécessaire (matériel de camping, provisions, couvertures, vêtements imperméables, crème solaire…). Des huttes sont disponibles tout au long du chemin pour se réfugier en cas de pluie ou de neige, avec des réservoirs d’eau de pluie (potable) pour vous réapprovisionner en eau.

Voir des diables de Tasmanie dans une réserve

Si vous voulez voir des diables de Tasmanie, on vous conseille la réserve Devils@Cradle, située juste à côté de l’entrée nord du parc national. Nous y sommes allées à l’ouverture, le matin, et nous avons pu observer les animaux en toute tranquillité.

Diable de Tasmanie - Photo : Claire Feuardant
Le Diable de Tasmanie – Photo : Claire Feuardant
Diable de Tasmanie
Le Diable de Tasmanie – Photo : Claire Feuardant

Le diable de Tasmanie est endémique à l’île, mais malheureusement, il est classé « En danger » par l’UICN. En effet, depuis 1996, cette espèce est touchée par la tumeur faciale transmissible du Diable de Tasmanie (DFTD), un cancer de la face qui aurait déjà tué la moitié de la population depuis son identification. A cela, il faut ajouter les morts sur la route, qui touche environ 1 à 2 % de la population des diables de Tasmanie.

Diable de Tasmanie
Le Diable de Tasmanie crie pour intimider ses rivaux. C’est d’ailleurs pour son cri strident et un peu effrayant qu’il a été surnommé ainsi par les premiers colons européens ! – Photo : Claire Feuardant

Observer les aurores australes sur le Dove Lake

Pour finir, Cradle Mountain est l’un des meilleurs endroits où observer des aurores australes en Tasmanie. On peut en voir toute l’année, et plus particulièrement en hiver (mai à août) et en septembre, lors de l’équinoxe du printemps. Si vous avez le temps, passez quelques nuits dans le parc. Attention de bien vous équiper pour camper : les nuits peuvent être froides en Tasmanie en hiver, surtout dans la montagne.

Cape Grim

A la pointe nord-ouest de la Tasmanie, le Cape Grim est réputé pour être l’endroit où l’on respire l’air le plus propre du monde. En effet, à l’ouest, l’océan s’étend sur 20 000 km sans rencontrer aucune terre, jusqu’aux côtes de l’Amérique du Sud ; et au sud, la terre la plus proche est l’Antarctique…

Logiquement, c’est à Cape Grim que s’est installée, en 1976, une station de mesure de pollution de l’air. Malheureusement, ce petit bout de terre n’échappe pas à l’augmentation de la pollution, venue de Melbourne, de Sydney, ou même de Chine. Le niveau de CO2 aujourd’hui relevé par les scientifiques à Cape Grim est équivalent à celui des grandes villes au début de la révolution industrielle…

Le nord-ouest de la Tasmanie

Au nord de la Tasmanie, la Bass Highway relie les villes de Stanley et Devonport, en passant par les principales villes de la côte nord (Wynyard, Burnie, Penguin). La côte nord est aussi appelée « Cradle coast » du fait de sa proximité avec Cradle Mountain.

Stanley

Stanley est l’un de nos coups de cœur de ce voyage en Tasmanie. Cet ancien village de pêcheurs a joué un rôle important dans l’histoire de la Tasmanie : c’est la première ville à avoir été reliée à l’Australie par un câble téléphonique sous-marin (entre Stanley et Apollo Bay) en 1936, établissant ainsi la première connexion téléphonique entre l’Australie et son Etat insulaire.

La principale curiosité de la ville est « The Nut ». Cette formation géologique est en fait formée par la lave solidifiée d’un ancien volcan (éteint depuis longtemps puisque The Nut avait déjà été observé en 1789 par les explorateurs Bass et Flinders !). On peut accéder au sommet de The Nut en grimpant la colline à pieds, ou en prenant le téléphérique. Un chemin fait ensuite le tour du volcan éteint, avec de magnifiques vues panoramiques sur la ville et sur la mer !

The Nut Stanley Tasmanie
La montée à pieds pour accéder au sommet de The Nut – Photo : Claire Feuardant
The Nut Stanley Tasmanie
Au sommet de The Nut – Photo : Claire Feuardant
The Nut Stanley Tasmanie
La vue sur le port depuis The Nut – Photo : Claire Feuardant
The Nut Stanley Tasmanie
La vue sur Stanley et Highfield depuis The Nut – Photo : Claire Feuardant

Les meilleurs points de vue sur The Nut sont la plage juste en-dessous (Godfreys Beach) et le Highfield Lookout. On vous conseille d’ailleurs de prendre la Green Hills Road qui passe à travers de magnifiques paysages.

The Nut Stanley Highfield Lookout Tasmanie
Vue sur The Nut depuis le Highfield Lookout – Photo : Claire Feuardant
Green Hills Road Stanley Tasmanie
Les paysages de la Green Hills Road – Photo : Claire Feuardant
Green Hills Road Stanley Tasmanie
Les paysages de la Green Hills Road – Photo : Claire Feuardant
Green Hills Road Stanley Tasmanie
La Green Hills Road et la vue sur la mer – Photo : Claire Feuardant

Prenez aussi le temps de vous promener dans le centre-ville de Stanley, et de goûter la spécialité de la ville, la Scallop Pie.

Stanley Tasmanie
Stanley – Photo : Claire Feuardant

Après Stanley, n’hésitez pas à aller faire un tour aux Dip Falls, la plus belle cascade de Tasmanie selon nous ! Deux points de vue sur la cascade permettent de bien observer ses roches particulières. Depuis le parking, on peut également aller observer Big Tree, un arbre impressionnant de 17 m de circonférence à la base du tronc.

Dip Falls Tasmanie
Dip Falls – Photo : Claire Feuardant
Dip Falls Tasmanie © Claire Feuardant
Les formations rocheuses des Dip Falls – Claire Feuardant

Table Cape

En continuant sur la Bass Highway vers l’est, on arrive à Wynyard. Si la ville n’a que peu d’intérêt en elle-même, nous vous conseillons de faire un détour à Table Cape.

Table Cape est un plateau de 180m d’altitude. Au printemps (septembre-octobre), on peut y observer de magnifiques tulipes de toutes les couleurs. Si vous n’êtes, comme nous, pas dans la bonne saison, vous pouvez toujours  vous rendre au lookout pour admirer la vue sur la côte. Vous pouvez aussi marcher jusqu’au Table Cape Lighthouse (30 minutes environ). C’est le seul phare que l’on peut encore visiter en Tasmanie. Renseignez-vous avant de planifier une visite car il n’est pas ouvert toute l’année !

Tasmanie Table Cape Lighthouse
Vue sur Table Cape Lighthouse – Photo : Claire Feuardant

Burnie

75 ans plus tôt, Burnie se lançait dans la production de papier, qui fit la richesse de cette petite ville de bord de mer : aujourd’hui, il s’agit de la 4ème ville de Tasmanie.

Si l’usine de papier a depuis été fermée, le Makers’ Workshop installé dans le Visitor Center propose des visites d’une demi-heure (15 $ par personne) pour apprendre comment est fabriqué le papier à partir de coton coloré, de denim, de pulpe de pomme, de lavande, de chanvre, et même de crottes de kangourou, de wombat ou de taureau ! A l’issue du tour, chacun peut fabriquer et remporter chez soi sa feuille de papier recyclé. Vous pouvez aussi acheter un pack de feuilles ou de chutes pour le scrapbooking dans l’Office de Tourisme.

