Découverte musique : Luciole, du talent à revendre

Paris est une véritable mine d’or culturelle : il y a toujours un concert, un spectacle d’humour, un ballet ou une exposition à voir. Pour nous qui sommes des amoureuses de la culture, c’est une chance dont on ne se lasse pas de profiter ! Nous avons décidé de partager avec vous l’un de nos coups de cœur récents en musique : Luciole.

On ne peut pas ranger Luciole dans une case. Elle qui est passée d’abord par le théâtre (elle est diplômée du Conservatoire de Rennes), puis par le slam, endosse aujourd’hui un nouveau rôle qui lui va à merveille : celui d’auteure-compositrice-interprète. Dans son dernier album sorti cette année, Une, toutes ces influences se mêlent pour donner des chansons uniques dans un style qui n’appartiennent qu’à elle. Du slam, Luciole a gardé l’attention particulière qu’elle porte aux mots : ses paroles sont travaillées, les mots choisis sont justes, et les rimes sont tout simplement parfaites.

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Photo : Claire Feuardant

C’est sur scène que le bagage théâtral de Luciole est le plus flagrant. Le mot « interprétation » prend alors tout son sens : Luciole vit ses chansons et donne une consistance à ses mots. On sent qu’elle est sincère, et ça fait du bien ! Qu’on aime ou non la chanson française, on ne peut pas s’ennuyer : Luciole interpelle son public, avec ou sans micro (on reconnaît l’actrice !), vient au-devant de la scène pour être au plus près des spectateurs, chante a capella… Impossible de reprocher à son spectacle d’être monotone !

Je ne ressemble à aucune autre, chante Luciole dans Une, très justement. Et c’est vrai : nous avons adoré sa personnalité unique. Elle se décrit comme le capitaine d’un bateau de papier, dont les seconds seraient les (très bons) musiciens qui l’accompagnent : Clément Simounet (guitares) et Antoine Kerninon (percussions). Elle poursuit cette métaphore jusqu’à la fin du concert, lorsqu’elle fabrique devant son public un bateau en papier qui viendra s’ajouter à toute une collection : chacun symbolise un concert passé. Une façon très poétique de garder le compte…

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Photo : Claire Feuardant

Vous l’aurez compris, Luciole est une artiste unique à découvrir de toute urgence ! Pour écouter son album Une, c’est par ici.

Retrouvez toutes les infos sur son site officiel.

Rencontre avec Dominique Tarlé à la Galerie de l’Instant

Avis aux amateurs de musique, de photographie et de vintage ! Du 7 décembre 2016 au 15 février 2017, la Galerie de l’Instant à Paris accueillera The Box, une exposition qui devrait vous combler. Celle-ci présente une série de photos mythiques pour tout fan des Rolling Stones qui se respecte : celle que le photographe français Dominique Tarlé a réalisée en 1971 lors de l’enregistrement de l’album Exile On Main Street, à Villefranche-sur-mer dans le sud de la France. Pour la première fois, ce sont les tirages originaux, signés et tamponnés par Dominique Tarlé, qui seront exposés. A cette occasion, vous retrouverez aussi à la galerie le livre The Box, publié en édition limitée à 1000 exemplaires et également signé par le photographe.

Passionnées de photographie et de musique, nous avons eu la chance de rencontrer Dominique Tarlé afin de lui poser quelques questions sur son parcours, son travail, et notamment sur la période Exile. Le photographe s’est prêté avec plaisir au jeu de l’interview et nous a tout de suite mises à l’aise : c’est quelqu’un de très accessible qui, comme il le dit lui-même, aime échanger avec ceux qui apprécient son travail.

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Mick Jagger & Keith Richards, Villa Nellcote, Villefranche sur Mer, 1971 (©Dominique Tarlé/ La Galerie de l’Instant)

Les années “yé-yé”

Avant de parler photographie, Dominique commence par le début : ce qui l’a amené à la musique. Il nous explique que, lorsqu’il était adolescent, la musique en France était toujours ancrée dans la tradition des interprètes, c’est-à-dire, des chanteurs qui n’écrivaient pas leurs paroles et ne composaient pas leur musique eux-mêmes. On était en pleines années yéyé ! « Mon truc, c’était les groupes anglais », nous confie Dominique. Pour lui, le charme de ces groupes venait du fait qu’ils étaient entièrement maître de leur musique : ils écrivaient les chansons, composaient la musique, enregistraient les morceaux en studio et les jouaient sur scène. Ces groupes représentaient la « culture adolescente », née en Amérique après la guerre avec l’apparition du rock and roll, du jean et du t-shirt, et absente en France. Mais avec l’arrivée simultanée en Angleterre de la minijupe, la pilule et surtout les groupes anglais, elle est enfin devenue accessible aux français à portée de train ou de ferry. C’est cette raison qui a poussé Dominique à partir s’installer à Londres pour exercer son métier de photographe.

