Découverte du village médiéval d’Entrevaux

Le sud de la France est une véritable mine d’or pour ceux qui, comme nous, adorent partir au hasard sur les routes et découvrir de charmants villages typiquement français. Nous en avons exploré tellement que nous ne pouvons plus les compter ! Nous vous avons déjà parlé de Villeneuve-Loubet et de Mougins à travers nos articles précédents. Aujourd’hui, nous partons dans les Alpes-de-Haute-Provence pour vous parler de l’un de nos gros coups de cœur : Entrevaux.

Nous avons plusieurs bonnes raisons d’aimer ce village, à commencer par une belle histoire de famille. Notre grand-mère a été, durant plusieurs années, l’une des pensionnaires du couvent qui a depuis été remplacé par l’hôpital d’Entrevaux. C’est avec elle que nous avons découvert Entrevaux pour la première fois, en l’écoutant parler du train qu’elle prenait pour aller là-bas et des années qu’elle y a passées. Entrevaux est un village qui a du charme : ce n’est pas pour rien qu’il a été labellisé « village et cité de caractère » ! Si vous venez de Cannes ou de Nice, vous verrez que la route pour rejoindre Entrevaux est, elle aussi, magnifique, que vous soyez en train ou en voiture.

Comment se rendre à Entrevaux depuis Nice ?

Si vous pouvez aller à Entrevaux en voiture, faites-le ! C’est le moyen de transport idéal pour profiter au maximum du paysage et être libre de s’arrêter pour visiter les autres villages qui ponctuent le trajet. Pour rejoindre Entrevaux depuis Saint-Laurent-du-Var, il faut suivre la « Route de Grenoble » (soit la nationale M6202 puis la départementale D6202). Très vite, cette route rejoint le fleuve Var, qu’elle suivra jusqu’à Entrevaux. C’est aussi cette route qui va jusqu’à Dignes ou Grenoble.

Route Entrevaux
Photo : Alice Feuardant

Si vous n’avez pas la possibilité d’y aller en voiture, vous pouvez aussi prendre le train. Le fameux train des Pignes, très plébiscité par les touristes, permet de relier Nice et Digne-les-Bains, avec de multiples arrêts, dont Entrevaux. Ce train fait l’aller-retour quatre fois par jour. Pour pousser l’expérience jusqu’au bout, vous pouvez aussi prendre la mythique locomotive à vapeur datant des années 1920… Ce train classé monument historique permet de vivre une immersion complète dans le passé, cependant il ne circule qu’entre Puget-Théniers et Annot (avec arrêt à Entrevaux), le vendredi et/ou le dimanche entre mai et octobre. Pour connaître le calendrier exact des circulations du train à vapeur et réserver son billet (obligatoire !), il vaut mieux appeler l’Office de Tourisme de Digne-les-Bains au 04 92 36 62 62.

Visiter Touët-sur-Var et ses portes peintes

Nous vous recommandons vivement de vous arrêter à Touët-sur-Var, situé entre Villars-sur-Var et Puget-Théniers et à une quinzaine de kilomètres d’Entrevaux. Ce village est construit tout en hauteur contre une falaise, ce qui lui donne un charme singulier. Les maisons sont étroites et hautes et le village est un labyrinthe d’escaliers, de ruelles pavées, de montées et de descentes. Faites l’effort de grimper tout en haut du village : c’est raide, mais ça en vaut la peine. Le point de vue donnant sur la vallée du Var est magnifique ! C’est aussi de là-haut que partent plusieurs chemins de randonnée.

Touët-sur-Var est également réputé pour ses portes peintes. Pratiquement chaque ruelle du village a sa peinture et les thèmes qui sont représentés sont très éclectiques : une scène de vie africaine, un arbre, des vignes ou des fleurs, une femme en train de tricoter, un homme jouant aux échecs, un aquarium ou encore un paysage vénitien… n’hésitez pas à faire deux fois le tour du village pour être sûr de ne rien manquer !

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Visiter le village médiéval d’Entrevaux

En arrivant à Entrevaux, vous pouvez vous garer au parking de la gare, qui est gratuit et ne manque jamais de place. Pour pénétrer à l’intérieur de la cité médiévale, il faut traverser le pont levis qui enjambe le Var. Le décor est tout de suite fixé : on a l’impression de revenir des siècles en arrière, en plein Moyen-âge.

Pont levis Entrevaux
Photo : Entrevaux

Un peu d’histoire…

L’ancêtre romaine d’Entrevaux est Glanate. Cette cité constituait une étape importante de la voie prétorienne, une route commerciale reliant Apt et Cimiez.

Dès le Vème siècle, cette ville devint une cité épiscopale et prit le nom de « la Sedz ». Au Xème siècle, elle fut déportée du côté opposé du Var et adopta le nom définitif d’Entrevaux. Ce nom est dérivé du terme « inter valès », littéralement « entre vallées » qui désignait la situation géographique de la ville, construite sur un éperon rocheux entre deux vallées.

A la Renaissance, Entrevaux acquis le titre de Ville Royale du Royaume de France, ce qui signifie qu’elle dépendait directement du roi et n’avait pas à payer d’impôts comme la taille, par exemple. Du fait de son importance, elle restait une ville extrêmement vulnérable, d’autant plus qu’elle était placée juste à la frontière entre le Royaume de France et le duché de Savoie. A cause de cette situation et de son isolement, Entrevaux fut longtemps le théâtre de guerre, d’assauts et de sièges. Pour cette raison, des fortifications furent construites tout autour de la ville au XVIème siècle, puis, en 1684, on chercha à renforcer encore ces fortifications. En 1690, l’ingénieur et architecte militaire Vauban s’acquitta de cette mission et revit les fortifications de la citadelle, ajoutant également un chemin de ronde partant du village.

En 1860, lorsque le duché de Savoie et le comté de Nice furent annexés à la France suite au Traité de Turin, Entrevaux cessa d’être une ville frontalière, mais la citadelle ne fut pas abandonnée pour autant. Elle fit notamment office de prison jusqu’au XXème siècle. Pendant la Première Guerre Mondiale, les officiers allemands prisonniers y furent enfermés. Ce fut la dernière véritable mission de la citadelle d’Entrevaux. Après cela, elle resta debout, mais dans un but de plus en plus culturel, puis touristique.

Que voir à Entrevaux ?

Une chose est certaine : vous ne risquez pas de vous ennuyer à Entrevaux. Entre la citadelle, le village, la cathédrale, les boutiques ou encore les nombreux événements qui rythment la vie de la cité, il y a de quoi faire !

La citadelle d’Entrevaux

Juste après le pont levis se trouve l’Office du tourisme d’Entrevaux. N’hésitez pas à y faire un saut dès votre arrivée afin de prendre une carte retraçant les principaux centres d’intérêt du village. Vous pourrez ainsi vous repérer plus facilement !

Pour visiter la citadelle, il faut d’abord emprunter le chemin d’accès. Celui-ci ne peut se monter qu’à pieds, en grimpant sur 800 mètres et 156 mètres de dénivelé (environ 25 minutes de marche). Le chemin est pavé et peut vite se montrer traître pour vos chevilles, pensez donc à mettre de bonnes chaussures 😉

Entrevaux
Photo : Alice Feuardant

Malgré l’effort (surtout en été, sous 35°C !), la montée vaut le coup. Tout au long du chemin d’accès, on peut jeter un œil à travers les meurtrières et profiter de vues splendides sur le village en contrebas, et les vallées alentours.

Chemin de ronde citadelle Entrevaux
Photo : Alice Feuardant
Vue chemin de ronde citadelle Entrevaux
Photo : Alice Feuardant

Depuis le sommet de la citadelle aussi, la vue est à couper le souffle. Certes, la pente est raide, mais c’est justement cela qui fait la beauté du panorama, car une fois en haut, vous pourrez observer le village d’au-dessus et contempler le dessin complexe des toits et des ruelles.

Vue Entrevaux
La vue sur Entrevaux depuis la citadelle – Photo : Alice Feuardant

Il y a plusieurs choses à voir à l’intérieur de la citadelle. D’abord, au tout début du chemin de ronde, vous passerez devant l’ancienne poudrière, aujourd’hui transformée en musée. Elle fut construite au XVIIème siècle puis revue par Vauban sous le règne de Louis XIV. Le musée est un passage obligé si vous vous intéressez à l’histoire militaire d’Entrevaux. Infos, cartes, dessins… la documentation est riche et variée.

Musée de la poudrière Entrevaux
Le musée de la poudrière à Entrevaux – Photo : Alice Feuardant

Tout en haut de la citadelle, vous pourrez visiter les cachots, la chapelle, le donjon et quelques souterrains, mais aussi apercevoir un pont-levis donnant directement sur la montagne, et qui semble tout droit sorti d’un film de chevalerie.

Depuis les cachots, on a une vue imprenable sur les vallées environnantes et le Var. Mais ne croyez pas que les prisonniers pouvaient déjà profiter de ce panorama à l’époque ! Ce serait trop beau… En réalité, il y avait auparavant des murs derrière les barreaux, qui plongeaient les cachots dans le noir le plus total. Ces murs ont été cassés depuis que la prison n’est plus utilisée.

La visite de la citadelle coûte 3€. Vous pouvez payer directement à l’entrée du chemin d’accès en espèce (attention, c’est une machine qui n’accepte que les pièces de monnaie) ou bien à l’Office du tourisme, qui vous échangera les 3€ contre des jetons à placer à l’entrée. Vous pouvez accéder à la citadelle tous les jours de la semaine.