Si vous vous logez à Burnie, vous pouvez en profiter pour aller observer les pingouins le soir ! Le Burnie Penguin Observation Centre propose des sorties gratuites avec un volontaire pour observer la colonie de pingouins de Burnie. Les sorties ont lieu au crépuscule tous les soirs entre le 1er octobre et le 31 mars.

Penguin

Comme son nom l’indique, la ville de Penguin est entièrement dédiée aux pingouins : statues, poubelles, poteaux, boutiques… Tout est à l’effigie des pingouins ! La statue de pingouin de 3 mètres de haut (The Big Penguin) a été érigée en 1975 pour le centenaire de la proclamation de la ville, le 25 octobre 1875.

The Big Penguin Tasmanie
The Big Penguin – Photo : Claire Feuardant

Si vous voyez une petite cabine téléphonique bleue sur la route le long de la plage, arrêtez-vous : c’est une librairie où vous pouvez échanger des livres ou en prendre un (très courant en Australie).

Leven Canyon

Depuis Penguin, vous pouvez rejoindre le Leven Canyon (45 minutes de route). Depuis le parking, des randonnées donnent accès à deux magnifiques points de vue sur le canyon, Cruickshanks Lookout et Edge Lookout, reliés par 697 marches (les Forest Stairs). Le Cruickshanks Lookout est une plateforme avec une vue impressionnante sur la Leven River en contrebas (275 mètres de haut) ; et Edge Lookout est situé plus bas.

Cruickshanks Lookout Tasmanie
Cruickshanks Lookout – Photo : Claire Feuardant
Leven Canyon Forest Stairs Tasmanie
Forest Stairs – Photo : Claire Feuardant

On vous conseille de commencer par le Cruickshanks Lookout (10 minutes de marche depuis le parking), puis de descendre les marches jusqu’à Edge Lookout avant de suivre la Fern Walk jusqu’au parking (15 minutes).

Devonport

Nous avons passé un peu de temps à Devonport en attendant le ferry. Si la ville en elle-même n’a pas beaucoup d’intérêt, la région regorge de choses à faire.

A Devonport, vous pouvez aller marcher sur Coles Beach et monter jusqu’au phare (Mersey Bluff Lighthouse), reconnaissable par ses rayures rouges verticales, pour admirer la vue sur la mer. Le soir de notre départ, nous avons pique-niqué ici en attendant le ferry et nous avons pu le voir arriver depuis le phare !

Phare de Devonport Tasmanie
Le phare de Devonport – Photo : Claire Feuardant

A Latrobe, les nostalgiques de l’Europe pourront faire un tour à la House of Anvers, une usine de chocolat belge où l’on peut acheter du chocolat, déguster de délicieuses gaufres accompagnées d’un chocolat chaud, observer la fabrication des spécialités à base de chocolat de la boutique, et visiter un mini-musée sur l’histoire du chocolat.

House of Anvers Latrobe Tasmanie
Breakfast à la House of Anvers à Latrobe – Photo : Claire Feuardant

A Sheffield, vous pourrez vous arrêter pour admirer les nombreuses fresques peintes sur tous les murs de la ville, notamment celles du Mural Park où l’on trouve les fresques qui se sont affrontées lors du concours annuel Mural Fest Painting.

Street art Sheffield Tasmanie
Street art à Sheffield – Photo : Alice Feuardant
Street art Sheffield Tasmanie
Street art à Sheffield – Photo : Alice Feuardant
Street art Sheffield Tasmanie
Peinture murale représentant un Diable de Tasmanie et un Thylacine (tigre de Tasmanie), disparu depuis 1936 – Photo : Claire Feuardant

A Elizabeth Town, vous pourrez goûter des produits locaux, comme les framboises de Christmas Hills Raspberry Farm, les fromages d’Ashgrove Cheese, ou les glaces de Van Diemens Land Creamery Cafe.

Enfin, à 1h de route de Devonport, les Liffey Falls valent le détour. Pour accéder aux cascades, vous avez le choix entre 2 randonnées : une de 45 minutes aller-retour depuis le « top car park », et une de 2 heures aller-retour depuis le « lower car park ». Nous avons opté pour la première.

Liffey Falls Tasmanie
Liffey Falls – Photo : Claire Feuardant
Liffey Falls Tasmanie © Claire Feuardant
Liffey Falls – Photo : Claire Feuardant

On vous donne bientôt tous nos conseils de visites en Australie. En attendant, restez connectés et allez faire un tour sur notre page Instagram !

PVT Australie : Quelles démarches à l’arrivée ?

Ça y est, vous avez votre visa et votre billet d’avion ! Tout est prêt pour votre départ en Australie et il ne vous reste plus qu’à décoller. Mais ne vous réjouissez pas trop vite : d’autres démarches administratives vous attendent à votre arrivée. On vous explique tout ce qu’il faut faire pour ne pas être perdu une fois sur le sol australien.

Obtenir un numéro de téléphone australien

La toute première chose à faire est d’obtenir un numéro de téléphone australien. Il vous sera demandé partout et pour n’importe quelle autre formalité administrative (par exemple, pour ouvrir un compte en banque). Si vous avez l’intention de chercher du travail, le numéro de téléphone australien est indispensable, d’abord parce que vous devez être capable de passer des appels, mais aussi parce que beaucoup d’employeurs ne veulent pas rappeler de numéro français pour ne pas payer plus cher.

De plus, vous aurez sans doute vite besoin d’utiliser Internet sur place, et faute de trouver une connexion Wi-Fi partout, il vaut mieux vous assurer de pouvoir avoir accès aux données mobiles sans vous surfacturer sur votre téléphone français.

Deux solutions s’offrent à vous : acheter une carte prépayée ou un forfait. Une carte prépayée peut être rechargée lorsque vous n’avez plus de données, tandis qu’avec un forfait vous paierez un certain montant pour un certain nombre de données chaque mois. Ne comptez pas trop sur un forfait à l’année : avec un visa WHV et sans contrat de travail de longue durée, vous avez peu de chance qu’on vous l’accorde.

Vous aurez le choix entre différents opérateurs, dont Optus, Vodafone ou encore Telstra. Ce dernier est réputé pour sa couverture réseau plus étendue que celle des autres opérateurs. C’est ce qui nous a décidées à nous tourner vers Telstra, et nous ne l’avons pas regretté. A part si vous comptez rester en ville durant toute la durée de votre séjour, vous verrez qu’il y a beaucoup d’endroits qui ne captent que Telstra, notamment dans l’Outback ou, de manière générale, en plein bush. Si vous vous servez de votre téléphone comme GPS, vous serez vite perdu s’il ne capte pas.

Nous avons donc choisi de prendre un forfait chez Telstra, que nous payons 40$ par mois. Nous avons pris quelque chose d’assez basique car nous avons également notre téléphone français, qui nous permet d’aller sur Internet et d’appeler la France.