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Keith Richards, Villefranche sur Mer, 1971 (©Dominique Tarlé/ La Galerie de l’Instant)

L’apprentissage à Londres

Ce qui nous amène à la photographie. Dominique l’a découverte par le biais du laboratoire argentique noir et blanc, de la magie du développement. Il suit ensuite des études de photographie avant de partir à Londres en juillet 1968. S’il ne parle pas l’anglais, il rencontre très vite de jeunes anglais qui, eux, parlent le français, et qui l’aident à rédiger une petite annonce destinée aux groupes avec ses coordonnées. Dominique fréquente les pubs pour assister à des concerts, et lorsque la musique lui plaît, il donne aux artistes sa petite annonce. C’est ainsi qu’il obtient ses premières invitations à des concerts ou à des sessions d’enregistrement en tant que photographe. Grâce au bouche à oreille, les agents des Rolling Stones entendent bientôt parler de lui et lui proposent de venir photographier le groupe en studio.

Arrivé à ce point dans son récit, Dominique marque une petite pause, avant de nous raconter une anecdote qui paraît invraisemblable, mais qui est pourtant vraie ! A la fin de l’année 1968, il a entendu parler d’un événement apparemment important, mais dont il ne connaissait pas le nom. Il apprit plus tard qu’il s’agissait du tournage du Rock’n’Roll Circus, un show organisé par les Rolling Stones dans un décor de cirque, destiné à être diffusé à la télévision, avec les Who, Marianne Faithfull, et le « supergroupe » Dirty Mac (John Lennon, Keith Richards, Eric Clapton et Mitch Mitchell). Alors que Dominique s’était vu refuser l’entrée car il n’avait pas de carte de presse, quelqu’un l’entraîne à l’intérieur : c’était John Lennon ! Grâce à lui, Dominique a ainsi pu photographier le tournage, qui a duré 48h. Ses photos, publiées en France dans le magazine Best, parvinrent jusqu’aux Rolling Stones, qui l’invitèrent alors à venir photographier le concert gratuit donné en hommage à Brian Jones, en juillet 1969 à Hyde Park.

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Keith Richards, Villa Nellcote, Villefranche sur Mer, 1971 (©Dominique Tarlé/ La Galerie de l’Instant)

Lorsqu’on lui demande ce que, d’après lui, les Stones aimaient dans ses photos, Dominique répond qu’il est avant tout un photographe amateur. Il choisit lui-même ses sujets, à la différence d’un photographe professionnel que l’on paye pour photographier tel groupe ou tel événement. Contrairement à un professionnel, il garde donc tous ses droits sur ses photos. Et surtout, les Rolling Stones apprécient son approche de la photographie, qui est similaire à leur approche de la musique : comme Dominique, qui le dit lui-même (« Je ne suis ni intrusif, ni directif. J’attends que les choses se passent »), les Rolling Stones arrivent rarement en studio avec des chansons définitives : ils laissent l’inspiration venir à eux, improvisent et jouent jusqu’à ce que la magie opère pour créer une chanson.

Exile On Main Street

Dominique nous parle ensuite de la tournée européenne de 1970, durant laquelle il a accompagné les Rolling Stones, avec Buddy Guy en première partie. C’est après le dernier concert des Stones en Angleterre que Bianca, fiancée de Mick Jagger, annonce à Dominique que le groupe quitte le pays pour s’installer en France. Ça tombait bien puisque Dominique vivait à Londres depuis 3 ans, avec un VISA de 3 mois seulement : il savait qu’il risquait à tout moment de se faire renvoyer en France. Il proposa alors aux agents des Rolling Stones de descendre dans le sud de la France afin de passer une demi-journée avec chaque membre, pour les photographier dans leur nouvel environnement… comme on sait, il y est finalement resté six mois !