Le village médiéval d’Entrevaux

De multiples centres d’intérêts sont disséminés dans tout le village, d’où l’importance de demander une carte à l’Office du tourisme avant de partir en exploration !

Juste à droite après le pont-levis, vous trouverez l’ancienne prison du village. A l’intérieur, des personnages mis en scène représentent l’autorité d’un côté, et les prisonniers de l’autre. Cette reconstitution est peut-être un peu trop « surfaite », mais elle a le mérite de nous aider à imaginer les conditions précaires de l’époque à l’intérieur des prisons.

Un autre arrêt obligé à l’intérieur du village est la cathédrale. Elle date du début du XVIIème siècle, son architecture est de style gothique. Vous serez certainement surpris en poussant la porte de la cathédrale, car le style de la décoration intérieure est complètement différent de l’extérieur. Avec son toit bleu roi représentant un ciel étoilé, on peut dire qu’elle sort de l’ordinaire !

Non loin de la cathédrale se trouve la porte d’Italie, avec ses anciens canons et son pont-levis.

Porte d'Italie Entrevaux
La porte d’Italie – Photo : Alice Feuardant

En parcourant au hasard les ruelles du village, vous pourrez aussi tomber sur un charmant balcon datant du XVIIème siècle, un palais épiscopal, une ancienne échoppe médiévale ou encore la tour de l’horloge.

Enfin, le four à pain est à voir également. On l’appelait à l’origine « four banal » en référence aux bans, des taxes que les boulangers devaient au Seigneur lorsqu’ils utilisaient le four, qui techniquement lui appartenait. Un texte informatif est diffusé en audio pour mieux faire comprendre le fonctionnement du four à pain à l’époque.

En traversant le village, vous pourrez apercevoir un peu partout des panneaux fléchés « Musée de la moto ». Si vous vous intéressez à la moto ou bien au vintage en général, n’oubliez pas d’y faire un tour. L’entrée est libre et vous y verrez une multitude de deux roues, de marques, couleurs, modèles et époques variés.

Musée de la moto Entrevaux
Le musée de la moto d’Entrevaux – Photo : Alice Feuardant

Vous pouvez aussi vous arrêter dans l’une des quelques boutiques du village pour ramener un souvenir d’Entrevaux. Si vous cherchez à manger sur place, sachez qu’il y a de tout : restaurants, cafés ou encore buvettes pour prendre un sandwich à emporter.

Les moulins d’Entrevaux

De l’autre côté du Var, vous pouvez visiter l’ancienne usine hydro-électrique, l’aqueduc, le lavoir et les moulins d’Entrevaux (le moulin à farine actif jusque dans les années 50 et le moulin à huile toujours actif aujourd’hui). Pour avoir le maximum d’informations sur ces structures, vous pouvez demander une tablette numérique à l’Office du tourisme, ou bien télécharger l’application Les Moulins d’Entrevaux sur votre Smartphone. Cette application permet de guider les visiteurs sur le circuit de découverte des moulins.

Les événements à Entrevaux

Entrevaux est un village qui bouge, de nombreux événements y sont organisés toute l’année. C’est l’occasion de découvrir le village sous un autre angle !

Nous avons visité Entrevaux dans le cadre des Journées du Patrimoine, un événement national qui a lieu tous les ans en septembre. Sur ce week-end, des visites guidées de la citadelle sont données gratuitement par l’Office du tourisme. Cela permet d’avoir quelques explications et anecdotes en plus, c’est donc très intéressant. En plus, le village entier s’anime : des hommes déguisés en chevaliers accueillent les visiteurs sur le pont-levis et accompagnent la visite guidée jusqu’en haut de la citadelle.

Journées du Patrimoine Entrevaux
Photo : Alice Feuardant
Journées du Patrimoine Entrevaux
Photo : Alice Feuardant

Sur la place Charles Panier, on retrouve des artistes de rue comme au Moyen-âge : un conteur en habits d’époque, un jongleur de feu…

Fin juillet, le village se pare à nouveau de ses habits de fête pour les Médiévales. L’entrée du village est à 10€ et permet de profiter de toutes les animations : marché médiéval, défilés costumés, tournois de chevalerie, troubadours, démonstrations de vieux métiers et d’artisanat ou encore concerts de musique et chants médiévaux.

Envie de sortir plus près de la mer ? On vous conseille de partir à la découverte des îles de Lérins au large de Cannes 😉

Balade en bord de mer à Saint-Jean-Cap-Ferrat

La Côte d’Azur est un véritable paradis pour les amateurs de randonnées. Entre l’Estérel et le rocher de Roquebrune, les montagnes de l’arrière-pays niçois, le Parc National du Mercantour ou encore les caps de la côte, il y a le choix ! Aujourd’hui, on vous emmène sur un sentier du littoral que l’on ne se lasse pas de parcourir encore et encore : le tour du Cap Ferrat.

Départ du sentier du littoral : la Plage de Passable

Le départ du sentier du littoral se fait depuis la Plage de Passable. Vous pourrez laisser votre voiture sur l’un des deux parkings un peu plus haut, l’un étant situé tout au long du Chemin de Passable et l’autre un peu plus loin, sur le Chemin du Roy. Attention, le parking est payant entre avril et septembre !

Pour rejoindre le départ de la randonnée, il vous faudra descendre le long du Chemin de Passable. Un petit escalier traversant le restaurant vous permettra d’accéder à la plage. Celle-ci est très animée en été : le restaurant met de nombreux transats à la disposition des touristes et il devient très vite difficile de circuler sur la plage. Hors saison, les transats sont remballés et il ne reste que les tables du restaurant. La plage est beaucoup plus calme et, de notre point de vue, plus agréable.

La Plage de Passable offre une superbe vue dégagée sur toute la rade de Villefranche-sur-Mer. Vous pourrez admirer le village haut en couleur de Villefranche-sur-Mer, sa citadelle et son port, reconnaissable par son long bâtiment jaune au toit rouge. Vous pourrez aussi apercevoir la Pointe Madame et le Mont Boron.

Sentier du Cap Ferrat ©Alice Feuardant/4blueeyes
Photo : Alice Feuardant

Pour trouver le départ du sentier du littoral, il vous faudra passer par le parking du centre de plongée, puis derrière l’hôtel Cap Ferrat Luxury Terrace Sea Front. Cette très courte première partie du trajet est de loin la moins intéressante et la moins agréable, mais ne vous découragez pas si vite ! Dès que vous aurez contourné l’hôtel, vous trouverez un panneau indiquant que vous êtes bien sur le sentier du littoral de Saint-Jean-Cap-Ferrat.

Le Tour du Cap Ferrat

Le sentier du littoral se découpe en deux parties : le côté ouest du Cap, qui va de la Plage de Passable jusqu’au phare du Cap Ferrat, et le côté est, qui rejoint le port de Saint-Jean-Cap-Ferrat.

Durant la première partie du sentier, les passages sous le couvert des arbres succèdent aux parties complètement dégagées, d’où vous pourrez toujours admirer la vue sur la rade de Villefranche-sur-Mer. Tout au long du chemin, des escaliers en pierre permettent de descendre dans des petites criques, idéales pour faire une pause, pique-niquer ou, pour les plus courageux, se baigner.

Sentier du Cap Ferrat ©Alice Feuardant/4blueeyes
Photo : Alice Feuardant
Sentier du Cap Ferrat ©Alice Feuardant/4blueeyes
Photo : Alice Feuardant
Sentier du Cap Ferrat ©Alice Feuardant/4blueeyes
Photo : Alice Feuardant

Parfois en pierre, parfois en terre et jonché de cailloux plus ou moins gros, le sentier est un peu accidenté, bien qu’il reste largement accessible aux joggeurs ou aux parents qui voudraient y emmener leurs jeunes enfants. Cependant, pensez tout de même à mettre de bonnes chaussures et apporter une bouteille d’eau ! En été, certaines parties du sentier sont totalement privées d’ombre.

Le phare qui se dresse au bout de la pointe invite à une pause bien méritée. Vous y trouverez de quoi vous asseoir à l’ombre, mais aussi une fontaine où vous pourrez remplir votre bouteille d’eau.

Phare, Sentier du Cap Ferrat ©Alice Feuardant/4blueeyes
Photo : Alice Feuardant

La deuxième partie du trajet est complètement à découvert. Le paysage change radicalement (est-ce dû à l’exposition au vent ?). Le sol est exclusivement en pierre et le paysage beaucoup plus plat, avec une végétation moins présente et des rochers déchiquetés, façonnés par la mer et le vent.

Sentier du Cap Ferrat ©Claire Feuardant/4blueeyes
Photo : Claire Feuardant

Le trajet touche à sa fin lorsque vous arrivez sur le littoral de l’Anse des Fossés. Vous pouvez choisir de regagner directement le centre-ville de Saint-Jean-Cap-Ferrat (un trajet de quelques minutes) ou bien faire un détour en longeant la Pointe Sainte-Hospice. Ce chemin est plus long mais, selon nous, tout ce qui peut prolonger encore ce magnifique sentier du littoral est à faire sans hésiter !

La Pointe Sainte-Hospice

Les paysages que l’on retrouve le long du littoral de la Pointe Sainte-Hospice sont très proches de la partie ouest du Cap Ferrat. Vous pouvez visiter la Chapelle Sainte-Hospice et le cimetière attenant (un panneau vous indiquera le chemin).