Demander son TFN (Tax File Number)

Si vous avez l’intention de travailler en Australie, obtenir votre TFN est indispensable. Ce numéro est unique et il doit être communiqué à chacun de vos employeurs. Il permet de vous identifier auprès de l’ATO (Australian Taxation Office). En Australie, les impôts sont prélevés à la source et selon le travail que vous ferez et le salaire que vous recevrez, votre taux d’imposition sera différent. Mais si vous n’avez pas de TFN, vous serez imposé au taux maximal, à savoir 45%. Aussi, certains employeurs refuseront de vous embaucher si vous n’avez pas votre TFN !

Même si vous avez l’intention de voyager avant de commencer à travailler, nous vous conseillons quand même de faire votre demande de TFN dès votre arrivée. D’abord, parce que le délai d’obtention peut aller jusqu’à 28 jours et ensuite, parce que plus tôt les démarches administratives seront bouclés et mieux vous pourrez profiter de votre voyage.

PVT Australie Tax File Number
Pour travailler dans les fermes, vous aurez besoin du Tax File Number – Photo : Claire Feuardant

Pour demander votre TFN, il suffit de faire une demande en ligne sur le site de l’ATO. C’est rapide, gratuit et très facile. Ensuite, vous devriez recevoir votre TFN par la poste, mais si vous n’avez pas d’adresse postale (comme c’est souvent le cas quand on est backpacker !), vous pouvez toujours appeler le gouvernement australien au 13 28 61 afin de leur poser la question. Un conseil : pour ne pas perdre de temps au téléphone, gardez votre numéro de passeport et votre numéro de visa à portée de main.

Ouvrir un compte en banque australien

Disposer d’un compte bancaire australien vous sera indispensable si vous comptez travailler en Australie, notamment pour recevoir votre salaire par virement. Il existe trois principales compagnies de banque en Australie : Westpac, Commonwealth et Anz. Si vous en avez le temps et l’envie, vous pouvez aller demander des informations dans les trois banques et ensuite comparer les offres et prix. Mais pour ouvrir un compte courant basique, les services des trois banques restent assez similaires. Pour notre part, nous avons choisi de nous tourner vers Westpac.

Pour ouvrir un compte bancaire en Australie, c’est assez simple. Vous devez vous rendre à la banque et solliciter un rendez-vous avec un conseiller. Vous expliquerez que vous souhaitez ouvrir un compte dans le but de travailler en Australie. Il existe deux types de compte : le « Choice » correspond au compte courant tandis que le « E saver » correspond à un livret d’épargne. Pour rester un an seulement, seul le « Choice » est vraiment important selon nous.

Au moment de l’ouverture de votre compte, on vous demandera de fournir votre passeport, votre numéro de téléphone australien ainsi qu’une adresse postale où vous pourrez recevoir votre carte de débit. Si vous n’avez pas la possibilité de donner une adresse postale, on vous proposera d’attendre un certain délai (environ une semaine) avant de venir chercher votre carte directement à la banque.

Ensuite, il vous faudra également ouvrir un fonds de superannuation. La superannuation est une cotisation payée par l’employeur (à hauteur de 9,5% de votre salaire). Elle est payée en plus de votre salaire et elle est versée directement sur votre fonds de superannuation. Cette somme est donc mise de côté pour la retraite, mais rassurez-vous, elle n’est pas perdue si vous quittez l’Australie avant d’être retraité(e) ! En effet, il existe un moyen de récupérer l’argent de votre fonds de superannuation lorsque vous quittez le pays, en faisant votre demande auprès de l’ATO.

Avant de partir, nous avions souscrit en France à une option de banque internationale afin de pouvoir continuer à utiliser notre carte française en Australie sans frais. Cela nous a évité d’être obligées de transférer de l’argent sur notre compte bancaire australien d’ici notre premier salaire. Si vous en avez la possibilité, c’est selon nous la meilleure chose à faire. Mais si votre banque ne propose pas d’option internationale et que vous ne voulez pas en changer avant votre départ, alors vous devrez effectuer un transfert d’argent de votre compte français à votre compte australien afin de pouvoir disposer d’un moyen de paiement sur place. Cette opération peut se faire via des organismes comme Transferwise ou Transfermate, moyennant un délai et des frais. Comparez les taux de change, commissions et délais afin de choisir la meilleure option pour vous.

Trouver une adresse postale

Le principal souci que nous avons rencontré lors de nos démarches à l’arrivée en Australie est la difficulté à obtenir une adresse postale. En effet, il vous sera souvent demandé de fournir une adresse, que ce soit pour recevoir votre TFN et votre carte bancaire ou encore dans le cadre des démarches liées à l’achat de votre voiture. Mais la plupart des backpackers vivent provisoirement dans un hôtel ou une auberge de jeunesse avant de s’installer dans un van ou une voiture aménagée. Cela pose un problème pour l’adresse : si on bouge tout le temps, on ne peut pas recevoir de courrier.

Avant de partir, nous avions entendu parler d’un système de poste restante. Cela consiste à payer une somme mensuelle en échange d’une boîte postale dans un bureau de poste, où l’on peut aller récupérer son courrier dès que besoin. Cependant, nous sommes allées poser la question dans tous les bureaux de poste d’Adelaide et personne ne semblait au courant de cette pratique. Ce système existe sans doute dans d’autres villes mais il n’a jamais été mis en place à Adelaide. Pour toutes nos démarches administratives, nous avons finalement choisi de donner l’adresse de l’hostel que nous avions loué la première semaine, tout en sachant que nous n’allions pas y rester longtemps et que ce n’est pas forcément la manière la plus sécurisée de recevoir du courrier.

Acheter une voiture

Une fois que vous avez effectué toutes ces démarches, vous pourrez vous consacrer à l’achat de votre voiture. Il est assez facile de trouver des offres, quel que soit le type de véhicule que vous recherchez (van, voiture déjà aménagée avec un lit, voiture avec une tente de toit, voiture classique à aménager vous-même). Dans toutes les villes d’Australie, des centaines de backpackers rentrent en Europe chaque mois, vous n’aurez donc aucun souci à trouver des vendeurs. Si vous recherchez une voiture déjà aménagée ou un van, Facebook et Gumtree (l’équivalent australien de notre Leboncoin) sont de véritables mines d’or, mais vous pouvez aussi trouver des offres intéressantes dans l’hostel où vous logez ou bien en discutant avec d’autres backpackers. Si vous souhaitez acheter une voiture et l’aménager vous-même, vous pouvez également vous rendre chez des concessionnaires de véhicules neufs ou d’occasion (généralement rassemblés en périphérie des villes).

PVT Australie rego
Photo : Claire Feuardant

La Registration (ou « rego »)

Acheter une voiture est une procédure assez simple en Australie. La seule démarche un peu compliquée est la « registration » ou « rego ». Ce document obligatoire est un équivalent australien de notre carte grise : il sert à identifier votre véhicule et il est rattaché à votre nom ainsi qu’à l’un des Etats ou Territoires de l’Australie.

Si vous achetez un véhicule neuf et que vous devez l’immatriculer, vous devrez faire une première demande de rego(« new rego »). Si vous achetez un véhicule d’occasion qui est déjà immatriculé et donc possède déjà une rego, vous devrez faire un transfert de rego afin de la rattacher à votre nom.  Dans ce cas, vous avez 14 jours pour le faire, à compter de la date d’achat du véhicule. Il existe deux cas de figure : soit vous achetez un véhicule immatriculé dans l’Etat ou Territoire où vous vous trouvez, soit vous achetez un véhicule immatriculé dans un autre Etat ou Territoire.

