« For what it’s worth », une expo qui donne le ton à la Villa Tamaris

Alors que nous étions de passage à La Seyne-sur-Mer (83), nous avons décidé sur un coup de tête de nous arrêter au Centre d’art Villa Tamaris, bien que nous ne sachions pas du tout quelles étaient les expositions en cours. Notre curiosité a été récompensée, puisque nous avons eu un véritable coup de cœur pour l’exposition For what it’s worth de Daniel Chaland. Coup de coeur que nous tenions naturellement à partager 😉 !

Pour commencer, quelques mots de biographie… Daniel Chaland est un artiste français né en 1956 qui vit et travaille aujourd’hui dans le sud de la France. Il exposa son travail pour la première fois dans les années 1980 puis enchaîna les expositions tout au long de sa carrière et jusqu’à aujourd’hui, principalement en Provence-Alpes-Côte-D’azur (à l’exception d’une exposition au Coriander Studio de Londres en 1993).
De galeries en festivals, en passant par les médiathèques et les centres d’art, Daniel Chaland a affirmé son appartenance à la figuration narrative, courant artistique né au début des années 1960 en réaction à l’abstraction dans l’art contemporain et au pop art. Et effectivement, le travail de Daniel Chaland s’inscrit dans une vision spécifique de l’art, mais aussi dans sa propre perception du monde, puisqu’il utilise ses toiles pour raconter une histoire, qu’il n’hésite pas à ancrer dans l’Histoire – avec un grand H ! – d’où le qualificatif d’art « narratif ».
« Il y a ceux qui regardent le monde tel qu’il est et se demandent pourquoi et ceux qui imaginent le monde tel qu’il devrait être et qui se disent : pourquoi pas ? » dit-il. Lui fait incontestablement partie de la deuxième catégorie.

L’exposition à la Villa Tamaris présente 14 toiles inédites autour de la musique « pop » de la fin des années 60. Sur ces toiles, on peut lire les titres ou les paroles de chansons qui sont bien ancrées dans l’imaginaire collectif : on y retrouve Jimi Hendrix, Bob Dylan, Creedence Clearwater Revival ou encore Buffalo Springfield. A côté de chaque toile, on retrouve le vinyle correspondant, astuce très bien pensée qui permet à l’artiste de ne pas perdre ceux qui sont moins calés en musique !

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Nous avons été impressionnées par l’habileté avec laquelle Daniel Chaland reproduit ses visages. Lorsque l’on regarde la toile de loin, on devine une véritable expression et il est facile d’imaginer ce que ressent le personnage peint. Mais quand on s’approche de certaines toiles, on se rend compte que les visages ne sont en réalité que des lignes irrégulières, plus ou moins épaisses, et que c’est cette irrégularité qui leur permet d’imiter une expression spécifique.

En bref, si vous êtes dans la région, allez-y ! Comme toujours à la Villa Tamaris, l’exposition est gratuite. Vous trouverez toutes les informations nécessaires à votre visite (horaires, adresse) sur le site internet du centre d’art.

 

Daniel Chaland, For what it’s worth. Jusqu’au 17 septembre 2017 à la Villa Tamaris Centre d’art, La Seyne-sur-Mer.