Eglise, Sentier du Cap Ferrat ©Alice Feuardant/4blueeyes
Photo : Alice Feuardant
Eglise, Sentier du Cap Ferrat ©Alice Feuardant/4blueeyes
Photo : Alice Feuardant

En suivant le littoral, vous déboucherez sur la plage baptisée Paloma Beach qui borde l’Anse de la Scaletta. Depuis cette plage, vous pourrez admirer la vue sur la côte allant de Beaulieu-sur-Mer à Eze, en passant par le Chemin de Nietzsche, reconnaissable de loin. En regardant bien, vous pourrez même apercevoir la Villa Kérylos ! Cette maison construite par l’architecte Emmanuel Pontremoli est une authentique reconstitution d’une villa de la Grèce Antique. Si vous avez un jour l’occasion de la visiter, n’hésitez pas. C’est une mine d’informations sur le mode de vie des Grecs dans l’Antiquité !

Paloma Beach Saint-Jean-Cap-Ferrat ©Alice Feuardant/4blueeyes
Photo : Alice Feuardant

Depuis la plage Paloma Beach, vous pourrez rejoindre le port de Saint-Jean-Cap-Ferrat en seulement quelques minutes. Après ces quelques heures de marches (comptez environ 2h pour le Tour du Cap et 2h de plus pour la Pointe Sainte-Hospice, si vous décidez de passer par la Chapelle !), vous avez bien mérité de prendre votre temps pour visiter le port et le centre-ville…

Sentier du Cap Ferrat ©Claire Feuardant/4blueeyes
Photo : Claire Feuardant

Saint-Jean-Cap-Ferrat

Nous avons tout de suite adoré le centre-ville de Saint-Jean-Cap-Ferrat ! Il y règne une véritable ambiance de village. Les petits commerces de proximité côtoient des restaurants sans prétention, où l’on peut manger une pizza tout en contemplant la vue sur le port de plaisance.

Saint-Jean-Cap-Ferrat ©Alice Feuardant/4blueeyes
Photo : Alice Feuardant
Saint-Jean-Cap-Ferrat ©Claire Feuardant/4blueeyes
Photo : Claire Feuardant
Saint-Jean-Cap-Ferrat ©Claire Feuardant/4blueeyes
Photo : Claire Feuardant
Saint-Jean-Cap-Ferrat ©Claire Feuardant/4blueeyes
Photo : Claire Feuardant

Si vous cherchez un endroit où vous poser, les pieds dans le sable, continuez en longeant le port. Vous arriverez bientôt sur une petite plage. C’est d’ailleurs le point de départ d’une autre balade sur le littoral, cette fois-ci rejoignant Beaulieu-sur-Mer et la fameuse Villa Kérylos.

Pour rejoindre votre point de départ, il faudra traverser la partie résidentielle de Saint-Jean-Cap-Ferrat pour rejoindre l’Avenue Denis Semeria. Ensuite, vous n’aurez plus qu’à la traverser pour vous retrouver sur le Chemin de Passable.

Cette balade vous tente ? Faites un tour sur le blog pour découvrir aussi le sentier du littoral du Cap d’Antibes, et n’hésitez pas à partager en commentaire vos spots de randonnée préférées sur la Côte d’Azur 😉

 

Embarquez pour les Îles de Lérins à Cannes !

En Provence-Alpes-Côte-D’azur, chaque grande ville portuaire et touristique a ses îles. A Marseille, des navettes font plusieurs aller-retours par jour vers les Îles du Frioul. A Toulon, des bateaux partent toute l’année en direction de Porquerolles, Port-Cros ou les Embiez. Au départ de Nice, Cannes ou Mandelieu-la-Napoule, vous pourrez découvrir les Îles de Lérins. Situé dans la baie de Cannes, l’archipel est constitué de deux îles, Sainte-Marguerite et Saint-Honorat, séparées par un chenal baptisé à juste titre « Chenal du Milieu ». Sur ces deux îles où la nature est encore un peu sauvage, ce sont de charmantes criques rocheuses qui dessinent le littoral, et non des plages privatisées. On est loin de la Croisette ! Ça vous tente ? Ça tombe bien, nous vous embarquons tout de suite pour un tour d’horizon des Îles de Lérins !

L’Île sainte Marguerite : plongée dans l’Histoire en pleine nature

L’Île Sainte-Marguerite est la plus grande des deux îles. Elle s’étend sur une superficie de plus de 2 km2 et sur une longueur de 3,2 km. Avis aux marcheurs : il est tout à fait possible de faire le tour de l’île à pieds, mais prévoyez du temps ! Nous nous sommes donné la journée entière, ce qui nous a permis de faire plusieurs pauses : entre les arrêts baignade, le pique-nique et la visite du Fort, il y a de quoi faire.

Île Sainte-Marguerite
Photo : Alice Feuardant

Si vous êtes passionnés de nature, arrêtez-vous pour contempler l’étang du Batéguier. Un observatoire offre une vue dégagée sur l’ensemble du point d’eau et permet de regarder les oiseaux migrateurs qui y cohabitent. Un conseil : apportez vos jumelles ! Vous trouverez un second observatoire sur la Pointe du Dragon, monté sur pilotis et faisant face au Golfe de la Napoule. Vous pourrez apercevoir Mandelieu-la-Napoule et Théoule-sur-Mer à l’horizon.

Etang du Batéguier
L’Etang du Batéguier – Photo : Alice Feuardant

Lorsque l’on s’aventure à l’intérieur de l’île, on peut également parcourir de grandes allées bordées de végétation exotique. Nous avons adoré l’allée d’eucalyptus, qui nous a rappelé l’Australie ! Pour la petite histoire, ces eucalyptus sont les plus anciens recensés en Europe. Ils auraient été plantés par Maurice de Broglie, Evêque de Gand, qui fut détenu au Fort de l’île Sainte-Marguerite en 1812.

Allée des Eucalyptus
L’Allée des Eucalyptus – Photo : Alice Feuardant

Le Fort Royal est d’ailleurs un point d’intérêt majeur de l’Île Sainte-Marguerite. Vous pouvez très bien décider de venir passer une journée plage et farniente sur l’Île Sainte-Marguerite, mais ce serait vraiment dommage de repartir sans avoir visité le Fort !

Fort Royal de l'Île Sainte-Marguerite
Le Fort Royal – Photo : Alice Feuardant

Comme dans n’importe quel fort militaire du XVIIème siècle, on retrouve les fortifications, le casernement, l’armurerie, la poudrière et la place d’arme. Le fort renferme également une chapelle et un terrain de Basketball. En 1685, une prison d’Etat fut également construite à l’intérieur du Fort. C’est ici que l’on emprisonna pendant onze ans le célèbre Homme au masque de fer, dont l’identité reste inconnue encore aujourd’hui.

Fort Royal de l'Île Sainte-Marguerite
Photo : Alice Feuardant
Fort Royal de l'Île Sainte-Marguerite
Photo : Alice Feuardant
Fort-Royal de l'Île Sainte-Marguerite
Photo : Alice Feuardant
Fort Royal de l'Île Sainte-Marguerite
Photo : Alice Feuardant

Durant les journées du patrimoine, qui ont lieu tous les ans au mois de septembre, il est possible de pénétrer à l’intérieur des cachots lors de visites guidées. Le reste de l’année, les cachots sont fermés au public. Nous vous conseillons vivement d’aller sur l’Île Sainte-Marguerite lors de ces journées si vous le pouvez. D’abord, parce que le trajet en bateau sera moins cher (12,50€ au lieu de 15€ pour le billet adulte) et ensuite, parce que la visite vaut vraiment le coup ! Bien que relativement courte (elle dure quinze minutes environ), elle permet d’apprendre beaucoup de choses sur la construction des fortifications, l’Homme au masque de fer (qui avait été détenu dans les cachots en attendant que l’on construise sa cellule à l’intérieur de la prison d’Etat) ou encore les conditions de vie des prisonniers dans les cachots. Nous avons également pu visiter la boulangerie du Fort Royal accolée aux cachots. Celle-ci infligeait une torture quotidienne aux prisonniers, puisqu’ils pouvaient sentir l’odeur du pain chaud tous les matins, alors qu’eux-mêmes étaient affamés !

L’ancienne prison d’Etat abrite aujourd’hui le Musée de la Mer. Il se divise en plusieurs parties, l’une d’elle étant consacrée à l’histoire de la prison et le récit de certaines condamnations arbitraires. Il est possible de visiter la cellule de l’Homme au Masque de fer, ainsi que celle de MacDonagh, un officier irlandais qui écrivit ses mémoires en prison et les cacha dans un trou de mur. On retrouva les manuscrits 200 ans plus tard…

Prison d'Etat de l'Île Sainte-Marguerite
Une installation artistique dans le couloir menant aux cellules de l’ancienne prison d’Etat – Photo : Alice Feuardant

L’autre partie du Musée de la Mer expose les vestiges archéologiques retrouvés lors de fouilles terrestres et sous-marines sur l’Île Sainte-Marguerite (amphores, morceaux de verres et de céramique…).

Au dernier étage du musée, on retrouve les expositions temporaires. Jusqu’au 28 octobre 2018, un jardin artificiel et sous-marin de sculptures réalisées par l’artiste Jason deCaires Taylor est mis à l’honneur à travers des photographies. Que l’on aime ou que l’on n’aime pas, ces photographies ne laissent pas indifférent, notamment lorsqu’elles opposent la beauté du monde sous-marin à notre société de consommation.

Enfin, une terrasse également située au dernier étage nous invite à prendre l’air pour contempler la mer et la vue sur Cannes.

Terrasse du Musée de la mer
Photo : Alice Feuardant
Vue sur Cannes depuis le Musée de la mer
Photo : Alice Feuardant

Le Musée de la Mer est accessible toute l’année au public. Cependant, il faut savoir que la visite est gratuite lors des journées du patrimoine, tandis que le reste de l’année, un billet coûte 6,5€ pour un billet adulte et 3€ en tarif réduit.