Le premier cas de figure est le plus simple. Vous êtes déjà sur place, ce sera donc plus facile de faire votre transfert de rego. En effet, tandis que certains Etats autorisent le transfert de rego par correspondance ou par téléphone, d’autres vous obligeront à vous rendre dans l’un des bureaux du motor registry de l’Etat. Ainsi, si vous avez acheté un véhicule immatriculé dans le Western Australia ou le Victoria, vous pourrez effectuer le transfert par correspondance depuis n’importe où en Australie, c’est donc beaucoup plus avantageux pour vous. En revanche, si votre véhicule est immatriculé dans le South Australia, le New South Wales, le Queensland, la Tasmanie, le Nothern Territory ou l’Australian Capital Territory, vous serez obligé d’être sur place dans les 14 jours suivant l’achat afin d’effectuer le transfert de rego.

Si vous n’avez pas acheté un véhicule immatriculé dans l’Etat ou le Territoire où vous vous trouvez au moment de l’achat et que vous ne pouvez pas faire le transfert de rego en ligne, la solution la plus simple reste d’annuler la rego en cours et de refaire une nouvelle demande (« new rego ») avec une nouvelle immatriculation dans l’Etat ou le Territoire où s’est fait l’achat.

Chaque Etat ou Territoire impose ses propres conditions, notamment concernant l’assurance au tiers ou le contrôle technique. Pour en savoir plus, faites un tour sur cet article très détaillé du site PVTistes.net.

Au moment de faire les papiers pour la rego, vous pourrez choisir si vous voulez la faire durer trois mois, six mois ou un an. Lorsqu’elle arrivera à expiration, il vous suffira de faire une demande de renouvellement de rego. Celle-ci se fait par correspondance dans la plupart des Etats et Territoires.

L’assurance

L’assurance au tiers (« Compulsory Third Party Insurance ») est, comme son nom l’indique, obligatoire quand vous achetez un véhicule. Elle est de manière générale comprise dans la rego, mais en cas d’accident, elle ne couvrira pas tous les frais (par exemple, elle prend en charge les dommages corporels mais pas les dommages matériels). Il est donc recommandé de souscrire à une assurance complémentaire. Les plus connues sont AAMI et Allianz. Nous avions choisi AAMI, mais libre à vous de comparer les différentes offres pour vous faire votre propre opinion.

La Road Assistance

Vous pouvez également choisir de souscrire à un service de « road assistance » qui vous viendra en aide si vous tombez en panne, où que vous soyez en Australie. Par sécurité, nous avons choisi de souscrire à ce service parce que nous avons une voiture assez ancienne et donc plus sujette aux problèmes techniques, et surtout parce qu’en Australie, on peut parfois être obligé de rouler plusieurs centaines de kilomètres avant de trouver le premier garage !

Attentions aux arnaques !

Comme dans n’importe quel pays, acheter un véhicule à un particulier comporte plus de risques d’arnaques. Soyez vigilant lors de l’achat ! Le vendeur doit absolument avoir toutes les factures et reçus des précédentes révisions et réparations effectuées sur le véhicule, ainsi que le papier de la rego à son nom. Si vous n’êtes pas sûr de sa bonne foi, demandez à faire un « check » dans un garage agréé afin de vous assurer que le véhicule n’ait pas de défauts cachés.

Comme vous l’auriez fait pour n’importe quel achat de voiture d’occasion en France, demandez à conduire la voiture et écoutez attentivement si vous entendez des bruits suspects. Regardez bien partout afin de vous assurer que tout fonctionne correctement : feux, voyants, pneus, ceintures de sécurité, climatisation, pédales etc. Vérifiez aussi que le véhicule comporte bien une roue de secours et un cric.

Enfin, il faut savoir que vous trouverez couramment des voitures qui ont plus de 250 000 kilomètres au compteur. Cela peut paraître énorme en France, mais ne vous braquez pas tout de suite sur le nombre de kilomètres si la voiture est, par ailleurs, en bon état. Les distances en Australie n’ont rien à voir avec celles que l’on peut parcourir en France et les voitures qui sont vendues là-bas sont adaptées.

Maintenant que vous avez effectué toutes les démarches nécessaires et acheté votre voiture, l’aventure peut commencer ! Il est temps de partir enfin sur la route… que diriez-vous de la Tasmanie ? Lisez nos conseils pour ne rien rater sur la Côte Est de la Tasmanie et sa capitale, Hobart.

Préparation PVT Australie : tout ce qu’il faut savoir (Partie 2)

Une fois que vous avez défini votre projet de voyage, choisi votre ville d’arrivée et obtenu votre visa, les choses sérieuses commencent ! Vous êtes maintenant sûr(e) à 100% de partir en Australie, il ne vous reste plus qu’à vous arrêter sur une date et concrétiser votre projet de voyage en effectuant quelques dernières démarches. Nous vous donnons quelques conseils pour vous organiser au mieux.

Prendre son billet d’avion

Avant tout, commencez par réserver votre billet d’avion. Pour faire votre choix entre toutes les options qui s’offrent à vous, vous devrez prendre en compte différents critères.

Aller simple ou aller-retour ?

Un aller-retour vous coûtera moins cher dans l’absolu, cependant il vous laissera beaucoup moins de liberté. En un an, votre projet a le temps de mûrir : et si vous décidez de rester une deuxième année ? Ou bien d’enchaîner directement avec un PVT en Nouvelle-Zélande  ? Votre billet de retour ne vous servira alors plus à rien. C’est pour cette raison que nous avons choisir de prendre un aller simple.

Trajet direct ou escales ?

Il faut au total entre 17 et 21 heures de vol pour rejoindre l’Australie depuis la France. Si l’on y ajoute les escales à l’intérieur des aéroports, cela peut être très long. En ce qui nous concerne, nous sommes parties de Marseille le 4 septembre en fin de matinée, et nous sommes arrivées à Adelaide le matin du 6 septembre (en comptant le décalage horaire) ! Si vous n’avez pas l’habitude de passer autant de temps entre l’avion et les aéroports, préférez entrecouper votre trajet par des escales de plusieurs jours qui vous permettront de prendre l’air et de vous reposer.

Aéroport Singapour
L’aéroport de Singapour – Photo : Alice Feuardant
Aéroport Singapour
Le « jardin enchanté » de l’aéroport de Singapour – Photo : Alice Feuardant
Aéroport Singapour
Le « Sunflower garden » de l’aéroport de Singapour – Photo : Alice Feuardant

Quel budget ?

Le prix de votre billet est important aussi : la compagnie utilisée, la classe de voyage, les restrictions bagage ainsi que le nombre d’escales et d’heures de vol influent sur le tarif total que vous paierez. Il dépendra aussi de votre ville de départ et votre ville d’arrivée. Si vous hésitez encore entre plusieurs villes d’arrivée en Australie, vous pouvez également arrêter votre choix sur celle qui vous coûtera moins cher en billet d’avion.

Obtenir le permis international

Le permis international est obligatoire en Australie, que vous souhaitiez louer ou acheter un véhicule. Bonne nouvelle : faire votre permis de conduire international ne vous demandera pas beaucoup de temps, que très peu d’efforts et aucun frais. Attention cependant : il vaut mieux vous y prendre très à l’avance car il peut mettre plusieurs mois à arriver !

