Nous avons testé pour vous : L’atelier de l’éclair à Paris

Moins connue des touristes que le fameux Eclair de génie de Christophe Adam, L’atelier de l’éclair est l’une des quelques pâtisseries de Paris entièrement dédiées aux éclairs. Nous avons testé et nous avons été conquises ! Notre verdict.

Pour commencer, un petit rappel de la tradition de l’éclair en France. L’éclair est une pâtisserie d’origine française, constituée d’un chou fourré de crème pâtissière et nappé de glaçage. Son ancêtre, la “duchesse”, aurait été modernisée par Antonin Carême au début du XIXème siècle. Selon la légende, le nom “éclair” provient de la vitesse à laquelle on l’engloutit !

Pièce phare de la pâtisserie française, il est redevenu à la mode ces dernières années. Aux parfums traditionnels (chocolat, café et vanille), s’ajoutent de nombreuses variantes, à la pistache, aux fruits, ou plus gourmands (façon Paris-Brest, au caramel au beurre salé, etc.).

Depuis 7 ans, la Quinzaine de l’Eclair est organisée tous les ans au printemps à Paris, deux semaines durant lesquelles de nombreuses boulangeries-pâtisseries s’amusent à décliner le célèbre éclair selon leurs envies. Des chefs pâtissiers en ont également créé leur propre version (Jean-Paul Hévin, Philippe Conticini), et des pâtisseries de luxe le revisitent régulièrement pour des occasions spéciales (ci-dessous l’éclair Bleu Blanc Rouge lancé par Fauchon à l’occasion du 14 juillet !). De nombreuses pâtisseries lui sont aujourd’hui entièrement dédiées (rien qu’à Paris on en trouve une dizaine !) : L’Eclair de génie, Mon Eclair, Eclairs & Gourmandises, et bien sûr, L’atelier de l’éclair.

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Éclair Bleu Blanc Rouge de Fauchon, à l’occasion du 14 juillet

La boutique

La boutique de L’atelier de l’éclair est située au 9, rue Bachaumont, dans le 2nd arrondissement de Paris, dans le quartier très animé de Montorgueil. Son design est très classe et coloré, avec une véritable identité : il suffit de faire un tour sur leur compte InstagramÇa donne envie de pousser la porte de la petite boutique !

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L’intérieur de la boutique – Photo : Claire Feuardant

Pour tous les goûts

L’atelier de l’éclair propose un très large choix d’éclairs sucrés mais aussi salés ! Nous avons eu du mal à faire notre choix, entre les fruités (coco-passion, framboise, mangue abricot…), les classiques (vanille de madagascar, caramel au beurre salé, chocolat grand cru…) et les gourmands (mousse chocolat au praliné noisette, citron meringué…) Quant aux salés, si le choix est plus restreint, il donne également l’eau à la bouche : chèvre pesto, saumon fumé concombres, jambon sec et tomates mozzarella, poulet thaï…).

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Éclair salé : chèvre-pesto / Éclairs sucrés : Coco-passion et Vanille de Madagascar – Photo : Claire Feuardant

Entre 12h et 15h, L’atelier de l’éclair nous propose de goûter un éclair salé, un sucré, et une boisson, pour 10,90€. Si vous ne choisissez pas la formule déjeuner, comptez 6 à 8€ pour un éclair salé (ils sont vraiment copieux !) et 4,90€ pour un éclair sucré. Vous pouvez les déguster sur place (il y a même une petite terrasse !) ou les emporter.

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Formules déjeuner – Photo : Claire Feuardant

On vous conseille vivement d’aller y faire un tour, car s’il y a beaucoup de pâtisseries qui revisitent le fameux éclair français, peu le font avec autant de créativité et avec un si bon rapport qualité-prix. Les éclairs de L’atelier de l’éclair sont bien garnis, faits sur place et vraiment délicieux!