L’île Sainte-Marguerite est aussi un lieu agréable où se rendre l’été si vous souhaitez profitez de la mer. Pour passer un peu de temps sur la serviette ou dans l’eau, vous trouverez de nombreuses petites criques où l’on peut s’installer à l’abri des regards (septembre étant la période la plus calme !). Mais attention, il faut parfois crapahuter pour y descendre, emmenez des chaussures adéquates ! Aussi, les plages sont plus recouvertes de galets que de sable : pensez à emmener des chaussures et/ou des lunettes de bain, si vous en avez !

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Pour les sportifs, certains centres nautiques proposent des sorties en kayak sur l’Île Sainte-Marguerite. Renseignez-vous auprès de la marie de Cannes !

Enfin, si vous avez prévu de passer la journée sur l’Île Sainte-Marguerite, vous vous demanderez sans doute si vous devez ou non préparer un pique-nique. Si vous n’en avez pas l’envie ni le temps, vous pourrez trouver votre bonheur dans l’un des restaurants de l’île. Pour les petits budgets, il y a également une buvette où vous pourrez acheter un sandwich pour 6€ ou un burger-frites à 9€.

L’Île saint Honorat : oasis de sérénité face à la Croisette

L’Île Saint-Honorat est, logiquement, la plus petite des Îles de Lérins : elle s’étend sur 1500 mètres de long et 400 mètres de large. Labellisée Natura 2000, elle est une île privée appartenant aux moines cisterciens de l’Abbaye de Lérins. Ceux-ci sont aujourd’hui au nombre de 21 et vivent sur l’île.

L’Abbaye de Lérins est la maison mère de la Congrégation Cistercienne de l’Immaculée Conception, dont font partie de nombreux monastères à travers le monde. L’Abbaye de Sénanque (dans le Vaucluse) dont vous avez sans doute déjà entendu parler si vous vivez dans la région, fait également partie de cette congrégation. C’est aussi le cas de monastères au Viêt-Nam, en Italie ou encore au Canada.

Historiquement, le monastère Notre Dame de l’Abbaye de Lérins, implanté sur l’Île Saint-Honorat, date de l’an 410.

Comme l’Île Sainte-Marguerite, Saint-Honorat est un véritable écrin de nature. Outre les pins d’Alep et les pins parasols, typiques du sud de la France, on y trouve un vignoble qui s’étend sur près de huit hectares. Des vendanges à la mise en bouteille des vins, tout est fait sur l’Île par les moines eux-mêmes ! Au total, sept cépages de vins blancs et rouges sont cultivés sur Saint-Honorat. Cela vous met l’eau à la bouche ? Sachez que vous pouvez goûter ces vins dans les restaurants de l’île ! Ou si vous souhaitez vivre l’expérience à 100%, vous pouvez participer à l’une des Journées Vignes et vins, organisées chaque premier vendredi du mois. Pour 18€, l’événement comprend l’aller-retour en bateau sur l’île, une visite guidée du vignoble et une dégustation de vin commentée par un sommelier.

Vignes Île Saint-Honorat
Photo : Alice Feuardant

L’Île Saint-Honorat est un site classé depuis 1941. La Tour Monastère (aussi appelée Monastère fortifié), la Chapelle Saint-Sauveur, la Chapelle de la Trinité ainsi que deux fours à boulets datant de l’époque Napoléonienne sont aujourd’hui classés monuments historiques. Il est possible de les visiter gratuitement. L’Île comporte au total sept chapelles !

Chapelle Saint-Sauveur
La chapelle Saint-Sauveur – Photo : Alice Feuardant
Chapelle Saint-Pierre
La Chapelle Saint-Pierre – Photo : Alice Feuardant

La construction de la Tour Monastère s’étendit sur plus de trois siècles et se termina au XVème siècle. Elle devint ensuite le lieu de vie principal des moines. Au XVIIème siècle, les derniers étages furent réquisitionnés par l’armée, afin d’y installer une salle de garnison, des chambres et un chemin de ronde pour assurer la défense de l’Île. La Tour Monastère comporte plusieurs cloîtres et plusieurs chapelles.

Tour Monastère de l'Île Saint-Honorat
La Tour Monastère – Photo : Alice Feuardant
Tour Monastère de l'Île Saint-Honorat
Vue depuis le chemin de ronde – Photo : Alice Feuardant
Tour Monastère de l'Île Saint-Honorat
Photo : Alice Feuardant

L’Eglise est elle aussi ouverte au public, la visite étant gratuite. Pour vivre la visite en totale immersion, vous pouvez également assister à une messe. Pour connaître les horaires, rendez-vous sur le site de l’Abbaye de Lérins.

Comme sur l’Île Sainte-Marguerite, le tour de l’île se fait facilement à pieds. Evidemment, la différence de superficie entre les deux îles implique que vous trouverez plus d’endroits où vous poser au bord de la mer sur Sainte-Marguerite que sur Saint-Honorat. Cependant, il y a tout de même quelques criques accessibles qui invitent à faire une pause pour se baigner, ou simplement profiter de la mer, de la nature et du soleil. Lieu de culte oblige (et privé de surcroît !), Saint-Honorat est un endroit très calme et idéal pour se ressourcer.

Si vous ne voulez pas apporter de pique-nique, vous trouverez là aussi  de quoi manger sur place !

La traversée en bateau coûte 16,50€ pour le billet adulte. Cependant, si vous l’achetez sur Internet, le tarif est de 14,50€ !

Bien que les deux îles de l’archipel de Lérins soient très proches géographiquement, elles sont complètement différentes ! C’est pourquoi nous vous conseillons vivement de visiter les deux, si vous le pouvez. Mais si vous deviez vraiment choisir une seule destination, nous pouvons difficilement vous en conseiller une plutôt que l’autre : cela dépendra de vos goûts et de ce que vous avez envie de voir et faire. Nous avons une petite préférence pour l’Île Saint-Honorat, un peu moins touristique, où l’on a vraiment l’impression de se trouver à des milliers de kilomètres de Cannes. Mais cet avis reste très subjectif ! Si vous êtes passionné de randonnées, que les monastères ne sont pas votre tasse de thé et que vous êtes fascinés par les constructions militaires, l’Île Sainte-Marguerite est faite pour vous. Il ne vous reste plus qu’à réserver vos billets…

Balade dans le quartier de Cimiez à Nice

Lorsque l’on vous parle de Nice, les images qui vous viennent à l’esprit sont probablement celles que l’on pourrait retrouver sur des cartes postales : les longues plages de galets de la promenade des anglais, les rues hautes en couleurs du Vieux Nice, le marché aux fleurs du Cours Saleya ou encore l’incontournable socca. En revanche, il est moins probable qu’en planifiant un week-end à Nice, vous projetiez de visiter le quartier de Cimiez. Si vous appréciez de vous reposer sur la plage en journée avant de sortir au restaurant puis en boîte dès la nuit tombée, passez votre chemin. Mais si vous n’êtes jamais contre un week-end culturel, au calme et à l’ombre des oliviers, c’est un endroit à ne pas manquer ! Voici un aperçu de tout ce que vous pourrez voir à Cimiez.

 

Un peu d’histoire…

Aujourd’hui, Cimiez est un quartier principalement résidentiel. Implanté sur la colline du même nom surplombant Nice, il est situé en retrait par rapport au centre-ville. Vous n’y trouverez pas de restaurants, bars ou boutiques de souvenirs, mais vous pourrez en revanche y admirer les ruines de l’ancienne cité romaine, Cemenelum.

Aujourd’hui, les touristes sont peu nombreux à visiter Cimiez en raison de son emplacement excentré, mais à l’époque gallo-romaine, c’est sur sa localisation stratégique que Cemenelum a bâti sa renommée. En effet, la cité romaine était établie au sommet d’une colline (on sait à quel point les Romains aimaient les collines !) mais surtout, elle se trouvait sur le passage de la fameuse via Julia Augusta, axe commerçant et militaire majeur qui reliait l’Italie à l’actuel Var.

Cemenelum commença à se développer dès le Ier siècle, mais c’est surtout au IIIème siècle qu’elle connut son apogée. A cette époque, elle avait déjà été nommée préfecture des Alpes-Maritimes. On y construisit des thermes et un amphithéâtre, dont on peut encore apercevoir les restes aujourd’hui.

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L’amphithéâtre romain – Photo : Alice Feuardant

Cimiez fut ensuite occupée par les Chrétiens. En 439, une basilique, un baptistère et une nécropole chrétienne furent bâtis à la place des thermes des femmes. A travers les siècles, Cimiez revêtit plusieurs rôles : elle fut tour à tour lieu de culture de la vigne et de l’olivier, puis une destination religieuse, lorsque des moines bénédictins vinrent y établir leur monastère.

C’est vers la fin du XIXème siècle que le quartier de Cimiez prit finalement l’identité qu’il a depuis conservée : celle d’un quartier résidentiel aisé. Durant la belle époque, Cimiez était très prisé des personnages importants et des familles fortunées. On y appréciait non seulement le calme et les nombreux parcs et jardins, mais également le charme que procurait la présence des restes archéologiques. La vue sur Nice, la baie des anges et la colline du château ajoutaient encore à ce charme particulier. Ainsi, de nombreux palaces virent le jour à cette époque, dont l’Hôtel Majestic, le Riviera Palace et le Régina, qui vit notamment passer la Reine Victoria. Pour l’anecdote, le peintre Henri Matisse avait installé son atelier dans l’une des chambres du Régina…

Aujourd’hui, ces trois anciens palaces sont des immeubles d’habitation. Nous vous laissons imaginer les prix des appartements…

Cependant, Cimiez n’est pas qu’un quartier résidentiel. Il est également un épicentre de la culture niçoise. On peut ainsi y trouver un musée archéologique, un musée consacré à l’œuvre de Matisse, un monastère abritant aussi un musée franciscain, et enfin, le musée National Marc Chagall. Et ce n’est pas tout ! C’est aussi à Cimiez que se situent le Conservatoire de Musique de Nice et le campus universitaire de Valrose.

