Le Sentier du littoral du Cap d’Antibes

Trop souvent associée à la Promenade des Anglais ou au Festival de Cannes, la Côte d’Azur offre aussi son lot d’endroits calmes et de paysages (presque) sauvages. Sur le littoral du Cap d’Antibes, il n’est pas question de clichés : pas de terrasse de restaurants, de bars ou de plages privées réservées aux hôtels de luxe. Seulement la mer à perte de vue, le bruit des vagues… et l’un des plus beaux sentiers de randonnées de la région ! Ça vous tente ?

Le tour du Cap d’Antibes

Le sentier du littoral décrit une boucle qui guide les promeneurs tout autour du Cap d’Antibes, d’abord en suivant le bord de mer puis en passant par l’intérieur des terres. Il est possible de prendre le chemin dans les deux sens. Mais si vous venez en voiture, nous vous conseillons de partir de la plage de la Garoupe. Celle-ci dispose d’un grand parking gratuit. Vous y trouverez forcément votre bonheur… à condition d’éviter les heures d’affluences le week-end, car il se remplit assez vite. Sinon, vous pouvez aussi vous garer sur les bords du chemin de la Garoupe (bien qu’il ne s’agisse pas officiellement de places de parking !).

A l’entrée du sentier du littoral, un panneau indique les différents chemins de randonnée au départ de la plage de la Garoupe : la Pointe du cap Gros, l’Anse de l’Argent Faux, la Villa Eilenroc et le tour du Cap d’Antibes. Ce dernier est le sentier le plus long : comptez environ 1h50. Si vous avez le temps, n’hésitez pas : faites le tour ! Ainsi, vous ne manquerez aucun des points d’intérêt du Cap. En plus, ce sentier a l’avantage de revenir à son point de départ.

Le Sentier du littoral est un excellent prétexte pour observer les paysages du bord de mer. Nous avons été frappées par leur richesse : entre les criques sablonneuses et les pointes rocheuses, les passages sous le couvert de la végétation et les passages à découvert, on retrouve presque tous les paysages côtiers typiques de la région sur un peu moins de 5 kilomètres.

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Photo : Alice Feuardant
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Photo : Alice Feuardant
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Photo : Alice Feuardant

La première partie du chemin nous emmène le long des criques de la Garoupe et jusqu’au Cap Gros. Tout au long du trajet, on peut apercevoir les portails des villas huppées du bord de mer.

Il y a très peu d’ombre sur cette partie du trajet : si vous y allez en été, évitez les heures où le soleil tape le plus ! Aussi, le sentier est assez irrégulier, avec des escaliers, des creux, des bosses et parfois de la boue : même s’il s’agit d’une randonnée niveau facile, pensez à mettre de bonnes chaussures. Bien sûr, il n’est pas nécessaire de vous conseiller d’éviter les jours de forte houle… Dans les cas les plus extrêmes, le sentier peut être fermé au public.

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Photo : Alice Feuardant

La deuxième partie du chemin nous conduit sous le couvert des arbres jusqu’à l’Anse de l’Argent Faux, où une petite crique très sympa permet de se baigner. 

Depuis les falaises, la vue sur la Mer Méditerranée est magnifique ! En contournant la Villa Eilenroc, le sentier offre quelques points de vue sur ses jardins et nous emmène jusqu’au portail principal. C’est ici que s’achève le chemin de randonnée du littoral. En suivant l’Avenue Mrs Beaumont, vous pourrez rejoindre le Boulevard de la Garoupe pour revenir au point de départ.

Le château de la Croë

Le Sentier du littoral du Cap d’Antibes est aussi un prétexte pour s’imprégner de l’architecture si typique de la french riviera. Le chemin contourne de nombreuses villas de vacances appartenant à de riches particuliers anonymes, mais il croise aussi la route d’édifices plus connus et chargés d’histoire. Il est par exemple possible d’apercevoir le Château de la Croë, bien qu’il soit en grande partie dissimulé par les pins parasols. Peu visible depuis le sentier, il l’est depuis la mer : si vous avez l’occasion de faire une balade en bateau, n’hésitez pas à vous arrêter pour le contempler.

Le Château de la Croë a été réalisé par l’architecte Armand Albert Rateau autour de 1930, dans un style victorien très « anglo-saxon ». On dit aujourd’hui qu’il ressemble à la Maison Blanche ! A la demande de Sir William Pomeroy Burton, aristocrate anglais président de l’Associated Newspapers Limited, il fut construit dans un parc immense de 7 hectares, où furent également bâties des annexes destinées au personnel du château. Annexes comprises, le domaine comptait au total plus de 3000 m2 de surface habitable !