L’atelier de l’éclair, ouvert du lundi au samedi de 11h30 à 19h30 – 9 rue Bachaumont 75002 Paris – Tél: 01 82 09 34 21

Découverte musique : Doolin’, un groupe à suivre

Mercredi soir, le café de la Danse à Paris s’est enflammé sous la musique entraînante et l’incroyable énergie du groupe Doolin’. Une guitare acoustique, une basse, des flûtes irlandaises, un violon, un accordéon, un bodhrán… pas de doute, on est en plein dans la musique irlandaise ! Difficile de croire que les six membres du groupe sont originaires de Toulouse…

Qui est Doolin’ ?

Et pourtant, c’est bien dans le sud-ouest de la France que s’est formé Doolin’. Comme on a pu le constater pendant le concert, les membres du groupe sont tous d’excellents musiciens !

Le flûtiste Jacob Fournel a étudié la flûte irlandaise (tin whistle) en Irlande auprès de grands maîtres, avant d’obtenir, en 2003, la mention spéciale de la compétition de tin-whistle du All Ireland Fleadh. Quant à son frère Josselin, il a lui aussi découvert le bodhrán (percussion traditionnellement utilisé dans la musique irlandaise) au cours de l’un de ses séjours en Irlande. Il a obtenu en 2004 le titre de vice-champion d’Irlande de bodhrán !

Flûtiste Jacob Fournel Doolin
Le Flûtiste de Doolin, Jacob Fournel – Photo : Claire Feuardant
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Les deux frères Josselin et Jacob Fournel – Photo : Claire Feuardant

Le violoniste Guilhem Cavaillé est passionné de musique irlandaise depuis son enfance. Il a appris à jouer du violon auprès d’artistes reconnus et a suivi une formation en musique classique et en musique traditionnelle occitane afin de parfaire son apprentissage.

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Le violoniste de Doolin, Guilhem Cavaillé – Photo : Claire Feuardant

Le guitariste Nicolas Besse s’est tourné vers la musique irlandaise après une carrière dans la musique pop-rock, au cours de laquelle il avait eu la chance d’accompagner de grands noms de la musique française tels que Lio ou Desireless. Son frère Wilfried, chanteur et accordéoniste, avait lui aussi débuté sa carrière de musicien dans la musique pop-rock, notamment au sein du groupe Joyce dont il fut le principal auteur-compositeur.

Doolin guitariste Nicolas Besse et bodhrán Josselin Fournel
Le guitariste de Doolin,Nicolas Besse, et le joueur de bodhrán, Josselin Fournel – Photo : Claire Feuardant
Doolin chanteur et accordéoniste Wilfried Besse
Le chanteur et accordéoniste de Doolin, Wilfried Besse – Photo : Claire Feuardant

Leur cousin Sébastien Saunié est également un membre de Doolin’ : le bassiste. Lui non plus n’a pas commencé par la musique irlandaise : il a appris la basse en autodidacte et a forgé son style en s’essayant au jazz, au pop-rock, à la chanson française… avant de fonder le groupe The Gartloney Rats alliant musique traditionnelle Irlandaise et sonorités pop-rock.

Ces influences diverses sont d’ailleurs ce qui a permis à Doolin’ d’obtenir un son unique, entre musique traditionnelle irlandaise et mélodies pop qui lui donnent une couleur résolument moderne.

Doolin’, de la France aux Etats-Unis… en passant par l’Irlande !

C’est en 2005 qu’ils ont décidé d’unir leur talent en formant Doolin’. Le nom du groupe vient de celui d’un petit village de la côte ouest de l’Irlande.

Après 3 albums studio, 1 album de live et plusieurs tournées en France et en Europe, Doolin’ attire l’attention de la joueuse de banjo Alison Brown et son mari Garry West, co-fondateurs de Compass Records, qui leur proposent de venir enregistrer dans leur studio à Nashville. Et voilà les six membres du groupe partis pour les Etats-Unis, où ils travailleront avec le producteur John Doyle, ex-guitariste du groupe de musique irlandaise moderne Solas, mais aussi avec des grands noms de la musique américaine (Alison Brown bien sûr, ainsi que Jerry Douglas, consacré 14 fois par la cérémonie des Grammy Awards, ou encore le percussionniste Kenny Malone, qui a travaillé avec – entre autres – Ray Charles, J.J. Cale ou encore Johnny Cash).