 

Le parc des Arènes de Cimiez

Situé comme son nom l’indique, à proximité des anciennes Arènes Romaines, le parc des Arènes (ou jardin des Arènes) est un grand espace vert planté d’oliviers vieux de plus de cent ans. C’est un lieu privilégié des familles, très agréable pour venir pique-niquer, se promener ou simplement s’assoir et livre un livre.

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Le parc des Arènes de Cimiez – Photo : Alice Feuardant

Pour les enfants, c’est un vrai bonheur ! Le parc s’étend sur plus de trois hectares, ce qui laisse beaucoup de place pour courir et se défouler. Les ruines de l’amphithéâtre sont elles aussi appréciées des plus petits, qui en font un terrain d’escalade et d’exploration inépuisable. Si vos enfants, petits frères et sœurs, cousins ou cousines préfèrent les sensations fortes, ils trouveront leur bonheur dans les manèges du parc.

Tout au long de l’année, des événements et animations pour toute la famille sont organisées dans le parc. Ce sont les Arènes de Cimiez qui ont fait le succès du Nice Jazz Festival dans les années 1970 (il était alors désigné sous le nom de « Grande Parade du Jazz »). Les férus de jazz et de blues seront sans doute impressionnés d’apprendre que Dizzy Gillespie, Miles Davies, Fats Domino, Chuck Berry ou encore Carlos Santa s’y sont produits ! C’était la belle époque… Aujourd’hui, le Nice Jazz Festival a lieu au Théâtre de Verdure de Nice et sur la place Masséna, mais les Arènes de Cimiez accueillent toujours quelques concerts, dans le cadre du Nice Jazz Festival OFF.

 

Le musée d’archéologie

L’amphithéâtre est le seul vestige de Cemenelum qui reste accessible au public en visite libre. Pour voir les ruines des thermes romains, de la via Julia Augusta et du baptistère chrétien, il vous faudra d’abord payer l’entrée au musée d’archéologie.

Cependant, si vous aimez l’histoire ou que vous êtes simplement curieux, vous ne le regretterez pas : malgré sa petite taille, le musée aussi s’avère très intéressant. L’exposition permanente met en valeur des objets et statues retrouvés durant les fouilles du site archéologique de Cemenelum. Vous pourrez ainsi observer des morceaux de briques et marbres découvert dans les anciens thermes, mais aussi des objets du quotidien tels que des pièces de monnaie, fragments de vases et de vaisselle. Vous pourrez également apercevoir certaines des bornes militaires qui se trouvaient autrefois sur la Via Julia Augusta, ainsi que des sarcophages et une très belle statue d’Antonia datant du Ier siècle. Au fond de l’allée, une maquette reproduit Cemenelum telle qu’elle l’était vraisemblablement à son apogée : un bon moyen d’imaginer comment vivaient les Romains à l’époque !

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Le musée d’archéologie – Photo : Alice Feuardant

Nous avons eu un véritable coup de cœur pour l’exposition temporaire Le fantôme de la prom’ (jusqu’au 4 novembre). Elle retrace l’histoire des deux Palais de la Jetée-Promenade, casinos emblématiques de la Belle Epoque qui ont tous les deux connu un destin tragique. L’exposition est très bien documentée, à l’aide de panneaux explicatifs regroupés par thèmes, de photos, un film et bien sûr, des vestiges archéologiques. On s’immerge totalement dans l’ambiance de l’époque ! Evidemment, nous sommes trop jeunes pour avoir connu cet édifice qui faisait partie du paysage niçois au même titre que la Tour Eiffel ou le Sacré-Cœur à Paris. Mais cela nous a justement permis d’apprécier davantage cette exposition, d’abord pour son côté vintage, ensuite pour l’aura de légende, un peu mystérieuse qui s’en dégage (le titre de l’exposition et l’ambiance de la salle y sont pour quelque chose !). Ici aussi, des objets de la vie quotidienne (service de table du restaurant, mobilier de la salle de jeux…) sont mis en valeur. Cependant il s’agit essentiellement de fouilles sous-marines.

Enfin, il est bon de savoir que les enfants sont les bienvenus au musée. Des activités ludiques ont été conçues pour leur permettre de ne pas s’ennuyer tout en apprenant ! On sait que les enfants regardent avec les doigts… et cela n’est pas toujours bien vu dans les musées. Mais le musée archéologique les invite à utiliser tous leurs sens, y compris le toucher. Ainsi, un bac de fouille est mis à la disposition des petits et grands pour s’amuser à retrouver des trésors enfouis. On peut également reconstruire une amphore à partir de fragments, tel un puzzle grandeur nature. Enfin, les enfants prendront plaisir à enfiler un casque romain le temps d’une photo…

Les vestiges de Cemenelum s’étendent à l’extérieur du musée. Il est possible de se promener librement entre les Thermes du Nord, les Thermes de l’Est et les Thermes de l’Ouest. Vous longerez également des « rues » où se trouvaient autrefois les maisons et boutiques (en regardant bien, on peut deviner l’emplacement des portes d’entrées !). Le musée organise aussi des visites guidées et autres activités : n’hésitez pas à vous renseigner avant de venir.

Les vestiges les mieux conservés sont les Thermes du Nord, qui furent par la suite surnommés « le Temple d’Apollon » par les Niçois. La salle dédiée aux bains froids, appelée frigidarium, culmine à une dizaine de mètres (on peut d’ailleurs déjà l’apercevoir depuis le parc des Arènes). Les Thermes renfermaient également une salle dédiée aux bains tièdes et une autre aux bains chauds (respectivement tepidarium et caldarium), ainsi qu’un sudatorium, l’équivalent de nos saunas actuels. On trouvait également à l’époque une palestre, salle où les Romains pouvaient se défouler avant le bain en pratiquant de l’exercice physique.

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Les Thermes du Nord – Photo : Alice Feuardant

Les Thermes de l’Ouest sont les vestiges les moins bien conservés : c’est à l’intérieur de ces ruines que les Chrétiens choisirent d’établir une Eglise et un Baptistère.

Quant aux Thermes de l’Est, ils sont similaires aux Thermes du Nord, mais il en reste aujourd’hui beaucoup moins de vestiges.

Enfin, pensez à baisser les yeux pour observer le decumanus, chemin pavé que l’on retrouvait à l’époque dans toutes les cités romaines pour joindre l’ouest et l’est.

Le musée d’archéologie fait partie du Pass Musées de Nice. Si êtes Niçois, vous pouvez donc profiter de ce forfait intéressant pour visiter aussi d’autres musées ! Retrouvez tous les tarifs sur le site de la ville de Nice.

 

Le musée Matisse

En pénétrant dans le parc des Arènes de Cimiez, la façade rouge aux volets verts du Musée Matisse saute aussitôt aux yeux. Est-ce une stratégie marketing assumée ? En tout cas, cette façade tape-à-l’œil nous a aussitôt donné envie d’aller voir ce musée de plus près.

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Photo : Alice Feuardant

Le Musée Matisse est, comme son nom l’indique, entièrement consacré à l’œuvre du peintre, qui fut l’un des chefs de file du fauvisme. Henri Matisse est décédé à Nice en 1954, après y avoir passé une grande partie de sa carrière. Les œuvres conservées au musée ont été données à la ville par Matisse ou ses héritiers.

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Photo : Alice Feuardant

La collection permanente regroupe l’ensemble de ces œuvres, dont beaucoup vous parleront certainement même si vous ne connaissez pas très bien Matisse. L’une de nos pièces préférées est consacrée au lien très fort qu’entretenait Matisse avec la ville de Nice, qui a inspiré une grande partie de son Oeuvre. Après avoir découvert la ville en 1917, le peintre y séjourna plusieurs fois avant de s’installer définitivement au Cours Saleya en 1921. Une grande frise s’étale sur le mur de la pièce, illustrant les différentes étapes de sa découverte de Nice par des tableaux de chaque époque, directement inspirés par la métropole de la côte d’Azur.

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Henri Matisse à Nice – Photo : Alice Feuardant

Jusqu’au 29 septembre, une exposition temporaire traite de la relation d’amitié et de rivalité entre Matisse et Picasso, à travers le thème de la représentation du modèle par le peintre. On peut notamment comparer plusieurs photos des deux peintres dans leur atelier respectif. Nous n’avons pas été très emballées par cette exposition, mais c’est un avis très subjectif et le mieux est de vous faire votre propre opinion. Si vous aimez Picasso (ou la sculpture), foncez !

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L’exposition temporaire du Musée Matisse – Photo : Alice Feuardant

Enfin, si vous vous sentez l’âme d’un artiste, sachez que le Musée Matisse organise régulièrement des ateliers artistiques pour adultes et pour enfants. Pour en savoir plus, rendez-vous ici.

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Les ateliers artistiques du Musée Matisse – Photo : Alice Feuardant
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Exposition des dessins réalisés par des enfants au cours des ateliers du Musée Matisse – Photo : Alice Feuardant

Le Musée Matisse fait lui aussi partie du Pass Musées de Nice.