Ravagé par un incendie dans les années 1970, le Château de la Croë a été laissé à l’abandon pendant près de trente ans, avant d’être entièrement restauré au tout début du XXIème siècle. Il est aujourd’hui la propriété du milliardaire russe Roman Abramovitch.

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Crédit : http://www.agenceducapdantibes.com

A son apogée, le Château de la Croë fut maintes fois loué par des personnes éminentes, telles que l’ex-roi d’Angleterre Edouard VIII dans les années 1940, ou encore Léopold III de Belgique dans les années 1950. Tel qu’il l’était à l’époque, le domaine était réellement impressionnant. L’édifice comptait huit chambres et salles de bain de maître, six chambres de domestiques et plusieurs salles de réceptions. Le parc comptait une forêt de pins parasols, une piscine creusée dans la roche et un potager. Les deux annexes réservées au personnel du domaine comptaient un immense garage, huit voitures et un appartement destiné au chauffeur. Au total, trente-trois personnes étaient employées pour s’occuper du domaine.

La Villa Eilenroc

Si vous êtes féru d’architecture, profitez-en pour visiter la fameuse Villa Eilenroc ! Après une heure et demie de marche sur le sentier de bord de mer, ce serait trop bête de repartir sans y faire un tour. Ce n’est pas le tarif qui vous découragera : à seulement 2€ par adulte (et gratuit pour les moins de 12 ans), on peut parler de prix symbolique.

Attention, la Villa Eilenroc est actuellement fermée pour travaux. En revanche, si vous planifiez de vous y rendre lorsqu’elle sera à nouveau ouverte au public, sachez que les visites sont uniquement possibles le mercredi entre 14h et 17h, ou bien les 1er et 3ème samedis du mois aux mêmes heures.

En attendant, vous pouvez toujours observer ce bijou d’architecture à travers les grilles. Située à l’intérieur d’un parc de 11 hectares, la Villa Eilenroc a été construite par l’architecte Charles Garnier au cours des années 1860 à la demande d’un riche hollandais du nom de Hugh-Hope Loudon, qui venait d’acquérir le terrain. Ce dernier nomma sa toute nouvelle résidence de luxe en hommage à sa femme Cornélie, dont « Eilenroc » est une anagramme.

Photo : Alice Feuardant

En 1873, la villa fut rachetée par l’écossais James Wyllie, qui fit entreprendre d’importants travaux de réaménagement du parc. C’est à cette époque que les jardins de la propriété acquirent la renommée qu’ils ont aujourd’hui : il était alors déjà possible de les visiter.

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Les jardins de la Villa Eilenroc. Photo : Alice Feuardant

En 1927, après avoir changé plusieurs fois de propriétaires, la Villa Eilenroc fut acquise par le couple Beaumont. Ceux-ci s’offrirent les services du célèbre architecte-paysagiste Jacques Greber pour réaménager entièrement le parc. Ils firent également restaurer l’intérieur de la villa et y installèrent une luxueuse collection de meubles du XVIIIème siècle.

C’est à la mort de Madame Beaumont en 19982 que la Villa Eilenroc devient la propriété de la ville d’Antibes Juan-les-Pins. Gérée par la Fondation Beaumont, la propriété est aujourd’hui un lieu d’expositions et de réceptions.

Si vous cherchez d’autres idées de randonnées à faire en Provence, pensez au Sentier des ocres de Roussillon ! Retrouvez tous nos conseils pour profiter au mieux de votre sortie ici.

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Nous avons testé pour vous : 3 cookies à goûter absolument à Paris !

A Paris, il y a toujours quelque chose à faire : visiter une exposition, se promener le long des quais, boire un verre à la terrasse d’un café… ou, pour les plus gourmands, tester des pâtisseries ! La capitale de la gastronomie n’a pas échappé à l’invasion des gâteaux made in U.S.A : banana bread, brownies, carrot cake… tous les coffee shops à la mode en proposent aujourd’hui leur version. Les cookies ne font pas exception à la règle : voici une sélection de nos préférés.