Toutes ces influences se ressentent dans leur musique. Celle-ci est sans conteste un hommage fort à la musique traditionnelle irlandaise (à travers les instruments bien sûr, mais aussi les paroles des chansons, dans lesquelles on retrouve la thématique récurrente de la grande famine et l’exil irlandais). Elle est aussi bien ancrée dans l’air du temps !  

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Doolin’ en concert au Café de la Danse, à Paris – Photo : Claire Feuardant

Avec ses mélodies pop, Doolin’ dégage une énergie qui donne envie de se lever pour danser. Et ils n’hésitent pas à introduire un peu de rap en plein milieu du concert, toujours sur fond de flûte irlandaise et de bodhrán… Décidemment, les six toulousains savent tout faire !

Les prochaines dates concert ici.

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La Maison Berthillon, le savoir-faire à la française

Septembre est arrivé et c’est déjà la rentrée… Si comme nous, vous avez envie de prolonger les vacances (surtout que le beau temps est encore au rendez-vous !), voici une adresse de glacier incontournable à tester d’urgence : la Maison Berthillon !

Bon à savoir pour commencer : les véritables glaces Berthillon sont vendues au 29-31 rue Saint-Louis en l’Île, dans le 4ème arrondissement. Les autres glaciers Berthillon sont des revendeurs et vendent les glaces plus cher (3€ au lieu de 2,80 € pour une boule).

Voici donc 3 bonnes raisons de goûter aux glaces de la Maison Berthillon.

1- Elles représentent le savoir-faire français

Tout d’abord, la Maison Berthillon perpétue le savoir-faire français et la tradition familiale.

En 1954, Raymond Berthillon, qui travaille dans le café hôtel familial rue Saint-Louis en l’Île, décide de remettre en service la turbine à glace. La Famille Berthillon se lance alors dans les glaces et lance la mode du sorbet (d’origine orientale) : une glace sans crème, avec seulement du fruit et du sucre.

En 1961, la maison Berthillon connaît un succès phénoménal grâce à la critique positive de Henri Gault et Christian Millau (« Il paraîtrait qu’un glacier se cacherait dans un bistrot de l’île Saint-Louis ! »), pour devenir aujourd’hui une adresse prisée du tout-Paris.

2- Les glaces sont fait maison et préparées avec de bons ingrédients

La qualité est le maître mot de la Maison Berthillon. Depuis le début, la famille Berthillon privilégie des ingrédients frais de premier choix (lait entier, crème, oeufs et crème fraîche).

Comme il est précisé sur le site Internet, les glaces de Berthillon sont préparées avec les sucres naturellement présents dans les ingrédients utilisés, sans aucun ajout de sucre de substitution. Et tout est préparé sur place.

3- Les parfums sont uniques

Chez Berthillon, qualité rime avec créativité. La carte est très variée (sans s’éparpiller pour autant), autant pour les crèmes glacées que pour les sorbets. Et les associations sont très réussies !

Ceux qui préfèrent les crèmes glacées pourront ainsi goûter les parfums “praliné citron coriandre” (très bon à ce qu’on nous a dit), “lait d’amande” (un régal, on vous le conseille !) ou encore “gianduja à l’orange”. Pour les amateurs de sorbet, on vous conseille “cacao extrabitter”, un must, ou “mûres sauvages” (délicieux aussi).

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Cornet deux boules (lait d’amande et mûres sauvages) – Photo : Claire Feuardant

Et pour couronner le tout, chaque mois, un nouveau parfum apparaît à la carte ! Après “tiramisu fraise” en mars et “riz au lait” en avril, le parfum du mois de juin était pour le moins original : “strawberry daiquiri” (pour les amateurs de rhum !). Les plus gourmands peuvent déposer leurs suggestions de parfum sur le site Internet du glacier.

Infos pratiques :

  • La Maison Berthillon est ouverte du mercredi au dimanche, de 10h à 20h.
  • Adresse : 29-31 rue Saint-Louis en l’Île, 75 004 Paris.
  • Tél : 01 43 54 31 61.