Souscrire à une assurance voyage

Les frais de santé sont excessivement chers en Australie, il est donc fortement conseillé de souscrire à une assurance santé qui vous couvrira durant tout votre séjour sur le sol australien. Le choix de l’assurance est primordial et vous devrez prendre en compte de nombreux critères : plafonds de remboursement, franchises, prise en compte ou non de la responsabilité civile, possibilité de renouveler votre contrat, prise en charge du rapatriement, prise en charge des activités sportives à risque, prix etc.

Attention, la plupart des assurances voyage ne prennent pas en charge les maladies survenues avant votre départ en Australie, comme par exemple les maladies chroniques nécessitant l’achat d’un traitement durant votre séjour, ou n’importe quel autre souci qui serait lié à un accident survenu lorsque vous étiez toujours en France. Si vous souhaitez que ce type de frais de santé soit pris en charge, il faut souscrire à la CFE (Caisse des Français à l’Etranger), qui vous permet de garder ouverts vos droits à la sécurité sociale et vous remboursera à hauteur des frais français.

Nous avons choisi l’assurance Globe PVT, mais il en existe beaucoup d’autres. A vous de choisir celle qui vous conviendra le mieux en fonction de votre situation.

Choisir une option de banque internationale

Si vous avez l’intention de travailler en Australie, vous serez obligé d’ouvrir un compte australien une fois sur place. Cependant, il peut être pratique d’avoir à côté de cela une carte bancaire française que vous pourrez utiliser sans frais pour vos achats à l’international. Cela vous permettra notamment de payer vos premières dépenses, en attendant d’ouvrir votre compte bancaire australien. Mais aussi, cela vous évitera de payer des sommes astronomiques pour soit retirer du liquide, soit transférer de l’argent de votre compte français à votre compte australien.

Pour notre part, nous avions souscrit aux options internationales de la Banque Populaire et de la Société Générale avant de partir. Nous avons utilisé notre carte bancaire française pour tous nos achats au début de notre PVT, jusqu’à recevoir notre premier salaire sur notre compte bancaire australien. Selon votre âge et votre banque, l’option internationale (s’il y en a une !) vous coûtera plus ou moins cher : à vous de voir si c’est intéressant pour vous.

Réserver son logement en Australie

Avant de partir, pensez à réserver au moins une première semaine de logement dans votre ville d’arrivée, par exemple en location ou dans une auberge de jeunesse.

Nous avions choisi le Tequila Sunrise Hostel et si vous arrivez vous aussi à Adelaide, nous vous le conseillons sans hésiter ! Cette auberge de jeunesse est très bien située, vous pourrez facilement vous déplacer à pieds pour rejoindre le centre-ville et les principales rues commerçantes. Elle est également très conviviale : le petit-déjeuner est inclus, vous aurez donc droit tous les matins à des pancakes maison avec de la pâte à tartiner, de la confiture ou encore du beurre de cacahuète. Et vous aurez aussi l’occasion de rencontrer du monde autour d’un repas gratuit quatre fois par semaine ! De plus, le « Tequila Sunrise » possède un accord avec l’agence de voyage voisine : du moment qu’on loge à l’auberge, on peut gratuitement louer un vélo pour la journée, en échange d’une pièce d’identité. Enfin, cette auberge de jeunesse a l’avantage d’être relativement peu chère. Bien sûr, cela ne vous conviendra pas si vous avez l’habitude de loger dans des hôtels ou de louer un appartement lorsque vous voyagez : nous dormions dans une chambre mixte de huit personnes… mais gardez aussi à l’esprit que cela reste un logement temporaire.

Les démarches à effectuer avant de partir

Avant de vous envoler pour l’Australie, assurez-vous que vous laissez bien tout en ordre derrière vous : pas d’abonnement ouvert ou d’assurance en cours qui vous débitera de l’argent pour rien, pas de vente d’appartement ou de maison à gérer depuis l’étranger… Voici un petit aperçu des démarches que vous devrez effectuer avant votre départ, que ce soit plusieurs mois ou quelques jours avant de prendre l’avion :

  • Si vous logez dans un appartement en location, pensez à donner à l’avance votre préavis de départ.
  • Si vous n’avez aucun endroit où entreposer vos affaires ou votre voiture durant votre PVT, pensez au garde-meuble, ou bien, si cela revient trop cher, vous pouvez envisager de sous-louer votre appartement, si c’est possible.
  • Si vous démissionnez ou que vous demandez une rupture conventionnelle  de contrat auprès de votre travail, pensez également à donner votre préavis à l’avance.
  • Informez la Sécurité sociale de votre départ : c’est obligatoire ! Malheureusement, après plus de six mois à l’étranger vous perdrez vos droits à la Sécurité Sociale, à moins de vous inscrire à la CFE sur toute la durée de votre séjour.
  • Si vous êtes inscrit au Pôle Emploi, pensez à les informer de votre départ afin de pouvoir suspendre vos droits aux allocations chômage jusqu’à votre retour en France.
  • Si vous payez des impôts, pensez également à informer le centre des impôts de votre départ à l’étranger.
  • Résiliez tous les abonnements qui ne vous serviront pas durant votre séjour en Australie : téléphone et Internet, par exemple.
  • Faites un bilan de santé complet : les frais de santé coûtent très cher en Australie, et ce même avec une assurance car selon ce que vous faites, vous ne serez pas toujours remboursé à 100%. Si vous avez quelque chose à faire au niveau de votre santé (opération, prescription et achat de traitement médical, de lunettes ou de lentilles, pose d’un appareil dentaire etc.), faites-le avant de partir, c’est beaucoup plus prudent.
  • Inscrivez-vous sur le site de l’Ariane: cela permet au Ministère de l’Europe et des affaires étrangères de suivre vos déplacements et de vous contacter en cas de situation d’urgence dans votre pays d’accueil, comme par exemple une catastrophe naturelle.

Télécharger des applications utiles

Il existe de nombreuses applications mobiles qui vous seront très utiles et  vous faciliteront la vie pendant votre séjour en Australie. En voici quelques-unes que vous devez absolument avoir dans votre téléphone :

myVEVO

Cette application permet de suivre le statut de votre visa : numéro de référence, date d’expiration ou encore numéro et date de cession du visa.

WikiCamps Australia

Si vous comptez partir en road-trip et dormir dans des campings, sachez qu’en Australie, il est interdit de dormir n’importe où, mais il existe des campings un peu partout dans lesquels vous pourrez vous arrêter. L’application recense tous les campings, caravan parks et backpackers hostels sur une carte très précise, avec la possibilité de filtrer en fonction de nombreux critères : gratuit ou payant, avec douches, tentes autorisées, avec une cuisine, de la réception pour téléphone, une connexion Wi-Fi etc. Pour chaque camping, vous avez accès aux coordonnées (adresse exacte, téléphone pour réserver etc.) mais aussi aux avis des utilisateurs de l’application. WikiCamps Australia est une application payante, cependant elle est très peu chère : nous avons payé 5,40$ seulement à l’inscription et nous nous en servons pratiquement tous les jours ! D’autres backpackers utilisent l’application CamperMate qui fonctionne sur le même principe.