 

Le monastère de Cimiez

Le monastère de Cimiez date du IXème siècle et fut fondé par les moines bénédictins de l’abbaye de Saint-Pons à Nice. Il fut ensuite occupé par les moines franciscains, qui s’y établirent dès le milieu du XVIème siècle.

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Le jardin du monastère de Cimiez – Photo : Alice Feuardant

Le monastère est devenu propriété de la ville de Nice au début du XXème siècle. Aujourd’hui, c’est un musée consacré à la vie franciscaine à Nice, depuis le XIIIème siècle jusqu’à aujourd’hui. Faites attention aux horaires d’ouverture ! Si vous avez prévu de pique-niquer en famille dans le parc des Arènes avant de venir visiter le musée, sachez qu’il est fermé entre 12h et 15h du lundi au samedi, et toute la journée le dimanche. L’entrée est gratuite.

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Le jardin du monastère de Cimiez – Photo : Alice Feuardant

A gauche du musée se trouve l’Eglise Notre-Dame de l’Assomption, et à droite, le jardin du monastère. Avis aux aspirants mannequins et amateurs de selfies, ce jardin est le décor idéal pour une séance photo ! En effet, les fleurs ne manquent pas. On peut en trouver de nombreuses espèces et de toutes les couleurs. Selon nous, les deux parties du jardin qui méritent le plus que l’on s’y attarde sont la roseraie et la vue magnifique sur Nice. Profitez-en aussi pour faire une pause sur l’un des bancs surplombant les restanques plantées d’oliviers (voir la photo à la une). Lieu de culte religieux oblige, l’ensemble du jardin est très calme.

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Vue sur Nice et la colline du château – Photo : Alice Feuardant
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Vue sur Nice et la colline du château – Photo : Alice Feuardant

 

Le cimetière de Cimiez

Vous pouvez également visiter le cimetière qui s’étend juste à côté de l’Eglise Notre-Dame de l’Assomption. L’écrivain Roger Martin du Gard ainsi que les peintres Henri Matisse et Raoul Dufy y sont enterrés. A voir également : de très belles stèles et sculptures datant de différentes époques !

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Le cimetière de Cimiez – Photo : Alice Feuardant

 

Le Musée National Marc Chagall

Bien qu’il soit situé un peu en retrait par rapport aux autres centres d’intérêt que nous venons d’évoquer, le Musée National Marc Chagall est lui aussi implanté sur la colline de Cimiez. Inauguré en 1973, ce musée est exclusivement dédié à l’œuvre de Marc Chagall. Il avait été créé pour accueillir le cycle de peintures Message Biblique, qui regroupe au total dix-sept tableaux peints entre 1956 et 1966.

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Le Musée National Marc Chagall – Photo : Alice Feuardant

L’exposition temporaire actuellement mise à l’honneur au musée revient justement sur la genèse du Message Biblique. L’artiste avait initialement prévu d’installer son œuvre monumentale à l’intérieur de la Chapelle majeure du Calvaire de Vence, mais il décida finalement de ne pas conserver l’orientation religieuse de ses tableaux et abandonna le projet de l’installation. Cependant, il termina quand même les dix-sept peintures, qu’il offrit à l’Etat Français. Pour honorer ce don généreux, un musée fut spécialement construit sur les hauteurs de Nice pour abriter le Message Biblique. L’une des particularités de ce musée est qu’il fut monté en collaboration avec l’artiste lui-même : ainsi, c’est Chagall qui a choisi l’agencement de ses tableaux, par exemple.

Les dix-sept tableaux du Message Biblique représentent des scènes tirées de l’Ancien Testament, que Chagall a choisies pour le lien hommes/Dieu qu’elles mettent en avant. L’exposition est très intéressante : on peut notamment suivre l’avancée de certaines peintures à travers des croquis de l’artiste, réalisés à différents stades de sa réflexion. Nous vous conseillons fortement d’aller la voir, d’autant plus que le sujet est directement lié à l’histoire du musée ! Elle dure jusqu’au 15 octobre.

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La création de l’Homme, Marc Chagall, à différents stades du processus de création – Photo : Alice Feuardant
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Photo : Alice Feuardant

L’entrée coûte 10€ à plein tarif et 8€ au tarif réduit. Elle est gratuite sous certaines conditions (à retrouver sur le site du musée) et chaque premier dimanche du mois.

 

Comment se rendre à Cimiez ?

Plusieurs lignes de bus s’arrêtent à Cimiez, notamment la ligne 15 qui part de la place Masséna (arrêt « Masséna/Guitry »), et s’arrête devant le musée Chagall (« Musée Chagall ») ou devant les Arènes (« Arènes/Musée Matisse »).

Si vous venez en voiture, sachez qu’il est beaucoup plus facile de se garer (et surtout de se garer gratuitement !) qu’au centre de Nice. Les places ne manquent pas sur les bords du Boulevard de Cimiez. Et si vous ne trouvez pas votre bonheur, il y a également un parking devant le monastère et quelques places de stationnement à quelques mètres du parc, devant le Régina.

Quant au Musée Chagall, il bénéficie d’un petit parking visiteurs. Mais attention, les places ne sont pas nombreuses ! Si vous arrivez trop tard, vous pourrez toujours vous garer sur les bords des routes alentours, à condition de ne pas gêner la circulation des autres véhicules 😉

Le Musée de l’Art Culinaire à Villeneuve-Loubet

A moins d’habiter dans la région des Alpes-Maritimes, il est peu probable que vous ayez déjà entendu parler de Villeneuve-Loubet. Et pourtant, cette commune aux multiples facettes a vu naître l’un des plus grands maîtres de la gastronomie française : Auguste Escoffier. Sa maison natale, située en plein cœur du village provençal, abrite aujourd’hui un musée dédié à l’art culinaire. Si vous passez dans la région cet été, faites-y un tour ! Vous apprendrez beaucoup de choses sur une partie du patrimoine français que beaucoup de pays nous envient…

Le Musée Escoffier de l’Art Culinaire

Un bon repas ne se refuse pas, surtout lorsqu’il est élaboré par un chef étoilé et servi dans l’une des très estimées tables du guide Michelin… Au fond, nous sommes tous amateurs de gastronomie ! Un bon prétexte pour aller régaler vos pupilles et vos papilles au Musée de l’Art Culinaire.

De l’apprentissage aux hôtels de luxe

Pour la petite histoire, c’est Joseph Donon, l’un des disciples d’Escoffier, qui eut l’idée de créer un musée à la mémoire de son Maître. Aménagé à l’intérieur de la maison natale du célèbre cuisinier, ce musée serait un hommage à la vie, l’œuvre et l’héritage d’Escoffier. Il fut inauguré le 4 mai 1966.

On peut dire que c’est un pari réussi pour Joseph Donon. Parmi les nombreux points positifs du musée, il faut souligner qu’aucune pièce ne se ressemble : la plupart des meubles ont été conservés en l’état, comme c’est par exemple le cas dans le bureau d’Escoffier père. En pénétrant dans les différentes pièces de la maison, le visiteur s’imprègne complètement du lieu où Auguste Escoffier a grandi et découvert la gastronomie. Tout au long du parcours de visite, des panneaux explicatifs, extraits du Guide Culinaire et ustensiles nous en apprennent plus sur la vie et la carrière d’Escoffier, ainsi que sur sa vision de la gastronomie et ses inventions.

Photo : Claire Feuardant

Fasciné par les ustensiles et préparations culinaires de sa grand-mère, le jeune Auguste Escoffier devint apprenti cuisinier en 1859, à l’âge de 13 ans. Il travaillait alors pour son oncle, au « Restaurant français » de Nice. Quelques années plus tard, il emménagea à Paris pour suivre une formation. Sa rencontre avec César Ritz, directeur du Grand-Hôtel à Monte-Carlo, marqua un tournant dans sa carrière. Les deux hommes s’associèrent et partirent à Londres en 1890, où ils dirigèrent le restaurant de l’Hôtel Savoy. Grâce à cette collaboration de longue durée, Escoffier contribua à transformer la gastronomie française en développant notamment le concept d’hôtellerie de luxe qui s’adressait aux riches personnalités et artistes célèbres.

Visionnaire

Tout au long de sa carrière, Auguste Escoffier a toujours cherché à faciliter le travail du cuisinier. Il n’a pas hésité pour cela à inventer de nouveaux ustensiles comme l’appareil à dénoyauter les olives (il n’était pas villeneuvois pour rien !), la machine à chapelure ou encore l’appareil à émincer les pommes de terres (ancêtre de la mandoline). C’est également lui qui mit au point l’organisation des cuisines en brigades, un système toujours utilisé aujourd’hui au sein des plus grands restaurants.

Photo : Claire Feuardant

Auguste Escoffier est aussi l’auteur du célèbre Guide culinaire, un ouvrage comportant plus de 5000 recettes. Aujourd’hui considéré comme une référence incontournable par les plus grands chefs, ce guide pose les bases de la gastronomie moderne. Surnommé « Cuisinier des rois et Roi des cuisiniers » par ses pairs, il fut le premier cuisinier à recevoir la Légion d’honneur.

Une glace pour Madame Melba

Vous connaissez sans doute la pêche melba : quel glacier ne l’intègre pas à sa carte ? Riche en anecdotes, l’exposition du Musée de l’Art Culinaire nous a également appris comment était né ce célèbre dessert signé Auguste Escoffier. C’est pour une certaine Nellie Melba, cantatrice australienne et cliente de l’Hôtel Savoy, qu’il créa pour la première fois une coupe de glace à la vanille agrémentée de pêches pochées à la vanille, d’une purée de framboises et de sucre filé. Il lui fit ce cadeau pour la remercier de l’avoir invité à la représentation de Lohengrin, un opéra dans lequel elle chantait. Escoffier fit servir la pêche melba dans un bloc de glace taillé dans la forme d’un cygne, en hommage à l’oiseau de l’opéra.