Le premier Rolling Stone à recevoir Dominique a été Keith Richards, qui s’était installé à Villefranche-sur-mer, dans la Villa Nellcôte aujourd’hui devenue mythique. Après avoir passé l’après-midi avec le guitariste, Dominique est invité à dîner. Puis au moment de partir, Keith Richards lui dit « Mais où vas-tu ? Ta chambre est prête ! ». Il avait spontanément pensé que Dominique resterait ! Pour nous qui sommes de grandes fans des Rolling Stones, cela semble incroyable, d’autant plus que Dominique avait à l’époque exactement le même âge que nous : 21 ans. Lorsque nous lui demandons s’il était impressionné de côtoyer, si jeune, un groupe qui était déjà à l’époque considéré comme l’un des plus grands, il répond : « je me suis rarement senti aussi à l’aise ! », avant de nous expliquer que, bien qu’il soit l’un des musiciens les plus connus au monde, Keith Richards menait en fait une vie très simple. Des souvenirs pleins la tête, Dominique nous raconte une journée type avec Keith Richards : chaque matin, ils déjeunaient ensemble, puis le guitariste s’occupait de Marlon, son fils alors âgé de 1 an et demi. Ils partaient ensuite en voiture tous les trois, à la découverte du sud de la France, ou bien ils emmenaient Marlon voir des spectacles de marionnettes à Nice. Leurs relations étaient très naturelles : Keith Richards donnait à Dominique de l’argent pour s’acheter des films, et en échange, Dominique photographiait le travail des Stones sur ce qui deviendrait l’album mythique Exile on Main Street.

« J’ai vécu comment cette musique s’est construite » nous confie Dominique. D’après lui, ces sessions de travail était très particulières car la communication entre les membres du groupe était uniquement musicale : pas un seul mot n’était échangé ! L’un commençait à jouer, et si les autres « accrochaient », ils suivaient. Parfois, cela fonctionnait, et d’autres fois non : dans ce cas, ils n’hésitaient pas à recommencer. Il faut dire que les conditions d’enregistrement permettaient un processus de création beaucoup plus libre et instinctif qu’un studio. Le groupe a enregistré Exile On Main Street dans les caves de la Villa Nellcôte, sans aucune stratégie professionnelle préétablie. Si vous lisez Life, la biographie de Keith Richards, vous verrez à quel point les conditions d’enregistrement étaient précaires ! Alors que dans un studio, les musiciens sont souvent amenés à jouer leurs parties séparément, à Nellcôte, les Rolling Stones jouaient tous leurs morceaux en live, à la différence près qu’il n’y avait pas de public. Ce sont ces conditions inhabituelles qui donnent l’essence de l’album.

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Mick Jagger & Keith Richards, studio, Villa Nellcote, Villefranche sur Mer, 1971 (©Dominique Tarlé/ La Galerie de l’Instant)

Pour notre plus grand plaisir, Dominique nous a d’ailleurs raconté beaucoup d’anecdotes sur cet enregistrement mythique !

Par exemple, nous avions toujours voulu savoir si les rumeurs sur l’esprit de débauche qui régnait durant l’enregistrement de l’album étaient fondées ou non. « C’est la faute des Beatles ! » répond spontanément Dominique. Mais qu’est-ce que les Beatles ont à voir avec ces rumeurs ? C’est très simple : pour concurrencer les Beatles, les Rolling Stones ne devaient surtout pas leur ressembler, mais plutôt prendre le contre-pied de l’image qu’ils renvoyaient. C’est pour cette raison qu’ils cultivaient une image de « mauvais garçons ». Les articles qui racontaient que la police avait trouvé de la drogue chez les Rolling Stones permettaient en quelque sorte de leur faire « bonne presse » ! Et d’ailleurs, Keith Richards a raconté à Dominique que, souvent, lorsque les Beatles venaient faire la fête chez lui en Angleterre, la police débarquait à 6h du matin et commençait par demander si les Beatles avaient eu le temps de sortir par-derrière…

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Telecaster, Villa Nellcote, Villefranche sur Mer, 1971 (©Dominique Tarlé/ La Galerie de l’Instant)

« Les rumeurs de débauche pendant l’enregistrement d’Exile ? C’est la faute des Beatles ! »

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Mick Jagger & Jack, studio, Villa Nellcote, Villefranche sur Mer, 1971 (©Dominique Tarlé/ La Galerie de l’Instant)

Un autre exemple : à un moment de son récit, Dominique se retourne, et, désignant la photo ci-dessus, posée derrière lui, commence à nous parler de Jack, l’enfant présent sur le cliché. A l’époque âgé de 6 ou 7 ans, il était le fils d’un ami invité par Keith Richards à Nellcôte. « Je suis resté en contact avec lui. Aujourd’hui il est acteur et habite sur la côte ouest américaine ! ». A l’époque où Stephen Kijak réalisait le documentaire Stones in Exile, Dominique a proposé à Mick Jagger d’interviewer Jack afin de lui demander quels souvenirs il gardait de cette époque particulière. Mick Jagger l’a fait, et il lui a demandé, en plaisantant, s’il était conscient, à l’époque, de la quantité de drogue qu’il y avait là-bas. Et Jack de répondre que oui, évidemment, puisque c’était son père qui l’avait apportée !