Fuel Map Australia

Cette application permet de visionner sur une carte toutes les stations essence disponibles autour de vous. Il vous suffit de sélectionner le carburant que vous utilisez et vous aurez un aperçu de toutes les stations qui en proposent, avec l’adresse, le prix du carburant en centimes par litres et les facilités sur place (toilettes, possibilité de retirer de l’argent ou encore de laver votre voiture…). C’est une application très pratique si vous souhaitez comparer les prix des différentes stations essences autour de vous avant de faire le plein.

Maps.me

Depuis le début de notre voyage, nous avons toujours utilisé Google Maps, cependant nous avons beaucoup entendu parler de Maps.me, qui est aussi une application de GPS, à la différence près qu’elle peut être utilisée sans connexion Internet. En revanche, il vous faudra télécharger toutes les cartes avant et cela consomme beaucoup de données. Pensez à la faire depuis une connexion Wi-Fi, au risque de vous retrouver avec une facture de téléphone énorme.

Bookme

Nous n’avons pas encore utilisé cette application mais elle nous a été recommandée par des amis. Elle propose des réductions sur des billets pour des activités et visites partout en Australie. Pour chaque activité, vous pourrez également consulter des avis.

Faire ses valises

Une fois que vous aurez terminé tous les préparatifs, il ne vous restera plus qu’à faire vos bagages ! La première question à se poser est si vous devez prendre une valise ou un sac à dos. Pour faire votre choix, vous devrez d’abord évaluer le volume de ce que vous comptez emmener avec vous. Si vous ne savez pas voyager léger, privilégiez la valise pour ne pas risquer d’avoir des problèmes de dos. Ensuite, cela dépendra aussi de votre projet : si vous avez l’intention de rester en ville et de loger dans un appartement, la valise conviendra tout à fait. Si vous avez l’intention de faire du backpacking en vivant sur la route, dans un van ou dans une voiture, le sac à dos sera beaucoup plus pratique car il prendra moins de place.

Avant de faire vos valises, pensez à vérifier les éventuelles restrictions sur le site de la compagnie aérienne qui va assurer votre voyage en Australie. En ce qui concerne les vêtements et cosmétiques, prenez le minimum : vous trouverez les mêmes choses qu’en France si besoin sur place. Ne prenez pas vos vêtements préférés : surtout si vous comptez travailler en ferme pour renouveler votre visa, vous ne pourrez pas espérer les porter neuf et entièrement propres à votre retour en France…

En revanche, si vous devez prévoir des médicaments ou un traitement dont il n’existe pas d’équivalent exact en Australie, prenez ce qu’il vous faudra pour les douze mois que durera votre PVT. Attention à bien conserver l’ordonnance avec vous au cas où vous êtes contrôlé à l’aéroport !

Enfin, ne remplissez pas votre valise ou votre sac au maximum de sa capacité, car vous voudrez sans doute rentrer en France avec plein de souvenirs de votre séjour !

Nous espérons que ces quelques conseils vous permettront de vous organiser au mieux pour préparer votre départ en PVT en Australie. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser en commentaire, nous nous ferons un plaisir d’y répondre !

Préparation PVT Australie : tout ce qu’il faut savoir (Partie 1)

Partir en Australie avec un Visa Vacances-Travail n’est pas une décision qui se prend au dernier moment. Si vous voulez que votre séjour se passe au mieux, il faudra consacrer beaucoup de temps avant votre départ à la préparation de votre PVT. Nous avions commencé à préparer notre PVT environ neuf mois avant de prendre l’avion, et cela n’a pas été de trop. Certaines personnes s’y prennent un an ou plus à l’avance, d’autres seulement trois ou quatre mois, mais nous vous conseillons de commencer les préparatifs dès que votre décision est définitive, ne serait-ce que pour l’obtention de certains papiers qui peut être très longue. On vous en dit plus dans cet article.

Vérifier son éligibilité au PVT

Un visa vacances-travail est très facile à obtenir, c’est même certainement l’un des visa les moins restrictifs au monde. Mais il existe quand même quelques conditions. D’abord, vous devez obligatoirement avoir entre 18 et 35 ans. Notez que c’est la date de la demande qui est comptabilisée, vous pouvez donc faire votre demande de visa à 35 ans, même si vous envisagez de partir à 36 ans. En revanche, vous ne pourrez pas obtenir de second visa si vous avez dépassé la limite d’âge pendant votre séjour en Australie.

Aussi, vous devez avoir la nationalité française, belge ou canadienne. Vous pouvez en revanche faire votre demande depuis n’importe quel pays, pensez juste à cocher « France » lorsqu’on vous demandera votre pays d’origine.

Vous devez également posséder un passeport valide sur toute la durée de votre séjour en Australie.

Enfin, le gouvernement australien vous demande de partir avec suffisamment d’économies pour vivre sur place, dans l’hypothèse où vous ne trouveriez pas tout de suite du travail. Au moment de votre demande de visa, vous devrez donc justifier que vous avez sur votre compte bancaire un minimum de 5000 AU$, soit un peu plus de 3000€.

Se renseigner

La clé pour réussir votre PVT en Australie est avant tout de beaucoup vous documenter sur l’Australie, sa culture, ses coutumes, ses particularités.

Par exemple, il vous sera utile de savoir que les Australiens conduisent à gauche ou encore que les distances en Australie sont loin d’être les mêmes qu’en France : alors qu’en France, conduire une heure paraît interminable, en Australie c’est une distance qui paraît tout à fait raisonnable. Aussi, vous trouverez très peu de transports en commun en-dehors des principales grandes villes : en Australie, on se déplace principalement en voiture.

Vous devez également savoir que l’Australie est située pile sous un trou de la couche d’ozone : le soleil est donc beaucoup plus fort qu’en France. L’Australie est le pays au monde qui recense le plus de cancers de la peau. Vous devez absolument vous préparer à porter des lunettes de soleil et un chapeau, et vous couvrir en permanence de crème solaire à haut indice de protection (prévoyez de l’acheter là-bas, car nous n’avons pas en France de niveau de protection équivalent à celui dont vous aurez besoin en Australie).

Ce type d’information a beau être du détail, il vous permettra d’éviter beaucoup de galères sur place, aussi bien dans votre voyage qu’au niveau de votre santé.

Il est aussi très important de vous renseigner sur les démarches administratives que  vous devrez faire avant le départ et à votre arrivée. Si vous comptez travailler en Australie, renseignez-vous aussi sur les types de jobs, les conditions, le salaire moyen, les taxes etc. Plus vous en saurez et moins vous risquerez de vous faire arnaquer à l’embauche.

Enfin, si vous souhaitez rester une deuxième année, renseignez-vous sur les conditions d’éligibilité au second visa. Tous les types d’emploi ne sont pas éligibles ! Vous trouverez la liste des secteurs qui donnent droit à un second visa sur le site de l’immigration australienne. Les plus couramment visés par les pvtistes sont l’agriculture (notamment le « fruit picking ») et la construction. Mais vous pouvez aussi travailler dans le secteur de la pêche ou dans les mines, par exemple. Attention, vous devez avoir effectué au minimum 88 jours de travail dans l’un de ces secteurs pour pouvoir prétendre à un second visa. De plus, toutes les régions ne sont pas éligibles ! Vous trouverez également les codes postaux donnant droit au second visa sur le site de l’immigration australienne.