Notre avis sur la visite

Les deux pièces du musée que nous avons préférées sont la salle de l’Art Pâtissier et celle des menus. La Salle de l’Art Pâtissier renferme une magnifique collection de sculptures en sucre et en chocolat, dont certaines ont été présentées lors du Festival « Les Etoiles de Mougins » ou lors du concours de Meilleur Ouvrier de France Chocolatier-Confiseur. Nous avons été particulièrement impressionnées par la pièce de Christian Camprini, « Quetzalcóatl, Dieu du Cacao », qui lui permit de remporter le titre de Meilleur Ouvrier de France en 2003.

Comme son nom l’indique, la salle des menus rassemble différents menus anciens, classés par thèmes et par ordre chronologique. Exposés dans des vitrines, les cartes créées pour des événements particuliers et les menus du jour de restaurants s’apparentent à de véritables œuvres d’art. Ornés d’enluminures, de calligraphie et de dessins en couleur minutieusement peints, ils sont aussi beaux qu’alléchants ! Les panneaux explicatifs regorgent d’anecdotes sur la naissance des menus, la création du premier restaurant et le Logis du Loup, un restaurant villeneuvois réputé au XXème siècle.

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La visite du musée se termine par deux salles consacrées aux expositions temporaires. Et si vous venez en juillet ou en août, vous pourrez profiter d’une dégustation gratuite de la Pêche Melba !

Dégustation de la Pêche Melba – Photo : Alice Feuardant

Informations pratiques

Le Musée de l’Art Culinaire est ouvert de 10h à 13h et de 14h à 18h en basse saison (octobre à mai) et jusqu’à 19h en haute saison (juin à septembre). Il est fermé durant les jours fériés, en novembre et en décembre. L’entrée plein tarif coûte 6€ et l’entrée au tarif réduit (étudiants, demandeurs d’emploi et personnes à mobilité réduite) coûte 3€. Le musée est gratuit pour les enfants de moins de 11 ans et tous les premiers dimanches du mois d’octobre à avril.

Si vous venez en voiture, nous vous conseillons de vous garer sur le grand parking du pôle culturel Escoffier. Vous pourrez rejoindre le village en suivant la « balade Escoffier », une promenade d’environ 10 minutes au bord du Loup et jalonnée de panneaux explicatifs sur le cuisinier.

Villeneuve-Loubet, entre les collines et la mer

Le loup – Photo : Alice Feuardant

Le village de Villeneuve-Loubet : authentique et culturel

Si vous voulez prolonger l’expérience « Escoffier » jusqu’au bout, promenez-vous dans les petites rues du village, où la « balade Escoffier » continue (suivez les toques peintes en jaune sur le sol !).

Villeneuve-Loubet est un village provençal authentique, avec son pont fleuri enjambant le Loup, ses restaurants mettant la cuisine française à l’honneur et ses petits bistrots. En plein centre-ville, derrière la mairie de Villeneuve-Loubet, se trouve le Musée d’histoire et d’art.

Photo : Alice Feuardant

Le premier étage est consacré aux expositions temporaires et les deux derniers retracent l’histoire de l’armée française au XXème siècle à travers une exposition permanente très riche. On peut y admirer des reproductions d’avions de chasse et de chars, différents uniformes de l’armée française, de milliers d’insignes militaires mais aussi des reliques et objets du quotidien de l’époque. L’entrée est gratuite.

Musée d'art et d'histoire de Villeneuve-Loubet

Musée d'art et d'histoire de Villeneuve-Loubet

Musée d'art et d'histoire de Villeneuve-Loubet

Musée d'art et d'histoire de Villeneuve-Loubet

En sortant du Musée de l’Art Culinaire, les plus courageux n’hésiteront pas à emprunter la rue Auguste Escoffier pour monter jusqu’à l’Eglise Saint Marc. Depuis le parvis de l’édifice, on peut observer toute la ville en contrebas, du village provençal jusqu’à la baie des anges.

Photo : Alice Feuardant

En gravissant quelques marches supplémentaires, vous arriverez devant la forteresse médiévale datant du XIIIème siècle. Son donjon d’une hauteur de 32 mètres, très bien conservé, constitue aujourd’hui un excellent témoignage de l’architecture médiévale. Le parc du château est planté d’une multitude d’espèces de plantes méditerranéennes et exotiques : cette diversité unique lui a valu d’être inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques.

La vue depuis le parvis de l’Eglise Saint Marc – Photo : Alice Feuardant

Le château de Villeneuve Loubet est devenu une propriété privée en 1742. Aujourd’hui, il n’est pas possible de le visiter librement, mais des visites guidées sont organisées sur rendez-vous par l’Office du Tourisme. Les visites se font uniquement le mardi et le samedi aux mois de juillet et août. Les réservations se font par téléphone au 04 92 02 66 16.

Villeneuve-Loubet Plage : dynamique et touristique

Situé entre les collines et la mer, Villeneuve-Loubet offre des paysages très variés et contrastés. A l’opposé du village, calme, proche de la nature et idéal pour une promenade tranquille en famille, le bord de mer est plus touristique. C’est avec la construction de sa Marina entre 1969 et 1993 que Villeneuve-Loubet a pu changer radicalement d’identité. Auparavant considérée comme une petite commune agricole, la ville est aujourd’hui une destination touristique très prisée, au même titre que Cagnes-sur-Mer, par exemple.

Photo : Alice Feuardant

Les immeubles résidentiels de la Marina ont été dessinés par l’architecte André Minangoy. Leur forme unique peut être interprétée de différentes manières : certains y voient des bateaux à voile, d’autres y voient des vagues. Très controversée au début car elle fermait la vue sur la mer, la Marina Baie des anges est classée « Patrimoine architectural du XXème siècle » depuis 2001.

Photo : Alice Feuardant
Photo : Alice Feuardant

Que l’on aime ou que l’on n’aime pas, il est toujours agréable de se promener sur le port de plaisance entouré par les immeubles résidentiels. Situé à deux pas de la plage, il est bordé de nombreux restaurants parmi lesquels vous trouverez forcément votre bonheur !

Vous êtes à la recherche d’idées de balade nature sur la Côte d’Azur ? Vous voulez profiter de l’été pour découvrir le bord de mer ? Le sentier du littoral du Cap d’Antibes est fait pour vous !

 

Le Sentier du littoral du Cap d’Antibes

Trop souvent associée à la Promenade des Anglais ou au Festival de Cannes, la Côte d’Azur offre aussi son lot d’endroits calmes et de paysages (presque) sauvages. Sur le littoral du Cap d’Antibes, il n’est pas question de clichés : pas de terrasse de restaurants, de bars ou de plages privées réservées aux hôtels de luxe. Seulement la mer à perte de vue, le bruit des vagues… et l’un des plus beaux sentiers de randonnées de la région ! Ça vous tente ?

Le tour du Cap d’Antibes

Le sentier du littoral décrit une boucle qui guide les promeneurs tout autour du Cap d’Antibes, d’abord en suivant le bord de mer puis en passant par l’intérieur des terres. Il est possible de prendre le chemin dans les deux sens. Mais si vous venez en voiture, nous vous conseillons de partir de la plage de la Garoupe. Celle-ci dispose d’un grand parking gratuit. Vous y trouverez forcément votre bonheur… à condition d’éviter les heures d’affluences le week-end, car il se remplit assez vite. Sinon, vous pouvez aussi vous garer sur les bords du chemin de la Garoupe (bien qu’il ne s’agisse pas officiellement de places de parking !).

A l’entrée du sentier du littoral, un panneau indique les différents chemins de randonnée au départ de la plage de la Garoupe : la Pointe du cap Gros, l’Anse de l’Argent Faux, la Villa Eilenroc et le tour du Cap d’Antibes. Ce dernier est le sentier le plus long : comptez environ 1h50. Si vous avez le temps, n’hésitez pas : faites le tour ! Ainsi, vous ne manquerez aucun des points d’intérêt du Cap. En plus, ce sentier a l’avantage de revenir à son point de départ.

Le Sentier du littoral est un excellent prétexte pour observer les paysages du bord de mer. Nous avons été frappées par leur richesse : entre les criques sablonneuses et les pointes rocheuses, les passages sous le couvert de la végétation et les passages à découvert, on retrouve presque tous les paysages côtiers typiques de la région sur un peu moins de 5 kilomètres.

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Photo : Alice Feuardant
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Photo : Alice Feuardant
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Photo : Alice Feuardant

La première partie du chemin nous emmène le long des criques de la Garoupe et jusqu’au Cap Gros. Tout au long du trajet, on peut apercevoir les portails des villas huppées du bord de mer.

Il y a très peu d’ombre sur cette partie du trajet : si vous y allez en été, évitez les heures où le soleil tape le plus ! Aussi, le sentier est assez irrégulier, avec des escaliers, des creux, des bosses et parfois de la boue : même s’il s’agit d’une randonnée niveau facile, pensez à mettre de bonnes chaussures. Bien sûr, il n’est pas nécessaire de vous conseiller d’éviter les jours de forte houle… Dans les cas les plus extrêmes, le sentier peut être fermé au public.

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Photo : Alice Feuardant

La deuxième partie du chemin nous conduit sous le couvert des arbres jusqu’à l’Anse de l’Argent Faux, où une petite crique très sympa permet de se baigner. 