Dominique Tarlé et les Rolling Stones : une histoire qui dure

Nous demandons ensuite à Dominique s’il travaille encore aujourd’hui avec les Rolling Stones. Il nous répond qu’il a arrêté en 1976, lorsque le groupe a commencé à jouer dans des stades. « Je crois que j’avais fait le tour », dit-il avant de nous expliquer que les concerts dans des salles de plus de 1000 places ne sont pas faits pour lui. « Et puis, place aux jeunes photographes ! » ajoute-t-il avant de conclure en ces termes « J’ai eu la chance d’être là au bon moment, au bon endroit. C’était quelque chose d’extraordinaire. Après ça, la période a changé ».

« J’ai eu la chance d’être là au bon moment, au bon endroit.»

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Mick Jagger, Villa Nellcote, Villefranche sur Mer, 1971 (©Dominique Tarlé/ La Galerie de l’Instant)

Mais il a toujours aujourd’hui de très bonnes relations avec les Rolling Stones. Là encore, il nous gratifie d’une anecdote qui nous fait sourire ! En 2015, alors que les Rolling Stones n’avaient plus sorti d’album depuis A Bigger Band, sorti dix ans plus tôt, Dominique a dit à Mick Jagger « Pourquoi vous n’essayez pas de revenir où vous avez commencé ? » (à savoir, le blues !). Pour Dominique, revenir aux reprises de blues pourrait permettre aux Stones de relancer leur carrière, avec, pourquoi pas, de nouvelles chansons originales. Et ça a marché ! Le 2 décembre, les Stones sortiront Blue and Lonesome, un album de reprises de blues, et l’année prochaine, à nouveau un album de chanson originales.

Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin, et l’heure de quitter Dominique est arrivée : d’autres personnes attendent pour discuter avec lui. Avant de nous dire au revoir, Dominique nous raconte une dernière histoire, afin de nous rappeler à quel point, dans son métier, les rencontres sont importantes. Un samedi de l’année 2009, lors d’une précédente exposition de ses photos à la Galerie de l’Instant, il avait rencontré Madeleine, une petite fille habillée en fée qui avait emmené toute sa famille voir l’exposition et avait fait mine de donner un coup de baguette magique sur chaque photographie, avant d’aller voir Dominique pour lui dire que les photos étaient très belles. Dominique avait raconté cette histoire à Mick Jagger, et, un an et demi plus tard, alors qu’il proposait au chanteur de passer voir son exposition en semaine, celui-ci lui a répondu « Ah non, si je viens ce sera un samedi, peut-être que je verrais Madeleine ! ».

Dominique nous a raconté encore beaucoup d’autres anecdotes sur les six mois qu’il a passés à Nellcôte, les photographies qu’il y a faites, les Rolling Stones… mais malheureusement, on ne peut pas tout écrire dans cet article ! Et puisqu’on parle de rencontres, nous vous conseillons vivement, si la photographie, la musique, ou les Rolling Stones vous intéressent, de passer à la Galerie de l’Instant pour le rencontrer directement, il se fera un plaisir de discuter avec vous ! Un conseil : allez-y un samedi, vous aurez plus de chances de le croiser…

Exposition The Box, Dominique Tarlé
Du 7 décembre 2016 au 15 février 2017 

Galerie de l’Instant
46 Rue de Poitou
75003 Paris
Tél : 01 44 54 94 09
www.lagaleriedelinstant.com

Accès en métro :
Ligne 9 : Oberkampf
Ligne 8 : Saint-Sébastien Froissard 

Découverte musique : Doolin’, un groupe à suivre

Mercredi soir, le café de la Danse à Paris s’est enflammé sous la musique entraînante et l’incroyable énergie du groupe Doolin’. Une guitare acoustique, une basse, des flûtes irlandaises, un violon, un accordéon, un bodhrán… pas de doute, on est en plein dans la musique irlandaise ! Difficile de croire que les six membres du groupe sont originaires de Toulouse…

Qui est Doolin’ ?