Jean Hwang Carrant 

Pas trop épais, moelleux comme il faut, les cookies de Jean Hwang Carrant sont faits maison et fabriqués dans la petite boutique du 2nd arrondissement, à deux pas des Halles. Ce qui nous a d’abord séduit, c’est le vaste choix de parfums proposés ! Et pour cause, Jean Hwang Carrant est une américaine d’origine taïwanaise tombée amoureuse d’un français… D’où des surprenants mélanges de saveurs venues des 4 coins du monde. On retrouve les classiques (Arthur, le vrai « chocolate chip cookie » made in America, Mac & Choc, au chocolat blanc et noix de macadamia, Peanut Butter, ou encore Gwenola, au caramel au sel de Camargue), les régressifs (Snickerdoodle, Carambar, Nutella), les exotiques (Sseb, au chocolat et au piment, Matcha blanc, et surtout le fameux Black Sesame)… La liste est encore longue, et les parfums sont régulièrement renouvelés (avec un parfum du mois) pour surfer sur la vague des dernières tendances. On peut ainsi goûter des cookies au Mojito, aux baies de Goji ou un cookie Smoky au cacao fumé. Jean Hwang Carrant propose même des cookies sans gluten ! Et bien sûr, en été, sa version des fameux ice-cream sandwiches (bière, mojito, matcha…).

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Photo : Claire Feuardant

Les prix sont dans la moyenne des cookies parisiens : comptez 3,50 € pour un cookie et 5,50€ pour un ice-cream sandwich. Les gourmands pourront craquer pour le sachet de 4 cookies à 10€. Petit plus : Jean Hwang Carrant propose même d’acheter les cookies de la veille à prix réduit !  

Scoop me a cookie

Avec deux boutiques à Paris (dans le 11ème et dans le 17ème) et une bonne présence sur les sites de livraison rapide (Deliveroo, resto-in), Scoop me a cookie a réussi le pari fou d’implanter les cookies « outrageous » à Paris ! Leurs cookies sont épais, moelleux et rivalisent de gourmandise ! Les parfums sont autant alléchants que les noms sont imagés : Back to Basics pour l’incontournable cookie 3 chocolats, Cocoliscous pour le cookie coco/chocolat au lait, Moi Tarzan, Toi Jane pour le cookie banane/chocolat noir, Drive me nuts pour le cookie noix/chocolat noir ou encore Just dought it pour les cookies simples vanille, thé vert ou chocolat… Le plus dur sera de choisir parmi les parfums tous plus gourmands les uns que les autres, avec une influence américaine bien marquée (Kinder, Peanut butter & chocolat, Brownie, Chocolat blanc & noix de pécan, Chocolat noir & orange confite…)

Pour un cookie, comptez entre 2€ et 3,9€… A moins que vous n’en preniez plusieurs ? La mini box (9 cookies pour 15€) permet de goûter plusieurs parfums si vous hésitez trop… Comme Jean Hwang Carrant, Scoop me a cookie propose également les cookies de la veille pour 2,50€ pièce !

Scoop me a cookie
© Instagram @scoopmeacookie

Vous n’êtes pas encore convaincu ? Regardez la vidéo de fabrication des cookies Scoop me a cookie, très bien réalisée, et vous serez conquis ! Et si vous n’avez pas le temps de vous déplacer jusqu’aux boutiques, passez par le e-shop, très pratique…

La Guinguette d’Angèle

Quel parisien n’a pas entendu parler de la Guinguette d’Angèle ? Avec maintenant deux adresses à Paris, la naturopathe Angèle Ferreux-Maeght régale tous les jours les adeptes de nourriture healthy, detox, bio, vegan, sans gluten… Si ses fameuses lunchbox sont maintenant un must des healthy food-addict, ses desserts (souvent vegan) sont également des petites merveilles ! On vous conseille vivement de tester ses délicieux cookies. Angèle revisite le biscuit américain classique avec deux recettes incontournables : matcha-chocolat blanc et chocolat noir-graines de lin. Moelleux, bien dodus et bien garnis, on en redemande !

Cookies La Guinguette d'Angèle
© http://www.naturallylety.com/la-guinguette-dangele/

Le cookie coûte 3,80€ et la formule lunchbox + jus detox + dessert est à 13€.

Mais aussi…

Bien sûr, cette sélection est très subjective, et nous n’avons pas pu goûter tous les cookies de Paris ! Nous avons également beaucoup apprécié le cookie chocolat blanc-noix de macadamia d’Eric Kayser, une valeur sûre ! Les amateurs de cookies bien garnis, comme nous, craqueront également pour les délicieux cookies à la fois croustillants et moelleux Mokonuts Café and Bakery, dans le 11ème. Si vous souhaitez retrouver à Paris un cookie 100% U.S., foncez chez Stoney Clove Bakery ! Côté pâtisseries en vogue, on parle de plus en plus du cookie de Cyril Lignac ou de celui de Nicolas Haelewyn (Karamel Paris).

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