Depuis les falaises, la vue sur la Mer Méditerranée est magnifique ! En contournant la Villa Eilenroc, le sentier offre quelques points de vue sur ses jardins et nous emmène jusqu’au portail principal. C’est ici que s’achève le chemin de randonnée du littoral. En suivant l’Avenue Mrs Beaumont, vous pourrez rejoindre le Boulevard de la Garoupe pour revenir au point de départ.

Le château de la Croë

Le Sentier du littoral du Cap d’Antibes est aussi un prétexte pour s’imprégner de l’architecture si typique de la french riviera. Le chemin contourne de nombreuses villas de vacances appartenant à de riches particuliers anonymes, mais il croise aussi la route d’édifices plus connus et chargés d’histoire. Il est par exemple possible d’apercevoir le Château de la Croë, bien qu’il soit en grande partie dissimulé par les pins parasols. Peu visible depuis le sentier, il l’est depuis la mer : si vous avez l’occasion de faire une balade en bateau, n’hésitez pas à vous arrêter pour le contempler.

Le Château de la Croë a été réalisé par l’architecte Armand Albert Rateau autour de 1930, dans un style victorien très « anglo-saxon ». On dit aujourd’hui qu’il ressemble à la Maison Blanche ! A la demande de Sir William Pomeroy Burton, aristocrate anglais président de l’Associated Newspapers Limited, il fut construit dans un parc immense de 7 hectares, où furent également bâties des annexes destinées au personnel du château. Annexes comprises, le domaine comptait au total plus de 3000 m2 de surface habitable !

Ravagé par un incendie dans les années 1970, le Château de la Croë a été laissé à l’abandon pendant près de trente ans, avant d’être entièrement restauré au tout début du XXIème siècle. Il est aujourd’hui la propriété du milliardaire russe Roman Abramovitch.

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Crédit : http://www.agenceducapdantibes.com

A son apogée, le Château de la Croë fut maintes fois loué par des personnes éminentes, telles que l’ex-roi d’Angleterre Edouard VIII dans les années 1940, ou encore Léopold III de Belgique dans les années 1950. Tel qu’il l’était à l’époque, le domaine était réellement impressionnant. L’édifice comptait huit chambres et salles de bain de maître, six chambres de domestiques et plusieurs salles de réceptions. Le parc comptait une forêt de pins parasols, une piscine creusée dans la roche et un potager. Les deux annexes réservées au personnel du domaine comptaient un immense garage, huit voitures et un appartement destiné au chauffeur. Au total, trente-trois personnes étaient employées pour s’occuper du domaine.

La Villa Eilenroc

Si vous êtes féru d’architecture, profitez-en pour visiter la fameuse Villa Eilenroc ! Après une heure et demie de marche sur le sentier de bord de mer, ce serait trop bête de repartir sans y faire un tour. Ce n’est pas le tarif qui vous découragera : à seulement 2€ par adulte (et gratuit pour les moins de 12 ans), on peut parler de prix symbolique.

Attention, la Villa Eilenroc est actuellement fermée pour travaux. En revanche, si vous planifiez de vous y rendre lorsqu’elle sera à nouveau ouverte au public, sachez que les visites sont uniquement possibles le mercredi entre 14h et 17h, ou bien les 1er et 3ème samedis du mois aux mêmes heures.

En attendant, vous pouvez toujours observer ce bijou d’architecture à travers les grilles. Située à l’intérieur d’un parc de 11 hectares, la Villa Eilenroc a été construite par l’architecte Charles Garnier au cours des années 1860 à la demande d’un riche hollandais du nom de Hugh-Hope Loudon, qui venait d’acquérir le terrain. Ce dernier nomma sa toute nouvelle résidence de luxe en hommage à sa femme Cornélie, dont « Eilenroc » est une anagramme.

Photo : Alice Feuardant

En 1873, la villa fut rachetée par l’écossais James Wyllie, qui fit entreprendre d’importants travaux de réaménagement du parc. C’est à cette époque que les jardins de la propriété acquirent la renommée qu’ils ont aujourd’hui : il était alors déjà possible de les visiter.

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Les jardins de la Villa Eilenroc. Photo : Alice Feuardant

En 1927, après avoir changé plusieurs fois de propriétaires, la Villa Eilenroc fut acquise par le couple Beaumont. Ceux-ci s’offrirent les services du célèbre architecte-paysagiste Jacques Greber pour réaménager entièrement le parc. Ils firent également restaurer l’intérieur de la villa et y installèrent une luxueuse collection de meubles du XVIIIème siècle.

C’est à la mort de Madame Beaumont en 19982 que la Villa Eilenroc devient la propriété de la ville d’Antibes Juan-les-Pins. Gérée par la Fondation Beaumont, la propriété est aujourd’hui un lieu d’expositions et de réceptions.

Si vous cherchez d’autres idées de randonnées à faire en Provence, pensez au Sentier des ocres de Roussillon ! Retrouvez tous nos conseils pour profiter au mieux de votre sortie ici.

Le Sentier des ocres de Roussillon : nos conseils pour profiter au maximum de votre sortie

Nous sommes en septembre : les touristes ont déjà pris la route du retour, les enfants ont regagné les bancs de l’école, et il fait encore beau (et chaud !). C’est le moment idéal pour (re)découvrir les sites catalogués touristiques… sans les touristes ! Si vous vivez en Provence ou êtes toujours en vacances dans la région, pourquoi ne pas en profiter pour passer une journée dans le Lubéron et aller voir le fameux Sentier des ocres de Roussillon ? On vous dit tout ce qu’il faut savoir sur ce site exceptionnel…

Le village de Roussillon

Le départ du Sentier des ocres se situe en plein cœur du village de Roussillon. Nous vous conseillons vivement de vous y arrêter pour en faire une étape à part entière de votre excursion ! Le village n’est pas grand, mais il est charmant : comme son nom l’indique, ses maisons et bâtiments (l’Eglise et la mairie, notamment) sont tous de teinte rouge, orangée ou ocre. Si vous avez l’habitude de vous balader en Provence, vous retrouverez à Roussillon les mêmes petites rues que dans la plupart des petits villages de la région, souvent bordées de galeries d’artistes et artisans d’art. Vous pouvez aussi vous arrêter boire un verre sur l’une des quelques placettes du village.

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Photo : Claire Feuardant

Le Sentier des ocres

On ne peut pas rater l’entrée du site : elle se situe au sommet du village et offre une vue à couper le souffle sur le massif des ocres. Pour la petite histoire, le sentier a été aménagé dans d’anciennes carrières au cœur du gisement d’ocre le plus important au monde. Et le résultat est impressionnant : du jaune clair au rouge, ces falaises aux formes insolites arborent toutes les teintes de l’ocre.
Cette couleur particulière est due à la présence d’oxyde de fer, pigment naturel qui s’est déposé à la surface du massif suite à un phénomène géologique complexe (vous en trouverez une explication très claire sur le site de l’office du tourisme de Roussillon).
Une légende en donne une interprétation plus imagée (et légèrement plus glauque…) : Dame Sermande se serait jetée du haut de la falaise après avoir appris que son époux, Raymond d’Avignon, venait de lui faire manger le cœur de son amant Guillaume de Cabestan. Depuis ce jour, les terres de Roussillon seraient colorées par son sang…

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Photo : Claire Feuardant

Le Sentier permet aux visiteurs de circuler parmi les carrières, où la végétation verdoyante contraste magnifiquement avec les couleurs du massif.
L’entrée coûte 2,50€ par adulte, ou bien 7,50€ si vous voulez aussi visiter l’usine d’ocres Mathieu. Le visiteur a le choix entre deux itinéraires : le plus court dure 30 minutes tandis que le plus long dure 1 heure. Nous vous conseillons de prendre le chemin le plus long : c’est exactement le même itinéraire que le court, mais avec une boucle en plus. Pour le même prix, autant en profiter…

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Photo : Claire Feuardant

Nos conseils :

  • Si vous en avez le courage et l’occasion (ce qui n’a malheureusement pas été notre cas…) allez-y très tôt pour pouvoir admirer le lever de soleil sur les ocres. A cette heure de la journée, les couleurs sont, paraît-il, encore plus sublimes ! Vous pourrez admirer l’ensemble du site depuis le point de vue situé à proximité de l’entrée du sentier.
  • Prévoyez des baskets ou de vieilles tennis que vous n’aurez pas peur de salir : vos chaussures seront bien vite recouvertes de pigments ocres. Si la couleur part au lavage ou en frottant, elle n’en reste pas moins très voyante.

Où se garer ?

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Photo : Claire Feuardant

Question cruciale que vous vous posez certainement ! Plusieurs parkings payants sont à la disposition des touristes venus visiter le Sentier des ocres. Vous pouvez choisir de vous garer en bas du village (un bon prétexte pour visiter Roussillon !) mais attention : il faudra grimper pour vous rendre jusqu’au site 😉 Pour les plus paresseux, un autre parking est situé juste devant l’entrée du sentier touristique. Evitez toutefois les jours et heures d’affluence, où il est évidemment beaucoup plus difficile de trouver une place (d’où l’intérêt d’y aller en septembre…).

Vous l’aurez compris, le Sentier des ocres de Roussillon vaut le détour, et c’est maintenant que vous en profiterez le mieux !

Si vous êtes en Provence, pourquoi ne pas profiter d’une balade dans la nature pour aiguiser votre sens artistique ? Lisez notre article « Quand art et nature ne font qu’un en Provence… » pour en savoir plus.