Et pourtant, c’est bien dans le sud-ouest de la France que s’est formé Doolin’. Comme on a pu le constater pendant le concert, les membres du groupe sont tous d’excellents musiciens !

Le flûtiste Jacob Fournel a étudié la flûte irlandaise (tin whistle) en Irlande auprès de grands maîtres, avant d’obtenir, en 2003, la mention spéciale de la compétition de tin-whistle du All Ireland Fleadh. Quant à son frère Josselin, il a lui aussi découvert le bodhrán (percussion traditionnellement utilisé dans la musique irlandaise) au cours de l’un de ses séjours en Irlande. Il a obtenu en 2004 le titre de vice-champion d’Irlande de bodhrán !

Flûtiste Jacob Fournel Doolin
Le Flûtiste de Doolin, Jacob Fournel – Photo : Claire Feuardant
Josselin Jacob Fournel Doolin
Les deux frères Josselin et Jacob Fournel – Photo : Claire Feuardant

Le violoniste Guilhem Cavaillé est passionné de musique irlandaise depuis son enfance. Il a appris à jouer du violon auprès d’artistes reconnus et a suivi une formation en musique classique et en musique traditionnelle occitane afin de parfaire son apprentissage.

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Le violoniste de Doolin, Guilhem Cavaillé – Photo : Claire Feuardant

Le guitariste Nicolas Besse s’est tourné vers la musique irlandaise après une carrière dans la musique pop-rock, au cours de laquelle il avait eu la chance d’accompagner de grands noms de la musique française tels que Lio ou Desireless. Son frère Wilfried, chanteur et accordéoniste, avait lui aussi débuté sa carrière de musicien dans la musique pop-rock, notamment au sein du groupe Joyce dont il fut le principal auteur-compositeur.

Doolin guitariste Nicolas Besse et bodhrán Josselin Fournel
Le guitariste de Doolin,Nicolas Besse, et le joueur de bodhrán, Josselin Fournel – Photo : Claire Feuardant
Doolin chanteur et accordéoniste Wilfried Besse
Le chanteur et accordéoniste de Doolin, Wilfried Besse – Photo : Claire Feuardant

Leur cousin Sébastien Saunié est également un membre de Doolin’ : le bassiste. Lui non plus n’a pas commencé par la musique irlandaise : il a appris la basse en autodidacte et a forgé son style en s’essayant au jazz, au pop-rock, à la chanson française… avant de fonder le groupe The Gartloney Rats alliant musique traditionnelle Irlandaise et sonorités pop-rock.

Ces influences diverses sont d’ailleurs ce qui a permis à Doolin’ d’obtenir un son unique, entre musique traditionnelle irlandaise et mélodies pop qui lui donnent une couleur résolument moderne.

Doolin’, de la France aux Etats-Unis… en passant par l’Irlande !

C’est en 2005 qu’ils ont décidé d’unir leur talent en formant Doolin’. Le nom du groupe vient de celui d’un petit village de la côte ouest de l’Irlande.

Après 3 albums studio, 1 album de live et plusieurs tournées en France et en Europe, Doolin’ attire l’attention de la joueuse de banjo Alison Brown et son mari Garry West, co-fondateurs de Compass Records, qui leur proposent de venir enregistrer dans leur studio à Nashville. Et voilà les six membres du groupe partis pour les Etats-Unis, où ils travailleront avec le producteur John Doyle, ex-guitariste du groupe de musique irlandaise moderne Solas, mais aussi avec des grands noms de la musique américaine (Alison Brown bien sûr, ainsi que Jerry Douglas, consacré 14 fois par la cérémonie des Grammy Awards, ou encore le percussionniste Kenny Malone, qui a travaillé avec – entre autres – Ray Charles, J.J. Cale ou encore Johnny Cash).

Toutes ces influences se ressentent dans leur musique. Celle-ci est sans conteste un hommage fort à la musique traditionnelle irlandaise (à travers les instruments bien sûr, mais aussi les paroles des chansons, dans lesquelles on retrouve la thématique récurrente de la grande famine et l’exil irlandais). Elle est aussi bien ancrée dans l’air du temps !  

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Doolin’ en concert au Café de la Danse, à Paris – Photo : Claire Feuardant

Avec ses mélodies pop, Doolin’ dégage une énergie qui donne envie de se lever pour danser. Et ils n’hésitent pas à introduire un peu de rap en plein milieu du concert, toujours sur fond de flûte irlandaise et de bodhrán… Décidemment, les six toulousains savent tout faire !

Les prochaines dates concert ici.

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