Enfin, voici quelques liens utiles pour vous documenter sur tout ce qui touche à votre PVT en Australie :

  • Le site pvtistes.net: vous y trouverez des dossiers et articles très complets sur tous les sujets, ainsi que des témoignages qui vous donneront une idée concrète de ce qui vous attend.
  • Le forum de pvtistes.net: vous pouvez y poser vos questions ou lire des discussions déjà ouvertes.
  • Le guide des pvtistes en Australie: c’est une véritable mine d’or de conseils. Vous y trouverez le détail des démarches à effectuer avant et après le départ.
  • Le guide du National Harvest Labour Information Service qui regroupe toute l’information dont vous aurez besoin pour travailler en Australie dans le domaine de l’agriculture.

Définir son projet de voyage

Il existe autant de projets de voyage que de pvtistes. N’essayez pas de vivre exactement la même expérience qu’un proche ou quelqu’un dont vous aurez lu un témoignage. Vous devez chercher à vivre une expérience qui vous correspond à 100%, autrement vous risquerez d’avoir des regrets.

Au départ, nous avions prévu de s’établir dans une ville comme Melbourne et y travailler soit dans notre domaine (le marketing), soit en changeant complètement de direction, par exemple en travaillant dans un restaurant. Et pourquoi pas, rester définitivement pour lancer notre propre entreprise. Cependant, nous nous sommes vite rendues compte qu’il était plus compliqué que nous le pensions de rester en Australie sur le long terme. De plus, le PVT ne permet pas de travailler plus de six mois pour le même employeur, ce qui écarte aussi beaucoup de possibilités d’emploi. Enfin, nous voulions avoir le temps de visiter toute l’Australie et nous savions que la meilleure manière de le faire était de ne pas s’établir dans une ville mais au contraire, d’acheter une voiture et de vivre sur la route. Après réflexion, nous avons finalement décidé de faire le tour de l’Australie en travaillant dans des fermes dès que nous le pourrions.

Road trip PVT Australie
Notre voiture aménagée avec une tente de toit – Photo : Claire Feuardant

Choisir sa ville d’arrivée

Même si vous prévoyez de faire un tour de l’Australie, vous devrez quand même passer la ou les première(s) semaine(s) en ville, le temps de vous occuper de toutes les démarches administratives, d’acheter votre voiture et de prendre vos marques. Entre Sydney, Melbourne, Perth, Adelaide, Cairns, Brisbane, Alice Springs ou encore Darwin, vous aurez l’embarras du choix. Documentez-vous sur chaque destination et choisissez ce qui correspond le mieux à vos attentes en termes de taille, de dynamisme, de climat, de situation géographique et de qualité de vie. Votre choix dépendra aussi de votre budget (s’il est serré, évitez les villes les plus chères comme Sydney), de la saison dans laquelle vous arriverez (Alice Springs en été est très peu recommandée) et de votre projet (si vous souhaitez travailler, choisissez une ville qui offre à la fois beaucoup de jobs disponibles et peu de concurrence des locaux et des autres pvtistes).

En considérant tous ces critères, nous avons finalement opté pour Adelaide. C’est une ville à taille humaine où l’on peut parfaitement se déplacer à pieds, ce qui vous permettra de gagner du temps si vous devez intercaler votre rendez-vous à la banque entre un passage à la poste et un tour des opérateurs téléphoniques. De plus, Adelaide offre une très bonne qualité de vie, non seulement parce qu’elle accueille beaucoup d’événements et de festivals, mais aussi parce qu’elle est relativement moins chère que les plus grandes villes. Elle est idéalement située entre les longues plages de la côte et la Barossa Valley, véritable paradis pour les amateurs de vin. Comme Perth, Adelaide est la ville de départ de nombreux pvtistes, vous n’aurez donc aucun mal à y trouver des backpackers cherchant à revendre leur voiture.

Adelaide Australie
Adelaide – Photo : Claire Feuardant

Prendre son VISA

Il vaut mieux faire sa demande de visa le plus tôt possible, c’est-à-dire dès que votre décision de partir sera prise. En effet, même s’il est extrêmement rare de se voir refuser un Working Holiday Visa si l’on remplit toutes les conditions requises, il est quand même conseillé d’attendre d’avoir reçu sa confirmation de visa pour entamer toutes les dépenses liées au voyage : achat du billet d’avion, réservation du logement sur place etc.

La demande de visa se fait en ligne et elle prend trente minutes à peine. Une fois terminée, le temps d’attente avant de recevoir la confirmation peut énormément varier. Certains la reçoivent quelques heures après, certains doivent attendre plusieurs jours et d’autres ne reçoivent pas de nouvelles avant plusieurs semaines. Mais quel que soit le délai d’attente, cela ne signifie absolument pas que votre demande a été plus ou moins facilement acceptée : en fait, cela dépend de plusieurs facteurs qui ne dépendent pas de vous, comme par exemple le nombre de demandes à traiter à cette période précise. Soyez patient !

C’est donc une fois que vous aurez obtenu votre visa que vous pourrez entamer les démarches concrètes liées à votre départ : achat du billet d’avion, souscription à une assurance voyage, choix et réservation du logement sur place et préparations de dernière minute… On vous détaille tout cela par ici.

Pourquoi nous sommes parties en PVT en Australie

En septembre dernier, nous avons décidé de tout quitter pour partir à l’aventure en Australie. Nous travaillions toutes les deux et nous avions un logement, des activités, des amis et la sécurité de l’emploi, mais malgré cela, nous nous sommes jetées tête la première dans l’inconnu. Beaucoup de personnes, dont nos parents, n’ont pas compris notre décision au début. Pourquoi partir à l’étranger pendant un an alors que l’on a déjà une vie bien établie, avec sa routine quotidienne ? Si vous avez peur de vous lancer, on vous donne quelques bonnes raisons de faire le premier pas.

Voyager, voyager et… voyager

Comme de plus en plus de monde faisant partie des générations Y et Z, nous sommes passionnées de voyages. Peut-être que cette passion nous vient de notre enfance, que nous avons passée entre la Réunion, la Nouvelle-Calédonie, la Martinique et la France métropolitaine. Comme nous avons souvent déménagé, nous en avons profité aussi pour voyager le plus possible, et aujourd’hui nous avons du mal à rester en place. Pour nous, tous les prétextes sont bons pour partir en voyage : quand nous avions appris qu’il était possible de partir à l’étranger pendant un an, sans condition ou presque, nous avons aussitôt sauté sur l’occasion !

Même si le PVT (Permis Vacances Travail, Working Holiday Visa en anglais) est un Visa qui donne l’autorisation de travailler dans son pays d’accueil, le but premier est avant tout de voyager. Explorer un pays, vivre sur la route, découvrir des paysages, une faune et une flore que l’on ne connaît pas, rencontrer des gens dont la culture est parfois à l’opposé de la nôtre… la vie d’un backpacker expatrié fait rêver. Le PVT est le meilleur moyen (et le plus simple) de goûter à cette vie, ne serait-ce que pendant un ou deux ans.

On vous expliquera pourquoi un peu plus tard dans cet article, mais pour nous, la destination de notre PVT (à savoir, l’Australie) était évidente. Nous voulions avoir le temps de visiter le pays tout entier : ses villes, ses îles, son désert, ses lagons et ses magnifiques parcs naturels. Mais l’Australie est beaucoup trop étendue pour que l’on puisse tout voir en un seul voyage ! Et depuis la France, le billet coûte trop cher pour faire plusieurs allers retours… Partir un an permettait d’avoir le temps de tout faire et de profiter de tout.

Kangourou South Australia PVT Australie
Kangourou, Deep Creek Conservation Park (South Australia) – Photo : Claire Feuardant
Sydney Opera House PVT Australie
Sydney Opera House – Photo : Claire Feuardant

S’immerger à 100% dans la culture d’un pays

Ceux qui ont étudié pendant plusieurs mois à l’étranger pourront le confirmer, la meilleure façon de s’immerger dans la culture d’un pays, c’est de s’y établir pour y vivre. Trouver un logement, acheter un forfait de téléphone, faire ses courses, trouver un travail… toutes ces obligations du quotidien qui nous semblent faciles en France prennent une autre dimension à l’étranger. Mais c’est aussi en sortant du cadre du tourisme que l’on peut côtoyer les locaux, adopter leurs habitudes et s’intégrer vraiment. C’est là que l’on se fait des amis étrangers, que l’on se considère chez soi, que l’on connaît l’histoire et la culture du pays sur le bout des doigts. Selon nous, vivre dans un pays est le meilleur moyen de le connaître et de se l’approprier. C’est aussi cela qui nous a poussé à faire un PVT !

Améliorer son anglais

On ne vous dit pas que vous allez devenir bilingue après un an, mais vous allez pratiquer l’anglais, et c’est ce qui est le plus important quand on apprend une langue. A la fin de votre année de PVT, vous comprendrez bien mieux l’accent de votre pays d’accueil, vous ne chercherez plus vos mots, vous serez capable de participer à une conversation quel que soit le sujet abordé. Quand on sait à quel point parler anglais est devenu indispensable aujourd’hui, c’est déjà une raison suffisante pour partir !

Prendre le temps de réfléchir à un projet d’avenir

Le PVT est aussi l’occasion de mettre sa vie entre parenthèse pendant un an ou deux, le temps de réfléchir à ce que vous souhaitez faire dans votre vie. Si comme nous, vous venez de finir vos études et vous avez travaillé quelques temps dans votre branche, mais vous n’êtes tout d’un coup plus sûr(e) de vouloir consacrer votre vie à ce métier, le PVT vous donnera un peu de temps pour mettre vos idées en ordre. Qui sait, peut-être qu’à votre retour vous aurez gardé un goût pour l’aventure et vous déciderez de lancer votre propre entreprise ou de vivre de votre passion !

Vivre des expériences uniques

Sillonner le désert dans un van, surfer sur des plages mythiques, faire du snorkeling près de la Grande Barrière de Corail, caresser un koala… L’Australie offre de très nombreuses opportunités d’expériences qui resteront toute votre vie des souvenirs incroyables.

Kangaroo Island PVT Australie
Kangaroo Island – Photo : Claire Feuardant

Vous vivrez aussi des expériences qui font beaucoup moins rêver : travailler en ferme sous quarante degrés à l’ombre, avaler une mouche, croiser des araignées plus grosses que votre poing, vous retrouver face à face avec un alligator… mais ce sont des choses que vous ne verrez nulle part ailleurs et que vous n’aurez plus jamais l’occasion de vivre. Que vous décidiez d’aller en Australie ou ailleurs, votre vie sera loin de ressembler à votre routine quotidienne en France, et c’est ce qui fait l’aventure !

Faire des rencontres

Dans beaucoup de pays, les locaux sont friendly et surtout, ils adorent parler aux étrangers. Nous avions entendu dire que les Australiens n’aiment pas les Français, mais jusqu’à présent n’avons pas encore pu confirmer cette idée reçue… Nous avons croisé de nombreux Australiens qui étaient ravis de nous parler de leur pays, des choses à voir à tel ou tel endroit. Sur un camping, un couple d’Australiens sont venus d’eux-mêmes nous aider à allumer notre premier feu de camp, puis ils nous ont invité à venir les voir si l’on avait un jour l’occasion de passer près de chez eux !

Gagner en maturité

Pour certains, partir en PVT est l’occasion de faire un premier voyage sur un autre continent, à l’autre bout du monde. Pour nous, c’était l’occasion d’apprendre à se débrouiller seules pour organiser un road trip, gérer un budget, vivre sur la route et dormir dans des campings, acheter une voiture et en prendre soin, trouver du travail… Le PVT est une expérience riche qui permet de gagner en maturité et en confiance en soi !

Donner une valeur ajoutée à son CV

Une question que l’on se pose souvent est si, professionnellement, il est judicieux de mettre sa carrière entre parenthèse pour partir un ou deux ans en PVT. Dans « Permis Vacances Travail », il y a « Vacances » et on peut avoir peur qu’un futur employeur y voie un prétexte pour ne rien faire pendant un an ou deux. En fait, le fait d’être parti en PVT peut parfaitement être bien vu sur un CV, à condition de savoir le valoriser. Par exemple, mettez en avant votre apprentissage d’une langue étrangère, ou bien soulignez que cette expérience traduit votre courage, votre ténacité, votre capacité d’adaptation, d’intégration et d’organisation… Cela dépend du poste recherché, mais vous verrez qu’en réfléchissant en terme de compétences acquises, vous trouverez toujours un argument pour expliquer le choix que vous avez fait en partant.

Pourquoi l’Australie ?

En tant que francophone, vous avez le choix entre quatorze destinations pour partir en PVT : l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada, le Japon, la Corée du Sud, Hong-Kong, Taïwan, la Russie, l’Argentine, la Colombie, le Chili, l’Uruguay, le Mexique et le Brésil. Autant de destinations qui font rêver… dur d’opter pour une ou pour une autre !

Pour nous, le choix était déjà fait. Durant notre enfance, nous avons vécu trois ans et demi en Nouvelle-Calédonie, et pendant ce séjour nous avions eu l’occasion de visiter l’Australie deux fois. La première fois, c’était Sydney, Melbourne, la Great Ocean Road, Canberra, Adelaïde et Kangaroo Island. La deuxième fois, c’était Sydney. Nous avions eu un véritable coup de cœur pour ce pays et depuis, nous rêvions d’y retourner un jour, cette fois pour y vivre. Comme c’était le projet numéro un sur notre bucket list, nous ne nous sommes même pas posé de questions. Si nous voulions demander un PVT, c’était avant tout pour partir en Australie !

Côte des 12 Apôtres PVT Australie
Nous en 2007 sur la Côte des 12 Apôtres – Photo : Bruno Feuardant

Mais il existe des milliers d’autres raisons de partir en Australie. Pour n’en citer que quelques-unes : rencontrer une faune unique au monde, contempler des paysages à couper le souffle où la nature est préservée, se balader sur des plages paradisiaques ou en plein cœur du désert, plonger au cœur du plus beau lagon du monde, découvrir la culture aborigène, vivre sous le soleil, adopter la fameuse « cool attitude » australienne, voyager et travailler dans un pays anglo-saxon… Si tout cela vous donne l’eau à la bouche, n’hésitez pas : foncez !